Définition Wikipédia de : Buenos Aires
| Buenos Aires | |
L'avenue du 9 juillet et l'obélisque de la place de la République. | |
| Données générales | |
|---|---|
| Argentine | |
Monument Ă Juan de Garay, refondateur de Buenos Aires.
Le navigateur espagnol Juan DĂaz de SolĂs fut le premier EuropĂ©en Ă accĂ©der au RĂo de la Plata en 1516, mais son expĂ©dition fut Ă©courtĂ©e par une attaque d'amĂ©rindiens, probablement d'une tribu CharrĂşas ou Guarani, durant laquelle il pĂ©rit.
Pedro de Mendoza, qui était à la recherche d'or, fonde une petite colonie le 2 février 1536 à l'embouchure du Rio de la Plata, qu'il baptise : « Nuestra Señora Santa Maria del Buen Ayre ». Les premières fondations de la ville se situaient dans l'actuel quartier de San Telmo, proche de l'actuel centre-ville, légèrement au sud. L'emplacement exact de celles-ci correspond à l'actuel parc Lezama. Une statue à la gloire de Mendoza y est d'ailleurs présente.
Cependant, la colonie est ravagĂ©e par les indiens en 1541 ce qui oblige les colons espagnols Ă abandonner l'emplacement. Mais le 11 juin 1580, le colonisateur Juan de Garay fonde Ă nouveau la colonie avec le nom de la "SantĂsima Trinidad y Puerto de Santa MarĂa del Buen Ayre" (La Saintissime TrinitĂ© et Port de Sainte Marie du bon air), sur un site dĂ©limitĂ© par les rues actuelles De Mayo et Viamonte et par les rues Salta et Libertad.
L'objectif principal de cette fondation par Juan de Matienzo en 1566, était le besoin d'ouvrir une porte sur l'Océan Atlantique pour tout le territoire qui existait depuis Potosà jusqu'au sud du continent.
Premièrement, c'était la capitale d'un département "gobernación" qui dépendait de la Vice-royauté du Pérou. Pendant des siècles les "porteños" (habitants de la ville) auraient toutes sortes de besoins : le village le plus austral d'Amérique était loin de toute sorte de centre commercial important, il n'existait pas d'élément nécessaire pour survivre décemment et ne pouvait pas les fabriquer eux-mêmes dans la ville. L'Espagne privilégiait les ports sur le Pacifique et pourtant marginalisait la ville qui accueillait seulement deux bateaux par ans (certaines années aucun bateau n'accostait). Cela force les colons (seulement 2 000 en 1610) à vivre de la contrebande venant principalement du Brésil. Cette contrebande fut la seule et unique source de richesse jusqu'au XVII siècle. À cette période, la vente de cuir se développa, cuir obtenu par le massacre de troupeaux de bovins qui vivaient encore à l'état sauvage dans les prairies alentours .
- Sous-chapitre : Luttes pour l'indépendance (XVII-XIX siècles)
Dépendance de la ville à la vice-royauté du Pérou
Depuis sa fondation, le succès de Buenos Aires ne put dépendre que du commerce. Cependant, l'administration espagnole des XVII et XVIII siècles a insisté pour que tous les échanges commerciaux vers l'Europe transitent par Lima au Pérou, qui était alors la capitale de l'empire colonial espagnol en Amérique du Sud, car cela facilitait le prélèvement des taxes. Pour éviter ces taxes, cela incita les premiers habitants de Buenos Aires
En 1680 les portugais, séparés depuis peu de l'Espagne, arrivèrent avec une expédition à Colonia del Sacramento (en Uruguay) sur la côte opposée du Rio de la Plata afin de s'établir sur ce territoire. Le gouverneur de Buenos Aires, Jose de Garro, lança un ultimatum pour que les portugais se retirent mais ces derniers refusèrent. Alors, Jose de Garro réunit les colons de la province et organisa une attaque avec l'aide des indiens (peuple Guarani) et les colons de Buenos Aires (10.000 habitants). Le résultat fut une écrasante victoire qui permit à Buenos Aires d'acquérir une certaine légitimité.
L'industrie du cuir va alors progresser nettement, reconnue localement jusqu'au milieu du XVIII siècle. Parallèlement et afin de comprendre le développement économique de la ville, on notera que contrairement à d'autres colonies espagnoles, à Buenos Aires, les personnes s'enrichissaient socialement par la fortune et la possession (de terres et de troupeaux principalement), et non par un titre ou un nom rappelant telle ou telle famille aristocratique. La ville a été envahie par des troupes anglaises plusieurs fois mais les habitants les ont toujours repoussés.
CrĂ©ation de la vice-royautĂ© du RĂo de la Plata et croissance Ă©conomique (1776)
Conscient de l'instabilitĂ© grandissante dans la ville, Charles III d'Espagne a progressivement levĂ© les restrictions commerciales jusqu'Ă crĂ©er en 1776 la vice-royautĂ© du RĂo de la Plata dont Buenos Aires fut la capitale, la plaçant donc au mĂŞme niveau que Lima d'un point de vue administratif. Son territoire s'Ă©tendait sur l'Argentine, la Bolivie, le Paraguay et l'Uruguay actuels.
Le commerce y est donc ouvert, libre, flexible et libéral, régi par un règlement de libre circulation des marchandises (Reglamento de Libre Comercio). La ville put donc introduire des marchandises de nombreuses régions et se connecter à d'autres ports sans demander aucune permission aux autorités royales de la couronne. De cette manière, la ville s'émancipa de la dépendance politique et économique de Lima. La ville vécue donc une croissance fulgurante entre 1780 et 1800, recevant à cette époque une très forte immigration d'espagnols, de français et d'italiens.
Malgré ces mesures qui favorisèrent la croissance économique et l'enrichissement de la ville, de nombreux porteños aspiraient toujours à une indépendance totale vis-à -vis de l'Espagne, portés entre autres par les idéaux de la Révolution française.
- Sous-chapitre : Buenos Aires et les invasions
De son établissement au XVI siècle à 1807, la ville a souffert de nombreuses invasions comme en 1582 où un corsaire anglais tenta de débarquer sur l'île Martin Garcia mais fut rejeté. En 1587, l'anglais Thomas Cavendish tenta de s'approprier la ville mais sans succès. En 1658, une troisième tentative est lancée par Louis XIV mais Don Pedro de Baigorri Ruiz, alors gouverneur de Buenos Aires, défendit le port avec succès. La quatrième tentative fut celle d'un aventurier, un certain M. de Pintis, mais il fut aussi repoussé. En 1699, la cinquième invasion fut réalisée par une bande de pirates danois, rapidement dominée. Durant le gouvernement de Bruno Mauricio de Zabala, le français Étienne Moreau débarqua sur la côte orientale du Rio de la Plata où des troupes espagnoles le chassèrent et le tuèrent.
En 1806 commença une période appelée « les Invasions Britanniques ». Invasions qui eurent pour origine les guerres napoléoniennes. À cette époque, la France rivale de l'Angleterre est l'alliée de l'Espagne. Depuis les débuts de la conquête du nouveau monde, l'Angleterre n'a cessé de s'intéresser aux richesses de la région. Le 27 juin 1806, le général anglais William Carr Beresford réussit à s'approprier la ville sans grande résistance car l'armée espagnole y est peu puissante et mal organisée. Le général anglais fonde un gouvernement, qui sera rapidement déchu le 12 août 1806 par une armée venue de Montevideo commandée par le français Jacques de Liniers, connu en Argentine sous le nom de Santiago de Liniers.
En 1807, une seconde expédition anglaise commandée par John Whitelocke réussit à prendre Montevideo et à s'y maintenir pendant quelques mois. Le 5 juillet 1807, Whitelocke tente d'occuper Buenos Aires mais ses habitants et la milice urbaine, désormais bien organisés vainquirent avec l'aide du français Liniers les troupes anglaises.
Par ailleurs, l'arrivée du courant de pensée libéral au moment même où l'armée napoléonienne s'empara de l'Espagne créa le choc nécessaire à l'apparition de divers mouvements d'indépendance.
C'est le 25 mai 1810 que Buenos Aires acquit son indépendance, alors que l'Espagne est en pleine guerre (guerre d'Espagne de 1808-1813) : après une semaine de manifestations majoritairement pacifiques, les criollos (Espagnols nés en Amérique du Sud) parvinrent à chasser le vice-roi espagnol et installer un gouvernement provincial. La Révolution de mai est célébrée de nos jours en Argentine, et le 25 mai est jour férié. Au terme des conflits qui ont secoué tout le pays et abouti à son unification, Buenos Aires fut aussi choisie comme siège du gouvernement national. L'indépendance ne fut toutefois déclarée formellement qu'en 1816.
Fédéralisme (XIX siècle)
Durant le XIX siècle, la ville fut paralysée à deux reprises par des blocus maritimes. Ils furent organisés la première fois par les Français entre 1838 et 1840, et la seconde fois par une alliance franco-britannique entre 1845 et 1848. Cependant ces puissances étrangères ne sont pas parvenues à soumettre la ville ou à imposer leurs conditions.
Buenos Aires était historiquement le berceau des courants d'idées libéraux en Argentine, tandis que les autres provinces du pays tenaient généralement des politiques sociales ou économiques plus conservatrices, avec une forte influence des valeurs catholiques. Un autre antagonisme vis-à -vis de la province tenait de la vision centraliste défendue à Buenos Aires quant à l'administration du pays, opposée à une vision fédéraliste défendue dans le reste du pays, et notamment incarnée par le gouverneur de la province Carlos Tejedor. En 1880, une série d'affrontements entre ces deux camps s'achève par la défaite de Buenos Aires et la fédéralisation de la ville et du pays, dont elle prend le statut de capitale fédérale.
En 1882 le congrès national crée le poste d'intendant ainsi que le conseil de délibération de la ville. L'intendant n'est pas élu au suffrage universel, mais désigné par le président de la nation, avec le soutien du sénat. Le premier intendant fut Torcuato de Alvear, désigné en 1883 par Julio Argentino Roca.
Essor industriel (XIX-XX siècles)
À la fin du XIX siècle, la construction de chemins de fer permet à Buenos Aires d'accroître sa puissance industrielle, les matières premières coulant à flot dans ses usines. La ville devenait une grande métropole multiculturelle rivalisant avec les grandes capitales européennes. Ainsi, le théâtre Colón devint l'un des opéras les plus fréquentés au monde. C'est durant cette période que furent construites les larges avenues de la ville, ainsi qu'au début du XX siècle les plus hauts gratte-ciel d'Amérique du Sud, et son premier métro en 1913.
Dans les années 1920, Buenos Aires faisait partie des destinations préférées des émigrants européens ou venant des régions pauvres des pays voisins. Cette immigration entraîna l'apparition de bidonvilles ou de quartiers ouvriers très pauvres (villas miserias) autour des zones industrielles de la ville, ayant pour conséquence de graves problèmes sociaux.
Junte militaire et mouvements révolutionnaires (XX siècle)
Au cours du XX siècle, la junte militaire s'immisçait fréquemment dans les affaires politiques de la ville et du pays, et organisa plusieurs coups d'État. Buenos Aires fut aussi le berceau du péronisme : c'est sur la Plaza de Mayo que se déroula la démonstration de force de Juan Perón, le 17 octobre 1945. La Plaza de Mayo est devenue le site habituel de manifestations et de nombreux événements politiques.
Le 16 juin 1955, un soulèvement militaire emmené par Eduardo Lonardi finit, trois mois plus tard, par forcer Perón à l'exil. Durant ce coup d'État et pour l'unique fois de son histoire, la ville aura été la cible d'attaques aériennes.
Dans les années 1970, la ville fut le théâtre d'affrontements entre des mouvements révolutionnaires (Montoneros, ERP et FAR) et des groupes paramilitaires d'extrême droite (Alianza Anticomunista Argentina (AAA). En 1976, un coup d'État militaire ne fait qu'exacerber ces luttes. Cette guerre sale a entraîné entre 10 000 et 30 000 disparitions dans le pays. Les marches silencieuses des mères de disparus (les mères de la Plaza de Mayo) resteront une image marquante d'une Argentine meurtrie.
Retour à la démocratie (fin du XX siècle)
La défaite de la guerre des Malouines fait perdre du prestige et de l'influence à la dictature militaire. Les généraux sont obligés d'organiser des élections libres. Elles ont lieu le 30 octobre 1983 dans tout le pays pour renouveler le président, le vice-président, les gouverneurs de provinces et représentants locaux, mettant ainsi un terme aux dictatures militaires.
Ă€ deux reprises, le pape Jean-Paul II visita la ville : en 1982 suite Ă la guerre des Malouines, et en 1987, oĂą il fut accueilli par une foule d'une ampleur jamais vue auparavant dans la ville.
Le 17 mars 1992, une bombe explosa à l'ambassade d'Israël, faisant 29 morts et 242 blessés. Une autre explosion, le 18 juillet 1994, détruisit un bâtiment abritant plusieurs associations ou organisations juives (dont l'AMIA), faisant 85 morts et de nombreux blessés.
À la suite de la réforme de la Constitution argentine de 1994, la ville a pu se doter de sa propre constitution et d'un gouvernement autonome. Le 30 juin 1996 se déroulèrent les élections du Chef du gouvernement de la ville, ainsi que des législateurs qui établiront la Constitution de la ville. Le candidat de l'UCR (parti de centre-gauche), Fernando de la Rúa, remporta les premières élections et devint donc le premier Chef du gouvernement de la ville. Et après deux mois de délibération, le 1 octobre 1996, Buenos Aires vota sa propre Constitution.
Entre 1998 et 2002, Buenos Aires comme toute l'Argentine subit une grave crise économique. La ville fut secouée par d'intenses manifestations (cacerolazos), suivies en particulier par les classes populaires durement touchées par le chômage, puis par les classes moyennes dont le gouvernement avait limité l'accès aux comptes bancaires.
La crise atteignit son paroxysme en décembre 2001, alors que les pillages se multipliaient principalement en banlieue ; le 19 décembre, après que le président argentin Fernando de la Rúa eut décrété l'état de siège, son ministre de l’Économie Domingo Cavallo donna sa démission. Les 19 et 20 décembre, plusieurs dizaines de manifestants trouvent la mort, dont au moins cinq tués par la police aux abords de la Casa Rosada et du palais du congrès.
Finalement le 20 au soir, Fernando de la Rúa donne à son tour sa démission, effective dès le lendemain, ce qui offre la présidence à l'opposition péroniste. Ceci eut pour effet d'apaiser certaines tensions mais la crise économique persista jusqu'au début 2003, l'économie restant précaire. Pendant la crise, le quartier financier de Buenos Aires fut littéralement « bunkerisé », et les murs des banques sont encore aujourd'hui couverts de nombreux graffitis.

Chapitre : Étymologie
« Nuestra Señora Santa Maria del Buen Ayre » signifie « Notre-Dame Sainte-Marie des Bons Vents » (Buenos Aires signifie en espagnol Bons Vents). En fait, le nom donnĂ© par Juan de Garay Ă©tait « SantĂsima Trinidad y Puerto de Nuestra Señora del Buen Ayre » (Sainte TrinitĂ© et Port de Notre-Dame des Bons Vents), et ce nom a progressivement Ă©voluĂ© jusqu'Ă devenir aujourd'hui Buenos Aires.
Le nom Notre-Dame des Bons Vents fait référence à la Vierge de Cagliari en Sardaigne (Italie), protectrice des navigateurs. Ce nom provient d'un temple païen situé sur les îles Baléares. Lorsque le christianisme devint la religion officielle de l'Empire romain, les temples païens ont été convertis ou détruits, et dans le cas de ce temple une représentation de la Vierge de Bonaria fut déposée. L'italien Bonaria fut traduit en buen aire.

Chapitre : Géographie
Les limites de la ville de Buenos Aires sont dĂ©finies par le RĂo de la Plata, le RĂo Matanza et l'avenue General Paz qui sĂ©pare la ville de la province de Buenos Aires.
La quasi totalitĂ© de la ville s'est construite sur la pampa, exceptions faites de quelques zones telles que la rĂ©serve Ă©cologique de Buenos Aires, le complexe sportif du Club Atletico Boca Juniors ou encore de Puerto Madero, qui se sont dĂ©veloppĂ©es sur des espaces artificiellement amĂ©nagĂ©s des cĂ´tes du RĂo de la Plata.
La région était initialement parcourue par divers ruisseaux et lagunes, lesquels furent comblés, asséchés ou canalisés. Ce fut notamment le cas en 1908, suite à des dégâts causés aux infrastructures de la ville par la montée des eaux. Les canaux étaient alors à ciel ouvert, traversés par divers ponts pour garantir la circulation. En 1919 il fut décidé d'enterrer les canaux, et les travaux commencèrent en 1927 pour s'achever entre 1938 pour certains canaux, jusqu'en 1954 pour le Maldonado. Parmi les principaux canaux figurent los Terceros (du sud, du centre et du nord), Maldonado, Vega, Medrano, Cildañez et White.
- Sous-chapitre : Climat
Le climat de la ville est subtropical humide, la moyenne annuelle des températures étant de 16,6 °C. L'hiver, les températures oscillent entre 7º et 15 °C, pouvant descendre jusqu'à 0 °C. En été, les températures atteignent 25 °C ; bien que peu élevées en comparaison aux climats du nord du pays, elles provoquent une incommodité sensible en raison de l'humidité ambiante.
La moyenne annuelle des précipitations est de 1 146 mm. Les pluies les plus fréquentes ont lieu durant l'automne, le printemps et l'été. Pendant les périodes chaudes et tempérées se produisent des averses brèves et de faible intensité, ou encore de la bruine, qui n'entravent pas le déroulement habituel des activités humaines.
Buenos Aires est soumise Ă deux types de vents : le pampero et la sudestada. Le premier est un vent du sud-ouest, qui dĂ©bute gĂ©nĂ©ralement par une tempĂŞte Ă©phĂ©mère, suivie de l'arrivĂ©e d'air sec et froid. Il peut survenir Ă toute pĂ©riode de l'annĂ©e, Ă©tant gĂ©nĂ©ralement apprĂ©ciĂ© l'Ă©tĂ© pour l'air frais qu'il apporte. La sudestada, moins frĂ©quente que le prĂ©cĂ©dent, survient principalement en automne et au printemps. Il s'agit d'un vent puissant, venant du sud-est, froid et très humide, qui gĂ©nĂ©ralement dure plusieurs jours et est accompagnĂ© de prĂ©cipitations faibles et continues. Lorsqu'il dure, le vent peut provoquer la montĂ©e des eaux du RĂo de la Plata, produisant des inondations.
Les chutes de neige sont extrêmement rares à Buenos Aires. Les deux dernières remontent au 27 juillet 1928 et au 9 juillet 2007, une précédente ayant eu lieu en 1918 (de nuit). Le réchauffement continu de la température durant l'ensemble du XX siècle et qui se poursuit aujourd'hui, dû principalement à l'élargissement et l'accroissement des activités urbaines à Buenos Aires, éloigne d'autant plus la perspective de nouvelles chutes de neige.

Chapitre : Administration
Buenos Aires dispose de son propre gouvernement, comme tous les districts fĂ©dĂ©raux d'Argentine. Le pouvoir exĂ©cutif de la ville est composĂ© du chef du gouvernement, Ă©lu par les habitants de la ville pour un mandat de quatre ans. "Chef de gouvernement" est le titre officiel correspondant Ă maire. Issu d'une des familles les plus fortunĂ©es d'Argentine, Mauricio Macri a aussi Ă©tĂ© prĂ©sident du grand club de football de la capitale, Boca Juniors. Il peut ĂŞtre remplacĂ© par le vice-chef du gouvernement en cas d'indisponibilitĂ©, ce dernier assurant Ă©galement les fonctions de prĂ©sident de la lĂ©gislature de la Ville de Buenos Aires. En mars 2006, le chef du gouvernement AnĂbal Ibarra est destituĂ© suite au scandale de la RepĂşblica Cromañón, une discothèque qui prit feu le 30 dĂ©cembre 2004 en tuant 194 personnes et en blessant 714 autres. Jorge Telerman, alors vice-chef du gouvernement, lui succĂ©da. Son mandat s'est terminĂ© le 10 dĂ©cembre 2007.
Le second tour de l'élection du 24 juin 2007 a vu la victoire de celui qui était à l'époque homme d’affaires, mais aussi président du grand club de football de la capitale Boca Juniors et député de droite depuis 2005 Mauricio Macri. Il est devenu le premier chef de gouvernement de la ville autonome de Buenos Aires à être originaire d'un courant politique de droite. En 2003, il avait échoué face à Anibal Ibarra.
Le pouvoir législatif est représenté par la Législature, qui se compose de soixante députés. Ceux-ci sont élus pour quatre ans et la Législature est renouvelée par moitié tous les deux ans via des élections directes non cumulatives selon la méthode D'Hondt.
En vertu de la loi dite Cafiero, la juridiction propre à la ville se limite aux domaines des contentieux de voisinage, des contraventions, des contentieux administratifs et de la fiscalité locale. Le pouvoir judiciaire est formé de la Cour supérieure de Justice, du Conseil de la Magistrature, du Ministère public et des différents tribunaux de la ville.
D'un point de vue judiciaire, l'autonomie administrative de Buenos Aires est inférieure à celle des autres provinces qui composent la République d'Argentine. En termes de droit commun la ville reste régie par la juridiction nationale, et le contrôle de la Police Fédérale d'Argentine sur le territoire de la ville appartient au pouvoir exécutif national.
- Sous-chapitre : Quartiers
Article détaillé : Quartiers de Buenos Aires.
48 quartiers, dits barrios, composent la ville. Parmi les plus connus, citons les quartiers portuaires de La Boca et Puerto Madero, les quartiers touristiques et animés de San Telmo et Monserrat, et au nord les quartiers élégants, plus calmes et résidentiels, de Belgrano, Palermo et Recoleta.

Chapitre : Démographie
Au dernier recensement national effectué en novembre 2001 par l'INDEC, la ville compte 2 995 805 habitants, dont 54,3 % de femmes. La densité de population y est de 14 762,0 habitants/km. En juin 2006, une estimation donne 3 025 772 habitants pour la ville. 40 % des Porteños ne serait né ni dans la ville de Buenos Aires ni dans le Grand Buenos Aires, mais proviendrait de l'immigration soit depuis d'autres provinces argentines, soit depuis l'étranger. Cette valeur importante est imputée à la faible natalité des couches de classe moyenne des porteños natifs et à la forte émigration vers l'étranger dans certaines classes de population auxquelles se sont substituées des classes plus pauvres venant d'autres provinces argentines, durant la crise de 2001 et ses suites. Le recensement de 2001 dénombre 316 739 porteños nés à l'étranger.
Le taux de criminalité dans la ville est de 6 925,34 délits annuels pour 100 000 habitants. Près des trois quarts de ces délits sont des crimes contre des propriétés. Le taux annuel d'homicides est de 4,57 pour 100 000 habitants.

Chapitre : Économie
Image (cliquez pour agrandir) :
Vue nocturne de Puerto Madero, un district développé sur l'ancien port dans la dernière décennie. La ville est le centre financier d'Argentine.
Buenos Aires est le cĹ“ur financier, industriel, commercial et culturel de l'Argentine. Son port est l'un des plus actifs au monde : Ă©tant Ă l'embouchure du RĂo de la Plata sur l'ocĂ©an Atlantique, les voies fluviales navigables connectent la ville au nord-est argentin, au BrĂ©sil, Ă l'Uruguay et au Paraguay. Ă€ l'ouest de Buenos Aires se trouve la Pampa HĂşmeda, la rĂ©gion agricole la plus productive du pays.
En 2008, le PIB de Buenos Aires était estimé à 212 930 millions de pesos argentins, soit près de 70 000 pesos par habitant. Le revenu par habitant est de 18 180 dollars annuels alors que la moyenne nationale est de 15 795 dollars (2007, source: INDEC) et place la ville au premier rang d'Amérique latine en termes de revenu par habitant, en parité de pouvoir d'achat.
Le principal secteur économique de la ville est le secteur tertiaire, qui représente 74 % de son PIB, alors que dans l'Argentine entière il représente 54 %. Les activités les plus importantes sont les services immobiliers, commerciaux et de location, qui génèrent 31 799 millions de pesos. En deuxième place viennent les services financiers, qui génèrent 14 758 millions de pesos. Buenos Aires génère à elle seule 67 % de la valeur ajoutée dans les activités financières au niveau national, concentrant 53 % des dépôts et 68 % des prêts.
Les industries représentent 17 % du PIB, générant 26 454 millions de pesos. Le développement de la production semble avoir particulièrement profité de l'abandon de la parité peso/dollar, avec une croissance de 65 % entre 2001 et 2006 contre 19 % pour les services, notamment grâce à la hausse des exportations. Le PIB a augmenté de 11 4 % en 2006, les secteurs connaissant les plus fortes hausses étant la construction (34%), les activités financières (25%) et les transports et les communications (13%). Les services financiers, quant à eux, après avoir accusé une chute de près de 44 % entre 2001 et 2004, ont augmenté à un niveau record. L'industrie automobile est très présente, avec l'usine du groupe français PSA, et celles de Volkswagen AG et Fiat à General Pacheco (Espagnol) dans la banlieue de la capitale.
Ces dernières années Buenos Aires s'affirme également comme un pôle touristique, les touristes étrangers étant attirés par la baisse du coût de la vie depuis la crise de 2001. Entre 2002 et 2004, le nombre d'établissements hôteliers a augmenté de 10,7 %, pendant que le nombre de logements habités connaissait une importante hausse de 42,9 %.
Au premier trimestre 2006, le taux de chômage dans la ville de Buenos Aires était de 9,5 %, alors qu'il monte jusqu'à 12,5 % pour l'ensemble de la province de Buenos Aires, taux le plus élevé du pays. En comparaison, certaines régions avaient à la même période un taux inférieur à 8 %, comme le Noreste (7,1%) ou le Cuyo, région de Mendoza et San Juan (7,4%). Le taux a continuellement baissé depuis la fin de la crise économique jusqu'au dernier trimestre 2004 perdant près de 10 % en deux ans, puis oscille entre 7 % et 11 % depuis 2005, restant donc assez volatile.

Chapitre : Tourisme au cœur de la nation
Les lieux touristiques les plus importants se trouvent dans le centre historique de la ville, secteur formé pratiquement par les quartiers de Monserrat et de San Telmo. La ville commença à se construire aux environs de la Plaza Mayor (aujourd'hui Plaza de Mayo), et les institutions administratives de la colonie étaient installées dans ce secteur. À l'est de la Place, on peut voir la Casa Rosada, actuel siège du pouvoir exécutif du pays (c’est-à -dire lieu de travail du président de la république argentine), en un endroit où auparavant on pouvait admirer le vieux fort. Vers le nord de la Plaza de Mayo se trouve la cathédrale métropolitaine, qui occupe le même lieu depuis l'époque de la colonie, et l'édifice de la Banque de la Nation Argentine.
Une autre importante institution coloniale fut le Cabildo de Buenos Aires, situé vers l'ouest, qui n'a pas conservé sa forme originelle car une partie de sa structure fut démolie pour l'ouverture de l'Avenida de Mayo et la diagonale Julio Argentino Roca. Vers le sud on peut voir l'édifice de l'ancien Congrès de la Nation, où actuellement fonctionne l'Académie nationale d'Histoire. Enfin, vers le nord-ouest on peut observer l'immeuble du Gouvernement de la ville, en avançant vers l'Avenida de Mayo.
L'Avenida de Mayo est considérée comme l'Axe Civique, car elle unit la Casa Rosada avec le Palais du Congrès de la Nation Argentine, sièges respectivement du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. Tout au long de cette avenue, on peut observer certains édifices de grand intérêt culturel, architectural et historique: la Maison de la Culture, le Palacio Barolo et le Café Tortoni, entre autres. Au bout de la grande artère, on peut observer un superbe ensemble de deux places, décorées de différents monuments et sculptures, parmi lesquelles se trouve une copie signée du Penseur de Rodin. Aux environs de ces places se trouve le Palais du Congrès de la Nation Argentine.

Chapitre : Culture
Buenos Aires est certainement la ville d'Argentine la plus riche culturellement, du fait notamment de la grande diversité de sa population et de son histoire. Elle est souvent considérée comme la plus européenne des villes d'Amérique du Sud. L'architecture de la ville a été influencée par plusieurs pays européens. Dans les quartiers les plus anciens, on retrouve un mélange de style moderne et de style colonial qui remonte à la domination espagnole.
- Sous-chapitre : Langues
On y parle principalement l'espagnol (castillan), avec quelques différences, notamment de prononciation par rapport à celui parlé en Espagne : par exemple, le digramme « ll » ou le « y » sont prononcés « j » par les Argentins. Depuis quelques décennies ce son a commencé à se prononcer aussi comme « sh ». Il existe aussi une nouvelle mode verbale semblable au verlan français, le vesre, consistant à inverser l'ordre des syllabes d'un mot donné. Cet espagnol modifié est couramment appelé espagnol rioplatense. L'espagnol rioplatense est souvent enrichi de néologismes permettant d'afficher son appartenance à groupes sociaux de prestige. Ces modes en constante évolution sont remplacées par d'autres à partir du moment où le grand public commence à les adopter.
Les parlers locaux ont hérité également des mots issus du lunfardo, un argot populaire et artificiellement codifié au début du XX siècle et du cocoliche, nom donné à l'espagnol parlé par les immigrés italiens. D'autres langues, telles que le français, l'allemand, le polonais, le russe, le turc et le portugais ont laissé des traces sur l'espagnol rioplatense. D'autres mots proviennent des gaúchos de la pampa. Il fut principalement développé à la fin du XIX siècle et au début du XX dans les zones les plus pauvres de Buenos Aires, Rosario et Montevideo. Le lunfardo a été immortalisé dans de nombreuses paroles de chansons populaires, en particulier dans des tangos.
- Sous-chapitre : Opéras, théâtres et cinémas
Buenos Aires dĂ©tient la plus grande concentration de théâtres et opĂ©ras d'AmĂ©rique latine. Elle abrite l'un des opĂ©ras les plus cĂ©lèbres au monde, le Teatro ColĂłn. Bâti sur l'avenue 9 de Julio, l'une des plus larges au monde, sa construction a durĂ© 20 ans et s'est achevĂ©e en 1908. Il peut accueillir plus de 3 000 personnes. De nombreux autres théâtres ou opĂ©ras se situent le long de l'avenue Corrientes ou ses environs, comme le Teatro Maipo ou le Teatro General San MartĂn, ce dernier abritant Ă©galement des expositions artistiques et cinĂ©matographiques.
Le cinéma argentin, qui fut très actif avant la dictature militaire, connaît un regain d'activité depuis la fin des années 1990, la nouvelle vague du cinéma argentin. Il est le plus productif d'Amérique latine, notamment grâce à l'Instituto Nacional de Cine y Artes Audiovisuales (INCAA) qui fait la promotion de films argentins à l'étranger. Parmi cette nouvelle vague, de nombreux films argentins ont été récompensés par divers prix (et parfois nominés aux Oscars), citons entre autres Nueve reinas de Fabián Bielinsky et El Hijo de la novia de Juan José Campanella. Depuis 1999 se tient chaque année dans la ville le festival international de cinéma indépendant de Buenos Aires, organisé par le Ministère de la culture de la ville de Buenos Aires.
- Sous-chapitre : Musées
La ville compte plus de 140 musées publics (dépendant souvent du secrétariat à la culture de la ville de Buenos Aires ou du gouvernement central) ou privés, parmi lesquels le Musée d'art latino-américain de Buenos Aires, le Musée du cinéma Pablo Ducrós Hicken, le Musée d'art hispano-américain Isaac Fernández Blanco, le Musée d'histoire national ou encore le Musée national des Beaux-Arts. Ce dernier, inauguré le 16 juillet 1895, possède plus de 12 000 peintures, sculptures, tapisseries et autres types d'œuvres. On y trouve des peintures de Francisco Goya, Auguste Renoir, Édouard Manet (dont La Nymphe surprise), Vincent van Gogh, Claude Monet (dont Le Pont d'Argenteuil), Pablo Picasso, etc.

Chapitre : Arts
- EDEA GALERIA DE ARTE
- 2005 “Paisajismo”. Tomo II. Dictionnaire des artistes plasticiens, édité pour EDEA GALERIA DE ARTE à Buenos Aires, Argentine.
- 2002 - Dictionnaire des artistes plasticiens 2002 L’actualité des arts et culture édité pour EDEA GALERIA DE ARTE à Buenos Aires, Argentine. “Diccionario de Artistas Plásticos” 2002 La actualidad Arte y Cultura.
- CCR Centro Cultural Recoleta, Recoleta (Buenos Aires) - JunĂn 1930 4807-3260
- Centro Cultural Borges
- Centro Cultural de España en Bs.As.
- Centro Cultural MOCA
- MALBA Museo de Arte Latinoamericano - Musée d'Art latino-américain de Buenos Aires Bs.As
- MNBA Museo Nacional de Bellas Artes
- MAMBA Museo de Arte Moderno de Buenos Aires
- Sous-chapitre : Le tango
C'est très probablement à Buenos Aires ou à Montevideo qu'est né le tango, à la fin du XIX siècle. Le tango est aujourd'hui toujours très pratiqué dans la ville, où de nombreux établissements, cafés ou restaurants proposent tous les jours des spectacles de danses. Les rues mêmes du quartier San Telmo vivent au rythme de la musique et accueillent fréquemment des danseurs, amateurs ou professionnels. L'avenue Corrientes, l'une des plus célèbres de la ville et qui a accueilli de grands spécialistes comme Carlos Gardel, rend hommage au tango grâce à 40 plaques commémoratives disposées en son long.
- Sous-chapitre : Gastronomie
La cuisine porteña a fortement été influencée par l'immigration italienne, les pizzas et glaces étant très répandues dans la ville. La viande de bœuf est aussi un grand classique, et le maté se boit à toute heure dans les rues de Buenos Aires.
Vous pouvez voir également : l'article cuisine argentine.
- Sous-chapitre : Divers
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Floralis Generica, sculpture métallique offerte à la ville par l'architecte Eduardo Catalano
Buenos Aires abrite aussi de nombreuses bibliothèques et des associations culturelles variĂ©es. On compte 26 bibliothèques publiques, auxquelles on peut ajouter la Casa de PoesĂa. La Biblioteca Nacional, plus grande bibliothèque du pays, dĂ©tient en autres une Ă©dition de La Divine ComĂ©die de Dante datant de 1484, ou encore une page de la première impression de la Bible de Gutenberg. La Biblioteca del Congreso de la NaciĂłn, avec son patrimoine bibliographique de plus de 2 millions d'exemplaires, figure parmi les bibliothèques les plus complètes du monde.
Buenos Aires est la ville d'origine ou de rĂ©sidence d'Ă©crivains argentins cĂ©lèbres tels que Leopoldo Lugones, Jorge Luis Borges, Manuel Mujica LaĂnez, Adolfo Bioy Casares, Ernesto Sábato, Leopoldo Marechal, Victoria Ocampo, et Julio Cortázar (qui vĂ©cut Ă Paris). Certaines personnalitĂ©s internationales ont Ă©galement choisi de vivre Ă Buenos Aires, c'est le cas de RenĂ© Goscinny, Marcel Duchamp, Witold Gombrowicz, Jerry Masucci, Romola Nijinska, Rosa Chacel, Antoine de Saint-ExupĂ©ry et Eugene O'Neill, de mĂŞme que l'armateur Aristote Onassis.
Durant la guerre civile espagnole et ses suites directes, Buenos Aires accueillit de nombreux réfugiés espagnols, comme le philosophe José Ortega y Gasset et le compositeur Manuel de Falla, lequel s'installa par la suite à Córdoba (Argentine).
Le rockeur Luca Prodan, arrivé d'Angleterre à Buenos Aires dans les années 1980, devint une icône du rock argentin.
Buenos Aires compte de nombreux autres sites d'intérêt culturel ou d'agrément, notamment dans le quartier de Palermo où l'on retrouve le zoo, les jardins botaniques de la ville, les Bosques de Palermo et le planétarium Galileo Galilei, qui offrent à eux seuls plus de 50 hectares de verdure à la ville.
Le saint protecteur de la ville est Saint Martin de Tours. La légende dit que quand Juan de Garay fonda la ville, il dut choisir un saint protecteur, tous les officiers proposèrent les noms de saints qu'ils connaissaient. Pour laisser le choix dans "la main de Dieu", Juan de Garay choisit d'effectuer un tirage au sort. La première fois le nom de St Martin de Tours sortit, mais, étant espagnol, il voulut un saint espagnol pour cette ville et non français, surtout qu'à cette époque, Français et Espagnols étaient en guerre. Un deuxième tirage fut fait, et St Martin ressortit, puis un troisième et toujours le même résultat. Juan dit alors que Dieu avait réellement choisi Saint Martin pour Buenos Aires.

Chapitre : Sports
Le sport le plus pratiqué, aussi bien à Buenos Aires que dans toute l'Argentine, est le football. Une grande partie des clubs les plus renommés du championnat d'Argentine de football résident dans la ville, c'est le cas des deux clubs les plus célèbres en Argentine, le Club Atlético Boca Juniors et Club Atlético River Plate, dont la rencontre donne lieu chaque année aux fameux clásicos. Moins connu à l'étranger mais tout autant adulé de ses supporters, le Club Atlético San Lorenzo de Almagro tient ses quartiers dans le barrio de Boedo. La ville accueille aussi les clubs de Velez Sarsfield et Argentinos Juniors, parmi de nombreux autres. En conséquence, les infrastructures consacrées au football sont très développées, la ville possède par exemple plusieurs stades de plus de 50 000 places, comme le Stade Monumental (stade de River Plate) ou la Bombonera (Boca Juniors). Beaucoup d'infrastructures ont été construites ou développées pour la coupe du monde de football de 1978 en Argentine. C'est aussi dans des quartiers pauvres de Buenos Aires que Diego Maradona a grandi, et il est toujours resté très attaché à sa ville.
En dehors du football, on retrouve les clubs de River Plate et Boca Juniors dans la Liga Nacional A de basket-ball.
Le tennis est également très apprécié, après avoir été popularisé par Guillermo Vilas dans les années 1970. Parmi les joueurs originaires de Buenos Aires, citons également l'Argentine Gabriela Sabatini. Le tournoi de Buenos Aires est la seule compétition ATP d'Argentine.
Buenos Aires fut le lieu de diverses compétitions sportives internationales. En plus du mondial de football cité plus haut, elle a accueilli les Jeux Panaméricains de 1951, deux mondiaux masculins de basket-ball (en 1950 et 1990) et de nombreuses courses automobiles pour le Grand Prix automobile d'Argentine, sur le circuit Oscar Alfredo Gálvez.
Buenos Aires a été candidate malheureuse des Jeux olympiques d'été à trois occasions : en 1956 (JO de Melbourne), en 1968 (JO de Mexico) et en 2004 (JO d'Athènes). L'Argentine est le seul membre fondateur du CIO à n'avoir pas encore accueilli les Jeux.
Buenos Aires a été le point de départ et d'arrivée du Rallye Dakar 2009.
Parmi les autres sports populaires Ă Buenos Aires figurent le golf, le rugby et le hockey sur gazon.
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Chapitre : Universités et sciences
- Université de Buenos Aires
- Université de Belgrano
- Université catholique d'Argentine
- Université Nationale de General Sarmiento
- Université du Salvador (à ne pas confondre avec l'Université du Salvador, Université de l'État du Salvador en Amérique centrale)
- UCEMA
- Université de General San Martin: UNSAM
Cinq prix Nobel sont sortis de l'université de Buenos Aires, l'un des meilleurs établissements universitaires d'Amérique du Sud, qui fournit des enseignements gratuits à des étudiants venant des quatre coins du globe.
Buenos Aires est un centre majeur pour la psychanalyse, particulièrement l'école lacanienne.

Chapitre : Transports et économie
- Métro de Buenos Aires
- Transports urbains du grand Buenos Aires
- La ville sera bientôt reliée par TGV à Córdoba (signature d'un contrat avec Alstom le 16/01/08)
Aéroports : Le code AITA générique de Buenos Aires est BUE. Buenos Aires possède deux aéroports :

Chapitre : Blasonnement (ville)
- D'azur à deux voiliers voguant sur des ondes, desquelles est issant en bande une ancre, le tout d'argent surmonté d'une aigle volant et rayonnant du même.

Chapitre : Jumelage
Buenos Aires est jumelée avec une trentaine de villes ou régions dans le monde.
| Andalousie (Espagne) | Jérusalem (Israël) | Pékin (Chine) |
En plus de ces jumelages, Buenos Aires a passé des accords de coopérations avec d'autres grandes villes dans le monde, dont Paris,

Chapitre : Ville natale
- Marcelo Figueras (1962)
- Juan Solanas (1966), réalisateur.
- Jorge Telerman
- Bernard Blier, (1916-1989), acteur français

Chapitre : Notes
- ↑ http://www.indec.mecon.ar/nuevaweb/cuadros/2/estimaciones-serie34.pdf
- ↑ http://www.demographia.com/db-worldua2015.pdf
- Breve Historia de los argentinos, Félix Luna
- ↑ thumb|200px|Vista del Cabildo en 1817. y se poblĂł fundamentalmete de comerciantes y unos cuantos estancieros. TenĂa, en comparaciĂłn con las demás ciudades vecinas, pocos prejuicios aristocráticos, o de castas
- ↑ Un quartier de Buenos Aires porte aujourd'hui son nom.
- ↑ L'équivalent du maire pour une commune française.
- ↑ [1]
- ↑ Voir (es) EL INVIERNO EN LA CIUDAD DE BUENOS AIRES
- ↑ Voir l'article sur latribune.fr
- ↑ Mauricio Macri fait basculer à droite la municipalité de Buenos Aires, Christine Legrand, Le Monde, 26 juin 2007, http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-927658@51-927526,0.html
- ↑ Dans un premier temps, l'INDEC dénombra 2 776 138 habitants (soit une densité de 13 679,6 habitants/km), puis publia un correctif pour arriver à 2 995 805 habitants. Voir le rapport en pdf.
- ↑ City mayors
- ↑ À prix constants de 1993
- ↑ Encuesta de OcupaciĂłn Hotelera (EOH), DirecciĂłn General de EstadĂstica y Censos (G.C.B.A.) et SecretarĂa de Turismo de la Ciudad de Buenos Aires.
- ↑ Voir ClarĂn : http://www.clarin.com/diario/2006/06/06/um/m-01210011.htm
- ↑ Voir CEDEM (Centro de Estudios para el Desarrollo Económico Metropolitano) : [2]
- ↑ http://www.rfi.fr/actufr/articles/097/article_61542.asp
- Liste des jumelages et conventions de coopération

Chapitre : Liens externes
- (es) Office du tourisme de Buenos Aires
- (fr) Buenos Aires en photo
- (en) Reportage sur le tango Ă Buenos Aires de Enrico Martino
Derniers avis :
Nikon France
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Richard
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Gosia
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Ces images sont superbes. Il est rare de voir des pucerons d'aussi près.
Belles photos!!!
Quelle superbe leçon
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