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Définition Wikipédia de : Cambrai



Cambrai




Introduction :

      Reflet de façades anciennes sur le marchĂ© couvert
Reflet de façades anciennes sur le marché couvert







Armoiries
Détail
Administration
PaysFrance
RégionNord-Pas-de-Calais
DépartementNord
(sous-préfecture)
ArrondissementCambrai
(chef-lieu)
CantonChef-lieu des cantons de Cambrai-Est et Cambrai-Ouest
Code commune59122
Code postal59400
Maire
Mandat en cours
François-Xavier Villain (DLR)
2008-2014
IntercommunalitéCommunauté d'agglomération de Cambrai
Démographie
Population32 594 hab. (2006)
DensitĂ©1 799 hab./km²
Géographie
CoordonnĂ©es50° 10′ 36″ Nord
       3° 14′ 08″ Est
/ 50.1766666667, 3.23555555556
Altitudesmini. 41 m — maxi. 101 m
Superficie18,12 km²
Suite de l'article :

Voir la carte physique



     Voir la carte administrative




     Cambrai (Kamerijk en nĂ©erlandais, Camaracum en latin) est une commune française d'environ 33 000 habitants, situĂ©e dans le dĂ©partement du Nord et la rĂ©gion Nord-Pas-de-Calais.


     La rĂ©gion de Cambrai est appelĂ©e le CambrĂ©sis. Cambrai, connue surtout pour ses "bĂŞtises", est chef-lieu d'arrondissement de deux cantons. Ses habitants sont les CambrĂ©siennes et les CambrĂ©siens.


     Ă‰rigĂ©e en capitale des Nerviens Ă  la fin de l'Empire romain, Cambrai est depuis longtemps le siège d'un Ă©vĂŞchĂ© (FĂ©nelon, surnommĂ© « le cygne de Cambrai Â», en fut archevĂŞque), et, jusqu'Ă  son rattachement Ă  la France en 1678, fut le centre d'une petite principautĂ© ecclĂ©siastique officiellement indĂ©pendante, Ă  l'intĂ©rieur du Saint-Empire romain germanique. Les terres fertiles qui l'entourent et l'industrie textile font sa prospĂ©ritĂ© au Moyen Ă‚ge, mais Ă  l'Ă©poque moderne elle perd de son importance, s'industrialise beaucoup moins que ses voisines du Nord-Pas-de-Calais et ne rĂ©ussit pas Ă  attirer les grandes lignes de chemin de fer qui relient Paris au Nord et Ă  la Belgique. OccupĂ©e par l'armĂ©e allemande pendant la Première Guerre mondiale, Cambrai voit se dĂ©rouler Ă  ses portes en 1917 la bataille qui porte son nom, oĂą les tanks sont pour la première fois utilisĂ©s massivement. Le dĂ©veloppement Ă©conomique et dĂ©mographique qui suit la Seconde Guerre mondiale est brutalement inversĂ© par le premier choc pĂ©trolier de 1973.


     Cambrai est aujourd'hui une ville moyenne aux fonctions locales, qui a su garder un cadre de vie agrĂ©able et cherche un nouveau souffle Ă©conomique grâce Ă  sa position sur les grands axes autoroutiers et fluviaux.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Étymologie



     Camaracum (ou Cameracum) est le nom ancien de Cambrai, ce qui signifierait "chambre de craie" en rĂ©fĂ©rence Ă  son sol calcaire et ses souterrains probablement dĂ©jĂ  existants.






Chapitre : Géographie


  - Sous-chapitre : Situation




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Situation géographique de Cambrai



     Cambrai appartient au rĂ©seau dense des villes du Nord que ne sĂ©parent que quelques dizaines de kilomètres : Douai n'est qu'Ă  26 km, Valenciennes Ă  32 km, Arras Ă  36 km, Saint-Quentin Ă  39 km.


     Cambrai n'est pas très Ă©loignĂ©e de plusieurs des grandes mĂ©tropoles europĂ©ennes : Lille, la capitale rĂ©gionale, est Ă  62 km, Bruxelles Ă  122 km, Paris Ă  173 km et Londres Ă  265 km.

  - Sous-chapitre : Communes limitrophes

Cambrai dans son contexte topographique



     Cambrai est situĂ©e sur une nappe de craie du crĂ©tacĂ© qui forme la limite nord du Bassin Parisien, entre, Ă  l'est, les collines de la ThiĂ©rache et de l'Avesnois, contreforts des Ardennes, et au nord-ouest les collines de l'Artois. C'est un point relativement plus bas que ces deux rĂ©gions, appelĂ© « seuil du CambrĂ©sis Â», ou « seuil de Bapaume Â», qui facilite le passage entre le Sud et le Nord : Bapaume (Artois) est Ă  100 m. d'altitude, Avesnes-sur Helpe (Avesnois) Ă  143 m et Cambrai Ă  41 m. seulement. Le canal de Saint-Quentin, le canal du Nord, les autoroutes A1, A2 et A26, empruntent tous ce passage entre le bassin de la Seine et les plaines du Nord.


     La ville de Cambrai s'est construite sur la rive droite de l'Escaut, Ă  l'endroit oĂą le fleuve devient navigable : il est aujourd'hui (et depuis 1780) canalisĂ© en aval de la ville, vers le nord.

  - Sous-chapitre : Climat


     Le climat de Cambrai prĂ©sente les caractĂ©ristiques du climat ocĂ©anique. Les prĂ©cipitations sont rĂ©parties Ă©galement toute l'annĂ©e, avec des maxima au printemps et en automne, le mois de fĂ©vrier Ă©tant le plus sec. Le total annuel des prĂ©cipitations, contrastant avec l'image pluvieuse de la rĂ©gion, est relativement modeste (642 mm Ă  Cambrai-Épinoy) ; identique Ă  la station de Paris-Montsouris, qui est Ă  la mĂŞme altitude, il est infĂ©rieur Ă  ceux de Toulouse (656 mm) ou Nice (767 mm). Cependant, le nombre de jours de pluie (63 Ă  Nice, 120 Ă  Cambrai) confirme le caractère ocĂ©anique du climat.


     L'amplitude thermique moyenne entre l'hiver et l'Ă©tĂ© ne dĂ©passe pas 15°C. Si on Ă©tablit Ă  nouveau une comparaison avec Paris, on constate que Cambrai est plus froid de 1,5 Ă  2°C, toutes saisons confondues. En moyenne, il y a 71 jours de brouillard par an (Paris-Montsouris 13), 15 jours d'orage (Paris-Montsouris 19) et 20 jours de neige (Paris-Montsouris 15).


     Si on compare les donnĂ©es de Cambrai et celles de Dunkerque ou Boulogne-sur-Mer, on constate des tempĂ©ratures minimales plus froides et des maximales plus chaudes Ă  Cambrai, l'Ă©cart Ă©tant d'environ 2°C, ainsi qu'un plus grand nombre de jours de gel et des prĂ©cipitations moins fortes: il s'agit d'un climat ocĂ©anique dit « de transition Â», avec quelques influences continentales.

Ă€ la suite du traitĂ© de Verdun, Cambrai se retrouve ville frontière du royaume « mĂ©dian Â» de Lothaire I avec celui « occidental Â» de Charles le Chauve



     Le traitĂ© de Verdun de 843 qui partage l'empire de Charlemagne place le comtĂ© de CambrĂ©sis dans le royaume de Lothaire. Il sera rattachĂ© au Saint-Empire romain germanique en 925. En consĂ©quence l'Escaut devient pour huit siècles la frontière du royaume de France et de l'Empire.


     Par un diplĂ´me publiĂ© le 30 avril 948 Ă  Aix, Otton I accorde Ă  l'Ă©vĂŞque les pouvoirs temporels sur la ville. Ces pouvoirs seront Ă©tendus en 1007 Ă  tout le CambrĂ©sis par Henri II. Cambrai et le CambrĂ©sis sont dès lors une principautĂ© ecclĂ©siastique, comme celle de Liège, indĂ©pendante mais rattachĂ©e au Saint-Empire.

Article dĂ©taillĂ© : ArchevĂŞchĂ© de Cambrai.



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Le beffroi de Cambrai, ancien clocher de l'église Saint-Martin, symbole des libertés communales



     En 958, Cambrai voit naĂ®tre l'un des premiers soulèvements communaux en Europe : ses habitants se rĂ©voltent contre l'Ă©vĂŞque BĂ©renger, d'origine germanique et impopulaire. Cette rĂ©bellion est sĂ©vèrement rĂ©primĂ©e mais l'affrontement renaĂ®t au X siècle. La commune insurrectionnelle est Ă  nouveau proclamĂ©e en 1077 et en 1102, mais toujours sans succès. En 1226, après une nouvelle pĂ©riode de troubles, les « bourgeois Â» doivent finalement renoncer Ă  leurs chartes, tout en gardant, en fait sinon en droit, un certain degrĂ© d'autonomie dans la gestion des affaires communales.


     La ville prospère et s'agrandit grâce Ă  la production de draps et de toile de lin. Du XV au XVII siècle, Cambrai est un centre culturel important, surtout dans le domaine musical, dont la cathĂ©drale, reconstruite Ă  partir de 1148, est le centre: Guillaume Dufay, un des plus cĂ©lèbres musiciens de l'Europe du XV siècle, travaille Ă  Cambrai. Des compositeurs comme Johannes Tinctoris, Ockeghem et d'autr-es se rendent dans la ville pour y Ă©tudier la musique.

Article dĂ©taillĂ© : Ancienne cathĂ©drale de Cambrai.

     La ville connaĂ®t un dĂ©clin Ă©conomique Ă  partir du XV siècle. Cambrai fait toujours partie du Saint-Empire, l'Ă©vĂŞque (puis archevĂŞque) de Cambrai cumulant les titres de Prince du Saint-Empire, Duc de Cambrai et Comte de CambrĂ©sis. Cependant la neutralitĂ© rĂ©affirmĂ©e du CambrĂ©sis entre la France et Maximilien, qui a Ă©pousĂ© Marguerite de Bourgogne, hĂ©ritière des possessions de Charles le TĂ©mĂ©raire, en fait le lieu de plusieurs congrès internationaux, dont le traitĂ© de Cambrai de 1508 et la paix des Dames, signĂ©e en 1529.




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Plan de Cambrai extrait de l'atlas van Loon (1649)



     En 1543, Cambrai est rattachĂ©e aux domaines de Charles Quint. Il y fait construire une citadelle. En 1677, Louis XIV, qui veut « assurer Ă  jamais le repos de ses frontières Â», dĂ©cide de prendre Cambrai et se porte en personne devant la ville. Elle est prise par Vauban le 19 avril 1677. Par le traitĂ© de Nimègue signĂ© le 10 aoĂ»t 1678 l'Espagne abandonne Cambrai, dĂ©finitivement annexĂ©e par la France.


     Le premier archevĂŞque nommĂ© par le roi est François de Salignac de La Mothe-FĂ©nelon. Le « Cygne de Cambrai Â» y Ă©crit les Maximes des Saints. Son zèle est inlassable pour Ă©clairer les fidèles et convertir les infidèles.


     La ville souffre de la RĂ©volution : en 1794, Joseph Le Bon, missionnĂ© par le ComitĂ© de salut public, arrive Ă  Cambrai oĂą il fera rĂ©gner la terreur. La plupart des bâtiments religieux de la ville sont dĂ©molis ou saccagĂ©s : en 1796, la cathĂ©drale, « merveille des Pays-Bas Â», est vendue Ă  un marchand qui n'en laisse que la tour. PrivĂ©e d'appui, elle s'effondre en 1809.




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Le boulevard Faidherbe, tracé en 1898 sur l'emplacement des remparts



     La guerre franco-prussienne de 1870 Ă©pargne largement Cambrai. Elle montre aussi l'inutilitĂ© des fortifications, que la ville obtient l'autorisation de raser, Ă  ses frais, en 1891. Des boulevards extĂ©rieurs sont construits et lotis Ă  l'emplacement des remparts entre 1894 et le dĂ©but du XX siècle. L'aspect de la ville s'en trouve radicalement transformĂ©.




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Réfugiés à Cambrai en septembre 1918



     En 1914, l'armĂ©e allemande occupe la ville : cette occupation qui dura quatre ans fut marquĂ©e par des scènes de pillages, de rĂ©quisitions et d'arrestations d'otages. Du 20 novembre au 17 dĂ©cembre 1917, les environs de la ville de Cambrai furent le théâtre de la bataille de Cambrai, qui vit pour la première fois l'utilisation massive des tanks.

Article dĂ©taillĂ© : Bataille de Cambrai (1917).

     En 1918, les Allemands incendièrent le centre de la ville avant de la quitter, dĂ©truisant l'hĂ´tel de ville ainsi que les archives municipales. Au total, plus de 1 500 immeubles sur les 3 500 que comptait Cambrai furent totalement dĂ©truits. Tout le centre Ă©tait Ă  reconstruire, tâche qui fut confiĂ©e Ă  l'architecte Pierre Leprince-Ringuet.


     La Seconde Guerre mondiale frappe Ă  nouveau Cambrai : les raids aĂ©riens des alliĂ©s dirigĂ©s contre les voies ferrĂ©es dĂ©truisent 803 immeubles, en endommagent 3 329 sur un total de 7 464 et font de nombreuses victimes.

  - Sous-chapitre : Vie militaire


     Deux unitĂ©s militaires ont Ă©tĂ© en garnison Ă  Cambrai : le 1 rĂ©giment d'infanterie, d'avant 1906 Ă  1914 puis en 1939 - 1940 et le 4 rĂ©giment de cuirassiers, d'avant 1906 Ă  1914. Cambrai a, Ă©galement, abritĂ© le Centre de sĂ©lection N°2 et, Ă  proximitĂ© de la ville, se trouve la Base aĂ©rienne 103.






Chapitre : Héraldique


L'hôtel de ville, inauguré en 1932



     Cambrai est le chef-lieu de l'un des six arrondissements du Nord. L'actuel sous-prĂ©fet de Cambrai est M. Etienne Stock, depuis le 14 dĂ©cembre 2009.


     Cambrai est divisĂ© en deux cantons : le canton de Cambrai-Est (22 942 habitants en 1999) et le canton de Cambrai-Ouest (39 821 habitants en 1999).


     Depuis le 22 dĂ©cembre 1992 Cambrai est le siège de la communautĂ© d'agglomĂ©ration de Cambrai. La ville adhère Ă©galement aux structures intercommunales suivantes :

    Liste :
  • Syndicat intercommunal d'assainissement de l'agglomĂ©ration cambrĂ©sienne (SIAC)
  • S.I.V.U. « Scènes mitoyennes Cambrai Caudry Â»
  • S.I.V.U. « Murs mitoyens Â»
  • Syndicat intercommunal d'Ă©lectricitĂ© du CambrĂ©sis (SIDEC)
  • Syndicat Mixte du SchĂ©ma de CohĂ©rence Territoriale (SCoT) du CambrĂ©sis (via la communautĂ© d'agglomĂ©ration de Cambrai)
  • Syndicat mixte pour la valorisation du Haut-Escaut (via la communautĂ© d'agglomĂ©ration de Cambrai)

     Cambrai a fusionnĂ© avec la commune de Morenchies en 1971.

  - Sous-chapitre : Tendances politiques


     Dans l'ensemble le vote Ă  Cambrai est peu diffĂ©rent du vote national, mais le taux d'abstention y est souvent plus Ă©levĂ©: par d'exemple il Ă©tait de 34,86% au rĂ©fĂ©rendum de 2005 (contre 30,63%); 22,07% au premier tour de l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2007 (contre 16,23%); 38,13% au 1er tour des Ă©lections lĂ©gislatives de 2002 (contre 35,58%).


     Les Ă©lecteurs cambrĂ©siens semblent plus circonspects vis-Ă -vis de l'Union europĂ©enne: le rĂ©fĂ©rendum sur la ratification du traitĂ© sur l'Union europĂ©enne de 1992 a Ă©tĂ© rejetĂ© par Ă  53,35%, alors qu'au niveau national il Ă©tait approuvĂ© Ă  une courte majoritĂ© de 51,04%. En 2005 le projet de loi portant sur la ratification du traitĂ© Ă©tablissant une Constitution pour l'Europe Ă©tait rejetĂ© plus largement encore Ă  Cambrai (59,8% de « non Â») qu'au niveau national (54,67%).


     Ă€ l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2007 les rĂ©sultats du 2ème tour sont très proches des chiffres nationaux: 54,07% pour Nicolas Sarkozy et 45,93% pour SĂ©golène Royal, contre respectivement 53,06% et 46,94% au niveau national. Au 1er tour Jean-Marie Le Pen obtenait un rĂ©sultat un peu meilleur Ă  Cambrai (13,28%) qu'en France (10,44%), tandis que François Bayrou Ă©tait dans la situation inverse (16,77% contre 18,57). Arlette Laguillier (2,02%) et Olivier Besancenot (4,77%) Ă©taient les seuls autres candidats Ă  dĂ©passer 1,5%. Au deuxième tour de l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2002 Jacques Chirac arrivait largement en tĂŞte Ă  Cambrai comme dans le reste du pays mais le score de Jean-Marie Le Pen y Ă©tait plus Ă©levĂ© (21,11% contre 17,79%).


     Aux Ă©lections lĂ©gislatives de 2007 François-Xavier Villain, candidat apparentĂ© UMP et maire de Cambrai, obtenait 57,42% dès le premier tour (48,03% dans la circonscription). De ce fait tous les autres candidats Ă©taient en dessous du pourcentage national de leur parti, par exemple le Parti Socialiste Ă  22,91% contre 24,73%, le Parti communiste Ă  3,10% contre 4,29% ou l'UDF Ă  6,21% contre 7,61%. Le recul du Front national Ă©tait aussi marquĂ© Ă  Cambrai (4,14%) qu'ailleurs (4,24%). On retrouve une situation proche aux Ă©lections de 2002.


     Au plan municipal, Cambrai, après avoir constamment réélu un maire SFIO de la libĂ©ration Ă  1977 en la personne de Raymond Gernez, est administrĂ©e depuis par des maires RPR ou apparentĂ© UMP: Jacques Legendre jusqu'en 1992 puis François-Xavier Villain. Ce dernier a Ă©tĂ© Ă©lu dĂ©putĂ© de la 18 circonscription du Nord le 16 juin 2002 et réélu le 26 juin 2007.

  - Sous-chapitre : FiscalitĂ© locale


     Le taux de la taxe d'habitation, Ă  22,98% en 2006 (inchangĂ© depuis plusieurs annĂ©es), est supĂ©rieur Ă  la moyenne dĂ©partementale (15,95%) mais infĂ©rieur Ă  celui de la plupart des villes de taille comparable dans la rĂ©gion: par exemple il Ă©tait la mĂŞme annĂ©e de 30,07% Ă  Maubeuge, de 34,22% Ă  Valenciennes, de 30,56% Ă  Villeneuve-d'Ascq.


     Le taux de la taxe professionnelle, perçue dans le cadre de la CommunautĂ© d'agglomĂ©ration de Cambrai, Ă©tait Ă  peine supĂ©rieur en 2006 Ă  la moyenne dĂ©partementale, avec 14,18% contre 13,94%. Ce taux Ă©tait lĂ  encore infĂ©rieur Ă  la plupart des autres villes: Armentières 25,56%, Maubeuge 17,35%, Douai 14,11%, Villeneuve-d'Ascq 25,72%. Cambrai n'arrive qu'en 24 position dans le dĂ©partement pour la base nette de cette taxe.

  - Sous-chapitre : Jumelages


     Selon le Ministère des Affaires Étrangères et EuropĂ©ennes, Cambrai est jumelĂ©e avec les villes de Kamp-Lintfort en Allemagne depuis 1970, Châteauguay au QuĂ©bec (Canada) depuis 1980, Houma en Louisiane (États-Unis) depuis 1986, avec le borough de Gravesham au Royaume-Uni depuis 1989 et avec la ville d'Esztergom en Hongrie depuis 1991.


     Un partenariat existe Ă©galement entre la communautĂ© d'agglomĂ©ration de Cambrai et la ville de Pouchkine en Russie.






Chapitre : Économie


  - Sous-chapitre : Industrie et services


     Cambrai est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du CambrĂ©sis. En avril 2007, celle-ci a dĂ©cidĂ© de fusionner avec la Chambre de commerce et d'industrie d'Arras, dĂ©cision remise en question le 4 octobre 2007 par le ministère de tutelle des chambres de commerce et d'industrie.




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Exemple du dĂ©veloppement de l'industrie agroalimentaire au XIX siècle, la sucrerie d'EscaudĹ“uvres, rĂ©putĂ©e la plus grande d'Europe



     Histoire Ă©conomique


     Dès le Moyen Ă‚ge Cambrai est Ă  la fois un marchĂ© agricole pour sa rĂ©gion, qui produit surtout des cĂ©rĂ©ales et de la laine, et un centre de tissage (drap, guède, toile, lin, mollequin). Cette double vocation persistera longtemps. La draperie dĂ©cline Ă  la fin du XIII siècle mais elle est remplacĂ©e par la batiste, spĂ©cialitĂ© de la ville, qui connaĂ®t sa plus grande vogue au XVII siècle. La production flĂ©chit Ă  son tour au siècle suivant, mais en 1775 on compte encore 58 000 pièces de batiste marquĂ©es Ă  Cambrai.


     L'activitĂ© Ă©conomique dĂ©cline sous le Premier Empire en raison des guerres et du blocus britannique. Au XIX siècle le textile reste l'activitĂ© dominante de la ville, avec 2 546 ouvriers, hommes, femmes et enfants, en 1848. La batiste fait l'essentiel du commerce cambrĂ©sien avec d'autres productions telles que le savon ou le sel de mer raffinĂ©. Des industries agroalimentaires se dĂ©veloppent: brasserie, chicorĂ©e; la bĂŞtise de Cambrai est inventĂ©e en 1850.


     Au XIX siècle la ville s'industrialise peu, surtout si on la compare Ă  ses voisines. Les Ă©diles municipaux refusent souvent l'installation de nouvelles usines, au nom de l'insalubritĂ© ou du manque d'espace. La Sucrerie Centrale de Cambrai est créée en 1872 par Jules Linard sur le territoire de la ville d'EscaudĹ“uvres. Toutefois, selon le recensement de 1886 l'industrie fait vivre plus de 9000 personnes, alors que l'agriculture n'en emploie plus que 2000. La ville dĂ©veloppe surtout sa fonction commerciale : au dĂ©but du XX siècle la succursale de la Banque de France de Cambrai occupe le 12 rang en France.


     Après la Seconde Guerre mondiale la reconstruction stimule l'industrie du bâtiment. Des entreprises nouvelles se crĂ©ent Ă  partir de 1950 : bonneterie, mĂ©canique, menuiserie emploient plusieurs milliers de personnes, tandis que disparaissent des fabrications traditionnelles: chicorĂ©e, chocolat, brasserie et tissages. La crise Ă©conomique, Ă  partir des annĂ©es 1970, dĂ©grade sĂ©rieusement la situation de l'emploi.


     DĂ©veloppements rĂ©cents


     Les zones et parcs d'activitĂ© de l'agglomĂ©ration sont au nombre de quatre :

    Liste :
  • la zone industrielle de CantimprĂ©, au sud-ouest de la ville;
  • le parc ActipĂ´le, en bordure de l'autoroute A2 Ă  2 km Ă  l'ouest de Cambrai, offre une surface totale de 97 hectares. Complètement occupĂ©, il est en cours d'extension;
  • la zone d'activitĂ©s de Fontaine-Notre-Dame, Ă  1 km de l'autoroute A26, offre une surface totale de 75 hectares;
  • la zone d'activitĂ©s de Cambrai-sud Proville, Ă  1 km au sud de Cambrai, sur la RN 44, en direction de Saint-Quentin, est consacrĂ©e aux surfaces commerciales sur une superficie de 40 hectares.

     L'Ă©conomie cambrĂ©sienne cherche Ă  s'appuyer aujourd'hui sur trois pĂ´les :

    Liste :
  • L'industrie agroalimentaire, qui tient encore une place importante dans l'Ă©conomie de la ville (confiserie, sucrerie, laiterie etc.) en raison de la forte prĂ©sence (80% de la superficie) de l'activitĂ© agricole (cultures cĂ©rĂ©alières et industrielles) dans l'arrondissement;
    Liste :
  • La logistique, qui bĂ©nĂ©ficie de la situation de Cambrai au cĹ“ur du triangle Londres-Paris-BĂ©nĂ©lux et au croisement de deux autoroutes, tend Ă  se concentrer dans la partie ouest de l'agglomĂ©ration. Ainsi la totalitĂ© des 97 hectares de la zone d’activitĂ© « ActipĂ´le Raillencourt Â» situĂ©e Ă  2 km Ă  l'ouest de Cambrai en bordure de l'autoroute A2 sont aujourd'hui utilisĂ©s, en partie par des entreprises de distribution, pour un millier d'emplois environ. Les extensions ActipĂ´le 2 et 3 sont en cours de rĂ©alisation ou d'Ă©tude.

     Les 5 principales entreprises de l'agglomĂ©ration sont en 2007:

    Liste :
  • CMD : 446 salariĂ©s (engrenages et rĂ©ducteurs)
  • Auchan : 427 salariĂ©s (grande distribution)
  • Cora : 323 salariĂ©s (grande distribution)
  • Cedilac Candia : 280 salariĂ©s (laiterie)
  • Cardon tradilinge : 218 salariĂ©s (linge de maison)

     Le taux de chĂ´mage du CambrĂ©sis Ă©tait en septembre 2006 de 12,6% (Nord-Pas-de-Calais : 13,2 %, France : 9,8%)


     Perspectives


     La future liaison Seine-Escaut, dont la mise en service est prĂ©vue pour 2013, est aujourd'hui l'Ă©lĂ©ment le plus prometteur en matière de dĂ©veloppement Ă©conomique pour la ville et la rĂ©gion de Cambrai. La plateforme d'activitĂ©s multimodale de Marquion, Ă  10 km Ă  l'ouest de Cambrai, devrait avoir pour vocation d’accueillir, sur 800 ha environ, des centres de logistique et de distribution europĂ©ens et des industries de l’agro-alimentaire, dans le prolongement de la diversification des activitĂ©s de l'agglomĂ©ration de Cambrai. L'impact en termes d'emplois est estimĂ© Ă  8 000.






Chapitre : Transports


  - Sous-chapitre : RĂ©seau routier




Image (cliquez pour agrandir) :

L'autoroute A26 à son croisement avec l'A2, près de Cambrai



     Cambrai se situe au croisement de deux autoroutes françaises, l'A2 de Combles (embranchement avec l'A1 venant de Paris) Ă  la frontière franco-belge, ouverte en 1973, et l'A26 de Calais Ă  Troyes, ouverte en 1992. Ces autoroutes se confondent pour partie avec les routes europĂ©ennes E19 d'Amsterdam Ă  Paris via Bruxelles, pour l'A2, et E17 de Anvers Ă  Beaune via Lille et Reims, pour l'A26.


     Cambrai et sa rĂ©gion sont desservis par quatre Ă©changeurs autoroutiers : les sorties sortie 14 (Cambrai) en provenance de Paris et sortie 15 (Bouchain) en provenance de Bruxelles sur l'A2, et les sorties sortie 08 (Marquion) en provenance de Calais et sortie 09 (Masnières) en provenance de Reims sur l'A26.


     Cambrai se trouve en outre au croisement des routes nationale 30 de Bapaume Ă  QuiĂ©vrain (frontière franco-belge) (son dĂ©classement en route dĂ©partementale est en cours), nationale 43 de Sainte-Ruffine (Metz) Ă  Calais, nationale 44 de Cambrai Ă  Vitry-le-François, et D939 (ex-nationale 39) de Cambrai Ă  Arras.


     Projets


     Pour faciliter l'accès Ă  l'est du CambrĂ©sis depuis les autoroutes A2 et A26 et allĂ©ger la circulation dans la traversĂ©e de la ville, un contournement par le sud-ouest est en construction. Ce projet a fait l'objet d'une dĂ©claration d'utilitĂ© publique (DPU) le 22 avril 1999. Son tracĂ© a Ă©tĂ© plusieurs fois modifiĂ© et contestĂ©, Ă©tant donnĂ© qu'il traverse le parc Ă©cologique urbain du Bois Chenu, seul espace vert naturel public du CambrĂ©sis. L'achèvement du contournement est prĂ©vu en 2009.

  - Sous-chapitre : RĂ©seau ferrĂ©


     Cambrai est reliĂ©e par trains directs (TER) Ă  Lille, Douai, Valenciennes, Saint-Quentin et Reims.


     La liaison vers Douai et Lille s'est amĂ©liorĂ©e après l'Ă©lectrification de la ligne Ă  voie unique Douai-Cambrai en 1993. On compte entre Douai et Cambrai une quinzaine de trains par jour, avec un temps de parcours de plus ou moins 30 minutes (en voiture 30 minutes) ; vers Lille-Flandres 8 trains directs, avec un temps de parcours souvent infĂ©rieur Ă  1 heure (en voiture 51 minutes) ; vers Valenciennes, 10 trains directs avec un temps de parcours de 42 minutes en moyenne (en voiture 29 minutes) ; vers Saint-Quentin 10 trains directs avec un temps de parcours oscillant autour de 50 minutes (en voiture 39 minutes).


     Les liaisons vers Paris (Gare du Nord), qui se font avec correspondance Ă  Douai (TGV de et vers Paris) ou Saint-Quentin, sont particulièrement mĂ©diocres si on les compare Ă  celles des villes voisines : alors que Valenciennes est reliĂ©e par TGV direct Ă  Paris 8 fois par jour, en 1 heure 45 environ, Douai 8 fois par jour Ă©galement en 1 heure 10 environ, Arras 12 fois par jour en 50 minutes environ et Saint-Quentin 15 fois par jour avec des temps de parcours de 1 heure 19 Ă  1 heure 44, Cambrai n'est reliĂ©e par train direct Ă  Paris qu'une seule fois par jour, en 2 heures 8 minutes. Une liaison Ă  Paris par TGV direct a Ă©tĂ© crĂ©e Ă  la mise en service du TGV Nord, après travaux d'Ă©lectrification de la ligne Cambrai - Douai, pour ĂŞtre finalement supprimĂ©e.


     Historique




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La gare annexe de Cambrai en 1913





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La gare du Cambrésis



     Dès 1833 le conseil municipal sollicitait le passage d'une ligne de chemin de fer par Cambrai. Toutefois le tracĂ© par Arras et Douai, vers Lille, avec un embranchement vers Valenciennes, fut prĂ©fĂ©rĂ© en 1845. Il ne restait donc qu'Ă  relier Cambrai Ă  cette ligne, ce qui ne fut fait qu'en 1878 par une ligne Ă  voie unique et sinueuse entre Cambrai et Douai. Entre temps Cambrai avait Ă©tĂ© reliĂ©e, en 1858, Ă  la ligne Paris-Bruxelles par un embranchement partant de Busigny et rejoignant Somain, près de Douai.


     D'autres lignes de chemin de fer, d'intĂ©rĂŞt local, voient le jour au XIX siècle, notamment en 1880 la SociĂ©tĂ© des Chemins de fer du CambrĂ©sis qui exploitait trois lignes dans le CambrĂ©sis entre Cambrai, Caudry, Saint-Quentin, Le Cateau et Denain. Une ligne Ă  usage agricole de Cambrai Ă  Marquion, aujourd'hui hors-service, est Ă©galement ouverte en 1898.


     La gare de Cambrai Ă©tait Ă©galement le terminus d'une ligne Ă  voie normale secondaire des CGL/VFIL reliant Marquion et Boisleux-au-Mont.


     Projets


     Le schĂ©ma de transports rĂ©gionaux Ă©voque deux projets qui concernent Cambrai : la construction d'une ligne de chemin de fer entre Cambrai, Marquion et Arras, en liaison avec le projet de canal Ă  grand gabarit Seine-Nord Europe et l'implantation d'une zone d'activitĂ©s Ă  Marquion, ainsi que la « recherche d’une liaison d’Orchies vers Cambrai Â».

  - Sous-chapitre : Transports urbains


     Dès 1897, c'est-Ă -dire dès l'achèvement de l'arasement des fortifications, la ville envisage la construction de lignes de tramways Ă©lectriques. C'est une solution d'une grande modernitĂ© pour l'Ă©poque puisque la traction Ă©lectrique n'est apparue qu'en 1881 et que le dĂ©veloppement de ce mode de transport n'a pris une vĂ©ritable ampleur qu'Ă  partir de 1895 Ă  Paris et en rĂ©gion parisienne. En 1903 est inaugurĂ© le rĂ©seau de la Compagnie des tramways de Cambrai, long de 16 km et qui compte 5 lignes. Après la première guerre mondiale le rĂ©seau, non rentable, n'est pas remis en service.


     Depuis 1933 l'agglomĂ©ration de Cambrai est desservie par un rĂ©seau d'autobus, dont les cinq lignes sont aujourd'hui exploitĂ©es par le groupe Transdev:


     En 2003 (derniers chiffres connus) le « PĂ©rimètre de Transports Urbains Â» (PTU) de Cambrai, qui avec 4818 ha et 59 619 habitants est le plus petit des 12 PTU de la rĂ©gion Nord-Pas-de-Calais, a offert 490 000 km (0,75% du total rĂ©gional) soit 8 km par habitant, contre 22 km pour la moyenne rĂ©gionale. 783 000 voyageurs ont Ă©tĂ© transportĂ©s (0,4% des 12 PTU de la rĂ©gion), soit 13 voyages par habitant, contre 66 voyages par habitant pour la moyenne rĂ©gionale). Ces quelques chiffres montrent le faible poids, dans le total rĂ©gional, des transports urbains Ă  Cambrai, ville moyenne dans un ensemble rĂ©gional très urbanisĂ©.

  - Sous-chapitre : Voie fluviale


     Cambrai est situĂ© Ă  la jonction du canal de Saint-Quentin vers l'Oise et Paris et du canal de l'Escaut, qui dĂ©bouche sur le canal Dunkerque-Escaut. Un port de plaisance est amĂ©nagĂ© Ă  la jonction des deux canaux, Ă  Cambrai-CantimprĂ©.


     Historique


     L'Escaut canalisĂ© entre Valenciennes et Cambrai est ouvert Ă  la navigation en 1780.


     Par ailleurs une liaison fluviale entre Paris et le Nord avait Ă©tĂ© projetĂ©e dès l'Ă©poque de Mazarin et de Colbert. La construction du canal de Saint-Quentin, entre Chauny sur l'Oise et Cambrai, fut reprise en 1802 sur l'ordre de NapolĂ©on Ier et achevĂ©e en 1810, après percement du tunnel de Riqueval. Le canal et le tunnel furent inaugurĂ©s en grande pompe le 28 avril 1810 par l'Empereur et l'impĂ©ratrice Marie-Louise. Le canal de Saint-Quentin a connu un trafic intense, mais depuis 1966, date de l'ouverture du canal du Nord, il a perdu beaucoup de son importance.


     Projets


     Un projet de liaison fluviale Ă  grand gabarit, baptisĂ© liaison Seine-Escaut ou liaison Seine-Nord-Europe, fait partie des 30 projets prioritaires du futur rĂ©seau transeuropĂ©en de transport. Le tracĂ© de ce projet passe par Marquion, Ă  12 km Ă  l'ouest de Cambrai. Une plate-forme d’activitĂ©s y est prĂ©vue. L'enquĂŞte publique sur le projet s'est dĂ©roulĂ©e du 15 janvier 2007 au 15 mars 2007. La mise en service pourrait avoir lieu vers 2012.

  - Sous-chapitre : AĂ©roports


     Cambrai est Ă  proximitĂ© immĂ©diate de deux aĂ©rodromes : Cambrai-Épinoy, au nord-ouest, dont l'usage est rĂ©servĂ© Ă  la base aĂ©rienne 103, et Cambrai-Niergnies, Ă  cinq kilomètres au sud-est, ouvert Ă  l'aviation de loisirs. Dans un rayon d'1 h 30 environ par la route se trouvent cinq aĂ©roports importants : Lille-Lesquin (60 km), Charleroi Bruxelles-Sud (114 km), Bruxelles (148 km), Paris Beauvais-TillĂ© (151 km) et Roissy-Charles-de-Gaulle (152 km).






Chapitre : Enseignement et formation



     Cambrai est le siège d'un bassin de formation dĂ©pendant de l'Inspection acadĂ©mique du Nord (dĂ©partement) et de l'AcadĂ©mie de Lille.

  - Sous-chapitre : Enseignement primaire public


     Cambrai compte douze Ă©coles maternelles et onze Ă©coles Ă©lĂ©mentaires.

  - Sous-chapitre : Enseignement secondaire


     Ă‰tablissements publics


     Cambrai possède quatre collèges : Jules-Ferry (4 rue de Monseigneur-Guerry), FĂ©nelon (place FĂ©nelon), Lamartine (330 rue Gauthier) et Paul-Duez (1 Boulevard Paul-Bezin).


     La ville accueille Ă©galement les lycĂ©es gĂ©nĂ©raux et technologiques FĂ©nelon (place FĂ©nelon) et Paul-Duez (1 boulevard Paul-Bezin) et les lycĂ©es professionnels Louise de Bettignies (boulevard Vauban) et Louis-BlĂ©riot (rue Gauthier).


     Ă‰tablissements privĂ©s


     Le collège Jeanne d'Arc (25 boulevard de la LibertĂ©), l'institution Notre-Dame de Grâce (collège et lycĂ©e, 31 boulevard de la LibertĂ©) et le lycĂ©e technique La Sagesse (7 rue du temple). Depuis la rentrĂ©e 2009, ont fusionnĂ© les 3 Ă©tablissements privĂ©s pour former l'ensemble St luc de Cambrai.


     Enseignement artistique


     L'École nationale de musique et d'art dramatique.

  - Sous-chapitre : Enseignement supĂ©rieur


     Cambrai hĂ©berge deux antennes des universitĂ©s de Valenciennes et du Hainaut-CambrĂ©sis (UVHC), et de Lille-2.


     L'antenne de l'UVHC prĂ©pare aux diplĂ´mes suivants : DAEU A et B, master en sciences et technologies, mention agro-alimentaire, licence en sciences et technologies, mention agro-alimentaire, titre d'ingĂ©nieur-maĂ®tre (IUP) en GĂ©nie des systèmes agro-industriels, licence en sciences et technologies, mentions informatique, mathĂ©matiques, sciences physiques.


     L'IUT de Valenciennes, antenne de cambrai, prĂ©pare Ă  l'obtention d'une Licence professionnelle Gestion de la production industrielle (GPI), option qualitĂ©, hygiène, sĂ©curitĂ© et environnement (QHSE); Une Licence professionnelle Logistique globale est en prĂ©vision.


     L'antenne de Lille 2 prĂ©pare Ă  l'obtention d'une licence « mention droit Â» ou « mention administration Ă©conomique et sociale Â», ainsi que trois licences professionnelles: management des PME PMI, transport de marchandises, mĂ©tiers de la sĂ©curitĂ©.


     Enfin, l'enseignement catholique, l'ensemble Saint Luc de Cambrai , a constituĂ© un pĂ´le d'enseignement supĂ©rieur (Sup'Sagesse) allant de Bac+1 Ă  Bac+5 : BTS opticien, BTS assurance, NRC, MUC, AG et AM, deux licences professionnelles ("Marketing Manager OpĂ©rationnel" et "Assurance PrĂ©voyance et Gestion de Biens") et enfin un Master Professionnel de "StratĂ©gie et Management Entrepreneurial", ouvert entre autres aux crĂ©ateurs d'entreprises.


     Avec près de 500 Ă©tudiants en alternance, apprentissage ou voie scolaire, Sup'Sagesse constitue un vĂ©ritable campus de centre ville - intĂ©grant un internat.


     Les autres Ă©tablissements d'enseignement supĂ©rieur Ă  Cambrai sont l'École supĂ©rieure d'art de Cambrai et l'Institut de formation en soins infirmiers.






Chapitre : Culture et patrimoine


  - Sous-chapitre : Monuments et lieux touristiques


     Une grande partie du patrimoine monumental de Cambrai a disparu au cours des siècles. C'est d'abord Charles Quint qui, pour faire Ă©difier une citadelle au Mont-des-BĹ“ufs, ordonne en 1543 la destruction de l'abbaye Saint-GĂ©ry de style gothique.


     Pendant la RĂ©volution française tous les Ă©difices religieux de la ville sont vendus comme biens nationaux et dĂ©truits, dont l'ancienne cathĂ©drale. Seules quatre Ă©glises, transformĂ©es en grenier, en hĂ´pital, en Temple de la Raison ou en prison, sont Ă©pargnĂ©es.


     Le dĂ©mantèlement des fortifications, Ă  partir de 1894, entraĂ®ne la disparition de nombreuses portes. Quelques-unes sont conservĂ©es grâce aux interventions de la sociĂ©tĂ© d'Émulation de la ville.


     La Première Guerre mondiale est Ă  nouveau responsable de destructions très importantes, l'armĂ©e allemande minant et incendiant le centre de la ville avant de faire retraite en septembre 1918: au total 1 214 immeubles sont dĂ©truits, dont l'hĂ´tel de ville reconstruit en style nĂ©oclassique avant la RĂ©volution par les architectes Jacques-Denis Antoine et Nicolas-Henri Jardin.


     Enfin Ă  la fin de la Seconde Guerre mondiale, en avril 1944, puis encore en mai, en juillet et jusqu'au 11 aoĂ»t, Cambrai subit des bombardements alliĂ©s: au total 55% des immeubles sont sinistrĂ©s et 13% entièrement dĂ©truits.


     MalgrĂ© ces destructions considĂ©rables la ville garde un patrimoine monumental important. Première commune du dĂ©partement du Nord Ă  obtenir ce prestigieux label, Cambrai est classĂ©e Ville d'Art et d'Histoire depuis 1992.






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La cathédrale Notre-Dame





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Le carillon de l'hĂ´tel de ville





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Façade de la chapelle du Grand Séminaire, dite des Jésuites



     La cathĂ©drale Notre-Dame de Grâce, achevĂ©e en 1703 dans le style classique de l'Ă©poque, a remplacĂ© après la RĂ©volution de 1789 l'admirable cathĂ©drale gothique du XII siècle dont il ne reste aucune trace sur l'actuelle Place FĂ©nelon. L'abside renferme le tombeau monumental de FĂ©nelon, chef-d'Ĺ“uvre du sculpteur David d'Angers, et les croisillons du transept l'icĂ´ne de Notre-Dame de Grâce ainsi que neuf grisailles rĂ©putĂ©es de Geeraerts d'Anvers. Les grandes orgues : l'instrument fut construit par la maison Pierre Schyven d'Ixelles en 1897. Après les Ă©preuves de la guerre de 1914-1918, une importante restauration fut entreprise par le facteur d'orgue Auguste Convers qui porta l'instrument actuel Ă  49 jeux (3670 tuyaux).


     L'Ă©glise Saint-GĂ©ry, autrefois abbatiale Saint-Aubert, est l'un des monuments historiques les plus anciens de Cambrai : l'ancienne citĂ© romaine de Camaracum. Plusieurs fouilles archĂ©ologiques ont rĂ©vĂ©lĂ© les fils tĂ©nus mais rĂ©els qui la rattachent Ă  l'Ă©poque gallo-romaine. Au cours des âges, l'Ă©difice, comme tout corps qui grandit, a vu se greffer les styles roman, gothique, Renaissance et classique. Depuis 1000 ans, chaque Ă©poque a laissĂ© son empreinte, sans parler des destructions par les incendies, et des blessures des guerres. Au V siècle, elle porte le nom de Saint-Pierre. Dagobert en fait une abbaye. Celle-ci traverse le millĂ©naire dans la vie contemplative de ses religieux jusqu'Ă  la bourrasque rĂ©volutionnaire. Une dĂ©cennie plus tard, elle devient pour un temps, cathĂ©drale et enfin Ă©glise paroissiale Saint-GĂ©ry : Ă©vĂŞque fondateur du diocèse de Cambrai. Elle renferme un remarquable jubĂ© en marbre polychrome sculptĂ© par le CambrĂ©sien Jaspart Marsy ainsi qu'une Mise au tombeau du peintre Rubens de 1616, commande du chapitre mĂ©tropolitain apportĂ©e Ă  Cambrai par le maĂ®tre lui-mĂŞme. Les grandes orgues : l'instrument actuel a Ă©tĂ© construit par Merklin en 1867, et restaurĂ© en 1933 par le facteur d’orgue Jacquot. Il fut reconstruit en 1978 par RenĂ© Godefroy, passant alors d’un style romantique Ă  un style classique de type nordique du XVIII siècle. La composition est de 41 registres rĂ©partis sur 3 claviers.


     La citadelle. MalgrĂ© son dĂ©mantèlement au XIX siècle, la citadelle de Charles Quint conserve les galeries de contremine aujourd'hui ensevelies; la porte Royale et son pont-levis, flanquĂ©e Ă  l'arrière de deux corps de garde et un arsenal du XVI siècle. Parmi les amĂ©nagements postĂ©rieurs, une poudrière, des logements pour officiers et une caserne « Ă  l'Ă©preuve des bombes Â» du XIX siècle sont Ă©galement remarquables.


     Le beffroi de Cambrai. Autrefois clocher de l'Ă©glise Saint-Martin, le monument construit au XV siècle devient beffroi de Cambrai en 1550. Inscrit par l'UNESCO, au sein d'un groupe de 23 beffrois du nord de la France, comme extension des 30 beffrois belges inscrits en 1999 sous le nom de « Beffrois de Flandre et de Wallonie Â».

Article dĂ©taillĂ© : Beffroi de Cambrai.

     L'hĂ´tel de ville, entièrement restaurĂ© en 1932 s'ouvre sur la Grand'Place par une majestueuse façade de style grec, surmontĂ©e d'un campanile oĂą deux sonneurs de bronze, gĂ©ants et de type maure, frappent les heures sur une grosse cloche au-dessus de la grande horloge : ce sont Martin et Martine, les protecteurs de la citĂ©. La salle des mariages renferme une sĂ©rie de fresques et peut se visiter sur demande.


     Le château de Selles, ancien château fort, bâti au XI siècle, autrefois isolĂ© par les eaux de l'Escaut a conservĂ© ses tours et ses murailles et surtout des gaines enterrĂ©es dont les nombreux graffiti tĂ©moignent du dĂ©sespoir des prisonniers enfermĂ©s sur ordre du comte-Ă©vĂŞque.


     La chapelle du Grand SĂ©minaire appelĂ©e plus couramment chapelle «des jĂ©suites», unique exemple, par sa façade somptueuse, de l'art baroque en France au Nord de Paris, fut achevĂ©e en 1692 et servit de prison au tribunal rĂ©volutionnaire voisin en 1794. Elle se visite sur demande et offre le spectacle de ses dix colonnes de granit et de ses multiples sculptures.


     L'hĂ´tel de Francqueville (XVIII siècle) abrite les riches collections du MusĂ©e de Cambrai, considĂ©rablement agrandi et rĂ©novĂ© en 1994. Le plan en relief de la citĂ© Ă  la fin du XVII siècle constitue le point de dĂ©part indispensable des visites guidĂ©es de la ville.


     La maison Espagnole, siège de l'Office de tourisme, dernière maison Ă  pans de bois et Ă  pignon sur rue de style rĂ©gional, date de 1595. Les sculptures en chĂŞne (chimères et cariatides) qui ornaient sa façade au XIX siècle sont exposĂ©es au premier Ă©tage Ă  l'intĂ©rieur après avoir subi une sĂ©rieuse restauration. On visite ses caves mĂ©diĂ©vales.


     Le marchĂ© couvert, construit après la seconde guerre mondiale, abrite des halles extrĂŞmement animĂ©es les jours de marchĂ©.

  - Sous-chapitre : Salles de spectacle et Ă©quipements culturels




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Le théâtre de Cambrai, entre le Conservatoire national de Musique et d'Art dramatique et la chapelle de l'ancien Hôpital Saint-Julien



     Le théâtre de Cambrai, construit en 1924 par l'architecte Pierre Leprince-Ringuet sur l'emplacement d'une chapelle du XVI siècle dĂ©truite pendant la Première Guerre mondiale, Ă©tait abandonnĂ© depuis 25 ans lorsque sa rĂ©habilitation fut entreprise en 1999. Le théâtre rĂ©novĂ© fut inaugurĂ© en 2003. C'est un théâtre Ă  l'italienne de 700 places qui accueille des spectacles divers, notamment ceux de l'assocation « Scènes mitoyennes Â» et du festival de musique classique Juventus.


     Le « Palais des grottes Â», situĂ© dans le jardin public, est une salle polyvalente pouvant accueillir des concerts (dont le BetiZFest) ou des expositions.


     La MĂ©diathèque de Cambrai est une bibliothèque municipale classĂ©e : elle possède un fonds ancien important, avec des documents remontant jusqu'au VII siècle provenant des confiscations faites pendant l'Ă©poque rĂ©volutionnaire aux communautĂ©s religieuses, très importantes dans la ville. Dès 1975 elle a Ă©tĂ© l’un des premiers Ă©tablissements Ă  adopter l’appellation de « mĂ©diathèque Â». Elle est rĂ©partie en quatre services: jeunesse, adultes, photothèque et histoire locale et livres anciens.

  - Sous-chapitre : Espaces verts


     Cambrai possède trois Ă©toiles au classement des villes et villages fleuris.




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Le kiosque Ă  musique, construit en 1867 dans le Jardin Monstrelet. L'un des plus anciens de France.



     Le jardin public actuel date du XIX siècle. Il est installĂ© sur l'emplacement des anciennes fortifications qui ceinturaient la citadelle construite sous Charles Quint. Il se divise en trois jardins distincts mais contigus :

    Liste :
  • le jardin des Grottes.

     Les deux derniers citĂ©s, qui portent la superficie de l'ensemble Ă  vingt-deux hectares, furent ajoutĂ©s après le dĂ©mantèlement des fortifications, Ă  la fin du XIX siècle.

  - Sous-chapitre : Clubs et Ă©quipements sportifs


     Cambrai compte plus de 100 clubs ou associations sportives, dont le Cambrai Hockey Club qui Ă©volue en Championnat de France fĂ©minin de hockey sur gazon ainsi que l'Ă©quipe Cambrai Volley-Ball qui Ă©volue en PRO B (2e division national).


     Les installations incluent 6 gymnases, 2 piscines, l'Arsenal de Balagny, construit entre 1581 et 1595, abandonnĂ© par l'armĂ©e en 1967 et rĂ©habilitĂ© en salle de gymnastique, une base de loisirs, un stade de hockey, un stade de rugby et de nombreux terrains de football, dont le stade de la LibertĂ©, siège de l'AthlĂ©tic Club CambrĂ©sien.

  - Sous-chapitre : Personnages cĂ©lèbres




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Portrait posthume de Dumouriez par Jean-Sébastien Rouillard





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     Cambrai a vu naĂ®tre quelques cĂ©lĂ©britĂ©s parmi lesquelles :




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Portrait de François Fénelon par Joseph Vivien



     Parmi ceux qui ont vĂ©cu Ă  Cambrai, y sont morts, ou y ont jouĂ© un rĂ´le important, il faut citer :


     Enfin nombre de visiteurs illustres ont sĂ©journĂ© Ă  Cambrai au fil des siècles, reflĂ©tant une histoire mouvementĂ©e:

  - Sous-chapitre : SpĂ©cialitĂ©s gastronomiques


     Les deux spĂ©cialitĂ©s gastronomiques cambrĂ©siennes les plus conuues sont l'andouillette de Cambrai, charcuterie traditionnellement fabriquĂ©e Ă  base de fraise de veau (laquelle est aujourd'hui interdite par les règlements europĂ©ens), dont la confrĂ©rie associĂ©e est l'une des plus reprĂ©sentatives de la rĂ©gion, et surtout la bĂŞtise de Cambrai, bonbon enrobĂ© de menthe qui est l'une des spĂ©cialitĂ©s gourmandes les plus emblĂ©matiques de France.


     La gastronomie cambrĂ©sienne compte aussi d'autres spĂ©cialitĂ©s moins connues : tripes, pâtĂ© de foie aux prunes, lièvre aux raisins, hochepot de perdrix Ă  la purĂ©e de lentilles, mais aussi la boulette de Cambrai, fromage blanc aux fines herbes, et la tomme de Cambrai, ou encore les biscottes et le « pain crottĂ© Â» (sorte de pain perdu)

  - Sous-chapitre : Manifestations culturelles

    Liste :
  • Les FĂ©odales.
  • Le festival de musique classique Juventus. Ce festival attire chaque annĂ©e un plateau de musiciens renommĂ©s et s'impose comme l'un des plus grands festivals de France en matière de musique classique aux cĂ´tĂ©s d'autres comme celui d'Aix-en-Provence.
  • La fĂŞte du 15 aoĂ»t, grande fĂŞte foraine sur la place Aristide-Briand (place de l'HĂ´tel de ville) pendant une dizaine de jours. La journĂ©e du 15 aoĂ»t est ponctuĂ©e du traditionnel dĂ©filĂ© des gĂ©ants Martin et Martine, symboles de la citĂ©.
  • BetiZFest : festival de musiques alternatives.

  - Sous-chapitre : Cambrai dans la littĂ©rature

« Cambrai est une petite citĂ© paisible et somnolente de l'Artois (sic), au nom de laquelle s'attachent bien des souvenirs historiques. Des ruelles Ă©troites et vieillottes courent en dĂ©dale autour de l'Ă©norme hĂ´tel de ville, des portes rongĂ©es par les siècles et des nombreuses Ă©glises, dont l'une, la plus grande, a vu prĂŞcher FĂ©nelon. Des clochers pesants se dressent au milieu d'un fouillis de pignons pointus. De larges avenues mènent au jardin public, bien entretenu, qu'orne un monument Ă  Louis BlĂ©riot.
Les habitants sont gens tranquilles et cordiaux, qui mènent dans leurs grandes maisons, simples d'apparence, mais richement meublĂ©es, une existence toute de bien-ĂŞtre. La petite citĂ© est surnommĂ©e avec raison « la ville des millionnaires Â» car juste avant la guerre, on y comptait quarante de ces CrĂ©sus.
La grande guerre arracha ce trou de province Ă  son sommeil de Belle au bois dormant et le mua en foyer de luttes gigantesques (...) Â»

  - Sous-chapitre : Aux environs de Cambrai






Chapitre : Bibliographie


    Liste :
  • Eugène Bouly, Histoire de Cambrai et du CambrĂ©sis, t. 1, Hattu, Libraire-Éditeur, Cambrai, 1842, (1 Ă©d. 1842) 
  • Eugène Bouly, Histoire de Cambrai et du CambrĂ©sis, t. 2, Hattu, Libraire-Éditeur, Cambrai, 1842, (1 Ă©d. 1842) 
  • Louis Trenard (dir.) et Charles Pietri, Histoire des Pays-Bas Français, Edouard Privat, coll. « Univers de la France et des Pays francophones / Histoire des Provinces Â», 1974, (1 Ă©d. 1974) 
  • Pierre Pierrard, La Vie quotidienne dans le Nord au XIXe siècle : Artois, Flandre, Hainaut, Picardie, Hachette, 1976 (ISBN 2-01-002861-9) 
  • Pierre Pierrard, Histoire du Nord : Flandre, Artois, Hainaut, Picardie, Hachette, 1 novembre 1978 (ISBN 2-01-020306-2) 
  • Louis Trenard (dir.) et Michel Rouche (prĂ©face de Jacques Legendre), Histoire de Cambrai, t. 2, Presses Universitaires de Lille, coll. « Histoire des villes du Nord / Pas-de-Calais Â», 1982, (1 Ă©d. 1982), 24cm, 314 p. (ISBN 2-85939-202-7) 
  • Jean-Pierre Wytteman (dir.) (prĂ©face de Bernard Derosier), Le Nord : de la PrĂ©histoire Ă  nos jours, Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents Â», 1988, 381 p. (ISBN 2-903504-28-8) 
  • Jean Dauvegis, La Vie des CambrĂ©siens, Les amis du CambrĂ©sis, Cambrai, 1991, 327 p. 
  • Michel Dussart (dir.), MĂ©moire de Cambrai, SociĂ©tĂ© d'Emulation de Cambrai, 2004, 220 p. (ISBN 2-85845-001-3) 
  • Jocelyne Deniere et Lysiane Deniere, Les Beffrois de Belgique et de France : inscrits au Patrimone Mondial de l'HumanitĂ© de l'Unesco, Editions J. et L. Deniere, 2008, 208 p. (ISBN 978-2-911327-26-1) 
  • Revue du Nord, Louis Trenard (dir.), UniversitĂ© de Lille III, Villeneuve d'Ascq, Tome LVIII n° 230, NumĂ©ro spĂ©cial « Cambrai et le CambrĂ©sis Â», juillet-septembre 1976





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  • (ressources multimĂ©dia)

  - Sous-chapitre : Articles connexes

  - Sous-chapitre : Liens externes






Chapitre : Notes et références


  1. ↑ Une deuxieme hypothèse plus complexe est tout à fait plausible: Cam- = "Cama-" = "Kant" = ancienne tribu décrite par Strabon; -Brai = "bray" = "Racum" = "Reich" = "Rijk" = "herk" = empire, lieu. De là viendrait "KantenHerk" ou "empire des Kants", ce qui rapproche "Cantimpré" (Quartier Ouest de la ville) de "Cambrai".
  2. ↑ source: Infoclimat Paris-Montsouris
  3. ↑ Météo 59-62 (site consulté le 8 septembre 2007)
  4. ↑ source: Infoclimat Cambrai-Épinoy
  5. ↑ Louis Trenard (dir.) et Michel Rouche (prĂ©face de Jacques Legendre), Histoire de Cambrai, t. 2, Presses Universitaires de Lille, coll. « Histoire des villes du Nord / Pas-de-Calais Â», 1982, (1 Ă©d. 1982), 24cm, 314 p. (ISBN 2-85939-202-7) , p. 12-14
  6. ↑ ibid. p. 16
  7. ↑ ibid. p. 29-30
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