Définition Wikipédia de : Cancer
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Quand des cellules normales sont endommagĂ©es et qu'elles ne peuvent pas ĂȘtre soignĂ©es, elles meurent : c'est l'apoptose. Les cellules cancĂ©reuses ne meurent pas et continuent de se dĂ©velopper.

Le cancer est une maladie caractĂ©risĂ©e par une prolifĂ©ration cellulaire anormalement importante au sein d'un tissu normal de l'organisme, de telle maniĂšre que la survie de ce dernier est menacĂ©e. Ces cellules dĂ©rivent toutes d'un mĂȘme clone, cellule initiatrice du cancer qui a acquis certaines caractĂ©ristiques lui permettant de se diviser indĂ©finiment. Au cours de l'Ă©volution de la maladie, certaines cellules peuvent migrer de leur lieu de production et former des mĂ©tastases. Pour ces deux raisons, le dĂ©pistage du cancer doit ĂȘtre le plus prĂ©coce possible.

Suite de l'article :
« Cancer » est un terme général désignant toute maladie pour lesquelles certaines cellules du corps humain se divisent d'une maniÚre incontrÎlée. Les nouvelles cellules résultantes peuvent former une tumeur maligne (un néoplasme) ou se propager à travers le corps.
Les facteurs de risques sont internes (génome, mutation,), induction par un agent infectieux... et/ou externes (alimentation, irradiation..)
Plusieurs types de cancers semblent en augmentation, pour des raisons environnementales ou de modes de vie, ainsi que - pour une partie des cas seulement - en raison du vieillissement de la population. Les taux de cancers détectés augmentent dans chaque tranche d'ùge, une meilleure détection qu'autrefois ayant aussi un rÎle dans cette augmentation.
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Chapitre : Terminologie
L'oncologie (ou cancĂ©rologie) est la spĂ©cialitĂ© mĂ©dicale d'Ă©tude, de diagnostic et de traitement des cancers. Elle est pratiquĂ©e par des mĂ©decins oncologues ou cancĂ©rologues. Ceux-ci peuvent ĂȘtre suivant leur spĂ©cialitĂ© chimiothĂ©rapeutes ou radiothĂ©rapeutes.
Du fait d'une image nĂ©gative sur le pronostic auprĂšs du public, le cancer a de nombreux synonymes employĂ©s par les mĂ©decins : tumeur maligne, nĂ©oplasie, nĂ©oplasme, polymitose, carcinomeâŠ
Certains termes sont plus rĂ©pandus dans la langue populaire : tumeur, crabeâŠ

Chapitre : Biologie
- Sous-chapitre : Typologie
On distingue généralement :
- Les carcinomes : cancer d'un épithélium, c'est-à -dire une surface composée uniquement de cellules
- Les sarcomes : cancers proliférant dans des tissus « de support » comme les os.
- Les cancers hématopoïétiques : cancer des cellules sanguines.
On peut les classer selon les organes touchés, avec par exemple types de cancer :
- Le cancer du sein
- Le cancer du cĂŽlon : cancer du cĂŽlon et, proche, celui du rectum
- Le cancer du pancréas
- Le myélome multiple : cancer de la moelle osseuse
- les leucémies : cancers du sang
- Le sarcome de Kaposi : cancer des vaisseaux sanguins
- Lymphomes : Maladie de Hodgkin et Lymphome non-hodgkinien.
- Le cancer des testicules
Il existe presque autant de sources de cancer que de tissus dans l'organisme. Certains sont toutefois plus fréquents que d'autres.
- Sous-chapitre : Génétique et cancer
Les cancers sont des pathologies gĂ©nĂ©tiques câest-Ă -dire quâils ont pour origine une modification quantitative et/ou qualitative de nos gĂšnes. Comme il sâagit dâaltĂ©rations gĂ©nĂ©tiques somatiques qui ne sont prĂ©sentes que dans le tissu malade, la plupart des cancers ne sont donc pas eux-mĂȘmes hĂ©rĂ©ditaires, seul un terrain plus ou moins favorable pouvant l'ĂȘtre. Les cancers familiaux (10% des cancers humains) sont associĂ©s Ă une altĂ©ration constitutionnelle (ou germinale) dâun gĂšne. Cette altĂ©ration est donc prĂ©sente dans toutes les cellules de notre organisme, gamĂštes incluses. Elle peut ĂȘtre transmise Ă la descendance.
Il y a trois grandes catĂ©gories de gĂšnes associĂ©s aux pathologies cancĂ©reuses : les oncogĂšnes, les gĂšnes suppresseurs de tumeurs et les gĂšnes de rĂ©paration de lâADN.
- Les oncogÚnes (appelés proto-oncogÚnes lorsqu'ils sont dans leur état normal et oncogÚnes losqu'ils sont mutés, ou c-onc) sont les régulateurs positifs de la prolifération cellulaire. Ils deviennent hyperactifs et leur modification est dominante car il suffit qu'une des deux copies du gÚne soit modifiée. On a identifié actuellement plus de 100 oncogÚnes. Les plus connus sont les gÚnes Ha-ras, myc, ou abl.
- La seconde catégorie comprend les gÚnes suppresseurs de tumeurs qui sont des régulateurs négatifs de la prolifération cellulaire (les freins). Les deux copies de ces gÚnes sont inactivées dans les cancers.
- La troisiĂšme catĂ©gorie correspond aux gĂšnes des multiples systĂšmes de rĂ©paration qui sont capables de dĂ©tecter et de rĂ©parer les lĂ©sions de lâADN qui ont modifiĂ© les oncogĂšnes ou les gĂšnes suppresseurs de tumeur. Ces systĂšmes de rĂ©paration sont Ă©galement inactivĂ©s dans les cellules cancĂ©reuses.
- Sous-chapitre : Transformation cellulaire
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Durant toute la vie cellulaire, notre patrimoine gĂ©nĂ©tique (l'acide dĂ©soxyribonuclĂ©ique ou ADN) est soumis Ă des agressions. Dans la majeure partie des cas, ces modifications de l'ADN passent inaperçues car des mĂ©canismes rĂ©parateurs corrigent ces dĂ©fauts. Pourtant, dans de rares cas, une mutation peut atteindre et modifier la structure d'un gĂšne spĂ©cifiant un facteur qui rĂšgle le contrĂŽle de la multiplication cellulaire (oncogĂšne ou gĂšne suppresseur de tumeur). Dans ce cas, la cellule peut acquĂ©rir un avantage sĂ©lectif qui lui permettra de donner naissance Ă un premier clone de cellules anormales (lĂ©sion prĂ©cancĂ©reuse). Dans ces cellules qui ont un avantage sĂ©lectif, la probabilitĂ© qu'une seconde mutation apparaisse et soit sĂ©lectionnĂ©e est plus importante. Dans ce cas, une seconde population sera gĂ©nĂ©rĂ©e, plus anormale que la premiĂšre et qui va se dĂ©velopper Ă ses dĂ©pens. On peut ainsi, par diverses Ă©tapes successives, accumuler plusieurs mutations, chacune d'entre elles permettant la sĂ©lection dâun clone de plus en plus malin pour finir par une cellule hautement cancĂ©reuse. La progression tumorale correspond donc Ă un processus dynamique qui, Ă chaque Ă©tape, sĂ©lectionne une nouvelle cellule ayant subi une ou plusieurs altĂ©rations.
La transformation cellulaire correspond au passage dâune cellule eucaryote normale vers une cellule eucaryote cancĂ©reuse. Ă ne pas confondre avec la transformation bactĂ©rienne qui est un phĂ©nomĂšne tout Ă fait diffĂ©rent.
Contrairement aux pathologies gĂ©nĂ©tiques comme la mucoviscidose, les myopathies ou certaines hĂ©mophilies qui sont des pathologies monogĂ©niques (un seul gĂšne est gĂ©nĂ©ralement altĂ©rĂ©), le cancer est une pathologie multigĂ©nique. Chaque cancer a pour origine lâaltĂ©ration de 10 Ă 20 gĂšnes. Ces altĂ©rations se produisent de maniĂšres successives, chacune dâentre elles favorisant la suivante (voir encadrĂ©). Cette suite dâaltĂ©rations se produit gĂ©nĂ©ralement sur une trĂšs longue plage chronologique (5 Ă 20 ans). Cette suite dâaltĂ©ration nâest pas alĂ©atoire et pour chaque type de cancer, on a pu mettre en Ă©vidence d'une part une certaine spĂ©cificitĂ© des gĂšnes altĂ©rĂ©s et d'autre part une chronologie dans le dĂ©veloppement des Ă©vĂšnements.
Dans les cancers du cĂŽlon, cette succession dâĂ©vĂ©nements comprend (entre autres) tout dâabord lâinactivation du gĂšne suppresseur de tumeur APC, puis une mutation de lâoncogĂšne Ha-ras suivi de lâinactivation du gĂšne suppresseur de tumeur p53. Il y a dâautres Ă©vĂ©nements qui restent Ă identifier. Le point essentiel est la spĂ©cificitĂ© des gĂšnes altĂ©rĂ©s et leur chronologie. Dans un autre type de cancer, les gĂšnes impliquĂ©s et la chronologie sont totalement diffĂ©rents. APC nâest altĂ©rĂ© que dans les cancers du cĂŽlon et jamais dans les cancers de la peau. Par contre lâaltĂ©ration de p53 peut ĂȘtre retrouvĂ©e dans pratiquement tous les types de cancers. Dans le cancer de la peau, contrairement au cancer du cĂŽlon, lâaltĂ©ration du gĂšne p53 est lâun des premiers Ă©vĂ©nements. Cette trĂšs grande diversitĂ© gĂ©nĂ©tique est Ă la base de lâhĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© de la pathologie cancĂ©reuse. Ă lâintĂ©rieur mĂȘme dâun type de cancer particulier comme le cancer bronchique, existent plusieurs sous-types (cancer bronchique Ă petites cellules, adĂ©nocarcinome, cancer bronchique Ă grandes cellules, etc.) chacun Ă©tant associĂ© Ă des altĂ©rations gĂ©nĂ©tiques particuliĂšres. La situation est identique pour dâautres cancers comme celui du sein, de lâestomac ou de la peau, chaque organe pouvant ĂȘtre associĂ© Ă plusieurs types de cancers suivant le type histologique de la cellule ayant Ă©tĂ© Ă lâorigine de la pathologie.
- Sous-chapitre : Chronologie de la transformation cancéreuse
La formation d'un cancer au sens strict comporte 2 étapes distinctes et nécessairement successives :
- CancérogenÚse
- TumorogenĂšse
- CarcinogenĂšse
Il s'agit de l'action de substances appelées carcinogÚnes. Elles entraßnent des anomalies génétiques touchant l'architecture ou la séquence de l'ADN. A ce stade, le cancer en formation n'est cliniquement pas observable et n'a pas de conséquence fonctionnelle.
- CancérogenÚse
Ce stade de la transformation cancĂ©reuse nĂ©cessite deux Ă©tapes : l'INITIATION et la PROMOTION. Ces deux Ă©tapes sont obligatoirement successives et l'initiation prĂ©cĂšde toujours la promotion, sans quoi le processus cancĂ©reux s'arrĂȘte. L'initiation correspond Ă l'accumulation des anomalies gĂ©nĂ©tiques, la promotion Ă la rĂ©ception par la cellule de facteurs de prolifĂ©ration qui vont entraĂźner les divisions. Ces signaux vont donc pĂ©renniser les anomalies au cours des divisions, et ainsi assurer la descendance de la cellule anormale, qui va de surcroĂźt accumuler de nouvelles anomalies gĂ©nĂ©tiques. (voir Transformation cellulaire).
La transformation cellulaire comporte deux Ă©lĂ©ments majeurs, lâimmortalisation (les cellules deviennent incapables d'initier leur propre mort (apoptose) ou deviennent indĂ©pendantes aux signaux extĂ©rieurs qui la dĂ©clenchent) et la perte dâhomĂ©ostasie (caractĂ©risĂ©e normalement par une balance divisions/mort qui assure le maintien de la taille et de la fonctionnalitĂ© d'un organe, les cellules cancĂ©reuses perdent la sensibilitĂ© aux signaux qui rĂ©gulent la prolifĂ©ration).
L'INITIATION est la conséquence de la carcinogenÚse. L'action des carcinogÚnes mute des gÚnes importants dans le maintien de l'intégrité et des caractéristiques de chaque type cellulaire. Il en résulte des pertes ou gains de fonctions cellulaires : activation ou dérépression d'un oncogÚne, inhibition ou répression d'un gÚne suppresseur de tumeur. Les oncogÚnes sont souvent des activateurs de la multiplication ou des inhibiteurs de l'apoptose (BCL, BCLX1...) tandis que les gÚnes suppresseurs sont inducteurs de l'apoptose ou bloquent le cycle cellulaire (P53, BAC...).
La PROMOTION est caractérisée par une grande instabilité génomique et une augmentation de la perte d'homéostasie. L'instabilité génomique est due à des mutations de deux types de gÚnes :
- Gate keeper genes : ils assurent le contrÎle du passage à une étape ultérieure du cycle cellulaire, ce sont des "points de contrÎle" du cycle cellulaire. Une perte de fonction de ces gÚnes permet à la cellule cancéreuse de passer rapidement à la phase ultérieure du cycle cellulaire, donc in fine de proliférer de façon incontrÎlée.
- Care taker genes : ils assurent physiologiquement la réparation des anomalies liées à l'ADN. Leur inactivation entraßne une instabilité accrue et une accumulation d'anomalies génétiques (mutation, perte d'hétérozygotie, modifications épigénétiques : hypo/hyperméthylation, désacétylation...).
Ces points de contrÎle et de réparation altérés, la cellule cancéreuse a désormais perdu la capacité à "reconnaßtre sa vieillesse", initier sa mort et réparer les dommages de son ADN. La réponse aux signaux de croissance physiologiques est en outre disproportionnée, puis la cellule commence à produire ses propres signaux de prolifération (cf. infra): la croissance incontrÎlée d'un pool de cellules n'a alors plus de limite.
A ce stade, le cancer est infraclinique: c'est une masse de cellules qui survit dans l'organisme. L'environnement des cellules cancéreuses (ou stroma, microenvironnement) est dit non coopératif : il ne fournit pas aux cellules cancéreuses les nutriments et le soutien que leur développement réclame. Cette phase est critique dans le développement clinique du cancer : si le stroma reste non-permissif, le cancer n'évolue pas, ou alors trÚs lentement. Si en revanche il s'établit une réciprocité de maintien entre cancer et stroma (le cancer envoie des signaux permissifs au stroma, qui se modifie en faveur du cancer et va lui apporter nutriments et soutien, le cancer grossit, produit de plus en plus de signaux permissifs, etc.), l'évolution du cancer reprend et passe à un stade clinique. Le stroma devient permissif lorsqu'il est le siÚge d'une néoangiogenÚse (sécrétion par la tumeur de facteurs de croissance angiogéniques (VEGF), apparition des récepteurs à ces facteurs sur le stroma (VEGF-R)) et de l'apparition de récepteurs tumoraux aux facteurs de croissances cellulaires (boucle autocrine) ou microenvironnementaux (boucle paracrine).
- TumorogenĂšse
Il s'agit du développement du cancer donnant des conséquences cliniques : il grossit dans des limites histologiques précises (on parle de cancer in situ), puis les dépasse et devient donc invasif avec dissémination trÚs probable de métastases.
La néoangiogenÚse et la mise en place d'une circulation sanguine stable et relativement efficace est un préalable indispensable à cette phase : la croissance tumorale est telle qu'elle ne peut plus se contenter d'une diffusion à partir d'un stroma non permissif mais nécessite des apports importants et dédiés. La tumeur grossit jusqu'à atteindre la lame basale : le cancer est dit in situ et son risque de métastase est faible. La croissance tumorale continue et la membrane basale se rompt, le cancer devient invasif : les cellules cancéreuses ont alors de grandes facilités à atteindre les courants métastatiques (circulations lymphatique pour les carcinomes et veineuse pour les sarcomes) et la dissémination dans le corps débute.
- Sous-chapitre : Origine des cancers
Environs 15 % des cancers humains peuvent ĂȘtre associĂ©s Ă des agents infectieux. Cela peut ĂȘtre des virus (HBV et cancer du foie, HPV et cancer du col de lâutĂ©rus, EBV et lymphome de Burkitt), plus rarement des bactĂ©ries (Helicobacter et cancer gastrique) ou encore plus rarement des parasites (Schistosomes et cancer du foie). Dans tous ces cas, outre lâinfection, on trouve Ă©galement des altĂ©rations dâoncogĂšnes ou de gĂšnes suppresseurs dans les tumeurs. Lâagent infectieux nâintervient quâĂ une Ă©tape du processus de transformation cellulaire.
Lâorigine des altĂ©rations qui modifient les oncogĂšnes et les gĂšnes suppresseurs est multiple. On les classe gĂ©nĂ©ralement en deux grandes catĂ©gories, exogĂšne et endogĂšne.
- Lâorigine exogĂšne correspond Ă toutes les expositions environnementales auxquelles un organisme est soumis. Cela va du tabac aux ultraviolets du soleil en passant par lâamiante, les radiations gamma, lâalcool et de nombreuses autres substances auquel un individu est exposĂ© volontairement ou involontairement. Elles peuvent agir directement au niveau de notre ADN et provoquer des altĂ©rations comme certaines molĂ©cules dans le tabac ou les ultraviolettes ou provoquer des Ă©tats inflammatoires favorisant lâapparition de cellules cancĂ©reuse (alcool).
- Les altĂ©rations dâorigine endogĂšne sont provoquĂ©es en partie par des molĂ©cules issues de notre mĂ©tabolisme comme les espĂšces rĂ©actives Ă lâoxygĂšne. Chaque jour notre ADN subit des millions dâagressions de la part de ces molĂ©cules mais dans la trĂšs grande majoritĂ© des cas, celles-ci sont rĂ©parĂ©es de maniĂšre trĂšs efficace. NĂ©anmoins, il suffit dâune dĂ©faillance dans la rĂ©paration dâun gĂšne important pour enclencher ou continuer un processus de transformation cellulaire. Des travaux rĂ©cents (2007) suggĂšrent que les systĂšmes de rĂ©paration de lâADN ont une efficacitĂ© qui diminue avec lâĂąge.
En 2000 R. Weinberg et D. Hanahan ont suggĂ©rĂ© que la transformation cellulaire passe par lâacquisition dâau moins six propriĂ©tĂ©s :
- IndĂ©pendance vis-Ă -vis des signaux stimulant la prolifĂ©ration. Les cellules normales ne se divisent que lorsqu'elles reçoivent un stimulus particulier. Les cellules tumorales nâont plus besoin de ce signal.
- Insensibilité aux signaux inhibiteurs
- Abolition de lâapoptose ou mort cellulaire programmĂ©e. En cas de stress ou dâanomalie ne pouvant pas ĂȘtre Ă©liminĂ©e, une cellule normale se suicide en utilisant lâapoptose. Les cellules tumorales ont inactivĂ© tous ces mĂ©canismes pour mieux survivre.
- CapacitĂ© prolifĂ©rative illimitĂ©e : le nombre usuel de divisions cellulaires pour une cellule humaine est de 50 Ă 60 (sĂ©nescence cellulaire, limite de Hayflick), aprĂšs quoi elle cesse de pouvoir se diviser (voir article TĂ©lomĂšre). Les cellules tumorales continuent de se diviser sans limite visible grĂące Ă lâactivitĂ© de la tĂ©lomĂ©rase qui est fortement active dans toutes les cellules cancĂ©reuses.
- CapacitĂ© de susciter lâangiogenĂšse. Les cellules tumorales (et la tumeur) ont un besoin important en oxygĂšne pour survivre. Elles vont donc stimuler la formation de nouveaux vaisseaux sanguins afin dâoxygĂ©ner la tumeur.
- Acquisition dâun pouvoir invasif. Les cellules tumorales sont capables de passer Ă lâintĂ©rieur dâun vaisseau sanguin afin dâĂȘtre transportĂ©es dans un autre organe oĂč elles vont gĂ©nĂ©rer une seconde tumeur (mĂ©tastase)
- Sous-chapitre : Ăvolution
De son foyer initial, le cancer va (en dehors de tout traitement ou si le traitement n'est pas efficace) :
- se développer de maniÚre locale. Il provoque dans ce cas une compression des organes voisins, voire un envahissement et une destruction des tissus adjacents ;
- se dĂ©velopper de maniĂšre rĂ©gionale. Il envahit les ganglions lymphatiques, oĂč logent les cellules du systĂšme immunitaire ;
- se propager à distance de la tumeur initiale et former des métastases. Il y a souvent une confusion chez les patients et leur famille : un cancer du sein avec des métastases au niveau du cerveau ne donne pas un cancer du cerveau ; c'est toujours le cancer du sein initial, mais qui s'est développé ailleurs. Il faut continuer à le traiter comme un cancer du sein.
L'évolution dépend du type du cancer et de sa prise en charge : certains ne font que trÚs peu de métastases et sont trÚs sensibles aux traitements permettant d'aboutir dans la grande majorité des cas à une rémission complÚte et prolongée (ce terme de rémission est spécifique de la cancérologie et diffÚre de guérison par l'absence de certitude quant à une récidive à court, moyen ou long terme). D'autres sont encore trÚs difficilement maßtrisables et peuvent entraßner le décÚs à court terme. Une évaluation précise du type du cancer auprÚs d'un médecin spécialisé est donc indispensable.
- Sous-chapitre : De quoi meurt-on quand on « meurt d'un cancer » ?
C'est là une question fréquemment posée aux médecins par les patients ou leur famille, qui ont peine à croire qu'une petite tumeur (du moins en apparence) menace tout un organisme.
La rĂ©ponse est invariable : la vie dĂ©pend de la bonne marche d'un certain nombre de fonctions, dont la respiration (au sens large, en incluant la distribution d'oxygĂšne par la circulation sanguine), la digestion et l'excrĂ©tion (reins, foie). Selon celui des trois systĂšmes qui est altĂ©rĂ© par les cellules cancĂ©reuses, par exemple, le patient meurt â si l'on n'arrive pas Ă juguler la progression du mal â :
- d'insuffisance respiratoire ;
- de dénutrition ;
- d'empoisonnement, par accumulation de substances toxiques normalement filtrées et excrétées par les reins et le foie

Chapitre : Causes
- Sous-chapitre : Facteurs de risque
Il existe de nombreux facteurs prédisposant au cancer : ils sont appelés cancérigÚnes, carcinogÚnes ou cancérogÚnes. L'étude de ces facteurs s'appelle la cancérogenÚse.
Les facteurs de risque du cancer peuvent ĂȘtre endogĂšnes (provenant de l'organisme) ou exogĂšnes (extĂ©rieurs Ă l'organisme).
Risques endogĂšnes
Le risque génétique (ou risque endogÚne).
Dans certains cas, l'apparition d'un cancer a une composante héréditaire. C'est le cas de certains comme le cancers du sein.
Risques exogĂšnes
Les risques exogÚnes sont aussi appelés facteurs « environnementaux » (environmental factors), d'aprÚs l'expression anglo-saxonne. Mais il ne s'agit pas que de questions d'environnement, au sens français du terme, puisque cette catégorie recouvre aussi, par exemple, les bactéries et virus.
On distingue notamment :
- La pollution
- Le rĂŽle exact de la pollution dans l'apparition des cancers reste difficile Ă Ă©valuer. Les cancĂ©rologues accusent la pollution notamment chimique (pesticides, etc.) d'ĂȘtre responsable d'une grande majoritĂ© de cancer. RelĂšvent Ă©galement de la pollution les cancers provoquĂ© par le contact, en milieu professionnel, avec des produits cancĂ©rogĂšnes, notamment : amiante, benzĂšne, arsenic, formaldĂ©hyde, gaz moutarde, iode 131, radon, etc. et des produits de « mĂ©langes » telles les poussiĂšres de bois, le goudron de houille et la suie). L'OMS estime Ă 10% la proportion de cancers liĂ©s au travail ce qui correspond Ă plus de 200 000 dĂ©cĂšs annuels (rĂŽle de l'amiante par exemple dans le mĂ©sothĂ©liome).
- Le tabac
- Le tabac est un facteur de risques majeur pour différents cancers (voies respiratoires, ORL, vessie).
- L'alimentation
- L'alimentation joue un rÎle dans la survenue de cancers. L'obésité favorise de nombreux cancers. La consommation réguliÚre de fruits et légumes diminue le risque de nombreux cancers.
- L'alcool
- L'alcool favorise les cancers de la gorge, de l'Ćsophage et du foie.
- Les radiations
- Les radiations, dont celles du soleil, sont cancérigÚnes. Il est donc important d'utiliser correctement les crÚmes solaires lors d'une exposition prolongée au soleil car cela augmente considérablement le risque de cancers de la peau à cause des ultraviolets.
- Virus, bactéries
- Virus et bactĂ©ries font partie des facteurs exogĂšnes du cancer. Certains cancers peuvent ĂȘtre provoquĂ©s par des virus, tels le cancer du col de l'utĂ©rus provoquĂ© par le HPV.
Selon le rapport 2007 de l'AcadĂ©mie nationale française de mĂ©decine, le tabac reste la principale cause de cancer. Viennent ensuite l'alcool, le surpoids et lâinsuffisance dâexercice physique, puis les expositions professionnelles et les traitements hormonaux de la mĂ©nopause de la femme. La moitiĂ© des origines du cancer demeurent inexpliquĂ©es.
- Sous-chapitre : Prévention
La prévention du cancer se base sur :
- l'évitement ou la diminution de l'exposition aux cancérogÚnes de l'environnement et industriels : principalement, la lutte contre le tabagisme, la consommation excessive d'alcool et de graisses animales, l'exposition excessive au soleil, les normes de construction (désamiantage), manutention de produits dangereux dans le cadre professionnel, étude REACH ;
- le rÎle protecteur de certains éléments : fibres, vitamines et autres antioxydants (céréales, légumes verts, fruits) ;
On peut y ajouter le traitement des lésions précancéreuses, pour éviter les métastases, bien qu'il s'agisse aussi de traitement « curatif ».
Il convient de faire la différence entre la prévention, qui cherche à diminuer la survenue de la maladie en luttant contre ses facteurs favorisants, et le dépistage, qui cherche à mettre en évidence une maladie de maniÚre précoce pour la traiter plus facilement.
Voir les articles :

Chapitre : Médecine
- Sous-chapitre : Dépistage
Il consiste en la détection de lésions précancéreuses ou de cancers à des stades peu avancés : on recherche, chez une personne qui ne présente pas de symptÎmes, à mettre en évidence la maladie de maniÚre précoce.
Cela se fait par :
- La clinique (l'examen du patient) : palpation des seins, toucher rectal...
- Des examens paracliniques : radiographies, dosages biologiques.
Le but est de trouver, dans une population donnée, des lésions que l'on peut traiter facilement : si l'on attend les symptÎmes, il est souvent nécessaire d'avoir recours à des traitements plus lourds pour traiter la maladie.
Les dĂ©pistages ayant prouvĂ© leur intĂ©rĂȘt (ils diminuent le nombre de dĂ©cĂšs par cancer) sont :
- Le frottis du col utérin, pour dépister les lésions précancéreuses et les petits cancers du col utérin
- La mammographie, pour dépister des cancers du sein à un stade précoce
Actuellement, on cherche Ă prouver l'intĂ©rĂȘt de la recherche de saignements minimes dans les selles (test hĂ©mocult) pour le dĂ©pistage des polypes et des petits cancers du cĂŽlon.
- Sous-chapitre : Diagnostic
MĂȘme s'il existe des Ă©lĂ©ments permettant d'identifier un cancer avec une grande probabilitĂ©, le diagnostic de certitude ne se fait que sur analyse au microscope (anatomopathologie) d'un Ă©chantillon de la tumeur (Ă©ventuellement aidĂ© par d'autres techniques). Cet Ă©chantillon vient soit d'une biopsie (simple prĂ©lĂšvement d'un morceau de la tumeur) qui peut ĂȘtre faite, suivant la localisation, suivant diffĂ©rentes procĂ©dures (fibroscopie, ponction Ă travers la peauâŠ), soit d'une piĂšce opĂ©ratoire (tumeur enlevĂ©e par le chirurgien).
- Sous-chapitre : Principes de traitement
Le traitement doit ĂȘtre effectuĂ© uniquement en milieu spĂ©cialisĂ©, en rĂšgle sur une stratĂ©gie dĂ©finie par une Ă©quipe mĂ©dicale pluridisciplinaire (c'est-Ă -dire comportant des mĂ©decins de plusieurs spĂ©cialitĂ©s : oncologie, radiothĂ©rapie, chirurgie, gynĂ©cologie, gastro-entĂ©rologie, etc.).
Il nécessite :
- d'avoir un diagnostic de certitude et de connaĂźtre le type du cancer ;
- d'évaluer son extension locale, régionale et la présence ou non de métastases ;
- d'évaluer l'état général du patient (ùge, fonctions cardiaque et rénale, présence d'autres maladies).
Suivant les cas, il repose sur :
- l'exérÚse (l'ablation) chirurgicale large de la tumeur quand cela est possible, large voulant dire que le bistouri du chirurgien passe uniquement par des tissus sains ;
- une chimiothérapie, prescription de médicaments s'attaquant au cancer et à ses métastases ;
- une radiothérapie, l'irradiation de la tumeur permettant de faire fondre, voire disparaßtre, celle-ci.
Certains cancers peuvent bénéficier également :
- d'un traitement hormonal ;
- d'un traitement à visée immunologique consistant à augmenter l'action du systÚme immunitaire ; Une piste est notamment explorée, qui associe l'interleukine-7 (IL-7) à un vaccin viral pour inciter le systÚme immunitaire à attaquer les tumeurs. Ces travaux ont aussi montré comment l'IL-7 casse les barriÚres qui freinaient la réponse immunitaire aux tumeurs.
- d'un traitement à base d'ultrasons, une technologie en plein développement s'appuyant sur la focalisation d'un faisceau ultrasonore trÚs puissant sur une métastase.
Souvent, plusieurs de ces types de traitements sont nĂ©cessaires chez un mĂȘme patient.
Il ne faut pas oublier :
- le traitement des conséquences de la tumeur ;
- la prise en charge des effets secondaires du traitement ;
- le traitement de la douleur.
- Sous-chapitre : Traitements alternatifs
Il existe beaucoup de traitements alternatifs mais l'évaluation scientifique de leur efficacité est souvent soit inexistante, soit non validée en pratique clinique (c'est-à -dire validées dans des modÚles expérimentaux ou animaux mais pas chez l'homme).
C'est le cas de la supplĂ©mentation en acide ascorbique, de la mĂ©decine orthomolĂ©culaire, dont l'idĂ©e initiale a Ă©tĂ© donnĂ©e par Irwin Stone, reprise par le double prix Nobel (Nobel de chimie, Nobel de la paix) Linus Pauling et reprise ensuite par un certain nombre d'autres scientifiques, dont Matthias Rath. Un effet favorable semble exister chez les cultures cellulaires ou chez des animaux mais aucune preuve satisfaisante n'existe chez l'ĂȘtre humain Ă titre curatif; ou prĂ©ventif. La SociĂ©tĂ© Suisse de lutte contre le cancer souligne, en particulier, les faiblesses du dossier scientifique de Matthias Rath.
Un autre type de traitement dit "d'accompagnement" a été mis au point par une équipe de chercheurs de Rennes, la thérapie nutritionnelle à faible teneur en polyamines. Les polyamines sont des molécules provenant en grande partie de l'alimentation et contribuent au développement des cellules cancéreuses. Les solutés sont un complément aux traitements conventionnels, ainsi d'aprÚs un essai clinique ils amélioreraient l'état de santé général, diminueraient la douleur de certains malades atteints d'un cancer métastasé de la prostate hormono-résistant et permettraient une réduction des doses de chimiothérapie et de morphine.
- Sous-chapitre : Soutien psychologique
Apprendre qu'on a un cancer est trÚs difficile à assumer, tant cette nouvelle a longtemps été considérée comme celle d'une mort imminente. Par ailleurs l'hospitalisation, l'opération chirurgicale et les traitements adjuvants changent profondément la vie du malade. Il est donc essentiel d'apporter aux malades un soutien psychologique adapté.
En France, l'association de Psycho-oncologie Ă©tudie comment aider au mieux les cancĂ©reux, ce qui passe en gĂ©nĂ©ral par la participation Ă des groupes de patients qui vivent les mĂȘmes Ă©preuves.
Il existe des forums sur internet.

Chapitre : Historique
Des cancers étaient déjà décrits dans des écrits égyptiens vers -3500. C'est Hippocrate qui donna la premiÚre définition de la maladie, appelée alors « carcinome » ou « squirre » : une tumeur (gonflement) dure, non-inflammatoire, ayant tendance à récidiver et se généraliser jusqu'à la mort.

Chapitre : Statistiques
La comparaison des statistiques nationales est dĂ©licate, car la dĂ©tection et les classifications ont variĂ© selon les Ă©poques et les pays. Ainsi, en France, le terme « cause environnementale » fait rĂ©fĂ©rence aux produits chimiques et Ă la pollutionâŠ, alors qu'en anglais, cela fait rĂ©fĂ©rence Ă tout ce qui entoure l'homme et, de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, tous les facteurs exogĂšnes, c'est-Ă -dire le soleil, l'alcool, le tabagisme, le nombre de grossessesâŠ
- Sous-chapitre : En France
Le nombre total des dĂ©cĂšs par cancer en France Ă©tait, en 2004, de 152 708, soit environ 241 dĂ©cĂšs pour 100 000 habitants. C'est la premiĂšre cause de mortalitĂ© en France, juste avant les maladies cardio-vasculaires (147 323 dĂ©cĂšs en 2004) dont le taux Ă baissĂ© de 50% depuis les 25 derniĂšres annĂ©es alors que le taux de cancer n'a que peu diminuĂ©. Les 3 cancers les plus frĂ©quents chez lâhomme sont le cancer de la prostate, le cancer du poumon et le cancer du colon-rectum. Chez la femme, les 3 cancers les plus frĂ©quents sont le cancer du sein, le cancer du colon-rectum et le cancer du poumon.
Il existe une augmentation du nombre de certains cancers. Les cancers du poumon, mĂ©sothĂ©liomes, hĂ©mopathies malignes, tumeurs cĂ©rĂ©brales et cancers du sein, de l'ovaire, du testicule, de la prostate et de la thyroĂŻde sont en augmentation trĂšs significative depuis les annĂ©es 1980... Ceci est en partie liĂ© au vieillissement et Ă la croissance de la population et touche diffĂ©remment l'homme et la femme. De 1980 Ă 2005 (en tenant compte de la dĂ©mographie), le taux de cancers s'est Ă©levĂ© de 35 % pour les hommes et de 43 % pour les femmes. En 2008, lâINSERM a conclu d'une revue de la littĂ©rature scientifique mondiale relative aux liens entre ces 9 cancers en augmentation et exposition passive Ă des cancĂ©rogĂšnes, avĂ©rĂ©s ou suspectĂ©s dans l'environnement (incluant donc le tabagisme passif, mais non le tabagisme actif), que ni les amĂ©liorations du dĂ©pistage ni lâĂ©volution de la dĂ©mographie ne pouvaient expliquer cette augmentation. Lâexposition aux cancĂ©rigĂšnes de l'environnement est donc supposĂ©e, mais reste mal Ă©valuĂ©e, bien que des lien de causalitĂ© soient dĂ©jĂ Ă©tablis par exemple entre cancer du poumon et pollution particulaire de lâair par le trafic automobile, le chauffage et lâindustrie (« Environ 1 300 Ă 1 900 dĂ©cĂšs par cancer du poumon pourraient ĂȘtre Ă©vitĂ©s chaque annĂ©e dans 23 villes europĂ©ennes si les niveaux de PM2,5 particules fines Ă©taient ramenĂ©s respectivement Ă 20 et Ă 15 microgrammes par millimĂštre cube (”g/mm3) ». Mais la norme europĂ©enne sur les PM2,5 (max de 25”g/mm3 en 2010) ne sera en vigueur qu'en 2015.
On sait que les rayons ionisants (Rayon X et gamma en particulier) peuvent induire de nombreux cancers : (poumon, thyroĂŻde, sein, cerveau, plĂšvre, leucĂ©miesâŠ) et que les radiographies frĂ©quentes augmentent le risque de cancer du sein et, peut-ĂȘtre d'autres cancers a conclu lâĂ©tude. Or ces examens sont de plus en plus frĂ©quents (+ 5 Ă 8 % par an en France).
Plus de 900 molĂ©cules pesticides sont autorisĂ©es en France, souvent sans Ă©tudes toxicologique ou Ă©cotoxicologiques complĂštes (incluant donc les risques Ă long terme). L'exposition aux insecticides domestiques du fĆtus lors de la grossesse ou dans l'enfance est associĂ©e Ă un doublement du risque de leucĂ©mie et moindrement Ă un risque de tumeur ou cancer du cerveau. L'AFSSET sâest en 2008 engagĂ© Ă produire des avis et recommandations dans un proche avenir.
| Cancer | Incidence | Mortalité |
|---|---|---|
| Tous les cancers | 319 380 | 145 762 |
| Prostate | 62 245 | 9 202 |
| Sein | 49 814 | 11 201 |
| CĂŽlon-rectum | 37 413 | 16 865 |
| Poumons | 30 651 | 26 624 |
| Cavité buccale et pharynx | 12 270 | 4 000 |
| Lymphome Malin Non Hodgkinien | 10 224 | 4 203 |
| Vessie | 9 679 | 4 482 |
| Rein | 7 949 | 3 684 |
| Mélanome (peau) | 7 401 | 1 440 |
| Pancréas | 7 218 | 7 787 |
| Estomac | 6 794 | 4 756 |
| ThyroĂŻde | 6 672 | 403 |
| Foie | 6 433 | 7 390 |
| Utérus (corps) | 5 774 | 1 800 |
| Ćsophage | 4 721 | 3 850 |
| Myélome | 4 516 | 2 789 |
| Ovaire | 4 375 | 3 180 |
| SystĂšme nerveux | 4 120 | 3 019 |
| Larynx | 3 735 | 1 406 |
| Leucémie lymphoïde chronique | 3 224 | 1 059 |
| Leucémies aiguës | 3 082 | 2 733 |
| Col de l'utérus | 3 068 | 1 067 |
| Testicule | 2 002 | 82 |
| Maladie de Hodgkin | 1 544 | 218 |
| PlĂšvre | 906 | 1 090 |
Il est essentiel de bien noter la différence entre l'incidence d'un cancer (La fréquence annuelle calculée sur une duré précise) et la mortalité. Ce tableau montre bien que certains cancers trÚs fréquents (prostate) ont une mortalité faible contrairement à des cancers plus rares (pancréas) qui a une mortalité trÚs élevée.
La France est parfois présentée comme étant le pays ayant la plus longue survie aprÚs cancer. Mais concernant la survie à 5 ans aprÚs le diagnostic, elle serait le second en Europe derriÚre la SuÚde, avec environ 52% de survie (63 % pour les femmes, 44 % pour les hommes). Cela cache de grandes disparités selon les cancers. On atteint des chances de survie de 95 % pour le cancer de la thyroïde ; chez les hommes, on atteint 80 % de survie à 5 ans pour le cancer de la prostate, et quasiment 100 % pour les cancers des testicules, et, chez les femmes, 85 % pour le cancer du sein entre 15 et 44 ans, mais 78 % au-delà de 75 ans. En revanche, les cancers profonds sont diagnostiqués plus tardivement et sont trÚs souvent mortels : cancer du pancréas (10 % de survie), du poumon...
- Sous-chapitre : Qualité des soins : taux de survie et surmortalité
Le taux de survie dĂ©pend aussi de l'Ăąge. Cinq ans aprĂšs le diagnostic, 70 % des 15â45 ans survivent. Alors que seuls 39,4 % des malades cancĂ©reux ĂągĂ©s de 75 ans survivront plus de 5 ans... sachant qu'Ă©tant donnĂ© le risque de mĂ©tastases, on ne parle pas de guĂ©rison pour un cancer, mais de rĂ©mission (voir Ăvolution plus loin).
Pour estimer l'efficacité du dépistage et des soins, on utilise le taux de survie et la surmortalité à une certaine durée aprÚs le diagnostic.
Taux de survie
Selon La Ligue nationale contre le cancer, en 2006, le taux de survie à cinq ans aprÚs diagnostic en France, pour des patients suivis entre 1989 et 1997 était :
| Hommes | Femmes | ||
|---|---|---|---|
| 75 % et + | |||
| LĂšvre | 96 % | ThyroĂŻde | 95 % |
| Testicule | 95 % | Maladie de Hodgkin | 92 % |
| Thyroïde | 88 % | Mélanome de la peau | 89 % |
| Maladie de Hodgkin | 85 % | LĂšvre | 88 % |
| Mélanome de la peau | 83 % | Sein | 85 % |
| Prostate | 80 % | Corps utérin | 76% |
| 50 Ă 74 % | |||
| Pénis | 67 % | Col utérin | 70 % |
| Rein | 63 % | Rein | 64 % |
| Vessie | 60 % | Os, articulations et cartilages articulaires | 62 % |
| Os, articulations et cartilages articulaires | 59 % | Larynx | 59 % |
| CĂŽlon | 56 % | Rectum | 58 % |
| Rectum | 55 % | CĂŽlon | 57 % |
| Larynx | 54 % | Vulve et vagin | 52 % |
| Lymphome malin non hodgkinien | 54 % | Vessie | 50 % |
| 25 Ă 49 % | |||
| Nasopharynx | 45 % | Langue | 45 % |
| Intestin grĂȘle | 45 % | MyĂ©lomes multiples | 43 % |
| MyĂ©lomes multiples | 42 % | Intestin grĂȘle | 42 % |
| Cavité orale | 38 % | Ovaire | 40 % |
| Langue | 33 % | Fosses nasales, sinus annexes de la face, oreille moyenne et oreille interne | 37 % |
| Hypopharynx | 34 % | ||
| Leucémie aiguë lymphoblastique | 29 % | ||
| Estomac | 28 % | ||
| 25 % et - | |||
| Estomac | 23 % | SystĂšme nerveux central | 19 % |
| SystĂšme nerveux central | 20 % | Poumon | 18 % |
| Poumon | 13 % | Ćsophage | 14 % |
| Ćsophage | 11 % | MĂ©sothĂ©liome de la plĂšvre | 13 % |
| Foie | 7 % | Foie | 9 % |
| Mésothéliome de la plÚvre | 6 % | Pancréas | 7 % |
| Pancréas | 5 % | ||
Surmortalité
Pour un groupe de personnes chez lesquelles on a diagnostiqué un cancer, on peut distinguer celles mortes des suites de leur cancer, et celles mortes d'autre chose. La surmortalité à une durée t (par exemple de 10 ans) liée au cancer est la probabilité de mourir du seul fait du cancer durant la durée t qui suit le diagnostic.
Le problĂšme de l'Ă©valuation de cette mortalitĂ© est qu'il faudrait connaĂźtre les causes de tous les dĂ©cĂšs des personnes dont on a diagnostiquĂ© un cancer, ce qui est impossible. On utilise donc une autre estimation ; pour un groupe de personnes du mĂȘme sexe et du mĂȘme Ăąge, on utilise la « survie relative », c'est-Ă -dire le rapport entre :
- la probabilité de survie aprÚs un temps t du groupe de personnes dont on a diagnostiqué un cancer, et
- la probabilitĂ© de survie Ă t d'un groupe de personnes n'ayant pas de cancer, de mĂȘme Ăąge et de mĂȘme sexe.
La surmortalité est alors le complément à 1 de cette survie relative.
Les Ă©tudes montrent une surmortalitĂ© d'environ 2 % au-delĂ de 10 ans aprĂšs le diagnostic dans les pays dĂ©veloppĂ©s, ce qui pointe l'irrationalitĂ© de la sĂ©grĂ©gation que subissent les patients ayant eu un cancer de la part des assurances et des banques (surtaxes, refus de prĂȘtâŠ).
Les rĂ©sultats ci-aprĂšs sont issus du document Cancers â Pronostics Ă long terme de l'INSERM.
L'Ă©tude Eurocare s'est penchĂ©e sur une vingtaine de pays europĂ©ens pour des cas diagnostiquĂ©s durant trois pĂ©riodes (les malades Ă©tudiĂ©s durant une pĂ©riode forment une « cohorte ») : 1978â1985, 1985â1989 et 1990â1994. Cette Ă©tude ne distingue pas le stade du diagnostic.
| délais aprÚs diagnostic | surmortalité | ||
|---|---|---|---|
| deux sexes confondus | femmes | hommes | |
| 0â1 an | 27 % | 20 % | 33 % |
| 2 année | 15 % | ||
| 5 année | 5 % | ||
| 10 année | 2,27 % | 1,95 % | 3,18 % |
| 11â12annĂ©e | 2 % | moins de 2 % | un peu plus de 2 % |
| délais aprÚs diagnostic | surmortalité par classe d'ùge | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| toutes classes d'Ăąge confondues | 15â44 ans | 45â54 ans | 54â65 ans | 65â74 ans | |
| 0â1 an | 27 % | 12 % | 33 % | ||
| 4 année | moins de 5 % | ||||
| 10 année | 2,27 % | 1,24 % | 2,06 % | 2,42 % | 3,03 % |
| 11â12annĂ©e | 2 % | un peu plus de 1 % | plus de 3 % | ||
| surmortalité | localisation du cancer |
|---|---|
| < 2 % |
|
| 2â5 % |
|
| > 5 % |
|
L'étude étasunienne SEER s'est intéressée au stade du cancer au moment de son diagnostic, selon trois catégories :
- tumeur localisée ;
- tumeur ayant un développement régional (ganglionnaire) ;
- tumeur ayant un développement à distance (métastase).
| surmortalité | localisation du cancer |
|---|---|
| < 1 % |
|
| 1â3 % |
|
| 3â5 % | larynx (2,90 %) |
| > 5 % | poumon (7,20 %) |
- Sous-chapitre : Cancer chez l'enfant
Les enfants représentent moins de 1 % des cas de cancer ; dans les pays développés, ils sont guéris dans deux tiers des cas . Dans les pays industrialisés, environ 1 enfant sur 500 déclare un cancer avant l'ùge de 15 ans (presque 1500 nouveaux cas par an en France, dont 50 % avant l'ùge de 6 ans. Les leucémies (450 cas nouveaux par an en France) sont les plus fréquents. Les autres tumeurs sont principalement ;
- des tumeurs cérébrales (300/an en France) ;
- des lymphomes (190/an en France, dont 56 % de lymphomes non-hodgkiniens déclarés entre 2 et 3 ans).
Les tumeurs embryonnaires sont plus fréquentes les premiÚres années de la vie, et des sarcomes osseux et des tissus mous chez les grands enfants.
| délais aprÚs diagnostic | surmortalité |
|---|---|
| 0â1 an | > 10 % |
| 4 année | 2 % |
| 7 année | 1 % |
Cancers hématopoïétiques de l'enfant
Une Ă©tude a confirmĂ© que lâexposition des mĂ©nages français aux pesticides domestiques augmente (doublement environ) le risque de cancers hĂ©matopoĂŻĂ©tiques (cancer du sang) de leur enfant.
Cette Ă©tude a exploitĂ© le RNHE, le « Registre National des HĂ©mopathies malignes de l'Enfant » (antĂ©rieurement dĂ©nommĂ© « Registre National des LeucĂ©mies de l'Enfant ») qui enregistre les cas signalĂ©s dâhĂ©mopathie maligne ou Ă la limite de la malignitĂ©, chez les enfants habitant en France mĂ©tropolitaine ayant moins de 15 ans au moment du diagnostic.
LâĂ©tude sâest aussi appuyĂ©e sur le registre national ESCALE (Etude sur les cancers de l'enfant pour la pĂ©riode 2003-2004).
Les mĂšres dâun Ă©chantillon dâenfants atteints de cancers du sang et celles dâun Ă©chantillon-tĂ©moin ont Ă©tĂ© questionnĂ©es sur lâusage Ă©ventuel de pesticides (par la mĂšre ou par le pĂšre) dans lâhabitation lors de la grossesse ; en diffĂ©rentiant les insecticides (bombes utilisĂ© Ă la maison, traitement dâanimaux de compagnie, ou traitement du jardin ou des culturesâŠ), les herbicides et les fongicides. Les chercheurs ont aussi intĂ©grĂ© des paramĂštres tels que l'Ăąge, le sexe, le degrĂ© de dâurbanisation de lâenvironnement et le type de logement (appartement ou maison).
Le panel retenu pour la pĂ©riode dâĂ©tude (2003-2004) Ă©tait les parents de 764 enfants ayant dĂ©clarĂ© une leucĂ©mie aiguĂ«, 130 enfants ayant prĂ©sentĂ© un lymphome de Hodgkin (LH), et 166 cas de lymphome non-hodgkinien (LNH). Ce groupe ayant Ă©tĂ© comparĂ© Ă une population-tĂ©moin de parents de 1681 enfants. Le dĂ©pouillement des questionnaires a montrĂ© quâutiliser des insecticides dans la maison durant la grossesse a significativement augmentĂ© le risque que lâenfant dĂ©clare une leucĂ©mie aiguĂ« (leucĂ©mie lymphoĂŻde ou leucĂ©mie myĂ©loĂŻde) ou un lymphome non hodgkinien, surtout un Lymphome de Burkitt (prĂšs de 3 fois plus de risque : OR = 2,7, IC Ă 95%, 1.6-4.5) ou des tumeurs mixtes Ă cellule de lymphome non hodgkinien (OR = 4.1; 95% CI, 1.4-11.8). Par contre lâexposition aux pesticides domestiques nâa pas augmentĂ© le risque de lymphome hodgkinien Ă sclĂ©rose nodulaire (« Nodular sclerosis ou "NSHL" pour les anglosaxons »), cancer qui touche surtout des filles plus ĂągĂ©es.
Lâutilisation domestique de pesticides par le pĂšre a Ă©galement semblĂ© liĂ© Ă une lĂ©gĂšre augmentation moindre, mais Ă©galement significative du nombre de leucĂ©mie aiguĂ« (OR = 1,5, IC Ă 95%, 1.2-1.8) et de lymphome non hodgkinien NHL (OR = 1,7, IC Ă 95%, 1.2-2.6), mais les liens avec la leucĂ©mie aiguĂ« ne sont plus significatifs aprĂšs prise en compte de l'usage des pesticides par la mĂšre durant la grossesse.
Cette Ă©tude confirme l'hypothĂšse que l'usage domestique des pesticides joue un rĂŽle dans l'Ă©tiologie de ces cancers hĂ©matopoĂŻĂ©tiques de l'enfance. Les auteurs concluent que la cohĂ©rence des rĂ©sultats avec ceux d'Ă©tudes antĂ©rieures soulĂšve Ă nouveau la question de l'opportunitĂ© de prĂ©venir l'usage des pesticides dans lâenvironnement des femmes enceintes.

Chapitre : Notes et références
- â * ConfĂ©rence intitulĂ©e « GĂ©nome et Cancer » par Mark Lathrop, pour l'UniversitĂ© de tous les savoirs (vidĂ©o de 57 mn), 21 juin 2008
- â Agricultural pesticide exposure and the molecular connection to lymphomagenesis, J. Agopian et al., 2009
- â Occupational exposure to pesticides and lymphoid neoplasms among men: results of a French case-control study, A. Monnereau et al., 2009
- â Liste du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), ref Ă retrouver
- â Kaushal Raj Pandey. Occupational cancer kills more than 200 000 people a year. BMJ 2007;334:925
- â Rapport 2007 de l'AcadĂ©mie nationale de MĂ©decine sur les causes du cancer
- â OIV, numĂ©ro 62, 2001.
- â information hospitaliĂšre, 2004.
- â Nature Medicine, 27 Avril 2009.
- â Block KI. Koch Amanda, Mead MN,[Impact of antioxidant supplementation on chemotherapeutic efficacy: A systematic review of the evidence from randomized controlled trials ], Cancer Treatment Reviews, 2007;33:407-18
- â Bjelakovic G, Nikolova D, Gluud LL, Simonetti RG, Gluud C, Antioxidant supplements for prevention of mortality in healthy participants and patients with various diseases, Cochrane Database of Systematic Reviews, 2008;2 DOI: 10.1002/14651858.CD007176
- â Document de la ligue contre le cancer Suisse sur les Ă©tudes du Dr. RATH et la vitamine C
- â Cipolla B, GuillĂ F, Moulinoux JP. Polyamine-reduced diet in metastatic hormone-refractory prostate cancer (HRPC) patients. Biochem Soc Trans. 2003 Apr;31(2):384-7.
- â Un aliment pour accompagner le traitement du cancer. Article du 11 dĂ©cembre 2007 sur http://www.lesechos.fr.
- â Le cancer, histoire et regards portĂ©s sur la maladie
- â NumĂ©ro thĂ©matique du Bulletin Ă©pidĂ©miologique hebdomadaire du 18 septembre 2007 / n°35-36 - Surveillance Ă©pidĂ©miologique des causes de dĂ©cĂšs en France - publiĂ© par l'InVS
- â Cancer, approche mĂ©thodologique du lien avec l'environnement, Ed: INSERM, expertise collective 2005, 92 p (CommuniquĂ©, consultĂ© 2008 10 04)
- â Comparaison et Ă©volution des incidences chez l'homme et la femme (tableau Inserm, 2008)
- â Belot A, Grosclaude P, Bossard N, Jougla E, Benhamou E, et coll. Cancer incidence and mortality in France over the period 1980-2005. Revue d'ĂpidĂ©miologie et de SantĂ© Publique 2008, 56 :159-175
- â Institut de veille sanitaire (InVS) INSERM
- â source : Le tĂ©lĂ©phone sonne, Ă©mission radiophonique de France Inter, 24 mai 2005
- â Ă©tude menĂ©e par La Ligue nationale contre le cancer [www.ligue-cancer.net], citĂ©e par le journal d'information de France Inter, 27 fĂ©vrier 2007, et les quotidiens Le Figaro, Le Parisien, Le Monde
- â Belle Ă©claircie sur le front du cancer, Ăric Favereau, LibĂ©ration, 28 fĂ©vrier 2007
- â http://ist.inserm.fr/basisrapports/cancer-pronostic/synthese.pdf
- â Inserm
- â Household Exposure to Pesticides and Risk of Childhood Hematopoietic Malignancies: The ESCALE Study (SFCE) Environ Health Perspect 115:1787-1793 (2007). doi: 10.1289/ehp.10596], JĂ©rĂ©mie Rudant et al. dĂ©cembre 2007 , Environmental Health Perspectives, Vol. 115 | N° 12, en ligne depuis le 25 Septembre 2007
- â Registre National des HĂ©mopathies malignes de l'Enfant

Chapitre : Vous pouvez voir également :
- Sous-chapitre : Liens internes
- Ecca Association Européenne de prévention contre le cancer de l'utérus
- Institut Curie
- Institut national du cancer
- La Ligue nationale contre le cancer
- Institut Gustave Roussy
- Sous-chapitre : Liens externes
- (fr) CatĂ©gorie cancer de lâannuaire dmoz
- (fr) Annuaire de liens médicaux sur les tumeurs, CHU de Rouen.
- (fr) Fondation Contre le Cancer (Belgique)
- (fr) Cancer the Open Directory Project




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