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Définition Wikipédia de : Cancer






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Quand des cellules normales sont endommagĂ©es et qu'elles ne peuvent pas ĂȘtre soignĂ©es, elles meurent : c'est l'apoptose. Les cellules cancĂ©reuses ne meurent pas et continuent de se dĂ©velopper.






Introduction :

      Le cancer est une maladie caractĂ©risĂ©e par une prolifĂ©ration cellulaire anormalement importante au sein d'un tissu normal de l'organisme, de telle maniĂšre que la survie de ce dernier est menacĂ©e. Ces cellules dĂ©rivent toutes d'un mĂȘme clone, cellule initiatrice du cancer qui a acquis certaines caractĂ©ristiques lui permettant de se diviser indĂ©finiment. Au cours de l'Ă©volution de la maladie, certaines cellules peuvent migrer de leur lieu de production et former des mĂ©tastases. Pour ces deux raisons, le dĂ©pistage du cancer doit ĂȘtre le plus prĂ©coce possible.







Suite de l'article :

« Cancer Â» est un terme gĂ©nĂ©ral dĂ©signant toute maladie pour lesquelles certaines cellules du corps humain se divisent d'une maniĂšre incontrĂŽlĂ©e. Les nouvelles cellules rĂ©sultantes peuvent former une tumeur maligne (un nĂ©oplasme) ou se propager Ă  travers le corps.



     Les facteurs de risques sont internes (gĂ©nome, mutation,), induction par un agent infectieux... et/ou externes (alimentation, irradiation..)


     Plusieurs types de cancers semblent en augmentation, pour des raisons environnementales ou de modes de vie, ainsi que - pour une partie des cas seulement - en raison du vieillissement de la population. Les taux de cancers dĂ©tectĂ©s augmentent dans chaque tranche d'Ăąge, une meilleure dĂ©tection qu'autrefois ayant aussi un rĂŽle dans cette augmentation.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Terminologie



     L'oncologie (ou cancĂ©rologie) est la spĂ©cialitĂ© mĂ©dicale d'Ă©tude, de diagnostic et de traitement des cancers. Elle est pratiquĂ©e par des mĂ©decins oncologues ou cancĂ©rologues. Ceux-ci peuvent ĂȘtre suivant leur spĂ©cialitĂ© chimiothĂ©rapeutes ou radiothĂ©rapeutes.


     Du fait d'une image nĂ©gative sur le pronostic auprĂšs du public, le cancer a de nombreux synonymes employĂ©s par les mĂ©decins : tumeur maligne, nĂ©oplasie, nĂ©oplasme, polymitose, carcinome



     Certains termes sont plus rĂ©pandus dans la langue populaire : tumeur, crabe







Chapitre : Biologie


  - Sous-chapitre : Typologie


     On distingue gĂ©nĂ©ralement :


     On peut les classer selon les organes touchĂ©s, avec par exemple types de cancer :


     Il existe presque autant de sources de cancer que de tissus dans l'organisme. Certains sont toutefois plus frĂ©quents que d'autres.

  - Sous-chapitre : GĂ©nĂ©tique et cancer


     Les cancers sont des pathologies gĂ©nĂ©tiques c’est-Ă -dire qu’ils ont pour origine une modification quantitative et/ou qualitative de nos gĂšnes. Comme il s’agit d’altĂ©rations gĂ©nĂ©tiques somatiques qui ne sont prĂ©sentes que dans le tissu malade, la plupart des cancers ne sont donc pas eux-mĂȘmes hĂ©rĂ©ditaires, seul un terrain plus ou moins favorable pouvant l'ĂȘtre. Les cancers familiaux (10% des cancers humains) sont associĂ©s Ă  une altĂ©ration constitutionnelle (ou germinale) d’un gĂšne. Cette altĂ©ration est donc prĂ©sente dans toutes les cellules de notre organisme, gamĂštes incluses. Elle peut ĂȘtre transmise Ă  la descendance.


     Il y a trois grandes catĂ©gories de gĂšnes associĂ©s aux pathologies cancĂ©reuses : les oncogĂšnes, les gĂšnes suppresseurs de tumeurs et les gĂšnes de rĂ©paration de l’ADN.

  1. Les oncogÚnes (appelés proto-oncogÚnes lorsqu'ils sont dans leur état normal et oncogÚnes losqu'ils sont mutés, ou c-onc) sont les régulateurs positifs de la prolifération cellulaire. Ils deviennent hyperactifs et leur modification est dominante car il suffit qu'une des deux copies du gÚne soit modifiée. On a identifié actuellement plus de 100 oncogÚnes. Les plus connus sont les gÚnes Ha-ras, myc, ou abl.
  2. La seconde catégorie comprend les gÚnes suppresseurs de tumeurs qui sont des régulateurs négatifs de la prolifération cellulaire (les freins). Les deux copies de ces gÚnes sont inactivées dans les cancers.
  3. La troisiĂšme catĂ©gorie correspond aux gĂšnes des multiples systĂšmes de rĂ©paration qui sont capables de dĂ©tecter et de rĂ©parer les lĂ©sions de l’ADN qui ont modifiĂ© les oncogĂšnes ou les gĂšnes suppresseurs de tumeur. Ces systĂšmes de rĂ©paration sont Ă©galement inactivĂ©s dans les cellules cancĂ©reuses.

  - Sous-chapitre : Transformation cellulaire




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Durant toute la vie cellulaire, notre patrimoine gĂ©nĂ©tique (l'acide dĂ©soxyribonuclĂ©ique ou ADN) est soumis Ă  des agressions. Dans la majeure partie des cas, ces modifications de l'ADN passent inaperçues car des mĂ©canismes rĂ©parateurs corrigent ces dĂ©fauts. Pourtant, dans de rares cas, une mutation peut atteindre et modifier la structure d'un gĂšne spĂ©cifiant un facteur qui rĂšgle le contrĂŽle de la multiplication cellulaire (oncogĂšne ou gĂšne suppresseur de tumeur). Dans ce cas, la cellule peut acquĂ©rir un avantage sĂ©lectif qui lui permettra de donner naissance Ă  un premier clone de cellules anormales (lĂ©sion prĂ©cancĂ©reuse). Dans ces cellules qui ont un avantage sĂ©lectif, la probabilitĂ© qu'une seconde mutation apparaisse et soit sĂ©lectionnĂ©e est plus importante. Dans ce cas, une seconde population sera gĂ©nĂ©rĂ©e, plus anormale que la premiĂšre et qui va se dĂ©velopper Ă  ses dĂ©pens. On peut ainsi, par diverses Ă©tapes successives, accumuler plusieurs mutations, chacune d'entre elles permettant la sĂ©lection d’un clone de plus en plus malin pour finir par une cellule hautement cancĂ©reuse. La progression tumorale correspond donc Ă  un processus dynamique qui, Ă  chaque Ă©tape, sĂ©lectionne une nouvelle cellule ayant subi une ou plusieurs altĂ©rations.



     La transformation cellulaire correspond au passage d’une cellule eucaryote normale vers une cellule eucaryote cancĂ©reuse. À ne pas confondre avec la transformation bactĂ©rienne qui est un phĂ©nomĂšne tout Ă  fait diffĂ©rent.


     Contrairement aux pathologies gĂ©nĂ©tiques comme la mucoviscidose, les myopathies ou certaines hĂ©mophilies qui sont des pathologies monogĂ©niques (un seul gĂšne est gĂ©nĂ©ralement altĂ©rĂ©), le cancer est une pathologie multigĂ©nique. Chaque cancer a pour origine l’altĂ©ration de 10 Ă  20 gĂšnes. Ces altĂ©rations se produisent de maniĂšres successives, chacune d’entre elles favorisant la suivante (voir encadrĂ©). Cette suite d’altĂ©rations se produit gĂ©nĂ©ralement sur une trĂšs longue plage chronologique (5 Ă  20 ans). Cette suite d’altĂ©ration n’est pas alĂ©atoire et pour chaque type de cancer, on a pu mettre en Ă©vidence d'une part une certaine spĂ©cificitĂ© des gĂšnes altĂ©rĂ©s et d'autre part une chronologie dans le dĂ©veloppement des Ă©vĂšnements.


     Dans les cancers du cĂŽlon, cette succession d’évĂ©nements comprend (entre autres) tout d’abord l’inactivation du gĂšne suppresseur de tumeur APC, puis une mutation de l’oncogĂšne Ha-ras suivi de l’inactivation du gĂšne suppresseur de tumeur p53. Il y a d’autres Ă©vĂ©nements qui restent Ă  identifier. Le point essentiel est la spĂ©cificitĂ© des gĂšnes altĂ©rĂ©s et leur chronologie. Dans un autre type de cancer, les gĂšnes impliquĂ©s et la chronologie sont totalement diffĂ©rents. APC n’est altĂ©rĂ© que dans les cancers du cĂŽlon et jamais dans les cancers de la peau. Par contre l’altĂ©ration de p53 peut ĂȘtre retrouvĂ©e dans pratiquement tous les types de cancers. Dans le cancer de la peau, contrairement au cancer du cĂŽlon, l’altĂ©ration du gĂšne p53 est l’un des premiers Ă©vĂ©nements. Cette trĂšs grande diversitĂ© gĂ©nĂ©tique est Ă  la base de l’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© de la pathologie cancĂ©reuse. À l’intĂ©rieur mĂȘme d’un type de cancer particulier comme le cancer bronchique, existent plusieurs sous-types (cancer bronchique Ă  petites cellules, adĂ©nocarcinome, cancer bronchique Ă  grandes cellules, etc.) chacun Ă©tant associĂ© Ă  des altĂ©rations gĂ©nĂ©tiques particuliĂšres. La situation est identique pour d’autres cancers comme celui du sein, de l’estomac ou de la peau, chaque organe pouvant ĂȘtre associĂ© Ă  plusieurs types de cancers suivant le type histologique de la cellule ayant Ă©tĂ© Ă  l’origine de la pathologie.

  - Sous-chapitre : Chronologie de la transformation cancĂ©reuse


     La formation d'un cancer au sens strict comporte 2 Ă©tapes distinctes et nĂ©cessairement successives :

    Liste :
  • CancĂ©rogenĂšse
  • TumorogenĂšse

     


CarcinogenĂšse

     Il s'agit de l'action de substances appelĂ©es carcinogĂšnes. Elles entraĂźnent des anomalies gĂ©nĂ©tiques touchant l'architecture ou la sĂ©quence de l'ADN. A ce stade, le cancer en formation n'est cliniquement pas observable et n'a pas de consĂ©quence fonctionnelle.

CancérogenÚse

     Ce stade de la transformation cancĂ©reuse nĂ©cessite deux Ă©tapes : l'INITIATION et la PROMOTION. Ces deux Ă©tapes sont obligatoirement successives et l'initiation prĂ©cĂšde toujours la promotion, sans quoi le processus cancĂ©reux s'arrĂȘte. L'initiation correspond Ă  l'accumulation des anomalies gĂ©nĂ©tiques, la promotion Ă  la rĂ©ception par la cellule de facteurs de prolifĂ©ration qui vont entraĂźner les divisions. Ces signaux vont donc pĂ©renniser les anomalies au cours des divisions, et ainsi assurer la descendance de la cellule anormale, qui va de surcroĂźt accumuler de nouvelles anomalies gĂ©nĂ©tiques. (voir Transformation cellulaire).


     La transformation cellulaire comporte deux Ă©lĂ©ments majeurs, l’immortalisation (les cellules deviennent incapables d'initier leur propre mort (apoptose) ou deviennent indĂ©pendantes aux signaux extĂ©rieurs qui la dĂ©clenchent) et la perte d’homĂ©ostasie (caractĂ©risĂ©e normalement par une balance divisions/mort qui assure le maintien de la taille et de la fonctionnalitĂ© d'un organe, les cellules cancĂ©reuses perdent la sensibilitĂ© aux signaux qui rĂ©gulent la prolifĂ©ration).


     L'INITIATION est la consĂ©quence de la carcinogenĂšse. L'action des carcinogĂšnes mute des gĂšnes importants dans le maintien de l'intĂ©gritĂ© et des caractĂ©ristiques de chaque type cellulaire. Il en rĂ©sulte des pertes ou gains de fonctions cellulaires : activation ou dĂ©rĂ©pression d'un oncogĂšne, inhibition ou rĂ©pression d'un gĂšne suppresseur de tumeur. Les oncogĂšnes sont souvent des activateurs de la multiplication ou des inhibiteurs de l'apoptose (BCL, BCLX1...) tandis que les gĂšnes suppresseurs sont inducteurs de l'apoptose ou bloquent le cycle cellulaire (P53, BAC...).


     La PROMOTION est caractĂ©risĂ©e par une grande instabilitĂ© gĂ©nomique et une augmentation de la perte d'homĂ©ostasie. L'instabilitĂ© gĂ©nomique est due Ă  des mutations de deux types de gĂšnes :

    Liste :
  • Gate keeper genes : ils assurent le contrĂŽle du passage Ă  une Ă©tape ultĂ©rieure du cycle cellulaire, ce sont des "points de contrĂŽle" du cycle cellulaire. Une perte de fonction de ces gĂšnes permet Ă  la cellule cancĂ©reuse de passer rapidement Ă  la phase ultĂ©rieure du cycle cellulaire, donc in fine de prolifĂ©rer de façon incontrĂŽlĂ©e.
  • Care taker genes : ils assurent physiologiquement la rĂ©paration des anomalies liĂ©es Ă  l'ADN. Leur inactivation entraĂźne une instabilitĂ© accrue et une accumulation d'anomalies gĂ©nĂ©tiques (mutation, perte d'hĂ©tĂ©rozygotie, modifications Ă©pigĂ©nĂ©tiques : hypo/hypermĂ©thylation, dĂ©sacĂ©tylation...).

     Ces points de contrĂŽle et de rĂ©paration altĂ©rĂ©s, la cellule cancĂ©reuse a dĂ©sormais perdu la capacitĂ© Ă  "reconnaĂźtre sa vieillesse", initier sa mort et rĂ©parer les dommages de son ADN. La rĂ©ponse aux signaux de croissance physiologiques est en outre disproportionnĂ©e, puis la cellule commence Ă  produire ses propres signaux de prolifĂ©ration (cf. infra): la croissance incontrĂŽlĂ©e d'un pool de cellules n'a alors plus de limite.


     A ce stade, le cancer est infraclinique: c'est une masse de cellules qui survit dans l'organisme. L'environnement des cellules cancĂ©reuses (ou stroma, microenvironnement) est dit non coopĂ©ratif : il ne fournit pas aux cellules cancĂ©reuses les nutriments et le soutien que leur dĂ©veloppement rĂ©clame. Cette phase est critique dans le dĂ©veloppement clinique du cancer : si le stroma reste non-permissif, le cancer n'Ă©volue pas, ou alors trĂšs lentement. Si en revanche il s'Ă©tablit une rĂ©ciprocitĂ© de maintien entre cancer et stroma (le cancer envoie des signaux permissifs au stroma, qui se modifie en faveur du cancer et va lui apporter nutriments et soutien, le cancer grossit, produit de plus en plus de signaux permissifs, etc.), l'Ă©volution du cancer reprend et passe Ă  un stade clinique. Le stroma devient permissif lorsqu'il est le siĂšge d'une nĂ©oangiogenĂšse (sĂ©crĂ©tion par la tumeur de facteurs de croissance angiogĂ©niques (VEGF), apparition des rĂ©cepteurs Ă  ces facteurs sur le stroma (VEGF-R)) et de l'apparition de rĂ©cepteurs tumoraux aux facteurs de croissances cellulaires (boucle autocrine) ou microenvironnementaux (boucle paracrine).

TumorogenĂšse

     Il s'agit du dĂ©veloppement du cancer donnant des consĂ©quences cliniques : il grossit dans des limites histologiques prĂ©cises (on parle de cancer in situ), puis les dĂ©passe et devient donc invasif avec dissĂ©mination trĂšs probable de mĂ©tastases.


     La nĂ©oangiogenĂšse et la mise en place d'une circulation sanguine stable et relativement efficace est un prĂ©alable indispensable Ă  cette phase : la croissance tumorale est telle qu'elle ne peut plus se contenter d'une diffusion Ă  partir d'un stroma non permissif mais nĂ©cessite des apports importants et dĂ©diĂ©s. La tumeur grossit jusqu'Ă  atteindre la lame basale : le cancer est dit in situ et son risque de mĂ©tastase est faible. La croissance tumorale continue et la membrane basale se rompt, le cancer devient invasif : les cellules cancĂ©reuses ont alors de grandes facilitĂ©s Ă  atteindre les courants mĂ©tastatiques (circulations lymphatique pour les carcinomes et veineuse pour les sarcomes) et la dissĂ©mination dans le corps dĂ©bute.

  - Sous-chapitre : Origine des cancers


     Environs 15 % des cancers humains peuvent ĂȘtre associĂ©s Ă  des agents infectieux. Cela peut ĂȘtre des virus (HBV et cancer du foie, HPV et cancer du col de l’utĂ©rus, EBV et lymphome de Burkitt), plus rarement des bactĂ©ries (Helicobacter et cancer gastrique) ou encore plus rarement des parasites (Schistosomes et cancer du foie). Dans tous ces cas, outre l’infection, on trouve Ă©galement des altĂ©rations d’oncogĂšnes ou de gĂšnes suppresseurs dans les tumeurs. L’agent infectieux n’intervient qu‘à une Ă©tape du processus de transformation cellulaire.


     L’origine des altĂ©rations qui modifient les oncogĂšnes et les gĂšnes suppresseurs est multiple. On les classe gĂ©nĂ©ralement en deux grandes catĂ©gories, exogĂšne et endogĂšne.

  1. L’origine exogĂšne correspond Ă  toutes les expositions environnementales auxquelles un organisme est soumis. Cela va du tabac aux ultraviolets du soleil en passant par l’amiante, les radiations gamma, l’alcool et de nombreuses autres substances auquel un individu est exposĂ© volontairement ou involontairement. Elles peuvent agir directement au niveau de notre ADN et provoquer des altĂ©rations comme certaines molĂ©cules dans le tabac ou les ultraviolettes ou provoquer des Ă©tats inflammatoires favorisant l’apparition de cellules cancĂ©reuse (alcool).
  2. Les altĂ©rations d’origine endogĂšne sont provoquĂ©es en partie par des molĂ©cules issues de notre mĂ©tabolisme comme les espĂšces rĂ©actives Ă  l’oxygĂšne. Chaque jour notre ADN subit des millions d’agressions de la part de ces molĂ©cules mais dans la trĂšs grande majoritĂ© des cas, celles-ci sont rĂ©parĂ©es de maniĂšre trĂšs efficace. NĂ©anmoins, il suffit d’une dĂ©faillance dans la rĂ©paration d’un gĂšne important pour enclencher ou continuer un processus de transformation cellulaire. Des travaux rĂ©cents (2007) suggĂšrent que les systĂšmes de rĂ©paration de l’ADN ont une efficacitĂ© qui diminue avec l’ñge.

     En 2000 R. Weinberg et D. Hanahan ont suggĂ©rĂ© que la transformation cellulaire passe par l’acquisition d’au moins six propriĂ©tĂ©s :

  1. IndĂ©pendance vis-Ă -vis des signaux stimulant la prolifĂ©ration. Les cellules normales ne se divisent que lorsqu'elles reçoivent un stimulus particulier. Les cellules tumorales n’ont plus besoin de ce signal.
  2. Insensibilité aux signaux inhibiteurs
  3. Abolition de l’apoptose ou mort cellulaire programmĂ©e. En cas de stress ou d’anomalie ne pouvant pas ĂȘtre Ă©liminĂ©e, une cellule normale se suicide en utilisant l’apoptose. Les cellules tumorales ont inactivĂ© tous ces mĂ©canismes pour mieux survivre.
  4. CapacitĂ© prolifĂ©rative illimitĂ©e : le nombre usuel de divisions cellulaires pour une cellule humaine est de 50 Ă  60 (sĂ©nescence cellulaire, limite de Hayflick), aprĂšs quoi elle cesse de pouvoir se diviser (voir article TĂ©lomĂšre). Les cellules tumorales continuent de se diviser sans limite visible grĂące Ă  l’activitĂ© de la tĂ©lomĂ©rase qui est fortement active dans toutes les cellules cancĂ©reuses.
  5. CapacitĂ© de susciter l’angiogenĂšse. Les cellules tumorales (et la tumeur) ont un besoin important en oxygĂšne pour survivre. Elles vont donc stimuler la formation de nouveaux vaisseaux sanguins afin d’oxygĂ©ner la tumeur.
  6. Acquisition d’un pouvoir invasif. Les cellules tumorales sont capables de passer Ă  l’intĂ©rieur d’un vaisseau sanguin afin d’ĂȘtre transportĂ©es dans un autre organe oĂč elles vont gĂ©nĂ©rer une seconde tumeur (mĂ©tastase)

  - Sous-chapitre : Évolution


     De son foyer initial, le cancer va (en dehors de tout traitement ou si le traitement n'est pas efficace) :

    Liste :
  • se dĂ©velopper de maniĂšre locale. Il provoque dans ce cas une compression des organes voisins, voire un envahissement et une destruction des tissus adjacents ;
  • se dĂ©velopper de maniĂšre rĂ©gionale. Il envahit les ganglions lymphatiques, oĂč logent les cellules du systĂšme immunitaire ;
  • se propager Ă  distance de la tumeur initiale et former des mĂ©tastases. Il y a souvent une confusion chez les patients et leur famille : un cancer du sein avec des mĂ©tastases au niveau du cerveau ne donne pas un cancer du cerveau ; c'est toujours le cancer du sein initial, mais qui s'est dĂ©veloppĂ© ailleurs. Il faut continuer Ă  le traiter comme un cancer du sein.

     L'Ă©volution dĂ©pend du type du cancer et de sa prise en charge : certains ne font que trĂšs peu de mĂ©tastases et sont trĂšs sensibles aux traitements permettant d'aboutir dans la grande majoritĂ© des cas Ă  une rĂ©mission complĂšte et prolongĂ©e (ce terme de rĂ©mission est spĂ©cifique de la cancĂ©rologie et diffĂšre de guĂ©rison par l'absence de certitude quant Ă  une rĂ©cidive Ă  court, moyen ou long terme). D'autres sont encore trĂšs difficilement maĂźtrisables et peuvent entraĂźner le dĂ©cĂšs Ă  court terme. Une Ă©valuation prĂ©cise du type du cancer auprĂšs d'un mĂ©decin spĂ©cialisĂ© est donc indispensable.

  - Sous-chapitre : De quoi meurt-on quand on « meurt d'un cancer Â» ?


     C'est lĂ  une question frĂ©quemment posĂ©e aux mĂ©decins par les patients ou leur famille, qui ont peine Ă  croire qu'une petite tumeur (du moins en apparence) menace tout un organisme.


     La rĂ©ponse est invariable : la vie dĂ©pend de la bonne marche d'un certain nombre de fonctions, dont la respiration (au sens large, en incluant la distribution d'oxygĂšne par la circulation sanguine), la digestion et l'excrĂ©tion (reins, foie). Selon celui des trois systĂšmes qui est altĂ©rĂ© par les cellules cancĂ©reuses, par exemple, le patient meurt — si l'on n'arrive pas Ă  juguler la progression du mal — :

    Liste :
  • d'insuffisance respiratoire ;
  • de dĂ©nutrition ;
  • d'empoisonnement, par accumulation de substances toxiques normalement filtrĂ©es et excrĂ©tĂ©es par les reins et le foie





Chapitre : Causes


  - Sous-chapitre : Facteurs de risque


     Il existe de nombreux facteurs prĂ©disposant au cancer : ils sont appelĂ©s cancĂ©rigĂšnes, carcinogĂšnes ou cancĂ©rogĂšnes. L'Ă©tude de ces facteurs s'appelle la cancĂ©rogenĂšse.


     Les facteurs de risque du cancer peuvent ĂȘtre endogĂšnes (provenant de l'organisme) ou exogĂšnes (extĂ©rieurs Ă  l'organisme).

Risques endogĂšnes


     Le risque gĂ©nĂ©tique (ou risque endogĂšne).
Dans certains cas, l'apparition d'un cancer a une composante héréditaire. C'est le cas de certains comme le cancers du sein.

Risques exogĂšnes


     Les risques exogĂšnes sont aussi appelĂ©s facteurs « environnementaux Â» (environmental factors), d'aprĂšs l'expression anglo-saxonne. Mais il ne s'agit pas que de questions d'environnement, au sens français du terme, puisque cette catĂ©gorie recouvre aussi, par exemple, les bactĂ©ries et virus.


     On distingue notamment :

La pollution
Le rĂŽle exact de la pollution dans l'apparition des cancers reste difficile Ă  Ă©valuer. Les cancĂ©rologues accusent la pollution notamment chimique (pesticides, etc.) d'ĂȘtre responsable d'une grande majoritĂ© de cancer. RelĂšvent Ă©galement de la pollution les cancers provoquĂ© par le contact, en milieu professionnel, avec des produits cancĂ©rogĂšnes, notamment : amiante, benzĂšne, arsenic, formaldĂ©hyde, gaz moutarde, iode 131, radon, etc. et des produits de « mĂ©langes Â» telles les poussiĂšres de bois, le goudron de houille et la suie). L'OMS estime Ă  10% la proportion de cancers liĂ©s au travail ce qui correspond Ă  plus de 200 000 dĂ©cĂšs annuels (rĂŽle de l'amiante par exemple dans le mĂ©sothĂ©liome).
Le tabac
Le tabac est un facteur de risques majeur pour différents cancers (voies respiratoires, ORL, vessie).
L'alimentation
L'alimentation joue un rÎle dans la survenue de cancers. L'obésité favorise de nombreux cancers. La consommation réguliÚre de fruits et légumes diminue le risque de nombreux cancers.
L'alcool
L'alcool favorise les cancers de la gorge, de l'Ɠsophage et du foie.
Les radiations
Les radiations, dont celles du soleil, sont cancérigÚnes. Il est donc important d'utiliser correctement les crÚmes solaires lors d'une exposition prolongée au soleil car cela augmente considérablement le risque de cancers de la peau à cause des ultraviolets.
Virus, bactéries
Virus et bactĂ©ries font partie des facteurs exogĂšnes du cancer. Certains cancers peuvent ĂȘtre provoquĂ©s par des virus, tels le cancer du col de l'utĂ©rus provoquĂ© par le HPV.

     Selon le rapport 2007 de l'AcadĂ©mie nationale française de mĂ©decine, le tabac reste la principale cause de cancer. Viennent ensuite l'alcool, le surpoids et l’insuffisance d’exercice physique, puis les expositions professionnelles et les traitements hormonaux de la mĂ©nopause de la femme. La moitiĂ© des origines du cancer demeurent inexpliquĂ©es.

  - Sous-chapitre : PrĂ©vention


     La prĂ©vention du cancer se base sur :

    Liste :
  • l'Ă©vitement ou la diminution de l'exposition aux cancĂ©rogĂšnes de l'environnement et industriels : principalement, la lutte contre le tabagisme, la consommation excessive d'alcool et de graisses animales, l'exposition excessive au soleil, les normes de construction (dĂ©samiantage), manutention de produits dangereux dans le cadre professionnel, Ă©tude REACH ;
  • le rĂŽle protecteur de certains Ă©lĂ©ments : fibres, vitamines et autres antioxydants (cĂ©rĂ©ales, lĂ©gumes verts, fruits) ;

     On peut y ajouter le traitement des lĂ©sions prĂ©cancĂ©reuses, pour Ă©viter les mĂ©tastases, bien qu'il s'agisse aussi de traitement « curatif Â».


     Il convient de faire la diffĂ©rence entre la prĂ©vention, qui cherche Ă  diminuer la survenue de la maladie en luttant contre ses facteurs favorisants, et le dĂ©pistage, qui cherche Ă  mettre en Ă©vidence une maladie de maniĂšre prĂ©coce pour la traiter plus facilement.


     Voir les articles :






Chapitre : Médecine


  - Sous-chapitre : DĂ©pistage


     Il consiste en la dĂ©tection de lĂ©sions prĂ©cancĂ©reuses ou de cancers Ă  des stades peu avancĂ©s : on recherche, chez une personne qui ne prĂ©sente pas de symptĂŽmes, Ă  mettre en Ă©vidence la maladie de maniĂšre prĂ©coce.


     Cela se fait par :

    Liste :
  • La clinique (l'examen du patient) : palpation des seins, toucher rectal...
  • Des examens paracliniques : radiographies, dosages biologiques.

     Le but est de trouver, dans une population donnĂ©e, des lĂ©sions que l'on peut traiter facilement : si l'on attend les symptĂŽmes, il est souvent nĂ©cessaire d'avoir recours Ă  des traitements plus lourds pour traiter la maladie.


     Les dĂ©pistages ayant prouvĂ© leur intĂ©rĂȘt (ils diminuent le nombre de dĂ©cĂšs par cancer) sont :

    Liste :
  • Le frottis du col utĂ©rin, pour dĂ©pister les lĂ©sions prĂ©cancĂ©reuses et les petits cancers du col utĂ©rin
  • La mammographie, pour dĂ©pister des cancers du sein Ă  un stade prĂ©coce

     Actuellement, on cherche Ă  prouver l'intĂ©rĂȘt de la recherche de saignements minimes dans les selles (test hĂ©mocult) pour le dĂ©pistage des polypes et des petits cancers du cĂŽlon.

  - Sous-chapitre : Diagnostic


     MĂȘme s'il existe des Ă©lĂ©ments permettant d'identifier un cancer avec une grande probabilitĂ©, le diagnostic de certitude ne se fait que sur analyse au microscope (anatomopathologie) d'un Ă©chantillon de la tumeur (Ă©ventuellement aidĂ© par d'autres techniques). Cet Ă©chantillon vient soit d'une biopsie (simple prĂ©lĂšvement d'un morceau de la tumeur) qui peut ĂȘtre faite, suivant la localisation, suivant diffĂ©rentes procĂ©dures (fibroscopie, ponction Ă  travers la peau
), soit d'une piĂšce opĂ©ratoire (tumeur enlevĂ©e par le chirurgien).

  - Sous-chapitre : Principes de traitement


     Le traitement doit ĂȘtre effectuĂ© uniquement en milieu spĂ©cialisĂ©, en rĂšgle sur une stratĂ©gie dĂ©finie par une Ă©quipe mĂ©dicale pluridisciplinaire (c'est-Ă -dire comportant des mĂ©decins de plusieurs spĂ©cialitĂ©s : oncologie, radiothĂ©rapie, chirurgie, gynĂ©cologie, gastro-entĂ©rologie, etc.).


     Il nĂ©cessite :

    Liste :
  • d'avoir un diagnostic de certitude et de connaĂźtre le type du cancer ;
  • d'Ă©valuer son extension locale, rĂ©gionale et la prĂ©sence ou non de mĂ©tastases ;
  • d'Ă©valuer l'Ă©tat gĂ©nĂ©ral du patient (Ăąge, fonctions cardiaque et rĂ©nale, prĂ©sence d'autres maladies).

     Suivant les cas, il repose sur :

    Liste :
  • l'exĂ©rĂšse (l'ablation) chirurgicale large de la tumeur quand cela est possible, large voulant dire que le bistouri du chirurgien passe uniquement par des tissus sains ;
  • une chimiothĂ©rapie, prescription de mĂ©dicaments s'attaquant au cancer et Ă  ses mĂ©tastases ;
  • une radiothĂ©rapie, l'irradiation de la tumeur permettant de faire fondre, voire disparaĂźtre, celle-ci.

     Certains cancers peuvent bĂ©nĂ©ficier Ă©galement :

    Liste :
  • d'un traitement hormonal ;
  • d'un traitement Ă  visĂ©e immunologique consistant Ă  augmenter l'action du systĂšme immunitaire ; Une piste est notamment explorĂ©e, qui associe l'interleukine-7 (IL-7) Ă  un vaccin viral pour inciter le systĂšme immunitaire Ă  attaquer les tumeurs. Ces travaux ont aussi montrĂ© comment l'IL-7 casse les barriĂšres qui freinaient la rĂ©ponse immunitaire aux tumeurs.
  • d'un traitement Ă  base d'ultrasons, une technologie en plein dĂ©veloppement s'appuyant sur la focalisation d'un faisceau ultrasonore trĂšs puissant sur une mĂ©tastase.

     Souvent, plusieurs de ces types de traitements sont nĂ©cessaires chez un mĂȘme patient.


     Il ne faut pas oublier :

    Liste :
  • le traitement des consĂ©quences de la tumeur ;
  • la prise en charge des effets secondaires du traitement ;
  • le traitement de la douleur.

  - Sous-chapitre : Traitements alternatifs


     Il existe beaucoup de traitements alternatifs mais l'Ă©valuation scientifique de leur efficacitĂ© est souvent soit inexistante, soit non validĂ©e en pratique clinique (c'est-Ă -dire validĂ©es dans des modĂšles expĂ©rimentaux ou animaux mais pas chez l'homme).


     C'est le cas de la supplĂ©mentation en acide ascorbique, de la mĂ©decine orthomolĂ©culaire, dont l'idĂ©e initiale a Ă©tĂ© donnĂ©e par Irwin Stone, reprise par le double prix Nobel (Nobel de chimie, Nobel de la paix) Linus Pauling et reprise ensuite par un certain nombre d'autres scientifiques, dont Matthias Rath. Un effet favorable semble exister chez les cultures cellulaires ou chez des animaux mais aucune preuve satisfaisante n'existe chez l'ĂȘtre humain Ă  titre curatif; ou prĂ©ventif. La SociĂ©tĂ© Suisse de lutte contre le cancer souligne, en particulier, les faiblesses du dossier scientifique de Matthias Rath.


     Un autre type de traitement dit "d'accompagnement" a Ă©tĂ© mis au point par une Ă©quipe de chercheurs de Rennes, la thĂ©rapie nutritionnelle Ă  faible teneur en polyamines. Les polyamines sont des molĂ©cules provenant en grande partie de l'alimentation et contribuent au dĂ©veloppement des cellules cancĂ©reuses. Les solutĂ©s sont un complĂ©ment aux traitements conventionnels, ainsi d'aprĂšs un essai clinique ils amĂ©lioreraient l'Ă©tat de santĂ© gĂ©nĂ©ral, diminueraient la douleur de certains malades atteints d'un cancer mĂ©tastasĂ© de la prostate hormono-rĂ©sistant et permettraient une rĂ©duction des doses de chimiothĂ©rapie et de morphine.

  - Sous-chapitre : Soutien psychologique


     Apprendre qu'on a un cancer est trĂšs difficile Ă  assumer, tant cette nouvelle a longtemps Ă©tĂ© considĂ©rĂ©e comme celle d'une mort imminente. Par ailleurs l'hospitalisation, l'opĂ©ration chirurgicale et les traitements adjuvants changent profondĂ©ment la vie du malade. Il est donc essentiel d'apporter aux malades un soutien psychologique adaptĂ©.


     En France, l'association de Psycho-oncologie Ă©tudie comment aider au mieux les cancĂ©reux, ce qui passe en gĂ©nĂ©ral par la participation Ă  des groupes de patients qui vivent les mĂȘmes Ă©preuves.


     Il existe des forums sur internet.






Chapitre : Historique



     Des cancers Ă©taient dĂ©jĂ  dĂ©crits dans des Ă©crits Ă©gyptiens vers -3500. C'est Hippocrate qui donna la premiĂšre dĂ©finition de la maladie, appelĂ©e alors « carcinome Â» ou « squirre Â» : une tumeur (gonflement) dure, non-inflammatoire, ayant tendance Ă  rĂ©cidiver et se gĂ©nĂ©raliser jusqu'Ă  la mort.






Chapitre : Statistiques



     La comparaison des statistiques nationales est dĂ©licate, car la dĂ©tection et les classifications ont variĂ© selon les Ă©poques et les pays. Ainsi, en France, le terme « cause environnementale Â» fait rĂ©fĂ©rence aux produits chimiques et Ă  la pollution
, alors qu'en anglais, cela fait rĂ©fĂ©rence Ă  tout ce qui entoure l'homme et, de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, tous les facteurs exogĂšnes, c'est-Ă -dire le soleil, l'alcool, le tabagisme, le nombre de grossesses


  - Sous-chapitre : En France


     Le nombre total des dĂ©cĂšs par cancer en France Ă©tait, en 2004, de 152 708, soit environ 241 dĂ©cĂšs pour 100 000 habitants. C'est la premiĂšre cause de mortalitĂ© en France, juste avant les maladies cardio-vasculaires (147 323 dĂ©cĂšs en 2004) dont le taux Ă  baissĂ© de 50% depuis les 25 derniĂšres annĂ©es alors que le taux de cancer n'a que peu diminuĂ©. Les 3 cancers les plus frĂ©quents chez l’homme sont le cancer de la prostate, le cancer du poumon et le cancer du colon-rectum. Chez la femme, les 3 cancers les plus frĂ©quents sont le cancer du sein, le cancer du colon-rectum et le cancer du poumon.


     Il existe une augmentation du nombre de certains cancers. Les cancers du poumon, mĂ©sothĂ©liomes, hĂ©mopathies malignes, tumeurs cĂ©rĂ©brales et cancers du sein, de l'ovaire, du testicule, de la prostate et de la thyroĂŻde sont en augmentation trĂšs significative depuis les annĂ©es 1980... Ceci est en partie liĂ© au vieillissement et Ă  la croissance de la population et touche diffĂ©remment l'homme et la femme. De 1980 Ă  2005 (en tenant compte de la dĂ©mographie), le taux de cancers s'est Ă©levĂ© de 35 % pour les hommes et de 43 % pour les femmes. En 2008, l’INSERM a conclu d'une revue de la littĂ©rature scientifique mondiale relative aux liens entre ces 9 cancers en augmentation et exposition passive Ă  des cancĂ©rogĂšnes, avĂ©rĂ©s ou suspectĂ©s dans l'environnement (incluant donc le tabagisme passif, mais non le tabagisme actif), que ni les amĂ©liorations du dĂ©pistage ni l’évolution de la dĂ©mographie ne pouvaient expliquer cette augmentation. L’exposition aux cancĂ©rigĂšnes de l'environnement est donc supposĂ©e, mais reste mal Ă©valuĂ©e, bien que des lien de causalitĂ© soient dĂ©jĂ  Ă©tablis par exemple entre cancer du poumon et pollution particulaire de l’air par le trafic automobile, le chauffage et l’industrie (« Environ 1 300 Ă  1 900 dĂ©cĂšs par cancer du poumon pourraient ĂȘtre Ă©vitĂ©s chaque annĂ©e dans 23 villes europĂ©ennes si les niveaux de PM2,5 particules fines Ă©taient ramenĂ©s respectivement Ă  20 et Ă  15 microgrammes par millimĂštre cube (”g/mm3) Â». Mais la norme europĂ©enne sur les PM2,5 (max de 25”g/mm3 en 2010) ne sera en vigueur qu'en 2015.
On sait que les rayons ionisants (Rayon X et gamma en particulier) peuvent induire de nombreux cancers : (poumon, thyroĂŻde, sein, cerveau, plĂšvre, leucĂ©mies
) et que les radiographies frĂ©quentes augmentent le risque de cancer du sein et, peut-ĂȘtre d'autres cancers a conclu l’étude. Or ces examens sont de plus en plus frĂ©quents (+ 5 Ă  8 % par an en France).
Plus de 900 molĂ©cules pesticides sont autorisĂ©es en France, souvent sans Ă©tudes toxicologique ou Ă©cotoxicologiques complĂštes (incluant donc les risques Ă  long terme). L'exposition aux insecticides domestiques du fƓtus lors de la grossesse ou dans l'enfance est associĂ©e Ă  un doublement du risque de leucĂ©mie et moindrement Ă  un risque de tumeur ou cancer du cerveau. L'AFSSET s’est en 2008 engagĂ© Ă  produire des avis et recommandations dans un proche avenir.

Incidence (1980-2005) et mortalité (2005) par cancer en France
CancerIncidenceMortalité
Tous les cancers319 380145 762
Prostate62 2459 202
Sein49 81411 201
CĂŽlon-rectum37 41316 865
Poumons30 65126 624
CavitĂ© buccale et pharynx12 2704 000
Lymphome Malin Non Hodgkinien10 2244 203
Vessie9 6794 482
Rein7 9493 684
MĂ©lanome (peau)7 4011 440
PancrĂ©as7 2187 787
Estomac6 7944 756
ThyroĂŻde6 672403
Foie6 4337 390
UtĂ©rus (corps)5 7741 800
ƒsophage4 7213 850
MyĂ©lome4 5162 789
Ovaire4 3753 180
SystĂšme nerveux4 1203 019
Larynx3 7351 406
LeucĂ©mie lymphoĂŻde chronique3 2241 059
LeucĂ©mies aiguĂ«s3 0822 733
Col de l'utĂ©rus3 0681 067
Testicule2 00282
Maladie de Hodgkin1 544218
PlĂšvre9061 090

     Il est essentiel de bien noter la diffĂ©rence entre l'incidence d'un cancer (La frĂ©quence annuelle calculĂ©e sur une durĂ© prĂ©cise) et la mortalitĂ©. Ce tableau montre bien que certains cancers trĂšs frĂ©quents (prostate) ont une mortalitĂ© faible contrairement Ă  des cancers plus rares (pancrĂ©as) qui a une mortalitĂ© trĂšs Ă©levĂ©e.


     La France est parfois prĂ©sentĂ©e comme Ă©tant le pays ayant la plus longue survie aprĂšs cancer. Mais concernant la survie Ă  5 ans aprĂšs le diagnostic, elle serait le second en Europe derriĂšre la SuĂšde, avec environ 52% de survie (63 % pour les femmes, 44 % pour les hommes). Cela cache de grandes disparitĂ©s selon les cancers. On atteint des chances de survie de 95 % pour le cancer de la thyroĂŻde ; chez les hommes, on atteint 80 % de survie Ă  5 ans pour le cancer de la prostate, et quasiment 100 % pour les cancers des testicules, et, chez les femmes, 85 % pour le cancer du sein entre 15 et 44 ans, mais 78 % au-delĂ  de 75 ans. En revanche, les cancers profonds sont diagnostiquĂ©s plus tardivement et sont trĂšs souvent mortels : cancer du pancrĂ©as (10 % de survie), du poumon...

  - Sous-chapitre : QualitĂ© des soins : taux de survie et surmortalitĂ©


     Le taux de survie dĂ©pend aussi de l'Ăąge. Cinq ans aprĂšs le diagnostic, 70 % des 15–45 ans survivent. Alors que seuls 39,4 % des malades cancĂ©reux ĂągĂ©s de 75 ans survivront plus de 5 ans... sachant qu'Ă©tant donnĂ© le risque de mĂ©tastases, on ne parle pas de guĂ©rison pour un cancer, mais de rĂ©mission (voir Évolution plus loin).
Pour estimer l'efficacité du dépistage et des soins, on utilise le taux de survie et la surmortalité à une certaine durée aprÚs le diagnostic.

Taux de survie


     Selon La Ligue nationale contre le cancer, en 2006, le taux de survie Ă  cinq ans aprĂšs diagnostic en France, pour des patients suivis entre 1989 et 1997 Ă©tait :

Survie Ă  cinq ans par localisation et par sexe
HommesFemmes
75 % et +
LĂšvre96 %ThyroĂŻde95 %
Testicule95 %Maladie de Hodgkin92 %
ThyroĂŻde88 %MĂ©lanome de la peau89 %
Maladie de Hodgkin85 %LĂšvre88 %
MĂ©lanome de la peau83 %Sein85 %
Prostate80 %Corps utĂ©rin76%
50 Ă  74 %
PĂ©nis67 %Col utĂ©rin70 %
Rein63 %Rein64 %
Vessie60 %Os, articulations et cartilages articulaires62 %
Os, articulations et cartilages articulaires59 %Larynx59 %
CĂŽlon56 %Rectum58 %
Rectum55 %CĂŽlon57 %
Larynx54 %Vulve et vagin52 %
Lymphome malin non hodgkinien54 %Vessie50 %
25 Ă  49 %
Nasopharynx45 %Langue45 %
Intestin grĂȘle45 %MyĂ©lomes multiples43 %
MyĂ©lomes multiples42 %Intestin grĂȘle42 %
CavitĂ© orale38 %Ovaire40 %
Langue33 %Fosses nasales,
sinus annexes de la face,
oreille moyenne et oreille interne
37 %
Hypopharynx34 %
LeucĂ©mie aiguĂ« lymphoblastique29 %
Estomac28 %
25 % et -
Estomac23 %SystĂšme nerveux central19 %
SystĂšme nerveux central20 %Poumon18 %
Poumon13 %ƒsophage14 %
ƒsophage11 %MĂ©sothĂ©liome de la plĂšvre13 %
Foie7 %Foie9 %
MĂ©sothĂ©liome de la plĂšvre6 %PancrĂ©as7 %
PancrĂ©as5 %

Surmortalité


     Pour un groupe de personnes chez lesquelles on a diagnostiquĂ© un cancer, on peut distinguer celles mortes des suites de leur cancer, et celles mortes d'autre chose. La surmortalitĂ© Ă  une durĂ©e t (par exemple de 10 ans) liĂ©e au cancer est la probabilitĂ© de mourir du seul fait du cancer durant la durĂ©e t qui suit le diagnostic.


     Le problĂšme de l'Ă©valuation de cette mortalitĂ© est qu'il faudrait connaĂźtre les causes de tous les dĂ©cĂšs des personnes dont on a diagnostiquĂ© un cancer, ce qui est impossible. On utilise donc une autre estimation ; pour un groupe de personnes du mĂȘme sexe et du mĂȘme Ăąge, on utilise la « survie relative Â», c'est-Ă -dire le rapport entre :

    Liste :
  • la probabilitĂ© de survie aprĂšs un temps t du groupe de personnes dont on a diagnostiquĂ© un cancer, et
  • la probabilitĂ© de survie Ă  t d'un groupe de personnes n'ayant pas de cancer, de mĂȘme Ăąge et de mĂȘme sexe.

     La surmortalitĂ© est alors le complĂ©ment Ă  1 de cette survie relative.


     Les Ă©tudes montrent une surmortalitĂ© d'environ 2 % au-delĂ  de 10 ans aprĂšs le diagnostic dans les pays dĂ©veloppĂ©s, ce qui pointe l'irrationalitĂ© de la sĂ©grĂ©gation que subissent les patients ayant eu un cancer de la part des assurances et des banques (surtaxes, refus de prĂȘt
).


     Les rĂ©sultats ci-aprĂšs sont issus du document Cancers — Pronostics Ă  long terme de l'INSERM.


     L'Ă©tude Eurocare s'est penchĂ©e sur une vingtaine de pays europĂ©ens pour des cas diagnostiquĂ©s durant trois pĂ©riodes (les malades Ă©tudiĂ©s durant une pĂ©riode forment une « cohorte Â») : 1978–1985, 1985–1989 et 1990–1994. Cette Ă©tude ne distingue pas le stade du diagnostic.

Étude Eurocare, surmortalitĂ©, tous cancers et tous Ăąges confondus
délais aprÚs diagnosticsurmortalité
deux sexes confondusfemmeshommes
0–1 an27 %20 %33 %
2 annĂ©e15 %
5 annĂ©e5 %
10 annĂ©e2,27 %1,95 %3,18 %
11–12annĂ©e2 %moins de 2 %un peu plus de 2 %
Étude Eurocare, surmortalitĂ©, tous cancers et deux sexes confondus
délais aprÚs diagnosticsurmortalité par classe d'ùge
toutes classes
d'Ăąge confondues
15–44 ans45–54 ans54–65 ans65–74 ans
0–1 an27 %12 %33 %
4 annĂ©emoins de 5 %
10 annĂ©e2,27 %1,24 %2,06 %2,42 %3,03 %
11–12annĂ©e2 %un peu plus de 1 %plus de 3 %
Étude Eurocare, surmortalitĂ© Ă  10 ans, toutes classes d'Ăąge et deux sexes confondus
surmortalitélocalisation du cancer
< 2 %
    Liste :
  • tumeurs germinales du testicule (0,03 %),
  • corps de l'utĂ©rus (0,28 %),
  • leucĂ©mies aiguĂ«s lymphoĂŻdes (0,33 %),
  • thyroĂŻde (0,49 %),
  • cĂŽlon (0,91 %),
  • mĂ©lanomes cutanĂ©s (0,91 %),
  • maladie de Hogkin (1,03 %)
  • col de l'utĂ©rus (1,13 %),
  • rectum (1,44 %),
  • ovaires (1,80 %),
2–5 %
    Liste :
  • sein (2,57 %),
  • larynx (2,74 %),
  • leucĂ©mies aiguĂ«s myĂ©loĂŻdes (2,75 %),
  • oropharynx (2,76 %),
  • rhinopharynx (2,96 %),
  • rein (3,13),
  • lymphomes malins non-hodgkiniens (4,18 %)
> 5 %
    Liste :
  • poumon (5,64 %),
  • prostate (6,67 %),
  • hypopharynx (9,11 %),
  • leucĂ©mies lymphoĂŻdes chroniques (9,67 %),
  • leucĂ©mies myĂ©loĂŻdes chroniques (10,27 %)

     L'Ă©tude Ă©tasunienne SEER s'est intĂ©ressĂ©e au stade du cancer au moment de son diagnostic, selon trois catĂ©gories :

    Liste :
  • tumeur localisĂ©e ;
  • tumeur ayant un dĂ©veloppement rĂ©gional (ganglionnaire) ;
  • tumeur ayant un dĂ©veloppement Ă  distance (mĂ©tastase).
Étude SEER, surmortalitĂ© Ă  5 ans, toutes classes d'Ăąge et deux sexes confondus, pour un cancer diagnostiquĂ© au stade de tumeur localisĂ©e
surmortalitélocalisation du cancer
< 1 %
    Liste :
  • prostate (0,00 %),
  • tumeurs germinales du testicule (0,00 %),
  • thyroĂŻde (0,00 %),
  • corps de l'utĂ©rus (0,50 %),
  • mĂ©lanomes cutanĂ©s (0,61 %),
  • ovaires (0,86 %),
  • col de l'utĂ©rus (0,91 %)
1–3 %
    Liste :
  • sein (1,02 %),
  • rein (1,80 %),
3–5 %larynx (2,90 %)
> 5 %poumon (7,20 %)

  - Sous-chapitre : Cancer chez l'enfant


     Les enfants reprĂ©sentent moins de 1 % des cas de cancer ; dans les pays dĂ©veloppĂ©s, ils sont guĂ©ris dans deux tiers des cas . Dans les pays industrialisĂ©s, environ 1 enfant sur 500 dĂ©clare un cancer avant l'Ăąge de 15 ans (presque 1500 nouveaux cas par an en France, dont 50 % avant l'Ăąge de 6 ans. Les leucĂ©mies (450 cas nouveaux par an en France) sont les plus frĂ©quents. Les autres tumeurs sont principalement ;

    Liste :
  • des tumeurs cĂ©rĂ©brales (300/an en France) ;
  • des lymphomes (190/an en France, dont 56 % de lymphomes non-hodgkiniens dĂ©clarĂ©s entre 2 et 3 ans).

     Les tumeurs embryonnaires sont plus frĂ©quentes les premiĂšres annĂ©es de la vie, et des sarcomes osseux et des tissus mous chez les grands enfants.

Étude Eurocare, surmortalitĂ© chez les enfants
délais aprÚs diagnosticsurmortalité
0–1 an> 10 %
4 annĂ©e2 %
7 annĂ©e1 %

Cancers hématopoïétiques de l'enfant


     Une Ă©tude a confirmĂ© que l’exposition des mĂ©nages français aux pesticides domestiques augmente (doublement environ) le risque de cancers hĂ©matopoĂŻĂ©tiques (cancer du sang) de leur enfant.


     Cette Ă©tude a exploitĂ© le RNHE, le « Registre National des HĂ©mopathies malignes de l'Enfant Â» (antĂ©rieurement dĂ©nommĂ© « Registre National des LeucĂ©mies de l'Enfant Â») qui enregistre les cas signalĂ©s d’hĂ©mopathie maligne ou Ă  la limite de la malignitĂ©, chez les enfants habitant en France mĂ©tropolitaine ayant moins de 15 ans au moment du diagnostic.
L’étude s’est aussi appuyĂ©e sur le registre national ESCALE (Etude sur les cancers de l'enfant pour la pĂ©riode 2003-2004).
Les mĂšres d’un Ă©chantillon d’enfants atteints de cancers du sang et celles d’un Ă©chantillon-tĂ©moin ont Ă©tĂ© questionnĂ©es sur l’usage Ă©ventuel de pesticides (par la mĂšre ou par le pĂšre) dans l’habitation lors de la grossesse ; en diffĂ©rentiant les insecticides (bombes utilisĂ© Ă  la maison, traitement d’animaux de compagnie, ou traitement du jardin ou des cultures
), les herbicides et les fongicides. Les chercheurs ont aussi intĂ©grĂ© des paramĂštres tels que l'Ăąge, le sexe, le degrĂ© de d’urbanisation de l’environnement et le type de logement (appartement ou maison).


     Le panel retenu pour la pĂ©riode d’étude (2003-2004) Ă©tait les parents de 764 enfants ayant dĂ©clarĂ© une leucĂ©mie aiguĂ«, 130 enfants ayant prĂ©sentĂ© un lymphome de Hodgkin (LH), et 166 cas de lymphome non-hodgkinien (LNH). Ce groupe ayant Ă©tĂ© comparĂ© Ă  une population-tĂ©moin de parents de 1681 enfants. Le dĂ©pouillement des questionnaires a montrĂ© qu’utiliser des insecticides dans la maison durant la grossesse a significativement augmentĂ© le risque que l’enfant dĂ©clare une leucĂ©mie aiguĂ« (leucĂ©mie lymphoĂŻde ou leucĂ©mie myĂ©loĂŻde) ou un lymphome non hodgkinien, surtout un Lymphome de Burkitt (prĂšs de 3 fois plus de risque : OR = 2,7, IC Ă  95%, 1.6-4.5) ou des tumeurs mixtes Ă  cellule de lymphome non hodgkinien (OR = 4.1; 95% CI, 1.4-11.8). Par contre l’exposition aux pesticides domestiques n’a pas augmentĂ© le risque de lymphome hodgkinien Ă  sclĂ©rose nodulaire (« Nodular sclerosis ou "NSHL" pour les anglosaxons Â»), cancer qui touche surtout des filles plus ĂągĂ©es.


     L’utilisation domestique de pesticides par le pĂšre a Ă©galement semblĂ© liĂ© Ă  une lĂ©gĂšre augmentation moindre, mais Ă©galement significative du nombre de leucĂ©mie aiguĂ« (OR = 1,5, IC Ă  95%, 1.2-1.8) et de lymphome non hodgkinien NHL (OR = 1,7, IC Ă  95%, 1.2-2.6), mais les liens avec la leucĂ©mie aiguĂ« ne sont plus significatifs aprĂšs prise en compte de l'usage des pesticides par la mĂšre durant la grossesse.


     Cette Ă©tude confirme l'hypothĂšse que l'usage domestique des pesticides joue un rĂŽle dans l'Ă©tiologie de ces cancers hĂ©matopoĂŻĂ©tiques de l'enfance. Les auteurs concluent que la cohĂ©rence des rĂ©sultats avec ceux d'Ă©tudes antĂ©rieures soulĂšve Ă  nouveau la question de l'opportunitĂ© de prĂ©venir l'usage des pesticides dans l’environnement des femmes enceintes.






Chapitre : Notes et références


  1. ↑ * ConfĂ©rence intitulĂ©e « GĂ©nome et Cancer Â» par Mark Lathrop, pour l'UniversitĂ© de tous les savoirs (vidĂ©o de 57 mn), 21 juin 2008
  2. ↑ Agricultural pesticide exposure and the molecular connection to lymphomagenesis, J. Agopian et al., 2009
  3. ↑ Occupational exposure to pesticides and lymphoid neoplasms among men: results of a French case-control study, A. Monnereau et al., 2009
  4. ↑ Liste du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), ref à retrouver
  5. ↑ Kaushal Raj Pandey. Occupational cancer kills more than 200 000 people a year. BMJ 2007;334:925
  6. ↑ Rapport 2007 de l'AcadĂ©mie nationale de MĂ©decine sur les causes du cancer
  7. ↑ OIV, numĂ©ro 62, 2001.
  8. ↑ information hospitaliùre, 2004.
  9. ↑ Nature Medicine, 27 Avril 2009.
  10. ↑ Block KI. Koch Amanda, Mead MN,[Impact of antioxidant supplementation on chemotherapeutic efficacy: A systematic review of the evidence from randomized controlled trials ], Cancer Treatment Reviews, 2007;33:407-18
  11. ↑ Bjelakovic G, Nikolova D, Gluud LL, Simonetti RG, Gluud C, Antioxidant supplements for prevention of mortality in healthy participants and patients with various diseases, Cochrane Database of Systematic Reviews, 2008;2 DOI: 10.1002/14651858.CD007176
  12. ↑ Document de la ligue contre le cancer Suisse sur les Ă©tudes du Dr. RATH et la vitamine C
  13. ↑ Cipolla B, Guillí F, Moulinoux JP. Polyamine-reduced diet in metastatic hormone-refractory prostate cancer (HRPC) patients. Biochem Soc Trans. 2003 Apr;31(2):384-7.
  14. ↑ Un aliment pour accompagner le traitement du cancer. Article du 11 dĂ©cembre 2007 sur http://www.lesechos.fr.
  15. ↑ Le cancer, histoire et regards portĂ©s sur la maladie
  16. ↑ NumĂ©ro thĂ©matique du Bulletin Ă©pidĂ©miologique hebdomadaire du 18 septembre 2007 / n°35-36 - Surveillance Ă©pidĂ©miologique des causes de dĂ©cĂšs en France - publiĂ© par l'InVS
  17. ↑ Cancer, approche mĂ©thodologique du lien avec l'environnement, Ed: INSERM, expertise collective 2005, 92 p (CommuniquĂ©, consultĂ© 2008 10 04)
  18. ↑ Comparaison et Ă©volution des incidences chez l'homme et la femme (tableau Inserm, 2008)
  19. ↑ Belot A, Grosclaude P, Bossard N, Jougla E, Benhamou E, et coll. Cancer incidence and mortality in France over the period 1980-2005. Revue d'ÉpidĂ©miologie et de SantĂ© Publique 2008, 56 :159-175
  20. ↑ Institut de veille sanitaire (InVS) INSERM
  21. ↑ source : Le tĂ©lĂ©phone sonne, Ă©mission radiophonique de France Inter, 24 mai 2005
  22. ↑ Ă©tude menĂ©e par La Ligue nationale contre le cancer [www.ligue-cancer.net], citĂ©e par le journal d'information de France Inter, 27 fĂ©vrier 2007, et les quotidiens Le Figaro, Le Parisien, Le Monde
  23. ↑ Belle Ă©claircie sur le front du cancer, Éric Favereau, LibĂ©ration, 28 fĂ©vrier 2007
  24. ↑ http://ist.inserm.fr/basisrapports/cancer-pronostic/synthese.pdf
  25. ↑ Inserm
  26. ↑ Household Exposure to Pesticides and Risk of Childhood Hematopoietic Malignancies: The ESCALE Study (SFCE) Environ Health Perspect 115:1787-1793 (2007). doi: 10.1289/ehp.10596], JĂ©rĂ©mie Rudant et al. dĂ©cembre 2007 , Environmental Health Perspectives, Vol. 115 | N° 12, en ligne depuis le 25 Septembre 2007
  27. ↑ Registre National des HĂ©mopathies malignes de l'Enfant





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