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Définition Wikipédia de : Catalyseur







Introduction :

      La catalyse est l'action d'une substance appelĂ©e catalyseur sur une transformation chimique dans le but de modifier sa vitesse de rĂ©action. Le catalyseur, qui est en gĂ©nĂ©ral en quantitĂ© beaucoup plus faible que les rĂ©actifs, n'est pas consommĂ© et est retrouvĂ© inchangĂ© Ă  la fin de la rĂ©action. S'il est sĂ©parable facilement du milieu rĂ©actionnel, il pourra ĂŞtre recyclĂ© dans une nouvelle synthèse.







Suite de l'article :

DiffĂ©rents types de catalyse peuvent ĂŞtre distinguĂ©s selon la nature du catalyseur :


    Liste :
  • catalyse homogène, si le catalyseur et les rĂ©actifs ne forment qu'une seule phase (souvent liquide) ;
  • catalyse hĂ©tĂ©rogène, si le catalyseur et les rĂ©actifs forment plusieurs phases (gĂ©nĂ©ralement un catalyseur solide pour des rĂ©actifs en phase solide ou liquide) ;
  • La catalyse enzymatique est un cas particulier oĂą le catalyseur est une enzyme, mais elle entre aisĂ©ment dans les deux catĂ©gories sus-citĂ©es.

     La catalyse peut ĂŞtre aussi classĂ©e en fonction du mĂ©canisme mis en jeu. Ainsi nous pouvons avoir :

    Liste :
  • la catalyse acido-basique (gĂ©nĂ©rale ou spĂ©cifique) ;
  • la catalyse d'oxydo-rĂ©duction ;
  • la catalyse nuclĂ©ophile ;
  • la catalyse de transfert de phase.

     Un catalyseur ne modifie ni le sens d'Ă©volution d'une transformation ni la composition du système Ă  l'Ă©tat final. Tout catalyseur d'une rĂ©action dans le sens direct catalyse aussi la rĂ©action en sens inverse. De ce fait, un catalyseur ne permet pas d'accĂ©der Ă  des rĂ©actions impossibles sans lui. Cependant, comme il peut modifier très fortement la vitesse d'une rĂ©action spĂ©cifique parmi un grand nombre possible, il permet d'obtenir sĂ©lectivement une rĂ©action qui, sans lui, serait trop lente (ou trop rapide), ou encore très minoritaire (ou trop majoritaire).

- Sommaire de la page -









Chapitre : Histoire



     Le pot catalytique est sans doute l'exemple le plus connu de la catalyse, mais ce domaine de la chimie possède des retombĂ©es quotidiennement pour le grand public. Un très grand nombre de procĂ©dĂ©s chimiques comporte au moins une Ă©tape utilisant la catalyse que ce soit dans le domaine des fibres synthĂ©tiques, les mĂ©dicaments, les additifs alimentaires.

  - Sous-chapitre : DĂ©couverte


     Le terme catalyse fut introduit par BerzĂ©lius en 1836 (du grec καταλύειν, qui signifie dĂ©nouer) lorsque le dĂ©but du XIX siècle fut propice Ă  des Ă©tudes dans ce qui sera ce domaine. Dès 1814 Kirchhoff rapporte l'hydrolyse de l'amidon catalysĂ©e par les acides, en 1817 Humphry Davy dĂ©couvre que l'introduction de platine chaud dans un mĂ©lange d'air et de gaz issus du charbon conduit Ă  chauffer Ă  blanc le mĂ©tal. En 1824 Henry rapporte l'empoisonnement d'un catalyseur : l'Ă©thylène inhibe la rĂ©action entre l'hydrogène et l'oxygène sur du platine. Il remarque par ailleurs l'oxydation sĂ©lective dans la rĂ©action entre l'oxygène et un mĂ©lange gazeux composĂ© d'hydrogène, de monoxyde de carbone et de mĂ©thane. En 1845 Grove montre qu'un filament de platine est Ă©galement un bon catalyseur pour la dĂ©composition de l'eau en hydrogène et oxygène. En 1871 le procĂ©dĂ© Deacon, utilisĂ© pour l'oxydation de l'acide chlorhydrique en chlore est dĂ©veloppĂ©, il utilise un catalyseur Ă  base brique en argile imprĂ©gnĂ©e de sels de cuivre. Peu de temps après, en 1877, Lemoine dĂ©montre que la dĂ©composition l'acide iodique en hydrogène et iode atteint le mĂŞme point d'Ă©quilibre Ă  350 Â°C que la rĂ©action soit menĂ©e avec ou sans catalyseur (platine). Cette propriĂ©tĂ© est confirmĂ©e deux ans plus tard par Bertholet avec l'estĂ©rification des acides organiques et l'hydrolyse des esters dont l'Ă©quilibre de rĂ©action reste identique avec ou sans catalyseur.

  - Sous-chapitre : DĂ©veloppement de la chimie


     Le dĂ©but du XX siècle marque une dĂ©couverte qui continue d'avoir des rĂ©percussions de nos jours. Wilhelm Normann rĂ©alise l'hydrogĂ©nation de l'acide olĂ©ique (acide cis-9-octadecenoĂŻque C17H33COOH), liquide, en acide stĂ©arique (acide octadecanoĂŻque C17H35COOH), solide, sur du nickel finement divisĂ©. Cette hydrogĂ©nation est encore largement utilisĂ©e au XXI siècle dans de nombreux domaines (alimentation, pharmacie, savonnerie, parfumerie, peinture…) et le nickel reste le catalyseur phare.


     La synthèse de l'ammoniac (NH3) Ă  partir de l'azote et de l'hydrogène est rĂ©ussie par Fritz Haber Ă  l'aide d'un appareil Ă  haute pression et en prĂ©sence de Fe3O4 rĂ©duit. Cet ammoniac peut ĂŞtre oxydĂ© en oxydes d'azote par oxydation sur du platine pour servir de base pour fabriquer de l'acide nitrique (HNO3). En 1923, BASF commande une usine de fabrication du mĂ©thanol Ă  partir de monoxyde de carbone et d'hydrogène sur un catalyseur Ă  base d'oxyde de zinc et d'oxyde de chrome. Durant la mĂŞme pĂ©riode, le procĂ©dĂ© Fischer-Tropsch permet d'obtenir des alcanes, des alcènes et des alcools Ă  partir de monoxyde de carbone et d'hydrogène Ă  l'aide de catalyseur Ă  base de fer et de cobalt. L'oxydation catalytique du dioxyde de soufre en trioxyde de soufre sur de l'oxyde de vanadium V (V2O5) permet la synthèse Ă  grande Ă©chelle d'acide sulfurique.


     Ă€ la fin des annĂ©es 1930, le craquage catalytique apparaĂ®t, offrant la possibilitĂ© de rompre les liaisons C-C. Ce procĂ©dĂ©, le procĂ©dĂ© Houdry, utilise un catalyseur Ă  base d'argile de type montmorillonite traitĂ©e Ă  l'acide, et permet de craquer les grosses molĂ©cules du pĂ©trole, typiquement contenues dans les gasoil, en plus petites molĂ©cules qu'on trouve dans les essences. Durant la mĂŞme dĂ©cennie l'oxydation sĂ©lective de l'Ă©thylène en oxyde d'Ă©thylène sur un catalyseur Ă  base d'argent est mise au point, dĂ©veloppĂ©e et commercialisĂ©e par Union Carbide. Tous ces procĂ©dĂ©s permettent d'avoir accès Ă  une Ă©chelle industrielle Ă  des produits de base de la chimie, ouvrant ainsi Ă  la voie au dĂ©veloppement de la chimie de base et des spĂ©cialitĂ©s.

  - Sous-chapitre : Incontournable catalyse


     Les trente glorieuses profiteront largement Ă  la chimie avec un grand dĂ©veloppement des procĂ©dĂ©s en tout genre pour des productions de plus en plus diversifiĂ©es. La catalyse sera un acteur important de ce dĂ©veloppement. La polymĂ©risation se dĂ©veloppe grandement en profitant des molĂ©cules de base produites. Dans les annĂ©es 1950 le polyĂ©thylène, le polypropylène, et le polybutadiène apparaissent grâce notamment au procĂ©dĂ© Ziegler – Natta utilisant des catalyseurs Ă  base d'organomĂ©talliques de titane et aluminium. Le traitement du pĂ©trole s'affirme avec l'hydrodĂ©sulfuration sur des catalyseurs Ă  base de sulfure de cobalt et de molybdène, l'hydrotraitement des naphtas sur des catalyseurs cobalt – molybdène dĂ©posĂ© sur alumine.


     Les annĂ©es 1960 marquent l'apparition des zĂ©olithes de synthèse actives et sĂ©lectives pour l'isomĂ©risation des alcanes et le craquage catalytique. Dès lors ces matĂ©riaux vont faire l'objet d'intenses Ă©tudes pour leurs propriĂ©tĂ©s catalytiques et les chercheurs mettent au point de nombreuses zĂ©olithes aux propriĂ©tĂ©s adaptĂ©es selon les rĂ©actions Ă  catalyser, mais aussi Ă  la forme des molĂ©cules par le contrĂ´le de la taille des canaux. Les rĂ©actions mises en jeu conduisent Ă  des molĂ©cules de plus en plus diverses : l'ammoxidation du propylène sur des catalyseurs Ă  base d'oxydes de bismuth et de molybdène conduit Ă  la fabrication d'acrylonitrile, alors que l'oxychloration de l'Ă©thylène sur des catalyseurs Ă  base de chlorure de cuivre conduit au chlorure de vinyle.


     La dĂ©cennie 1970 voit apparaĂ®tre le pot d'Ă©chappement catalytique Ă  base de platine, rhodium et palladium. C'est Ă  cette Ă©poque que se dĂ©veloppe industriellement la catalyse enzymatique avec l'immobilisation d'enzymes, ce qui permet le dĂ©veloppement des pĂ©nicillines semi-synthĂ©tiques ou l'isomĂ©risation du glucose en fructose. Les efforts entrepris lors de la dĂ©couverte des zĂ©olithes synthĂ©tiques se traduisent industriellement dans les annĂ©es 1980, le procĂ©dĂ© MTG (methanol to gasoline : « mĂ©thanol vers essence Â») permet de fabriquer de l'essence Ă  partir du mĂ©thanol grâce au zĂ©olithe H-ZSM5, production de diesel Ă  partir CO et H2 grâce Ă  des catalyseurs Ă  base de cobalt. La chimie fine n'est pas en reste avec la synthèse de la vitamine K4 Ă  l'aide d'un catalyseur membranaire Ă  base de platine.


     La liste est encore très longue et les molĂ©cules de plus en plus Ă©laborĂ©es.






Chapitre : Considérations générales


  - Sous-chapitre : Catalyseur




Image (cliquez pour agrandir) :

HydrogĂ©nation d'un lien C=C sur un lit catalyseur :
(1) Les réactifs sont adsorbés sur la surface du catalyseur et H2 est dissocié.
(2) Un atome H se lie à l'un des atomes C. L'autre atome C est attaché à la surface.
(3) Un deuxième atome C se lie à un atome H. La molécule s'éloigne de la surface.



     En chimie, un catalyseur est une substance qui augmente ou diminue la vitesse d'une rĂ©action chimique ; il participe Ă  la rĂ©action mais est rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© Ă  la fin de la rĂ©action. Il ne fait donc partie ni des rĂ©actifs ni des produits dans l'Ă©quation. Lorsqu’un catalyseur est utilisĂ© pour accĂ©lĂ©rer une transformation, on dit que celle-ci est catalysĂ©e. Les catalyseurs agissent seulement sur des produits prĂ©dĂ©terminĂ©s. Si un catalyseur accĂ©lère la rĂ©action, il est dit positif; S'il la ralentit, il est dit nĂ©gatif.


     Les catalyseurs sont largement utilisĂ©s dans l'industrie et en laboratoire parce qu'ils augmentent considĂ©rablement la production des produits tout en minimisant les coĂ»ts de production. Dans la nature et en biochimie, certaines protĂ©ines possèdent une activitĂ© catalytique. Ils s'agit des enzymes.




Image (cliquez pour agrandir) :

Effet d'un catalyseur positif sur l'Ă©nergie d'activation d'une rĂ©action : elle est plus faible et la vitesse de rĂ©action augmente.



     Le catalyseur augmente la vitesse de rĂ©action en introduisant de nouveaux chemins de rĂ©action (mĂ©canisme), et en abaissant son Ă©nergie d'activation, ou Ă©nergie libre de Gibbs d'activation. Ce faisant il permet d'augmenter la vitesse, ou d'abaisser la tempĂ©rature de la rĂ©action. Le catalyseur ne modifie pas l'Ă©nergie libre de Gibbs totale de la rĂ©action qui est une fonction d'Ă©tat du système et n'a donc aucun effet sur la constante d'Ă©quilibre.


     En plus de modifier la vitesse de rĂ©action, le choix d'un catalyseur peut reposer sur d'autres paramètres :

    Liste :
  • la sĂ©lectivitĂ© : un catalyseur sĂ©lectif va favoriser la production du produit dĂ©sirĂ© par rapport aux produits secondaires. Par exemple, quand on utilise l'argent mĂ©tallique pour catalyser la rĂ©action de formation de l'oxyde d'Ă©thylène, Ă  partir d'oxygène et d'Ă©thylène, cette rĂ©action est accompagnĂ©e par la formation plus favorable thermodynamiquement de CO2 et H2O ;
  • la durĂ©e de vie : le catalyseur doit pouvoir demeurer intact après plusieurs cycles de rĂ©action.

     Les catalyseurs sont classĂ©s selon leur type :

Analogie


     Le terme "modifie ou augmente la vitesse de rĂ©action" est une façon synthĂ©tique de faire le bilan de ce qui s'est passĂ©, mais qui, strictement parlant, est erronĂ©. En effet, il ne s'agit plus de la mĂŞme transformation chimique ! Le "chemin rĂ©actionnel" avec catalyseur n'est pas le mĂŞme que sans, et c'est pourquoi la vitesse est diffĂ©rente : il n'y pas les mĂŞmes barrières de potentiel Ă  franchir. Pour aller de la face nord Ă  la face sud de la butte Montmartre, vous pouvez passer par le SacrĂ©-Coeur, ou faire le tour par la rue Custine, la rue Caulaincourt et le boulevard Rochechouart. C'est cette dernière solution Ă  laquelle vous invite le catalyseur

  - Sous-chapitre : MĂ©canisme type


     Le catalyseur rĂ©agit gĂ©nĂ©ralement avec un ou plusieurs rĂ©actifs pour donner un intermĂ©diaire, qui donne le produit de la rĂ©action tout en rĂ©gĂ©nĂ©rant le catalyseur. Ci-dessous, un schĂ©ma typique de rĂ©action entre deux composĂ©s A et B donnant un produit D en prĂ©sence d'un catalyseur C.


     A + B → AB (1) C + AB → ABC (2) ABC → CD (3) CD → C + D (4)


     Bien que le catalyseur (C) soit consommĂ© dans la rĂ©action (1), il est rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© par la rĂ©action (4). Le bilan gĂ©nĂ©ral de la rĂ©action est donc bien A + B → D

  - Sous-chapitre : Catalyse et Ă©nergie de rĂ©action


     Un catalyseur fonctionne en permettant un mĂ©canisme alternatif mettant en jeu diffĂ©rents Ă©tats de transition et des Ă©nergies d'activation plus basses. Ainsi, dans le cas d'une rĂ©action bimolĂ©culaire simple de type A + B, l'Ă©tat de transition est remplacĂ© par un intermĂ©diaire rĂ©actionnel de plus basse Ă©nergie, accompagnĂ© par deux Ă©tats de transition, eux-mĂŞmes de plus basse Ă©nergie. L'effet de ce changement est que plus de collisions molĂ©culaires ont l'Ă©nergie nĂ©cessaire pour atteindre l'Ă©tat de transition. Ainsi, un catalyseur permet d'effectuer des rĂ©actions qui, bien que thermodynamiquement faisables, Ă©taient cinĂ©tiquement impossibles, ou nettement plus lentes. En clair, un catalyseur abaisse l'Ă©nergie d'activation d'une rĂ©action.


     Un catalyseur ne peut pas rendre possible une rĂ©action Ă©nergĂ©tiquement dĂ©favorable, pas plus qu'elle ne peut dĂ©placer l'Ă©quilibre final. La rĂ©action et la rĂ©action inverse sont Ă©galement catalysĂ©es (principe de microrĂ©versibilitĂ©). L'enthalpie libre de la rĂ©action est inchangĂ©e.






Chapitre : Classement selon la nature du catalyseur


  - Sous-chapitre : La catalyse hĂ©tĂ©rogène

Les principes


     La catalyse hĂ©tĂ©rogène s'appelle ainsi quand le catalyseur et les rĂ©actifs ne sont pas sous la mĂŞme phase. L'immense majoritĂ© des cas de catalyse hĂ©tĂ©rogène fait intervenir un catalyseur sous forme solide, les rĂ©actifs Ă©tant alors gazeux et/ou liquides. Par exemple, l'oxydation du monoxyde de carbone (gaz) par l'oxygène de l'air (gaz)en CO2 sur un catalyseur platine (solide), ou l'hydrogĂ©nation du benzène (liquide) par l'hydrogène (gaz) en cyclohexane (liquide) sur nickel (solide). L'avantage de ce type de catalyse qui concerne 80% des procĂ©dĂ©s industriels catalysĂ©s est la grande facilitĂ© de sĂ©paration du catalyseur des produits et rĂ©actifs, puisque mĂŞme dans le deuxième cas une simple filtration suffit.

Mécanismes réactionnels


     ConsidĂ©rons une rĂ©action en phase gazeuse catalysĂ©e par un solide. La première Ă©tape de n'importe quel mĂ©canisme rĂ©actionnel en catalyse hĂ©tĂ©rogène est l'Ă©tape d'adsorption.

L'adsorption physique ou physisorption

     Un rĂ©actif de la phase gazeuse peut se « dĂ©poser Â» Ă  la surface du catalyseur. Les forces mises en jeu sont faibles, de l'ordre de 10 Ă  40 kJ.mol, et ce sont des forces d'interaction molĂ©culaires regroupĂ©s sous l'appellation force de van der Waals. Ce mode de liaison n'est pas suffisant pour la catalyse, le rĂ©actif doit ĂŞtre chimisorbĂ©.

L'adsorption chimique ou chimisorption

     La chimisorption consiste en la crĂ©ation d'une vraie liaison chimique entre la surface du catalyseur et le rĂ©actif. La molĂ©cule chimisorbĂ©e devient alors plus rĂ©active et peut alors subir la transformation chimique.

Mécanisme de type Langmuir - Hinshelwood

     Dans ce type de mĂ©canisme, la rĂ©action se fait entre espĂ©ces adsorbĂ©es Ă  la surface du catalyseur. Cela signifie donc que les espèces nĂ©cessaires Ă  une rĂ©action sont prĂ©sentes Ă  la surface du catalyseur. Cela ne veut pas dire que toutes les espèces mises en jeu dans la rĂ©action doivent ĂŞtre prĂ©sentes. Dans le cas de rĂ©actions mettant en jeu plusieurs espĂ©ces et plusieurs Ă©tapes, le substrat peut bouger Ă  la surface du catalyseur et les rĂ©actifs aussi.

Mécanisme de type Eley - Rideal

     Contrairement au mĂ©canisme prĂ©cĂ©dent, ici la rĂ©action se fait entre une espèce adsorbĂ©e Ă  la surface du catalyseur et une espèce non adsorbĂ©e.

Désorption

     Ă€ l'instar de la première Ă©tape qui consistait en une adsorption, la dernière Ă©tape est une Ă©tape de dĂ©sorption, Ă  savoir la molĂ©cule produite quitte la surface du catalyseur pour se retrouver dans le milieu ambiant. Le produit peut alors ĂŞtre entraĂ®nĂ© par le flux, gazeux par exemple, pour subir d'autres opĂ©rations (typiquement sĂ©paration, purification) c'est le cas dans les procĂ©dĂ©s continus. Il peut aussi rester dans le mĂ©lange rĂ©actionnel le reste du temps en attendant l'arrĂŞt de la manipulation, c'est le cas dans les procĂ©dĂ©s de type batch (discontinus).

  - Sous-chapitre : La catalyse homogène

Les principes


     En catalyse homogène les rĂ©actifs et le catalyseur se prĂ©sentent sous la mĂŞme phase. On retrouve beaucoup ce type de catalyse en chimie organique oĂą de nombreuses rĂ©actions se dĂ©roulent avec des rĂ©actifs mis en solution dans des solvants catalysĂ©es par des complexes eux aussi solubles.


     Si, au contraire de la catalyse hĂ©tĂ©rogène qui permet de sĂ©parer le catalyseur facilement, la catalyse homogène ne permet pas sĂ©parer le catalyseur tel quel du milieu rĂ©action elle prĂ©sente d'autres atouts. Une grande reproductibilitĂ© d'une synthèse Ă  l'autre, une grande spĂ©cificitĂ©, une activitĂ© Ă  plus basse tempĂ©rature et d'un point de vue scientifique une meilleure connaissance des mĂ©canismes rĂ©actionnels.

Mécanismes réactionnels


     Il est impossible de rĂ©sumer simplement les mĂ©canismes rĂ©actionnels. Cependant il existe dix d'Ă©tapes Ă©lĂ©mentaires pour les rĂ©actions impliquant des organomĂ©talliques, qui sont les catalyseurs dans le monde de la catalyse hĂ©tĂ©rogène. Ces dix Ă©tapes Ă©lĂ©mentaires ne forment en fait que 5 rĂ©actions puisqu'on peut avoir une rĂ©action et sa rĂ©action inverse ce qui dĂ©finit donc deux Ă©tapes Ă©lĂ©mentaires. Toutes ces Ă©tapes Ă©lĂ©mentaires n'apparaissent pas toutes durant un mĂ©canisme rĂ©actionnel, simplement certaines d'entre elles ont lieu dans ce qui est un cycle catalytique. Le cycle catalytique est la manière habituelle de prĂ©senter le mĂ©canisme rĂ©actionnel. Certains mĂ©canismes ne prĂ©sentent que 3 Ă©tapes Ă©lĂ©mentaires quand d'autres en prĂ©sentent 8.


     Les Ă©tapes Ă©lĂ©mentaires se caractĂ©risent par trois variables :

    Liste :
  • ΔVE : changement du nombre d'Ă©lectron de valence de l'atome central (gĂ©nĂ©ralement un atome mĂ©tallique)
  • ΔOS : changement de l'Ă©tat d'oxydation de l'atome central
  • ΔCN : changement du nombre de coordination





Chapitre : Classement selon le type de réaction activée


Catalyse acido-basique

     Dans ces rĂ©actions, le catalyseur est un acide ou une base. On distingue deux cas, selon que la rĂ©action est accĂ©lĂ©rĂ©e par tous les acides (respectivement toutes les bases)(catalyse gĂ©nĂ©rale) ou une espèce spĂ©cifique (catalyse spĂ©cifique).

Catalyse générale

     De nombreuses rĂ©actions sont catalysĂ©es par tous types d'acide et de base. Ainsi, l'estĂ©rification d'un acide carboxylique par un alcool est catalysĂ©e par tous les acides. Le mĂ©canisme passe par la protonation de l'alcool, et fait ainsi apparaĂ®tre H_{2}O comme groupe partant.

Catalyse spécifique

     Dans certains cas, un acide particulier sert de catalyseur. Le mĂ©canisme passe alors par une rĂ©action bien particulière, comme par exemple l'estĂ©rification de ce catalyseur.

Catalyse d'oxydo-réduction

     Des rĂ©actions REDOX peuvent aussi ĂŞtre catalysĂ©es. Ainsi, la dismutation de l'eau oxygĂ©nĂ©e est catalysĂ©e par les ions Fe ou Fe

Catalyse nucléophile

     Des rĂ©actions de substitution nuclĂ©ophiles peuvent ĂŞtre fortement accĂ©lĂ©rĂ©es en prĂ©sence de traces d'autres nuclĂ©ophiles. L'exemple classique est l'iodure de lithium. Dans ce sel, l'ion iodure est très peu liĂ© au lithium, et est un assez bon nuclĂ©ophile. L'ion iodure est aussi très bon nuclĂ©ofuge. Il sera donc dĂ©placĂ© par le nuclĂ©ophile principal plus rapidement que ne se serait dĂ©roulĂ©e la rĂ©action en absence de catalyseur.

Catalyse par transfert de phase

     Ici, l'idĂ©e est d'amener en contact des espèces se trouvant dans deux phases diffĂ©rentes. Ainsi, les substitutions nuclĂ©ophiles par OH- sont rĂ©alisables alors que la base est en phase aqueuse et le substrat en phase organique. Le catalyseur va transporter l'ion hydroxyde de la phase aqueuse Ă  la phase organique, puis retransporter le nuclĂ©ofuge de la phase organique Ă  la phase aqueuse.






Chapitre : Quelques exemples de réactions et de procédés



     La cendre peut servir de catalyseur lors de la combustion du sucre. Le sucre, chauffĂ© au briquet, ne produit aucune flamme. Recouvert de cendre, il peut s'enflammer et brĂ»le d'une flamme bleue.


     La catalyse d'une rĂ©action d'oxydo-rĂ©duction se fera gĂ©nĂ©ralement par un couple dont le potentiel sera compris entre le potentiel de l'oxydant et celui du rĂ©ducteur.


     







Chapitre : Notes et références


  1. ↑ (en) Association quĂ©bĂ©coise des utilisateurs de l'ordinateur au primaire-secondaire, « Facteurs qui influencent la vitesse d'une rĂ©action Â», 2005, Association quĂ©bĂ©coise des utilisateurs de l'ordinateur au primaire-secondaire. ConsultĂ© le 31 mars 2009





Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Bibliographie

    Liste :
  • Jacques Angenault - La Chimie - dictionnaire encyclopĂ©dique - Dunod (1995) - ISBN 2-10-002497-3

  - Sous-chapitre : Liens externes

  - Sous-chapitre : Articles connexes


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