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Définition Wikipédia de : Braille



Braille




Introduction :

      DSC 4050-MR-Braille.jpg
Rampe en bois gravée en braille.







Caractéristiques
TypeAlphabet, Écriture en relief
Langue(s)Plusieurs
Historique
Époque1821 jusqu'à aujourd'hui
CréateurLouis Braille
Système(s)
parent(s)
Suite de l'article :

Sonographie
 Braille


Encodage
UnicodeU+2800 to U+28FF
ISO 15924Brai

     Le braille est un système d'écriture tactile à points saillants, à l'usage des personnes aveugles ou fortement malvoyantes. Le système porte le nom de son inventeur, le Français Louis Braille (1809-1852) qui avait perdu la vue suite à un accident. Élève à l'Institut des jeunes aveugles, il modifie et perfectionne le code Barbier. En 1829 paraît le premier exposé de sa méthode.


     Un document qui n'est pas écrit en braille et qui n'est donc pas lisible par un aveugle est dit « en noir Â» ou « noir Â» (un livre en noir, par exemple).

- Sommaire de la page -









Chapitre : Histoire


  - Sous-chapitre : La lecture pour les aveugles avant Louis Braille


     Au XVII siècle, le jésuite italien Francesco Lana imagina divers systèmes d’écriture codée pour aveugles. Il conçut notamment le système Lana, un procédé d’impression en relief sur du papier épais ainsi qu’un « système permettant aux aveugles d’écrire couramment en traçant seulement des lignes et en faisant des points Â».


     Valentin Haüy fut l'un des premiers Français à s'être intéressé aux problèmes de communication rencontrés par les personnes aveugles ou malvoyantes. Né dans une famille aisée de Picardie en 1745, il étudia les langues à l’Université de Paris. C’est sans doute cette passion des modes d’expression qui le conduisit à s’intéresser d’abord aux sourds-muets, en simple « curieux Â», puis aux non-voyants. Il lui semblait que leur cas ne soulevait qu’un seul problème : comment leur permettre de lire ? Il trouva rapidement une réponse à cette question en mettant au point un système leur permettant de lire ou d’écrire aussi bien des phrases que des opérations mathématiques. Il l’expérimenta en obtenant l’autorisation de fonder une école pour enfants aveugles (en suivant l'exemple donné par l'abbé de l'Épée pour les personnes sourdes et muettes). Son écriture était composée de deux colonnes, ayant chacune de un à six points. Ainsi, les voyelles étaient identifiées par la présence d'un point sur la colonne de gauche. Le nombre de points sur la colonne de droite permettait de savoir auxquels des sons concernés on avait affaire.


     Plus tard, Charles Barbier de La Serre, un ancien officier d’artillerie, se fascina pour ces recherches qui étaient, pour lui, un moyen de communication qui aurait permis aux soldats de lire et d’écrire dans le noir, sans être repérés ; mais son système n’eut aucun succès. Il décida alors de l’adapter en faveur des aveugles. À partir de 1821, Barbier commença à expérimenter sa méthode avec des élèves de l’École autrefois créée par Haüy, et devenue Institut Royal des Aveugles. Le système, qu’il appela sonographie, était basé sur l'impression en relief de 12 points qui, suivant leurs associations, transcrivait 36 sons différents. Malgré la complexité et les carences de ce système, les résultats furent concluants : la lecture s’en trouva nettement améliorée. Barbier avait compris la supériorité des caractères formés de points sur ceux qui sont composés de lignes.

  - Sous-chapitre : Louis Braille

Article détaillé : Louis Braille.

     Louis Braille n'est pas né aveugle, il l'est devenu à l'âge de trois ans. Après un début de scolarité dans son village de Coupvray, il est admis à l'Institut Royal des Aveugles à l'époque même où Barbier expérimente son système. Actif et intelligent, il comprit immédiatement l'intérêt du codage par points et entreprit de l'améliorer, ce qu'il fit en

    Liste :
  • réduisant de 12 à 6 le nombre de points utilisés ;
  • l'utilisant pour le codage de signes typographiques latins (lettres, ponctuation, notes de musique, etc.) plutôt que de sons.

     Louis a quelque mal à faire accepter son système, notamment en raison de l'opposition de Barbier qui considère comme fondamental de conserver une transcription des sons (la sonographie) comme une sténographie. Le fait que Louis Braille soit si jeune (il est né en 1809) ne facilite pas sa crédibilité, en dépit de ses propres succès scolaires et des responsabilités qu'on lui confie déjà. Le code Braille ne prend son essor qu'à partir de 1829, pratiquement déjà sous sa forme actuelle.


     







Chapitre : L'alphabet braille





Image (cliquez pour agrandir) :

Cellule braille numérotée



     En braille standard, un caractère est représenté dans une matrice de six points sur deux colonnes, chaque caractère étant formé par un à six points en relief. Ces points sont conventionnellement numérotés de haut en bas et de gauche à droite, selon le schéma suivant :


     Par exemple, la lettre c se représente par les deux points supérieurs, soit la combinaison 1,4. Ce système permet de représenter jusqu'à 63 caractères (2-1), une matrice sans aucun point représentant un espace.


     La signification de chaque symbole dépend de la langue utilisée, ce qui explique pourquoi les braille japonais, coréen, cyrillique et autres diffèrent du braille français. Les langues utilisant l'alphabet latin utilisent le même codage pour les lettres de base, mais les lettres accentuées, signes de ponctuation et autres symboles diffèrent.

  - Sous-chapitre : Lettres

Braille A1.svg
a
Braille B2.svg
b
Braille C3.svg
c
Braille D4.svg
d
Braille E5.svg
e
Braille F6.svg
f
Braille G7.svg
g
Braille H8.svg
h
Braille I9.svg
i
Braille J0.svg
j
Braille K.svg
k
Braille L.svg
l
Braille M.svg
m
Braille N.svg
n
Braille O.svg
o
Braille P.svg
p
Braille Q.svg
q
Braille R.svg
r
Braille S.svg
s
Braille T.svg
t
Braille U.svg
u
Braille V.svg
v
Braille W.svg
w
Braille X.svg
x
Braille Y.svg
y
Braille Z.svg
z
    

     Il est utile de noter que l'alphabet braille est conçu de façon logique. En effet :

    Liste :
  • En ajoutant le point 3 aux lettres de « a Â» à « j Â», on obtient les lettres de « k Â» à « t Â» ; autrement dit : la lettre « k Â» est la lettre « a Â» à laquelle est ajouté le point 3, la lettre « l Â» est la lettre « b Â» à laquelle est ajouté le point 3, et ainsi de suite.
  • De même, en ajoutant le point 6 aux lettres de « k Â» à « o Â», on obtient les lettres de « u Â» à « z Â» (en sautant le « w Â»).
  • La lettre « w Â» est obtenue par ajout du point 6 à la lettre « j Â».

  - Sous-chapitre : Chiffres


     Il existe deux systèmes pour représenter les chiffres en braille français : le système dit « Louis Braille Â», ou « littéraire Â», et le système "Antoine".

Chiffres « Louis Braille Â»


     C'est le système le plus ancien, et il est encore couramment utilisé dans les ouvrages de type littéraire (non mathématiques).


     Un chiffre est représenté par deux symboles. Le premier est le préfixe numérique constitué des points 3-4-5-6 : symbole numérique Louis Braille


     Le second est une lettre de a à j : a vaut 1, b vaut 2 et ainsi de suite ; i vaut 9 et j vaut 0.


     Lorsqu'il y a plusieurs chiffres de suite, le préfixe numérique n'est indiqué qu'une fois : tous les symboles qui suivent sont interprétés comme des chiffres, jusqu'à rencontrer un espace.

Chiffres « Antoine Â»


     Ce système fut introduit dans le cadre de la notation braille mathématique. C'est maintenant le système recommandé, même en dehors des expressions mathématiques, pour tous les ouvrages scolaires ou techniques.


     Un chiffre est représenté par deux symboles. Le premier est le préfixe numérique constitué du point 6 : symbole numérique Antoine


     Le second est dérivé d'une lettre de â à Å“ en y ajoutant le point 6 : 1 est représenté par la lettre â avec le point 6 ajouté, 2 par la lettre ê avec le point 6 ajouté, 3 par la lettre î avec le point 6 ajouté, 4 par la lettre ô avec le point 6 ajouté, 5 par la lettre û avec le point 6 ajouté, 6 par la lettre ë avec le point 6 ajouté, 7 par la lettre ï avec le point 6 ajouté, 8 par la lettre ü avec le point 6 ajouté, 9 par la lettre Å“ avec le point 6 ajouté. 0 est écrit par le préfixe numérique Antoine suivit du préfixe numérique Louis Braille.


     Braille CapitalSign.svg Braille Â.svg 1


     Braille CapitalSign.svg Braille Ê.svg 2


     Braille CapitalSign.svg Braille ÃŽ.svg 3


     Braille CapitalSign.svg Braille Ô.svg 4


     Braille CapitalSign.svg Braille Û.svg 5


     Braille CapitalSign.svg Braille Ë.svg 6


     Braille CapitalSign.svg Braille Ã.svg 7


     Braille CapitalSign.svg Braille Ü.svg 8


     Braille CapitalSign.svg Braille Ö.svg 9


     Braille CapitalSign.svg Braille NumberSign.svg 0


     Lorsqu'il y a plusieurs chiffres de suite, le préfixe numérique n'est indiqué qu'une fois : tous les symboles qui suivent sont interprétés comme des chiffres, jusqu'à rencontrer un espace.

  - Sous-chapitre : Lettres diacritées propres au français

  - Sous-chapitre : Ponctuation

Braille Period.svg
.
Braille Comma.svg
,
Braille QuestionMark.svg
?
Braille Semicolon.svg
;
Braille ExclamationPoint.svg
!
Braille QuoteOpen.svg
(
Braille QuoteClose.svg
)
Braille Bracket.svg
"
Braille Hyphen.svg
-
Braille Apostrophe.svg
’

  - Sous-chapitre : Autres symboles


     Les symboles ci-dessous représentent des signes arithmétiques quand ils sont précédés par le préfixe numérique (directement ou à l'intérieur d'une suite de chiffres), comme pour les chiffres Antoine.


     Il existe également de nombreux symboles composés, formés de deux symboles ou de plusieurs symboles à la suite.






Chapitre : Production du braille


  - Sous-chapitre : Sur papier


     Il existe plusieurs outils permettant d'écrire en braille. Chacun des outils qui sont mentionnés ci-dessous nécessitent l'utilisation d'un papier épais afin que les aspérités soient bien marquées et ne réduisent pas dès qu'elles sont soumises à des pressions extérieures (un livre en braille doit pouvoir être refermé et rangé dans un sac ou une étagère et rester lisible).


     L'outil le plus simple est formé d'une tablette munie de guides normalisés (avec des lignes de six points) et d'un poinçon. Le poinçon permet de déformer le papier en s'aidant du guide. Cependant, cet outil nécessite une adaptation particulière. En effet, le poinçon creuse le papier alors que la personne aveugle lit les bosses formées. Il faut donc complètement inverser le sens d'écriture : commencer la ligne à droite et les signes (en miroir).


     Ainsi, le mot « Braille Â» qui se lit :


     Devra être écrit à l'envers :


     (en miroir)


     Cet outil est le plus ancien et le meilleur marché. Des pics permettent de maintenir la feuille afin que celle-ci ne se déplace pas pendant l'écriture.


     Une évolution temporelle et pratique a donné naissance à la machine à écrire Perkins, sorte de machine à écrire. Composée de sept touches (une pour chaque point de la matrice de six et une pour l'espace), elle a grandement facilité l'écriture puisqu'elle évite la transcription en miroir nécessaire à la tablette décrite précédemment.


     Enfin, est apparue l'embosseuse ; c'est une imprimante qui transcrit le texte à l'écran en texte braille. Elle imprime donc en volume et non pas avec de l'encre. Cette machine coûte cher et prend une place considérable. Les réglages préalables doivent être effectués avec précision afin que le marquage du papier soit assez fort.

  - Sous-chapitre : Unicode (informatique)


     Le standard Unicode définit des caractères correspondant aux 256 combinaisons du braille informatique à 8 points, dans la plage 2800-28FF. Comme une combinaison de points peut représenter un symbole différent dans différentes langues, le nom et le code d'un caractère braille Unicode dérivent uniquement des points qui le composent et non de sa signification. Par exemple, le caractère comportant un seul point en haut à gauche s'appelle COMBINAISON BRAILLE POINTS-1 bien qu'il représente en braille français la lettre a.


     Un caractère braille Unicode possède un code sur deux octets. Le premier a la valeur constante 28 en hexadécimal. Les huit bits du second octet correspondent aux huit points du caractère braille, le point 1 étant le bit de poids faible et le point 8 le bit de poids fort.


     Exemple : la lettre h est représentée en braille par les points 1-2-5. Le second octet du caractère Unicode correspondant est donc 0001 0011 en binaire, soit 13 en hexadécimal. Le caractère Unicode correspondant au h braille français, appelé COMBINAISON BRAILLE POINTS-125, a donc pour code U+2813 (â “).


     Autre exemple : un H majuscule s'écrit, en braille classique, en deux caractères : 4-6, 1-2-5 soit en Unicode U+2828 U+2813 (⠨⠓). En braille informatique, il est représenté par un seul caractère avec les points 1-2-5-7 (0101 0011 en binaire, 53 en hexadécimal) soit le caractère Unicode U+2853 (â¡“).






Chapitre : Dérivés du braille


  - Sous-chapitre : Braille abrégé


     Les caractères brailles sont plus larges que leurs équivalents « noirs Â». Cela a pour conséquence une augmentation importante du volume d'un document braille par rapport à un document « noir Â» lorsque ce document est transcrit en caractères braille. Aussi a-t-on créé une forme contractée : le braille abrégé.


     C'est en 1880 que Maurice de La Sizeranne constitua l'Abrégé Orthographique Français, qui fut depuis complété par de nombreux partenaires.


     Dans un texte en braille abrégé, on trouve trois types de mots :

    Liste :
  • des mots contenants une ou plusieurs contractions,
  • des mots ayant un symbole,
  • des mots écrits en intégral (braille classique).

     Par exemple, dans le mot « (re)(pr)és(Anglais)té(Espagnol) Â» les lettres entre parenthèses sont abrégées par un sigle propre.


     Dans le cas des symboles, les mots sont représentés comme une lettre isolée. Ainsi, quand la lettre « Ãª Â» est lue sans être intégrée à un mot, elle signifie « même Â».


     Un même caractère peut, suivant son contexte (employé dans un mot, en début, milieu ou fin, devant une voyelle ou une consonne ou encore seul), avoir plusieurs significations différentes.


     Ainsi, le « Ã® Â» peut être lu tel quel, mais peut aussi être :

    Liste :
  • le symbole du mot « cet Â» lorsqu'il est employé seul,
  • la contraction des lettres « cl Â» dans un mot,
  • la contraction de la syllabe « ait Â» en terminaison de verbe.

     Les mots écrits en braille intégral (dans un texte en braille abrégé) sont soit :

    Liste :
  • des mots n'ayant pas de symbole ou n'ayant pas de contraction rentrant dans leur composition,
  • des noms propres (jamais abrégés sauf en cas de noms de peuples),
  • des noms que l'utilisation d'une contraction rendrait confus ou incompréhensibles.

  - Sous-chapitre : Braille informatique


     Le braille standard, avec ses 6 points, ne permet que peu de combinaisons pour coder les caractères. Certains caractères, comme les majuscules ou les chiffres ont été codés sur deux caractères brailles afin de pallier cette limite. Malheureusement, l'utilisation de ce type de codage s'avère mal adapté à l'informatisation. Aussi pour l'informatique utilise-t-on un braille à 8 points au lieu de 6.


     Les deux points supplémentaires sont placés en dessous de la cellule braille classique. Le point 7 sous le point 3 et le point 8 sous le point 6.


     Ainsi, le braille informatique permet 256 combinaisons (2 puissance 8), soit une correspondance exacte avec la table ASCII utilisé en informatique. En particulier, les lettres minuscules et majuscules peuvent être différencié grâce au point 7.


     Cependant, il n'est pas toujours bien adapté à la lecture. Louis Braille avait en effet travaillé sur la taille de la cellule braille 6 points afin qu'elle soit repérable tactilement par la pulpe de l'index sans avoir à le déplacer sur la feuille. Or, avec deux points en plus, cette cellule devient trop haute pour une identification rapide par l'index. De plus, la lettre l minuscule (points 1-2-3) et la lettre L majuscule (points 1-2-3-7) provoquent des confusions car il devient difficile de repérer s'il y a 3 ou 4 points en hauteur.

  - Sous-chapitre : Braille mathématique


     La notation mathématique utilise une représentation spatiale de l'information. En braille, l'information est toujours linéarisée, aussi a-t-on besoin d'une codification spécifique.


     Ce code a varié dans le temps. Depuis le 1 septembre 2007, c'est la notation mathématique, approuvée par la Commission pour l'Évolution du Braille Français lors de sa réunion plénière du 16 octobre 2006 qui est applicable.


     De la même façon que sur une calculatrice scientifique standard, le braille mathématique codifie de façon linaire toutes formules mathématiques. Il arrive donc fréquemment qu'une formule visuellement simple devienne très complexe en braille.


     Ainsi,

\frac{2 \times 8 + 4 \times 2 }{4 \times 3} = 2

     donne en notation linéaire :

(2 \times 8 + 4 \times 2 ) / (4 \times 3) = 2

     Très vite, de nombreuses parenthèses apparaissent et compliquent fortement la formule.


     Comme spécifié plus haut, le braille ne compte que 63 symboles possibles. Il n'est donc pas possible de coder en braille tous les symboles mathématiques. Ces symboles, (opérateurs, ensembles, fonctions...) vont donc être traduits par des assemblages de caractères braille de façon à différencier chaque symbole tout en gardant les formules les plus courtes possible. Les fonctions usuelles comme le sinus, ou la racine carré sont traduites par un seul signe. Le cosinus ou encore le symbole inclus par deux signes...


     Toutefois, il reste très difficile de manipuler des calculs complexes en braille. Dans le premier exemple, il n'est pas évident pour un aveugle de repérer la simplification par 2.

  - Sous-chapitre : Braille musical


     Comme pour les mathématiques, la notation musicale « noire Â» utilise une représentation spatiale de l'information.

Notes


     Elles sont écrites en suivant l'alphabet, avec, pour équivalence, d = do.


     Ainsi :

Rythme


     Sans signe de rythme spécifique, les notes seront considérées comme des croches. Si l'on veut écrire une noire (qui dure deux croches) on doit ajouter le point 6 à la note :


     Pour indiquer une blanche (quatre croches), on ajoute le point 3 :


     Pour les rondes (huit croches), on ajoute les points 3 et 6 :


     Cependant les nombreux autres rythmes demandent une notation particulière et difficile.

Autres signes


     Les signes de clé n'ont pas autant d'importance sur une partition en braille qu'en « noir Â». En revanche, on doit toujours faire précéder les notes d'un signe d'octave. Les octaves sont comptées à partir du bas et indiquées par les points 4, 5 et 6.


     Ainsi :


     Le signe d'octave n'est pas répété tant que cela ne prête pas à équivoque.






Chapitre : Les nouveaux outils



     Les nouvelles technologies ont créé de nombreux outils qui permettent aux personnes malvoyantes ou non-voyantes de « lire Â» des textes en écriture romaine.

  - Sous-chapitre : Loupe et autres agrandisseurs numériques


     Outre la loupe courante, il existe maintenant de très nombreux télé-agrandisseurs grossissant fortement les textes. De nombreuses options permettent de cadrer la zone de lecture afin de la faciliter. De même des jeux de couleurs et de contrastes permettent de ne pas trop solliciter d'efforts visuels de la part des malvoyants.


     Il existe maintenant des logiciels capables d'agrandir des pages numériques. S'ouvre alors la possibilité pour de nombreux mal-voyants d'aller sur Internet.

  - Sous-chapitre : Synthèse vocale, plage tactile, reconnaissance de caractères


     Les progrès technologiques se font aussi sentir dans le domaine de la synthèse vocale. Il y a encore quelques années, les personnes aveugles étaient les seules à comprendre les phrases prononcées. Actuellement celles-ci sont compréhensibles par tous. La ponctuation est bien ressentie pendant l'écoute.


     Les lecteurs d'écran sont des logiciels permettant de transformer un écran visuel en une page en braille ou en un texte parlé.


     Restent encore les plages tactiles, plaque sur laquelle se trouve une bande de petits picots se levant ou s'abaissant afin de composer les caractères. Ainsi une ligne de texte apparaissant à l'écran est traduite sur la plage tactile en braille. La plage tactile est aussi appelée plage braille.




Image (cliquez pour agrandir) :

Plage braille sous un clavier



     Lorsqu'une personne non-voyante souhaite lire le texte présent sur l'écran de l'ordinateur, elle a le choix entre deux possibilités de défilement du texte sur la plage tactile : soit elle appuie sur un bouton dès qu'elle a fini de lire chaque ligne pour avoir la suite du texte, soit le texte défile à un certain rythme et elle lit au fur et à mesure. Les personnes qui lisent le braille utilisent souvent la combinaison d'une plage braille et d'une synthèse vocale, afin de faciliter la restitution de l'information.


     La reconnaissance de caractères à partir d'un document scanné a permis à de nombreuses personnes mal ou non-voyantes de lire des textes auxquels elles n'avaient pas accès. Elles numérisent leurs documents et les lisent avec les deux moyens énoncés ci-dessus.


     Les personnes aveugles peuvent maintenant parcourir l'Internet grâce aux plages tactiles et aux synthèses vocales.






Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Articles connexes

  - Sous-chapitre : Liens externes


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Chapitre : Notes et références



     



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