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Définition Wikipédia de : Buenos Aires



Buenos Aires
L'avenue du 9 juillet et l'obélisque de la place de la République.
L'avenue du 9 juillet et l'obélisque de la place de la République.
Blason de Buenos Aires
Données générales
 Argentine
Buenos Aires


Coordonnées
Monument Ă  Juan de Garay, refondateur de Buenos Aires.



     Le navigateur espagnol Juan DĂ­az de SolĂ­s fut le premier EuropĂ©en Ă  accĂ©der au RĂ­o de la Plata en 1516, mais son expĂ©dition fut Ă©courtĂ©e par une attaque d'amĂ©rindiens, probablement d'une tribu CharrĂşas ou Guarani, durant laquelle il pĂ©rit.


     Pedro de Mendoza, qui Ă©tait Ă  la recherche d'or, fonde une petite colonie le 2 fĂ©vrier 1536 Ă  l'embouchure du Rio de la Plata, qu'il baptise : « Nuestra Señora Santa Maria del Buen Ayre Â». Les premières fondations de la ville se situaient dans l'actuel quartier de San Telmo, proche de l'actuel centre-ville, lĂ©gèrement au sud. L'emplacement exact de celles-ci correspond Ă  l'actuel parc Lezama. Une statue Ă  la gloire de Mendoza y est d'ailleurs prĂ©sente.


     Cependant, la colonie est ravagĂ©e par les indiens en 1541 ce qui oblige les colons espagnols Ă  abandonner l'emplacement. Mais le 11 juin 1580, le colonisateur Juan de Garay fonde Ă  nouveau la colonie avec le nom de la "SantĂ­sima Trinidad y Puerto de Santa MarĂ­a del Buen Ayre" (La Saintissime TrinitĂ© et Port de Sainte Marie du bon air), sur un site dĂ©limitĂ© par les rues actuelles De Mayo et Viamonte et par les rues Salta et Libertad.


     L'objectif principal de cette fondation par Juan de Matienzo en 1566, Ă©tait le besoin d'ouvrir une porte sur l'OcĂ©an Atlantique pour tout le territoire qui existait depuis PotosĂ­ jusqu'au sud du continent.




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Buenos Aires quelques ans après sa fondation en 1536



     Premièrement, c'Ă©tait la capitale d'un dĂ©partement "gobernaciĂłn" qui dĂ©pendait de la Vice-royautĂ© du PĂ©rou. Pendant des siècles les "porteños" (habitants de la ville) auraient toutes sortes de besoins : le village le plus austral d'AmĂ©rique Ă©tait loin de toute sorte de centre commercial important, il n'existait pas d'Ă©lĂ©ment nĂ©cessaire pour survivre dĂ©cemment et ne pouvait pas les fabriquer eux-mĂŞmes dans la ville. L'Espagne privilĂ©giait les ports sur le Pacifique et pourtant marginalisait la ville qui accueillait seulement deux bateaux par ans (certaines annĂ©es aucun bateau n'accostait). Cela force les colons (seulement 2 000 en 1610) Ă  vivre de la contrebande venant principalement du BrĂ©sil. Cette contrebande fut la seule et unique source de richesse jusqu'au XVII siècle. Ă€ cette pĂ©riode, la vente de cuir se dĂ©veloppa, cuir obtenu par le massacre de troupeaux de bovins qui vivaient encore Ă  l'Ă©tat sauvage dans les prairies alentours .

  - Sous-chapitre : Luttes pour l'indĂ©pendance (XVII-XIX siècles)

Dépendance de la ville à la vice-royauté du Pérou




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Cabildo, Plaza de Mayo (place de mai), Buenos-Aires



     Depuis sa fondation, le succès de Buenos Aires ne put dĂ©pendre que du commerce. Cependant, l'administration espagnole des XVII et XVIII siècles a insistĂ© pour que tous les Ă©changes commerciaux vers l'Europe transitent par Lima au PĂ©rou, qui Ă©tait alors la capitale de l'empire colonial espagnol en AmĂ©rique du Sud, car cela facilitait le prĂ©lèvement des taxes. Pour Ă©viter ces taxes, cela incita les premiers habitants de Buenos Aires


     En 1680 les portugais, sĂ©parĂ©s depuis peu de l'Espagne, arrivèrent avec une expĂ©dition Ă  Colonia del Sacramento (en Uruguay) sur la cĂ´te opposĂ©e du Rio de la Plata afin de s'Ă©tablir sur ce territoire. Le gouverneur de Buenos Aires, Jose de Garro, lança un ultimatum pour que les portugais se retirent mais ces derniers refusèrent. Alors, Jose de Garro rĂ©unit les colons de la province et organisa une attaque avec l'aide des indiens (peuple Guarani) et les colons de Buenos Aires (10.000 habitants). Le rĂ©sultat fut une Ă©crasante victoire qui permit Ă  Buenos Aires d'acquĂ©rir une certaine lĂ©gitimitĂ©.


     L'industrie du cuir va alors progresser nettement, reconnue localement jusqu'au milieu du XVIII siècle. Parallèlement et afin de comprendre le dĂ©veloppement Ă©conomique de la ville, on notera que contrairement Ă  d'autres colonies espagnoles, Ă  Buenos Aires, les personnes s'enrichissaient socialement par la fortune et la possession (de terres et de troupeaux principalement), et non par un titre ou un nom rappelant telle ou telle famille aristocratique. La ville a Ă©tĂ© envahie par des troupes anglaises plusieurs fois mais les habitants les ont toujours repoussĂ©s.

Création de la vice-royauté du Río de la Plata et croissance économique (1776)


     Conscient de l'instabilitĂ© grandissante dans la ville, Charles III d'Espagne a progressivement levĂ© les restrictions commerciales jusqu'Ă  crĂ©er en 1776 la vice-royautĂ© du RĂ­o de la Plata dont Buenos Aires fut la capitale, la plaçant donc au mĂŞme niveau que Lima d'un point de vue administratif. Son territoire s'Ă©tendait sur l'Argentine, la Bolivie, le Paraguay et l'Uruguay actuels.


     Le commerce y est donc ouvert, libre, flexible et libĂ©ral, rĂ©gi par un règlement de libre circulation des marchandises (Reglamento de Libre Comercio). La ville put donc introduire des marchandises de nombreuses rĂ©gions et se connecter Ă  d'autres ports sans demander aucune permission aux autoritĂ©s royales de la couronne. De cette manière, la ville s'Ă©mancipa de la dĂ©pendance politique et Ă©conomique de Lima. La ville vĂ©cue donc une croissance fulgurante entre 1780 et 1800, recevant Ă  cette Ă©poque une très forte immigration d'espagnols, de français et d'italiens.


     MalgrĂ© ces mesures qui favorisèrent la croissance Ă©conomique et l'enrichissement de la ville, de nombreux porteños aspiraient toujours Ă  une indĂ©pendance totale vis-Ă -vis de l'Espagne, portĂ©s entre autres par les idĂ©aux de la RĂ©volution française.

  - Sous-chapitre : Buenos Aires et les invasions


     De son Ă©tablissement au XVI siècle Ă  1807, la ville a souffert de nombreuses invasions comme en 1582 oĂą un corsaire anglais tenta de dĂ©barquer sur l'Ă®le Martin Garcia mais fut rejetĂ©. En 1587, l'anglais Thomas Cavendish tenta de s'approprier la ville mais sans succès. En 1658, une troisième tentative est lancĂ©e par Louis XIV mais Don Pedro de Baigorri Ruiz, alors gouverneur de Buenos Aires, dĂ©fendit le port avec succès. La quatrième tentative fut celle d'un aventurier, un certain M. de Pintis, mais il fut aussi repoussĂ©. En 1699, la cinquième invasion fut rĂ©alisĂ©e par une bande de pirates danois, rapidement dominĂ©e. Durant le gouvernement de Bruno Mauricio de Zabala, le français Étienne Moreau dĂ©barqua sur la cĂ´te orientale du Rio de la Plata oĂą des troupes espagnoles le chassèrent et le tuèrent.


     En 1806 commença une pĂ©riode appelĂ©e « les Invasions Britanniques Â». Invasions qui eurent pour origine les guerres napolĂ©oniennes. Ă€ cette Ă©poque, la France rivale de l'Angleterre est l'alliĂ©e de l'Espagne. Depuis les dĂ©buts de la conquĂŞte du nouveau monde, l'Angleterre n'a cessĂ© de s'intĂ©resser aux richesses de la rĂ©gion. Le 27 juin 1806, le gĂ©nĂ©ral anglais William Carr Beresford rĂ©ussit Ă  s'approprier la ville sans grande rĂ©sistance car l'armĂ©e espagnole y est peu puissante et mal organisĂ©e. Le gĂ©nĂ©ral anglais fonde un gouvernement, qui sera rapidement dĂ©chu le 12 aoĂ»t 1806 par une armĂ©e venue de Montevideo commandĂ©e par le français Jacques de Liniers, connu en Argentine sous le nom de Santiago de Liniers.


     En 1807, une seconde expĂ©dition anglaise commandĂ©e par John Whitelocke rĂ©ussit Ă  prendre Montevideo et Ă  s'y maintenir pendant quelques mois. Le 5 juillet 1807, Whitelocke tente d'occuper Buenos Aires mais ses habitants et la milice urbaine, dĂ©sormais bien organisĂ©s vainquirent avec l'aide du français Liniers les troupes anglaises.


     Par ailleurs, l'arrivĂ©e du courant de pensĂ©e libĂ©ral au moment mĂŞme oĂą l'armĂ©e napolĂ©onienne s'empara de l'Espagne crĂ©a le choc nĂ©cessaire Ă  l'apparition de divers mouvements d'indĂ©pendance.


     C'est le 25 mai 1810 que Buenos Aires acquit son indĂ©pendance, alors que l'Espagne est en pleine guerre (guerre d'Espagne de 1808-1813) : après une semaine de manifestations majoritairement pacifiques, les criollos (Espagnols nĂ©s en AmĂ©rique du Sud) parvinrent Ă  chasser le vice-roi espagnol et installer un gouvernement provincial. La RĂ©volution de mai est cĂ©lĂ©brĂ©e de nos jours en Argentine, et le 25 mai est jour fĂ©riĂ©. Au terme des conflits qui ont secouĂ© tout le pays et abouti Ă  son unification, Buenos Aires fut aussi choisie comme siège du gouvernement national. L'indĂ©pendance ne fut toutefois dĂ©clarĂ©e formellement qu'en 1816.

FĂ©dĂ©ralisme (XIX siècle)


     Durant le XIX siècle, la ville fut paralysĂ©e Ă  deux reprises par des blocus maritimes. Ils furent organisĂ©s la première fois par les Français entre 1838 et 1840, et la seconde fois par une alliance franco-britannique entre 1845 et 1848. Cependant ces puissances Ă©trangères ne sont pas parvenues Ă  soumettre la ville ou Ă  imposer leurs conditions.




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Casa Rosada, le palais de la présidence argentine



     Buenos Aires Ă©tait historiquement le berceau des courants d'idĂ©es libĂ©raux en Argentine, tandis que les autres provinces du pays tenaient gĂ©nĂ©ralement des politiques sociales ou Ă©conomiques plus conservatrices, avec une forte influence des valeurs catholiques. Un autre antagonisme vis-Ă -vis de la province tenait de la vision centraliste dĂ©fendue Ă  Buenos Aires quant Ă  l'administration du pays, opposĂ©e Ă  une vision fĂ©dĂ©raliste dĂ©fendue dans le reste du pays, et notamment incarnĂ©e par le gouverneur de la province Carlos Tejedor. En 1880, une sĂ©rie d'affrontements entre ces deux camps s'achève par la dĂ©faite de Buenos Aires et la fĂ©dĂ©ralisation de la ville et du pays, dont elle prend le statut de capitale fĂ©dĂ©rale.


     En 1882 le congrès national crĂ©e le poste d'intendant ainsi que le conseil de dĂ©libĂ©ration de la ville. L'intendant n'est pas Ă©lu au suffrage universel, mais dĂ©signĂ© par le prĂ©sident de la nation, avec le soutien du sĂ©nat. Le premier intendant fut Torcuato de Alvear, dĂ©signĂ© en 1883 par Julio Argentino Roca.

Essor industriel (XIX-XX siècles)




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     Ă€ la fin du XIX siècle, la construction de chemins de fer permet Ă  Buenos Aires d'accroĂ®tre sa puissance industrielle, les matières premières coulant Ă  flot dans ses usines. La ville devenait une grande mĂ©tropole multiculturelle rivalisant avec les grandes capitales europĂ©ennes. Ainsi, le théâtre ColĂłn devint l'un des opĂ©ras les plus frĂ©quentĂ©s au monde. C'est durant cette pĂ©riode que furent construites les larges avenues de la ville, ainsi qu'au dĂ©but du XX siècle les plus hauts gratte-ciel d'AmĂ©rique du Sud, et son premier mĂ©tro en 1913.


     Dans les annĂ©es 1920, Buenos Aires faisait partie des destinations prĂ©fĂ©rĂ©es des Ă©migrants europĂ©ens ou venant des rĂ©gions pauvres des pays voisins. Cette immigration entraĂ®na l'apparition de bidonvilles ou de quartiers ouvriers très pauvres (villas miserias) autour des zones industrielles de la ville, ayant pour consĂ©quence de graves problèmes sociaux.

Junte militaire et mouvements rĂ©volutionnaires (XX siècle)


     Au cours du XX siècle, la junte militaire s'immisçait frĂ©quemment dans les affaires politiques de la ville et du pays, et organisa plusieurs coups d'État. Buenos Aires fut aussi le berceau du pĂ©ronisme : c'est sur la Plaza de Mayo que se dĂ©roula la dĂ©monstration de force de Juan PerĂłn, le 17 octobre 1945. La Plaza de Mayo est devenue le site habituel de manifestations et de nombreux Ă©vĂ©nements politiques.


     Le 16 juin 1955, un soulèvement militaire emmenĂ© par Eduardo Lonardi finit, trois mois plus tard, par forcer PerĂłn Ă  l'exil. Durant ce coup d'État et pour l'unique fois de son histoire, la ville aura Ă©tĂ© la cible d'attaques aĂ©riennes.


     Dans les annĂ©es 1970, la ville fut le théâtre d'affrontements entre des mouvements rĂ©volutionnaires (Montoneros, ERP et FAR) et des groupes paramilitaires d'extrĂŞme droite (Alianza Anticomunista Argentina (AAA). En 1976, un coup d'État militaire ne fait qu'exacerber ces luttes. Cette guerre sale a entraĂ®nĂ© entre 10 000 et 30 000 disparitions dans le pays. Les marches silencieuses des mères de disparus (les mères de la Plaza de Mayo) resteront une image marquante d'une Argentine meurtrie.

Retour Ă  la dĂ©mocratie (fin du XX siècle)




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La place de mai, au jour du retour à la démocratie.



     La dĂ©faite de la guerre des Malouines fait perdre du prestige et de l'influence Ă  la dictature militaire. Les gĂ©nĂ©raux sont obligĂ©s d'organiser des Ă©lections libres. Elles ont lieu le 30 octobre 1983 dans tout le pays pour renouveler le prĂ©sident, le vice-prĂ©sident, les gouverneurs de provinces et reprĂ©sentants locaux, mettant ainsi un terme aux dictatures militaires.


     Ă€ deux reprises, le pape Jean-Paul II visita la ville : en 1982 suite Ă  la guerre des Malouines, et en 1987, oĂą il fut accueilli par une foule d'une ampleur jamais vue auparavant dans la ville.


     Le 17 mars 1992, une bombe explosa Ă  l'ambassade d'IsraĂ«l, faisant 29 morts et 242 blessĂ©s. Une autre explosion, le 18 juillet 1994, dĂ©truisit un bâtiment abritant plusieurs associations ou organisations juives (dont l'AMIA), faisant 85 morts et de nombreux blessĂ©s.


     Ă€ la suite de la rĂ©forme de la Constitution argentine de 1994, la ville a pu se doter de sa propre constitution et d'un gouvernement autonome. Le 30 juin 1996 se dĂ©roulèrent les Ă©lections du Chef du gouvernement de la ville, ainsi que des lĂ©gislateurs qui Ă©tabliront la Constitution de la ville. Le candidat de l'UCR (parti de centre-gauche), Fernando de la RĂşa, remporta les premières Ă©lections et devint donc le premier Chef du gouvernement de la ville. Et après deux mois de dĂ©libĂ©ration, le 1 octobre 1996, Buenos Aires vota sa propre Constitution.


     Entre 1998 et 2002, Buenos Aires comme toute l'Argentine subit une grave crise Ă©conomique. La ville fut secouĂ©e par d'intenses manifestations (cacerolazos), suivies en particulier par les classes populaires durement touchĂ©es par le chĂ´mage, puis par les classes moyennes dont le gouvernement avait limitĂ© l'accès aux comptes bancaires.


     La crise atteignit son paroxysme en dĂ©cembre 2001, alors que les pillages se multipliaient principalement en banlieue ; le 19 dĂ©cembre, après que le prĂ©sident argentin Fernando de la RĂşa eut dĂ©crĂ©tĂ© l'Ă©tat de siège, son ministre de l’Économie Domingo Cavallo donna sa dĂ©mission. Les 19 et 20 dĂ©cembre, plusieurs dizaines de manifestants trouvent la mort, dont au moins cinq tuĂ©s par la police aux abords de la Casa Rosada et du palais du congrès.


     Finalement le 20 au soir, Fernando de la RĂşa donne Ă  son tour sa dĂ©mission, effective dès le lendemain, ce qui offre la prĂ©sidence Ă  l'opposition pĂ©roniste. Ceci eut pour effet d'apaiser certaines tensions mais la crise Ă©conomique persista jusqu'au dĂ©but 2003, l'Ă©conomie restant prĂ©caire. Pendant la crise, le quartier financier de Buenos Aires fut littĂ©ralement « bunkerisĂ© Â», et les murs des banques sont encore aujourd'hui couverts de nombreux graffitis.






Chapitre : Étymologie



     Â« Nuestra Señora Santa Maria del Buen Ayre Â» signifie « Notre-Dame Sainte-Marie des Bons Vents Â» (Buenos Aires signifie en espagnol Bons Vents). En fait, le nom donnĂ© par Juan de Garay Ă©tait « SantĂ­sima Trinidad y Puerto de Nuestra Señora del Buen Ayre Â» (Sainte TrinitĂ© et Port de Notre-Dame des Bons Vents), et ce nom a progressivement Ă©voluĂ© jusqu'Ă  devenir aujourd'hui Buenos Aires.


     Le nom Notre-Dame des Bons Vents fait rĂ©fĂ©rence Ă  la Vierge de Cagliari en Sardaigne (Italie), protectrice des navigateurs. Ce nom provient d'un temple paĂŻen situĂ© sur les Ă®les BalĂ©ares. Lorsque le christianisme devint la religion officielle de l'Empire romain, les temples paĂŻens ont Ă©tĂ© convertis ou dĂ©truits, et dans le cas de ce temple une reprĂ©sentation de la Vierge de Bonaria fut dĂ©posĂ©e. L'italien Bonaria fut traduit en buen aire.






Chapitre : Géographie





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Vue partielle vers les quartiers de Recoleta et de Palermo.



     Les limites de la ville de Buenos Aires sont dĂ©finies par le RĂ­o de la Plata, le RĂ­o Matanza et l'avenue General Paz qui sĂ©pare la ville de la province de Buenos Aires.


     La quasi totalitĂ© de la ville s'est construite sur la pampa, exceptions faites de quelques zones telles que la rĂ©serve Ă©cologique de Buenos Aires, le complexe sportif du Club Atletico Boca Juniors ou encore de Puerto Madero, qui se sont dĂ©veloppĂ©es sur des espaces artificiellement amĂ©nagĂ©s des cĂ´tes du RĂ­o de la Plata.


     La rĂ©gion Ă©tait initialement parcourue par divers ruisseaux et lagunes, lesquels furent comblĂ©s, assĂ©chĂ©s ou canalisĂ©s. Ce fut notamment le cas en 1908, suite Ă  des dĂ©gâts causĂ©s aux infrastructures de la ville par la montĂ©e des eaux. Les canaux Ă©taient alors Ă  ciel ouvert, traversĂ©s par divers ponts pour garantir la circulation. En 1919 il fut dĂ©cidĂ© d'enterrer les canaux, et les travaux commencèrent en 1927 pour s'achever entre 1938 pour certains canaux, jusqu'en 1954 pour le Maldonado. Parmi les principaux canaux figurent los Terceros (du sud, du centre et du nord), Maldonado, Vega, Medrano, Cildañez et White.

  - Sous-chapitre : Climat




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Climat de Buenos Aires



     Le climat de la ville est subtropical humide, la moyenne annuelle des tempĂ©ratures Ă©tant de 16,6 Â°C. L'hiver, les tempĂ©ratures oscillent entre 7Âş et 15 Â°C, pouvant descendre jusqu'Ă  0 Â°C. En Ă©tĂ©, les tempĂ©ratures atteignent 25 Â°C ; bien que peu Ă©levĂ©es en comparaison aux climats du nord du pays, elles provoquent une incommoditĂ© sensible en raison de l'humiditĂ© ambiante.


     La moyenne annuelle des prĂ©cipitations est de 1 146 mm. Les pluies les plus frĂ©quentes ont lieu durant l'automne, le printemps et l'Ă©tĂ©. Pendant les pĂ©riodes chaudes et tempĂ©rĂ©es se produisent des averses brèves et de faible intensitĂ©, ou encore de la bruine, qui n'entravent pas le dĂ©roulement habituel des activitĂ©s humaines.


     Buenos Aires est soumise Ă  deux types de vents : le pampero et la sudestada. Le premier est un vent du sud-ouest, qui dĂ©bute gĂ©nĂ©ralement par une tempĂŞte Ă©phĂ©mère, suivie de l'arrivĂ©e d'air sec et froid. Il peut survenir Ă  toute pĂ©riode de l'annĂ©e, Ă©tant gĂ©nĂ©ralement apprĂ©ciĂ© l'Ă©tĂ© pour l'air frais qu'il apporte. La sudestada, moins frĂ©quente que le prĂ©cĂ©dent, survient principalement en automne et au printemps. Il s'agit d'un vent puissant, venant du sud-est, froid et très humide, qui gĂ©nĂ©ralement dure plusieurs jours et est accompagnĂ© de prĂ©cipitations faibles et continues. Lorsqu'il dure, le vent peut provoquer la montĂ©e des eaux du RĂ­o de la Plata, produisant des inondations.


     Les chutes de neige sont extrĂŞmement rares Ă  Buenos Aires. Les deux dernières remontent au 27 juillet 1928 et au 9 juillet 2007, une prĂ©cĂ©dente ayant eu lieu en 1918 (de nuit). Le rĂ©chauffement continu de la tempĂ©rature durant l'ensemble du XX siècle et qui se poursuit aujourd'hui, dĂ» principalement Ă  l'Ă©largissement et l'accroissement des activitĂ©s urbaines Ă  Buenos Aires, Ă©loigne d'autant plus la perspective de nouvelles chutes de neige.






Chapitre : Administration





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La Législature de la Ville de Buenos Aires.



     Buenos Aires dispose de son propre gouvernement, comme tous les districts fĂ©dĂ©raux d'Argentine. Le pouvoir exĂ©cutif de la ville est composĂ© du chef du gouvernement, Ă©lu par les habitants de la ville pour un mandat de quatre ans. "Chef de gouvernement" est le titre officiel correspondant Ă  maire. Issu d'une des familles les plus fortunĂ©es d'Argentine, Mauricio Macri a aussi Ă©tĂ© prĂ©sident du grand club de football de la capitale, Boca Juniors. Il peut ĂŞtre remplacĂ© par le vice-chef du gouvernement en cas d'indisponibilitĂ©, ce dernier assurant Ă©galement les fonctions de prĂ©sident de la lĂ©gislature de la Ville de Buenos Aires. En mars 2006, le chef du gouvernement AnĂ­bal Ibarra est destituĂ© suite au scandale de la RepĂşblica Cromañón, une discothèque qui prit feu le 30 dĂ©cembre 2004 en tuant 194 personnes et en blessant 714 autres. Jorge Telerman, alors vice-chef du gouvernement, lui succĂ©da. Son mandat s'est terminĂ© le 10 dĂ©cembre 2007.




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Découpage administratif de Buenos Aires



     Le second tour de l'Ă©lection du 24 juin 2007 a vu la victoire de celui qui Ă©tait Ă  l'Ă©poque homme d’affaires, mais aussi prĂ©sident du grand club de football de la capitale Boca Juniors et dĂ©putĂ© de droite depuis 2005 Mauricio Macri. Il est devenu le premier chef de gouvernement de la ville autonome de Buenos Aires Ă  ĂŞtre originaire d'un courant politique de droite. En 2003, il avait Ă©chouĂ© face Ă  Anibal Ibarra.


     Le pouvoir lĂ©gislatif est reprĂ©sentĂ© par la LĂ©gislature, qui se compose de soixante dĂ©putĂ©s. Ceux-ci sont Ă©lus pour quatre ans et la LĂ©gislature est renouvelĂ©e par moitiĂ© tous les deux ans via des Ă©lections directes non cumulatives selon la mĂ©thode D'Hondt.


     En vertu de la loi dite Cafiero, la juridiction propre Ă  la ville se limite aux domaines des contentieux de voisinage, des contraventions, des contentieux administratifs et de la fiscalitĂ© locale. Le pouvoir judiciaire est formĂ© de la Cour supĂ©rieure de Justice, du Conseil de la Magistrature, du Ministère public et des diffĂ©rents tribunaux de la ville.


     D'un point de vue judiciaire, l'autonomie administrative de Buenos Aires est infĂ©rieure Ă  celle des autres provinces qui composent la RĂ©publique d'Argentine. En termes de droit commun la ville reste rĂ©gie par la juridiction nationale, et le contrĂ´le de la Police FĂ©dĂ©rale d'Argentine sur le territoire de la ville appartient au pouvoir exĂ©cutif national.

  - Sous-chapitre : Quartiers

Article dĂ©taillĂ© : Quartiers de Buenos Aires.

     48 quartiers, dits barrios, composent la ville. Parmi les plus connus, citons les quartiers portuaires de La Boca et Puerto Madero, les quartiers touristiques et animĂ©s de San Telmo et Monserrat, et au nord les quartiers Ă©lĂ©gants, plus calmes et rĂ©sidentiels, de Belgrano, Palermo et Recoleta.






Chapitre : Démographie





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Évolution démographique de la ville de Buenos Aires



     Au dernier recensement national effectuĂ© en novembre 2001 par l'INDEC, la ville compte 2 995 805 habitants, dont 54,3 % de femmes. La densitĂ© de population y est de 14 762,0 habitants/km. En juin 2006, une estimation donne 3 025 772 habitants pour la ville. 40 % des Porteños ne serait nĂ© ni dans la ville de Buenos Aires ni dans le Grand Buenos Aires, mais proviendrait de l'immigration soit depuis d'autres provinces argentines, soit depuis l'Ă©tranger. Cette valeur importante est imputĂ©e Ă  la faible natalitĂ© des couches de classe moyenne des porteños natifs et Ă  la forte Ă©migration vers l'Ă©tranger dans certaines classes de population auxquelles se sont substituĂ©es des classes plus pauvres venant d'autres provinces argentines, durant la crise de 2001 et ses suites. Le recensement de 2001 dĂ©nombre 316 739 porteños nĂ©s Ă  l'Ă©tranger.


     Le taux de criminalitĂ© dans la ville est de 6 925,34 dĂ©lits annuels pour 100 000 habitants. Près des trois quarts de ces dĂ©lits sont des crimes contre des propriĂ©tĂ©s. Le taux annuel d'homicides est de 4,57 pour 100 000 habitants.






Chapitre : Économie





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Vue nocturne de Puerto Madero, un district développé sur l'ancien port dans la dernière décennie. La ville est le centre financier d'Argentine.



     Buenos Aires est le cĹ“ur financier, industriel, commercial et culturel de l'Argentine. Son port est l'un des plus actifs au monde : Ă©tant Ă  l'embouchure du RĂ­o de la Plata sur l'ocĂ©an Atlantique, les voies fluviales navigables connectent la ville au nord-est argentin, au BrĂ©sil, Ă  l'Uruguay et au Paraguay. Ă€ l'ouest de Buenos Aires se trouve la Pampa HĂşmeda, la rĂ©gion agricole la plus productive du pays.


     En 2008, le PIB de Buenos Aires Ă©tait estimĂ© Ă  212 930 millions de pesos argentins, soit près de 70 000 pesos par habitant. Le revenu par habitant est de 18 180 dollars annuels alors que la moyenne nationale est de 15 795 dollars (2007, source: INDEC) et place la ville au premier rang d'AmĂ©rique latine en termes de revenu par habitant, en paritĂ© de pouvoir d'achat.


     Le principal secteur Ă©conomique de la ville est le secteur tertiaire, qui reprĂ©sente 74 % de son PIB, alors que dans l'Argentine entière il reprĂ©sente 54 %. Les activitĂ©s les plus importantes sont les services immobiliers, commerciaux et de location, qui gĂ©nèrent 31 799 millions de pesos. En deuxième place viennent les services financiers, qui gĂ©nèrent 14 758 millions de pesos. Buenos Aires gĂ©nère Ă  elle seule 67 % de la valeur ajoutĂ©e dans les activitĂ©s financières au niveau national, concentrant 53 % des dĂ©pĂ´ts et 68 % des prĂŞts.


     Les industries reprĂ©sentent 17 % du PIB, gĂ©nĂ©rant 26 454 millions de pesos. Le dĂ©veloppement de la production semble avoir particulièrement profitĂ© de l'abandon de la paritĂ© peso/dollar, avec une croissance de 65 % entre 2001 et 2006 contre 19 % pour les services, notamment grâce Ă  la hausse des exportations. Le PIB a augmentĂ© de 11 4 % en 2006, les secteurs connaissant les plus fortes hausses Ă©tant la construction (34%), les activitĂ©s financières (25%) et les transports et les communications (13%). Les services financiers, quant Ă  eux, après avoir accusĂ© une chute de près de 44 % entre 2001 et 2004, ont augmentĂ© Ă  un niveau record. L'industrie automobile est très prĂ©sente, avec l'usine du groupe français PSA, et celles de Volkswagen AG et Fiat Ă  General Pacheco (Espagnol) dans la banlieue de la capitale.


     Ces dernières annĂ©es Buenos Aires s'affirme Ă©galement comme un pĂ´le touristique, les touristes Ă©trangers Ă©tant attirĂ©s par la baisse du coĂ»t de la vie depuis la crise de 2001. Entre 2002 et 2004, le nombre d'Ă©tablissements hĂ´teliers a augmentĂ© de 10,7 %, pendant que le nombre de logements habitĂ©s connaissait une importante hausse de 42,9 %.


     Au premier trimestre 2006, le taux de chĂ´mage dans la ville de Buenos Aires Ă©tait de 9,5 %, alors qu'il monte jusqu'Ă  12,5 % pour l'ensemble de la province de Buenos Aires, taux le plus Ă©levĂ© du pays. En comparaison, certaines rĂ©gions avaient Ă  la mĂŞme pĂ©riode un taux infĂ©rieur Ă  8 %, comme le Noreste (7,1%) ou le Cuyo, rĂ©gion de Mendoza et San Juan (7,4%). Le taux a continuellement baissĂ© depuis la fin de la crise Ă©conomique jusqu'au dernier trimestre 2004 perdant près de 10 % en deux ans, puis oscille entre 7 % et 11 % depuis 2005, restant donc assez volatile.






Chapitre : Tourisme au cœur de la nation





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Vue du Palais du Congrès de la Nation



     Les lieux touristiques les plus importants se trouvent dans le centre historique de la ville, secteur formĂ© pratiquement par les quartiers de Monserrat et de San Telmo. La ville commença Ă  se construire aux environs de la Plaza Mayor (aujourd'hui Plaza de Mayo), et les institutions administratives de la colonie Ă©taient installĂ©es dans ce secteur. Ă€ l'est de la Place, on peut voir la Casa Rosada, actuel siège du pouvoir exĂ©cutif du pays (c’est-Ă -dire lieu de travail du prĂ©sident de la rĂ©publique argentine), en un endroit oĂą auparavant on pouvait admirer le vieux fort. Vers le nord de la Plaza de Mayo se trouve la cathĂ©drale mĂ©tropolitaine, qui occupe le mĂŞme lieu depuis l'Ă©poque de la colonie, et l'Ă©difice de la Banque de la Nation Argentine.




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Architecture de style européen sur la rue Diagonal Norte



     Une autre importante institution coloniale fut le Cabildo de Buenos Aires, situĂ© vers l'ouest, qui n'a pas conservĂ© sa forme originelle car une partie de sa structure fut dĂ©molie pour l'ouverture de l'Avenida de Mayo et la diagonale Julio Argentino Roca. Vers le sud on peut voir l'Ă©difice de l'ancien Congrès de la Nation, oĂą actuellement fonctionne l'AcadĂ©mie nationale d'Histoire. Enfin, vers le nord-ouest on peut observer l'immeuble du Gouvernement de la ville, en avançant vers l'Avenida de Mayo.


     L'Avenida de Mayo est considĂ©rĂ©e comme l'Axe Civique, car elle unit la Casa Rosada avec le Palais du Congrès de la Nation Argentine, sièges respectivement du pouvoir exĂ©cutif et du pouvoir lĂ©gislatif. Tout au long de cette avenue, on peut observer certains Ă©difices de grand intĂ©rĂŞt culturel, architectural et historique: la Maison de la Culture, le Palacio Barolo et le CafĂ© Tortoni, entre autres. Au bout de la grande artère, on peut observer un superbe ensemble de deux places, dĂ©corĂ©es de diffĂ©rents monuments et sculptures, parmi lesquelles se trouve une copie signĂ©e du Penseur de Rodin. Aux environs de ces places se trouve le Palais du Congrès de la Nation Argentine.






Chapitre : Culture





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La bibliothèque El Ateneo.



     Buenos Aires est certainement la ville d'Argentine la plus riche culturellement, du fait notamment de la grande diversitĂ© de sa population et de son histoire. Elle est souvent considĂ©rĂ©e comme la plus europĂ©enne des villes d'AmĂ©rique du Sud. L'architecture de la ville a Ă©tĂ© influencĂ©e par plusieurs pays europĂ©ens. Dans les quartiers les plus anciens, on retrouve un mĂ©lange de style moderne et de style colonial qui remonte Ă  la domination espagnole.

  - Sous-chapitre : Langues


     On y parle principalement l'espagnol (castillan), avec quelques diffĂ©rences, notamment de prononciation par rapport Ă  celui parlĂ© en Espagne : par exemple, le digramme « ll Â» ou le « y Â» sont prononcĂ©s « j Â» par les Argentins. Depuis quelques dĂ©cennies ce son a commencĂ© Ă  se prononcer aussi comme « sh Â». Il existe aussi une nouvelle mode verbale semblable au verlan français, le vesre, consistant Ă  inverser l'ordre des syllabes d'un mot donnĂ©. Cet espagnol modifiĂ© est couramment appelĂ© espagnol rioplatense. L'espagnol rioplatense est souvent enrichi de nĂ©ologismes permettant d'afficher son appartenance Ă  groupes sociaux de prestige. Ces modes en constante Ă©volution sont remplacĂ©es par d'autres Ă  partir du moment oĂą le grand public commence Ă  les adopter.


     Les parlers locaux ont hĂ©ritĂ© Ă©galement des mots issus du lunfardo, un argot populaire et artificiellement codifiĂ© au dĂ©but du XX siècle et du cocoliche, nom donnĂ© Ă  l'espagnol parlĂ© par les immigrĂ©s italiens. D'autres langues, telles que le français, l'allemand, le polonais, le russe, le turc et le portugais ont laissĂ© des traces sur l'espagnol rioplatense. D'autres mots proviennent des gaĂşchos de la pampa. Il fut principalement dĂ©veloppĂ© Ă  la fin du XIX siècle et au dĂ©but du XX dans les zones les plus pauvres de Buenos Aires, Rosario et Montevideo. Le lunfardo a Ă©tĂ© immortalisĂ© dans de nombreuses paroles de chansons populaires, en particulier dans des tangos.

  - Sous-chapitre : OpĂ©ras, théâtres et cinĂ©mas




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Le Teatro Colón, l'un des opéras les plus importants au monde.





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Le Théâtre Regina sûr l'avenue Santa Fe.



     Buenos Aires dĂ©tient la plus grande concentration de théâtres et opĂ©ras d'AmĂ©rique latine. Elle abrite l'un des opĂ©ras les plus cĂ©lèbres au monde, le Teatro ColĂłn. Bâti sur l'avenue 9 de Julio, l'une des plus larges au monde, sa construction a durĂ© 20 ans et s'est achevĂ©e en 1908. Il peut accueillir plus de 3 000 personnes. De nombreux autres théâtres ou opĂ©ras se situent le long de l'avenue Corrientes ou ses environs, comme le Teatro Maipo ou le Teatro General San MartĂ­n, ce dernier abritant Ă©galement des expositions artistiques et cinĂ©matographiques.


     Le cinĂ©ma argentin, qui fut très actif avant la dictature militaire, connaĂ®t un regain d'activitĂ© depuis la fin des annĂ©es 1990, la nouvelle vague du cinĂ©ma argentin. Il est le plus productif d'AmĂ©rique latine, notamment grâce Ă  l'Instituto Nacional de Cine y Artes Audiovisuales (INCAA) qui fait la promotion de films argentins Ă  l'Ă©tranger. Parmi cette nouvelle vague, de nombreux films argentins ont Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©s par divers prix (et parfois nominĂ©s aux Oscars), citons entre autres Nueve reinas de Fabián Bielinsky et El Hijo de la novia de Juan JosĂ© Campanella. Depuis 1999 se tient chaque annĂ©e dans la ville le festival international de cinĂ©ma indĂ©pendant de Buenos Aires, organisĂ© par le Ministère de la culture de la ville de Buenos Aires.

  - Sous-chapitre : MusĂ©es


     La ville compte plus de 140 musĂ©es publics (dĂ©pendant souvent du secrĂ©tariat Ă  la culture de la ville de Buenos Aires ou du gouvernement central) ou privĂ©s, parmi lesquels le MusĂ©e d'art latino-amĂ©ricain de Buenos Aires, le MusĂ©e du cinĂ©ma Pablo DucrĂłs Hicken, le MusĂ©e d'art hispano-amĂ©ricain Isaac Fernández Blanco, le MusĂ©e d'histoire national ou encore le MusĂ©e national des Beaux-Arts. Ce dernier, inaugurĂ© le 16 juillet 1895, possède plus de 12 000 peintures, sculptures, tapisseries et autres types d'Ĺ“uvres. On y trouve des peintures de Francisco Goya, Auguste Renoir, Édouard Manet (dont La Nymphe surprise), Vincent van Gogh, Claude Monet (dont Le Pont d'Argenteuil), Pablo Picasso, etc.






Chapitre : Arts


  - Sous-chapitre : Le tango




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Un tango dans une rue de San Telmo.





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Le débarcadère des pêcheurs avec son restaurant.





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L'un des lacs des Bosques de Palermo.



     C'est très probablement Ă  Buenos Aires ou Ă  Montevideo qu'est nĂ© le tango, Ă  la fin du XIX siècle. Le tango est aujourd'hui toujours très pratiquĂ© dans la ville, oĂą de nombreux Ă©tablissements, cafĂ©s ou restaurants proposent tous les jours des spectacles de danses. Les rues mĂŞmes du quartier San Telmo vivent au rythme de la musique et accueillent frĂ©quemment des danseurs, amateurs ou professionnels. L'avenue Corrientes, l'une des plus cĂ©lèbres de la ville et qui a accueilli de grands spĂ©cialistes comme Carlos Gardel, rend hommage au tango grâce Ă  40 plaques commĂ©moratives disposĂ©es en son long.

  - Sous-chapitre : Gastronomie


     La cuisine porteña a fortement Ă©tĂ© influencĂ©e par l'immigration italienne, les pizzas et glaces Ă©tant très rĂ©pandues dans la ville. La viande de bĹ“uf est aussi un grand classique, et le matĂ© se boit Ă  toute heure dans les rues de Buenos Aires.


     Vous pouvez voir également : l'article cuisine argentine.

  - Sous-chapitre : Divers




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Floralis Generica, sculpture métallique offerte à la ville par l'architecte Eduardo Catalano



     Buenos Aires abrite aussi de nombreuses bibliothèques et des associations culturelles variĂ©es. On compte 26 bibliothèques publiques, auxquelles on peut ajouter la Casa de PoesĂ­a. La Biblioteca Nacional, plus grande bibliothèque du pays, dĂ©tient en autres une Ă©dition de La Divine ComĂ©die de Dante datant de 1484, ou encore une page de la première impression de la Bible de Gutenberg. La Biblioteca del Congreso de la NaciĂłn, avec son patrimoine bibliographique de plus de 2 millions d'exemplaires, figure parmi les bibliothèques les plus complètes du monde.


     Buenos Aires est la ville d'origine ou de rĂ©sidence d'Ă©crivains argentins cĂ©lèbres tels que Leopoldo Lugones, Jorge Luis Borges, Manuel Mujica LaĂ­nez, Adolfo Bioy Casares, Ernesto Sábato, Leopoldo Marechal, Victoria Ocampo, et Julio Cortázar (qui vĂ©cut Ă  Paris). Certaines personnalitĂ©s internationales ont Ă©galement choisi de vivre Ă  Buenos Aires, c'est le cas de RenĂ© Goscinny, Marcel Duchamp, Witold Gombrowicz, Jerry Masucci, Romola Nijinska, Rosa Chacel, Antoine de Saint-ExupĂ©ry et Eugene O'Neill, de mĂŞme que l'armateur Aristote Onassis.




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Fileteado: Art populaire



     Durant la guerre civile espagnole et ses suites directes, Buenos Aires accueillit de nombreux rĂ©fugiĂ©s espagnols, comme le philosophe JosĂ© Ortega y Gasset et le compositeur Manuel de Falla, lequel s'installa par la suite Ă  CĂłrdoba (Argentine).


     



     Le rockeur Luca Prodan, arrivĂ© d'Angleterre Ă  Buenos Aires dans les annĂ©es 1980, devint une icĂ´ne du rock argentin.


     Buenos Aires compte de nombreux autres sites d'intĂ©rĂŞt culturel ou d'agrĂ©ment, notamment dans le quartier de Palermo oĂą l'on retrouve le zoo, les jardins botaniques de la ville, les Bosques de Palermo et le planĂ©tarium Galileo Galilei, qui offrent Ă  eux seuls plus de 50 hectares de verdure Ă  la ville.


     Le saint protecteur de la ville est Saint Martin de Tours. La lĂ©gende dit que quand Juan de Garay fonda la ville, il dut choisir un saint protecteur, tous les officiers proposèrent les noms de saints qu'ils connaissaient. Pour laisser le choix dans "la main de Dieu", Juan de Garay choisit d'effectuer un tirage au sort. La première fois le nom de St Martin de Tours sortit, mais, Ă©tant espagnol, il voulut un saint espagnol pour cette ville et non français, surtout qu'Ă  cette Ă©poque, Français et Espagnols Ă©taient en guerre. Un deuxième tirage fut fait, et St Martin ressortit, puis un troisième et toujours le mĂŞme rĂ©sultat. Juan dit alors que Dieu avait rĂ©ellement choisi Saint Martin pour Buenos Aires.






Chapitre : Sports



     Le sport le plus pratiquĂ©, aussi bien Ă  Buenos Aires que dans toute l'Argentine, est le football. Une grande partie des clubs les plus renommĂ©s du championnat d'Argentine de football rĂ©sident dans la ville, c'est le cas des deux clubs les plus cĂ©lèbres en Argentine, le Club AtlĂ©tico Boca Juniors et Club AtlĂ©tico River Plate, dont la rencontre donne lieu chaque annĂ©e aux fameux clásicos. Moins connu Ă  l'Ă©tranger mais tout autant adulĂ© de ses supporters, le Club AtlĂ©tico San Lorenzo de Almagro tient ses quartiers dans le barrio de Boedo. La ville accueille aussi les clubs de Velez Sarsfield et Argentinos Juniors, parmi de nombreux autres. En consĂ©quence, les infrastructures consacrĂ©es au football sont très dĂ©veloppĂ©es, la ville possède par exemple plusieurs stades de plus de 50 000 places, comme le Stade Monumental (stade de River Plate) ou la Bombonera (Boca Juniors). Beaucoup d'infrastructures ont Ă©tĂ© construites ou dĂ©veloppĂ©es pour la coupe du monde de football de 1978 en Argentine. C'est aussi dans des quartiers pauvres de Buenos Aires que Diego Maradona a grandi, et il est toujours restĂ© très attachĂ© Ă  sa ville.


     En dehors du football, on retrouve les clubs de River Plate et Boca Juniors dans la Liga Nacional A de basket-ball.


     Le tennis est Ă©galement très apprĂ©ciĂ©, après avoir Ă©tĂ© popularisĂ© par Guillermo Vilas dans les annĂ©es 1970. Parmi les joueurs originaires de Buenos Aires, citons Ă©galement l'Argentine Gabriela Sabatini. Le tournoi de Buenos Aires est la seule compĂ©tition ATP d'Argentine.


     Buenos Aires fut le lieu de diverses compĂ©titions sportives internationales. En plus du mondial de football citĂ© plus haut, elle a accueilli les Jeux PanamĂ©ricains de 1951, deux mondiaux masculins de basket-ball (en 1950 et 1990) et de nombreuses courses automobiles pour le Grand Prix automobile d'Argentine, sur le circuit Oscar Alfredo Gálvez.


     Buenos Aires a Ă©tĂ© candidate malheureuse des Jeux olympiques d'Ă©tĂ© Ă  trois occasions : en 1956 (JO de Melbourne), en 1968 (JO de Mexico) et en 2004 (JO d'Athènes). L'Argentine est le seul membre fondateur du CIO Ă  n'avoir pas encore accueilli les Jeux.


     Buenos Aires a Ă©tĂ© le point de dĂ©part et d'arrivĂ©e du Rallye Dakar 2009.


     Parmi les autres sports populaires Ă  Buenos Aires figurent le golf, le rugby et le hockey sur gazon.




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Le stade Monumental oĂą s'est tenue la finale de la Coupe du monde de football de 1978.







Chapitre : Universités et sciences





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École d'Ingénieurs à l'Université de Buenos Aires.



     Cinq prix Nobel sont sortis de l'universitĂ© de Buenos Aires, l'un des meilleurs Ă©tablissements universitaires d'AmĂ©rique du Sud, qui fournit des enseignements gratuits Ă  des Ă©tudiants venant des quatre coins du globe.


     Buenos Aires est un centre majeur pour la psychanalyse, particulièrement l'Ă©cole lacanienne.






Chapitre : Transports et économie



     AĂ©roports : Le code AITA gĂ©nĂ©rique de Buenos Aires est BUE. Buenos Aires possède deux aĂ©roports :






Chapitre : Blasonnement (ville)


Escudo de la Ciudad de Buenos Aires.png
D'azur à deux voiliers voguant sur des ondes, desquelles est issant en bande une ancre, le tout d'argent surmonté d'une aigle volant et rayonnant du même.





Chapitre : Jumelage



     Buenos Aires est jumelĂ©e avec une trentaine de villes ou rĂ©gions dans le monde.

 Andalousie (Espagne)
  • Grèce Athènes (Grèce)
  • Drapeau de l'Espagne Barcelone (Espagne)
  • Serbie Belgrade (Serbie)
  • Drapeau de l'Espagne Bilbao (Espagne)
  • Drapeau de la Colombie Bogotá (Colombie)
  • Drapeau du BrĂ©sil Brasilia (BrĂ©sil)
  • Drapeau de l'Espagne Cadix (Espagne)
  • Italie Cagliari (Italie)
  • Venezuela Caracas (Venezuela)
  • Uruguay Colonia del Sacramento (Uruguay)
  • Italie Ferrara (Italie)
  • Drapeau de l'Espagne Galice (Espagne)
  • Italie GĂŞnes (Italie)
  •  JĂ©rusalem (IsraĂ«l)
  • Cuba La Havane (Cuba)
  • Drapeau de la Bolivie La Paz (Bolivie)
  • PĂ©rou Lima (PĂ©rou)
  • Drapeau de l'Espagne Madrid (Espagne)
  • Venezuela Maracaibo (Venezuela)
  • Portugal Lisbonne (Portugal)
  • Drapeau du Mexique Mexico (Mexique)
  • Drapeau des États-Unis Miami (États-Unis)
  • Uruguay Montevideo (Uruguay)
  • Russie Moscou (Russie)
  • Italie Milan (Italie)
  • Drapeau des États-Unis New York (États-Unis)
  • Japon ĹŚsaka (Japon)
  • Drapeau de l'Espagne Oviedo (Espagne)
  •  PĂ©kin (Chine)
  • Uruguay Punta del Este (Uruguay)
  • Drapeau du BrĂ©sil Rio de Janeiro (BrĂ©sil)
  • Drapeau du BrĂ©sil Sao Paulo (BrĂ©sil)
  • Drapeau des États-Unis San Francisco (États-Unis)
  • Chili Santiago du Chili (Chili)
  • CorĂ©e du Sud SĂ©oul (CorĂ©e du Sud)
  • Drapeau de l'Espagne SĂ©ville (Espagne)
  • IsraĂ«l Tel Aviv (IsraĂ«l)
  • Drapeau de la France Toulouse (France)
  • Pologne Varsovie (Pologne)
  • Italie Venise (Italie)
  • Drapeau de l'Espagne Vigo (Espagne)

  •      En plus de ces jumelages, Buenos Aires a passĂ© des accords de coopĂ©rations avec d'autres grandes villes dans le monde, dont Paris, France France et Rome, Italie Italie..






    Chapitre : Ville natale







    Chapitre : Notes


    1. ↑ http://www.indec.mecon.ar/nuevaweb/cuadros/2/estimaciones-serie34.pdf
    2. ↑ http://www.demographia.com/db-worldua2015.pdf
    3. ↑ Breve Historia de los argentinos, Félix Luna
    4. ↑ thumb|200px|Vista del Cabildo en 1817. y se pobló fundamentalmete de comerciantes y unos cuantos estancieros. Tenía, en comparación con las demás ciudades vecinas, pocos prejuicios aristocráticos, o de castas
    5. ↑ Un quartier de Buenos Aires porte aujourd'hui son nom.
    6. ↑ L'équivalent du maire pour une commune française.
    7. ↑ [1]
    8. ↑ Voir (es) EL INVIERNO EN LA CIUDAD DE BUENOS AIRES
    9. ↑ Voir l'article sur latribune.fr
    10. ↑ Mauricio Macri fait basculer à droite la municipalité de Buenos Aires, Christine Legrand, Le Monde, 26 juin 2007, http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-927658@51-927526,0.html
    11. ↑ Dans un premier temps, l'INDEC dĂ©nombra 2 776 138 habitants (soit une densitĂ© de 13 679,6 habitants/km), puis publia un correctif pour arriver Ă  2 995 805 habitants. Voir le rapport en pdf.
    12. ↑ City mayors
    13. ↑ À prix constants de 1993
    14. ↑ Encuesta de Ocupación Hotelera (EOH), Dirección General de Estadística y Censos (G.C.B.A.) et Secretaría de Turismo de la Ciudad de Buenos Aires.
    15. ↑ Voir ClarĂ­n : http://www.clarin.com/diario/2006/06/06/um/m-01210011.htm
    16. ↑ Voir CEDEM (Centro de Estudios para el Desarrollo EconĂłmico Metropolitano) : [2]
    17. ↑ http://www.rfi.fr/actufr/articles/097/article_61542.asp
    18. ↑ Liste des jumelages et conventions de coopération





    Chapitre : Liens externes



         


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