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Définition Wikipédia de : Bolivie



Estado Plurinacional de Bolivia (es)
Bulibiya Mama llaqta (qu)
Wuliwya Suyu (ay)
TetĂŁ VolĂ­via (gn)
État plurinational de Bolivie (fr)
Drapeau de la BolivieArmes de la Bolivie
(Détails)(Détails)
Devise nationale : La uniĂłn es la fuerza
carte
Langues officiellesEspagnol, Quechua, Aymara et 33 autres langues
CapitaleSucre
Plus grande villeSanta Cruz de la Sierra
Forme de l’ÉtatRépublique parlementaire
 - PrĂ©sident de l'ÉtatEvo Morales
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 27
1 098 581 km
1,4%
Population
 - Totale (Juillet 2008)
 - DensitĂ©
Classé 85
9 247 816 hab.
8 hab./km
Indépendance
 - Date
de l'Espagne
6 août 1825



Introduction :

     







GentiléBolivien, BolivienneSuite de l'article :




IDH (2005)Augmentation 0,695 (moyen) (117 UNIQ2ede99981e01b00d-nowiki-00000005-QINU2UNIQ2ede99981e01b00d-nowiki-00000006-QINU)
MonnaieBoliviano (BOB)
Fuseau horaireUTC -4
Hymne nationalBolivianos, El Hado Propicio
Domaine internet.bo
Indicatif
téléphonique
+591
     





Image (cliquez pour agrandir) :

Carte de la Bolivie



     La Bolivie ou officiellement État plurinational de Bolivie est un pays d'AmĂ©rique du Sud sans accès Ă  la mer entourĂ© par le BrĂ©sil, le Paraguay, l'Argentine, le Chili et le PĂ©rou.


     Avant la colonisation europĂ©enne, le territoire bolivien appartenait Ă  l'Empire Inca, qui Ă©tait le plus grand État de l'AmĂ©rique prĂ©colombienne. L'Empire espagnol a conquis la rĂ©gion au 16ème siècle. Pendant la pĂ©riode coloniale espagnole, la rĂ©gion s'appelle «le Haut-PĂ©rou» ou «Charcas". Après avoir dĂ©clarĂ© son indĂ©pendance en 1809, 16 annĂ©es de guerre continue avant la mise en place de la RĂ©publique, du nom de SimĂłn BolĂ­var. La Bolivie a luttĂ© pendant des pĂ©riodes d'instabilitĂ© politique, des dictatures et des problèmes Ă©conomiques.


     La Bolivie est une rĂ©publique dĂ©mocratique, divisĂ©e en neuf dĂ©partements. Sa gĂ©ographie est variĂ©e; Ă  partir de la montagneuse des Andes du bassin amazonien. C'est un pays en dĂ©veloppement, avec un milieu humain Index Score du dĂ©veloppement. La pauvretĂ© est environ 60%. Les principales activitĂ©s Ă©conomiques sont l'agriculture, la sylviculture et la pĂŞche, produits miniers et manufacturiers, comme le textile, l'habillement, les mĂ©taux raffinĂ©s, et le pĂ©trole raffinĂ©. La Bolivie est très riche en minerais en particulier l'Ă©tain.


     La population bolivienne est multiethnique avec des AmĂ©rindiens, des MĂ©tis, des EuropĂ©ens, des Asiatiques et des Africains. La langue principale est l'espagnol, bien que les langues aymara et quechua soient Ă©galement frĂ©quents. En raison des nombreuses cultures diffĂ©rentes, la Bolivie a beaucoup de diversitĂ© dans des domaines comme l'art, la cuisine, la littĂ©rature et la musique.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Histoire


Article dĂ©taillĂ© : Histoire de la Bolivie.

  - Sous-chapitre : PĂ©riode prĂ©colombienne


     Avant la conquĂŞte espagnole, les Andes Ă©taient habitĂ©es par de nombreuses cultures, dont la plus importante fut certainement la civilisation de Tiahuanaco (aussi Ă©crit tiwanaku). Au XV siècle, les Incas intĂ©grèrent une partie de l'actuelle Bolivie dans leur empire.

  - Sous-chapitre : La colonisation espagnole


     Les Espagnols dĂ©couvrirent Ă  leur arrivĂ©e au XVI siècle, une très grande quantitĂ© d'argent dans les mines de PotosĂ­. La Bolivie fit d'abord partie de la vice-royautĂ© du PĂ©rou avant de passer sous le contrĂ´le de la vice-royautĂ© du RĂ­o de la Plata. Avant l'arrivĂ©e des Espagnols, les hauteurs de la Bolivie Ă©taient peuplĂ©es de polythĂ©istes (religion Inca). Les Espagnols y imposèrent graduellement le catholicisme.

  - Sous-chapitre : L'indĂ©pendance et l'ère des caudillos (1825-1884)


     Les luttes pour l'indĂ©pendance dĂ©butent en 1809 et celle-ci est acquise en 1825, grâce aux armĂ©es de BolĂ­var, en hommage duquel la Bolivie pris son nom. La Bolivie et le PĂ©rou constituent, sous le nom de ConfĂ©dĂ©ration pĂ©ruano-bolivienne, un seul pays pendant une courte pĂ©riode de temps (1836-1839).


     La Bolivie connaĂ®t tout au long du XIX siècle une pĂ©riode d'instabilitĂ© politique, marquĂ©e par de frĂ©quents coups d'État et l'intervention frĂ©quente de l'armĂ©e qui ne totalise alors pas moins des deux tiers des dĂ©penses publiques de l'État central. Dans l'ère des caudillos qui s'Ă©tend sur une large partie du XIX siècle, on distingue traditionnellement la pĂ©riode des caudillos letrados, courant de l'indĂ©pendance de 1825 Ă  1848, de celle des caudillos barbaros (1848 Ă  1884). LĂ  oĂą les premiers caudillos Ă©taient majoritairement issus de la bourgeoisie crĂ©ole, parfois instruits Ă  l'Ă©cole militaire espagnole, Ă  l'image des gĂ©nĂ©raux Sucre et Santa Cruz, les seconds, d'origine plus populaire et indigène, ne devaient leur position qu'Ă  leur ascension dans la hiĂ©rarchie militaire ; ils sont restĂ©s cĂ©lèbres pour leur cruautĂ© et leur gestion approximative des affaires publiques.

  - Sous-chapitre : La dĂ©mocratie « restreinte Â» (1884-1920)


     Ă€ l'issue des premiers revers de la guerre du Pacifique (1879-1884) menĂ©e contre le Chili, la Bolivie se dote en 1880 d'une 11 constitution depuis son indĂ©pendance ; en 1884 a lieu l'Ă©lection du prĂ©sident Gregorio Pacheco qui inaugure une nouvelle pĂ©riode politique, caractĂ©risĂ©e par l'instauration d'un corps Ă©lectoral qui reste toutefois restreint. Un parti conservateur et un parti libĂ©ral se structurent, en s'appuyant respectivement sur l'oligarchie minière de l'argent et de l'Ă©tain qui deviendra au dĂ©but du XX siècle la principale source de richesse du pays. Le coup d'État « libĂ©ral Â» de 1899 voit s'imposer durablement cette seconde tendance qui tiendra les rĂŞnes du pays jusqu'en 1920. Le soulèvement de 1920, initiĂ© par le parti rĂ©publicain, d'inspiration nationaliste, initie une nouvelle pĂ©riode d'instabilitĂ©, renforcĂ©e par la crise Ă©conomique consĂ©cutive au krach de 1929 ; elle conduit le prĂ©sident Salamanca Ă  engager son pays dans la très meurtrière guerre du Chaco contre le Paraguay, avec lequel un conflit larvĂ© existait depuis le milieu des annĂ©es 1920.


     La dĂ©faite consĂ©cutive Ă  la Guerre du Chaco ponctue une rĂ©traction constante du territoire bolivien depuis l'indĂ©pendance acquise en 1825. La Bolivie perdit ainsi une grande partie de son territoire et son unique accès Ă  la mer dans la guerre du Pacifique contre le Chili. En 1903, elle vendit par ailleurs la rĂ©gion d'Acre au BrĂ©sil par le traitĂ© de PetrĂłpolis.

  - Sous-chapitre : Le Mouvement nationaliste rĂ©volutionnaire (1952-1964)


     La fin de la guerre du Chaco marque une reprise en main des militaires. Le colonel Toro initie en 1937 la première nationalisation du pĂ©trole en AmĂ©rique latine. La pĂ©riode se caractĂ©rise surtout par un renouvellement du paysage politique. Le Mouvement nationaliste rĂ©volutionnaire (Movimiento Nacionalista Revolucionario), qui sera amenĂ© Ă  jouer un rĂ´le pivot dans la vie politique du pays jusque dans les annĂ©es 1960, est créé en 1941. MalgrĂ© l'opposition de l'armĂ©e, il accède au pouvoir en avril 1952 après une nouvelle pĂ©riode d'instabilitĂ© politique. Il octroie le suffrage universel, entame sous la pression paysanne une rĂ©forme agraire en 1953 et nationalise, moyennant de fortes indemnisations, les mines des trois principaux « barons de l'Ă©tain Â» du pays. Sa politique interventionniste s'inflĂ©chit progressivement et s'ouvre largement Ă  l'influence des États-Unis dont l'aide reprĂ©sente en 1958 le tiers du budget national.

  - Sous-chapitre : Les dictatures militaires (1964-1982)


     En 1964, le coup d'État du gĂ©nĂ©ral Barrientos ouvre une longue pĂ©riode de dictatures militaires qui ne s'achèvera qu'en 1980. Suivant l'intermède de « gauche Â» du gĂ©nĂ©ral Torres (1970-1974), la dictature du gĂ©nĂ©ral Banzer (1971-1978) est marquĂ©e par l'adoption de la « doctrine de sĂ©curitĂ© nationale Â» qui se traduit par l'interdiction institutionnalisĂ©e de toute activitĂ© politique et syndicale. L'accession au pouvoir du narco-trafiquant Luis GarcĂ­a Meza conduit Ă  la rupture des relations diplomatiques avec les États-Unis et contraint les militaires Ă  soutenir un processus dĂ©mocratique qui porte, après vingt-deux ans de dictatures quasiment ininterrompues, Hernán Siles Zuazo au pouvoir.

  - Sous-chapitre : La libĂ©ralisation de l'Ă©conomie (1985-2000)


     Les diffĂ©rents prĂ©sidents qui se succèdent Ă  partir de 1985 - Victor Paz Estenssoro, Jaime Paz Zamora, Gonzalo Sánchez de Lozada, l'ancien ministre de l'Ă©conomie du premier citĂ©, et l'ancien dictateur Banzer - suivront durant une quinzaine d'annĂ©es une ligne de conduite conforme Ă  l'orthodoxie des institutions financières internationales : lutte contre l'inflation, rĂ©duction du dĂ©ficit budgĂ©taire, rĂ©duction du pĂ©rimètre du secteur nationalisĂ© seront les contre-parties d'un rĂ©amĂ©nagement de la dette du pays.

  - Sous-chapitre : Une crise sociale rĂ©currente (2000-2005)

Article dĂ©taillĂ© : Guerre de l'eau (Bolivie).
Article dĂ©taillĂ© : Guerre du gaz (Bolivie).

     En 2000, un gisement de gaz naturel, estimĂ© Ă  1,58 milliard de mètres cubes, est dĂ©couvert dans la rĂ©gion de Tarija. Pour construire un gazoduc vers la mer, deux options Ă©taient possibles : soit passer par le PĂ©rou, soit passer par le Chili. Le choix de privilĂ©gier la voie chilienne, plus facile du point de vue technique, mais critiquĂ©e en raison des ressentiments remontant aux guerres du XIX siècle, cristallise un mĂ©contentement social latent qui se traduit par un mouvement protestataire d'ampleur national. Son ampleur contraint le prĂ©sident Sánchez de Losada Ă  dĂ©missionner en octobre 2003.


     L'arrivĂ©e au pouvoir du vice-prĂ©sident Carlos Mesa ne stabilise pas une situation sociale explosive. Le 6 juin 2005, suite Ă  de nombreuses manifestations, Carlos Mesa dĂ©missionne, laissant sa place au chef du Tribunal SuprĂŞme, Eduardo RodrĂ­guez. Cependant le retour au calme est fragile, les mouvements populaires, essentiellement Indiens, continuant de rĂ©clamer (entre autres) la renationalisation des rĂ©serves de pĂ©trole et de gaz du pays, exploitĂ©es par des firmes amĂ©ricaines ou europĂ©ennes.

  - Sous-chapitre : Le mandat prĂ©sidentiel d'Evo Morales (2006- )

Article dĂ©taillĂ© : PrĂ©sidence d'Evo Morales.

     Evo Morales remporte l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2005 avec 53,7% des voix. Le 22 janvier 2006, le congrès le nomme officiellement prĂ©sident ; il devient alors le premier prĂ©sident bolivien d'origine amĂ©rindienne depuis le XIX siècle et le mandat d'AndrĂ©s de Santa Cruz y Calahumana (1829 - 1839). Des Ă©lections lĂ©gislatives normalement prĂ©vues pour le 4 dĂ©cembre 2005 sont reportĂ©es au 18 dĂ©cembre 2005 et remportĂ©es par le MAS, le parti prĂ©sidentiel.

Réformes économiques


     Le 1 mai 2006, Evo Morales a annoncĂ© par dĂ©cret la nationalisation des hydrocarbures et la renĂ©gociation de tous les contrats des entreprises Ă©trangères dans un dĂ©lai de 180 jours. L'objectif est que 82% des revenus des hydrocarbures soient rĂ©servĂ©s Ă  l'État. La compagnie nationale Yacimientos PetrolĂ­feros Fiscales Bolivianos (YPFB) devient ainsi la seule instance autorisĂ©e Ă  commercialiser les hydrocarbures . Cette initiative affecte au premier chef la sociĂ©tĂ© brĂ©silienne Petrobras.

La question de l'autonomie départementale


     Le 2 juillet 2006, se tiennent simultanĂ©ment un rĂ©fĂ©rendum sur l'autonomie dĂ©partementale et l'Ă©lection des reprĂ©sentants Ă  une AssemblĂ©e Constituante. La dĂ©centralisation Ă©tait une des revendications essentielles des protestations exprimĂ©es en 2005 par les mouvements de la rĂ©gion de Santa Cruz. Ă€ l'inverse, les mouvements d'origine autochtone dĂ©noncent cette volontĂ© autonomiste, qui servirait selon eux la minoritĂ© oligarchique du pays.


     Le MAS remporte 55 des 70 circonscriptions uninominales avec 50,7 % des suffrages exprimĂ©s au niveau national lors de l'Ă©lection de la Constituante. Si le « non Â», pour lequel le MAS s'Ă©tait fortement mobilisĂ©, l'emporte largement au niveau national lors du rĂ©fĂ©rendum pour l'autonomie dĂ©partementale (57,6 % des voix), les rĂ©sultats locaux trahissent la fracture territoriale est-ouest du pays. Les dĂ©partements de Santa Cruz, Tarija et Pando se prononcèrent en effet largement pour l'autonomie avec respectivement 74,61 et 58 % des voix en faveur du « oui Â».




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Départements revendiquant leur autonomie en vert.


Réforme constitutionnelle


     Les travaux de l'AssemblĂ©e constituante, prĂ©sidĂ©e par l'indienne quechua Silvia Lazarte, devaient initialement prendre fin en aoĂ»t 2006 ; Ă©maillĂ©s de nombreux incidents, ils ont Ă©tĂ© prolongĂ©s jusqu'Ă  la fin de l'annĂ©e 2007. Les dĂ©putĂ©s du MAS ont approuvĂ© le texte de la Constituante le 9 dĂ©cembre 2007 Ă  Oruro, en prĂ©sence de 164 des 255 constituants. Le Podemos n'a pas souhaitĂ© prendre part au vote, estimant que l'assemblĂ©e n'avait pas rĂ©uni les conditions d'un dĂ©bat dĂ©mocratique. Un rĂ©fĂ©rendum national concernant cette nouvelle Constitution a Ă©tĂ© convoquĂ© par le prĂ©sident Morales pour mai 2008 mais la Cour Ă©lectorale a refusĂ© de valider cette convocation, arguant que cette dernière n'avait pas suivie la voie lĂ©gale. La nouvelle constitution fut adoptĂ©e par voie de rĂ©fĂ©rendum le 25 janvier 2009, Ă  58,7 %, selon un sondage de sortie des urnes d'Ipsos Apoyo pour le quotidien La RazĂłn et ATB.

Crise politique et menaces sécessionnistes


     Les rĂ©formes Ă©conomiques et constitutionnelles mises en Ĺ“uvre par la majoritĂ© prĂ©sidentielle rencontrent de vives rĂ©sistances au sein des Ă©lites Ă©conomiques crĂ©oles du croissant est du pays qui concentre les principales richesses du pays. Ces dernières ont, depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000, traduit leur opposition au pouvoir central par des revendications autonomistes voire sĂ©cessionnistes, portĂ©es par un ensemble d'organisations dont le ComitĂ© civique de Santa Cruz est l'une des plus actives. Les prĂ©fets Ă©lus des dĂ©partements de Santa Cruz, Beni et Pando soutiennent ce mouvement pour une autonomie Ă©largie.


     Un rĂ©fĂ©rendum portant sur un statut d'autonomie rĂ©gionale, et dĂ©clarĂ© illĂ©gal par le pouvoir central, s'est tenu en mai 2008 dans la province de Santa Cruz Ă  l'initiative de son prĂ©fet, Ruben Costas. En rĂ©ponse Ă  ce qui peut apparaĂ®tre comme une remise en cause de sa lĂ©gitimitĂ© Ă©lectorale, le prĂ©sident Morales a dĂ©cidĂ© de remettre son mandat en jeu lors d'un rĂ©fĂ©rendum qui s'est tenu le 10 aoĂ»t 2008. Morales gagna ce referendum avec 67% des voix, bien que certains mĂ©dias d'opposition aient laissĂ© entendre de possibles fraudes de la part de membres du MAS. Ces contestations sont surprenantes, car les sondages Ă  la sortie des urnes effectuĂ©s par des instituts d'enquĂŞte privĂ©s, pour le compte de ces mĂŞmes journaux, donnaient sensiblement le mĂŞme rĂ©sultat (entre 62 et 64%).






Chapitre : Institutions politiques


Article dĂ©taillĂ© : Politique de la Bolivie.

     La Bolivie est une rĂ©publique parlementaire. Le prĂ©sident, Ă©lu tous les 5 ans, est Ă  la fois le chef d'État et le chef du gouvernement. Il nomme les ministres. Le parlement est formĂ© par deux chambres : le SĂ©nat, composĂ© de 27 sièges, et la Chambre des dĂ©putĂ©s, composĂ©e de 130 sièges.


     La loi des groupes citoyens et peuples indigènes, promulguĂ©e le 6 juillet 2004, a mis fin au monopole des partis politiques pour les principales Ă©lections du pays. Elle autorise des groupes de citoyens (Agrupaciones ciudadanas) et les peuples indigènes Ă  prĂ©senter des candidats lors des scrutins municipaux, dĂ©partementaux et nationaux.


     Les neufs dĂ©partements boliviens se sont vu accorder une autonomie accrue avec la loi de dĂ©centralisation de 1995. Cette autonomie s'est encore accentuĂ©e avec la loi, adoptĂ©e sous le gouvernement Meza, instituant l'Ă©lection des prĂ©fets Ă  la tĂŞte du dĂ©partement. RĂ©clamĂ©e par les mouvements autonomistes des dĂ©partements de l'ouest, cette rĂ©forme a donnĂ© lieu aux premières Ă©lections prĂ©fectorales le 18 dĂ©cembre 2005. Le MAS (Movimiento Al Socialismo) n'a obtenu que trois des neuf postes de prĂ©fets. L'opposition au pouvoir central s'est, depuis cette Ă©lection, manifestĂ©e au niveau administratif intermĂ©diaire des dĂ©partements, gĂ©nĂ©rant de vives tensions.


     Les villes boliviennes sont dirigĂ©es par des maires et des conseils Ă©lus pour cinq ans. La dernière Ă©lection municipale a eu lieu le 5 dĂ©cembre 2004.


     La Bolivie fait partie de la CommunautĂ© andine.






Chapitre : Départements


Article dĂ©taillĂ© : DĂ©partements de la Bolivie.

     La Bolivie est divisĂ©e en 9 dĂ©partements.






Chapitre : Géographie


Article dĂ©taillĂ© : GĂ©ographie de la Bolivie.



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Vue satellite de la Bolivie, on y distingue les Andes Ă  l'ouest avec le Salar de Uyuni et le lac Titicaca.



     La Bolivie est composĂ©e de deux rĂ©gions gĂ©ographiques bien distinctes. L'ouest est traversĂ© par deux cordillères d'orientations nord-sud qui bordent un vaste plateau, l'Altiplano, c'est dans cette rĂ©gion que vit la majeure partie des Boliviens. La Cordillère occidentale, aride, abrite quelques sommets majestueux comme le Nevado Sajama qui avec ses 6 542 mètres est le point culminant de la Bolivie. Le haut plateau est bordĂ© au nord-est par la Cordillère royale oĂą l'on peut admirer entre autres le Nevado Illimani et l'Illampu et oĂą s'abrite la ville de La Paz. Les massifs de la Cordillère orientale abritent des vallĂ©es humides et possèdent des contreforts recouverts de forĂŞts.


     Ă€ l'est s'Ă©tendent de vastes plaines alluviales qui bĂ©nĂ©ficient d'un climat tropical. Le nord de ces terres basses appartient au bassin amazonien et est en grande partie recouvert de forĂŞt. Plus au sud, les terres font parties du bassin du RĂ­o Paraguay, les terres y sont davantage dĂ©frichĂ©es.


     Parmi les curiositĂ©s gĂ©ographiques du pays, on peut citer le lac Titicaca, situĂ© Ă  cheval entre le PĂ©rou et la Bolivie qui est le plus haut lac navigable du monde. Sa vaste Ă©tendue permet un microclimat clĂ©ment sur ses rives qui furent le berceau de la civilisation Tiwanaku ; le Salar de Uyuni, situĂ© Ă  l'ouest du pays, sur le sud de l'Altiplano dans le dĂ©partement de PotosĂ­, est la plus grande Ă©tendue de sel au monde. On peut aussi admirer la cordillère Royale qui abrite de majestueux sommets enneigĂ©s, le Parc des volcans, oĂą l'on peut observer le Nevado Sajama et les Bañados de Izozog.


     Parmi les grandes villes, on peut citer La Paz, en très haute altitude, très marquĂ©e par la culture Aymara, Sucre, surnommĂ©e le "Paris des Andes" pour ses richesses architecturales, Santa Cruz de la Sierra, la grande ville de l'orient bolivien, Cochabamba, ville carrefour, surnommĂ©e parfois le "Vatican des Andes".

  - Sous-chapitre : Frontières terrestres

  - Sous-chapitre : Types de paysage


     On retrouve en Bolivie les paysages montagneux de la Cordillière des Andes, mais aussi des paysages de plateau d'altitude, avec l'Atliplano. Au Sud, la "banquise de sel" offre un paysage lunaire. On y dĂ©couvre aussi lagunes, volcans et canyons. Dans la rĂ©gion de l'Oriente, au Nord-Est, un paysage de plaines dĂ©bouche sur la forĂŞt amazonienne, Ă  la frontière avec le BrĂ©sil.

  - Sous-chapitre : Climat


     Le climat bolivien est subtropical : chaud et humide. Mais ses conditions climatiques sont variĂ©es en raison d'altitudes diverses. En haute altitude, comme dans les Andes, le climat est froid, sec et venteux alors qu'en plaine il est humide et plus doux. Les tempĂ©ratures moyennes annuelles se situent entre 8 Â°C dans l'Altiplano et 26 Â°C dans les plaines orientales oĂą elles varient peu tout au long de l'annĂ©e.


     Les Ă©carts thermiques peuvent ĂŞtre très importants. Sur l'Altiplano Ă  4 000 mètres d'altitude et Ă  La Paz notamment, lors de la saison chaude (de novembre Ă  mars) la tempĂ©rature atteint facilement 19 Â°C au meilleur de la journĂ©e, puis chute au fil des heures, atteignant des valeurs nĂ©gatives en soirĂ©e. Dans les vallĂ©es intermĂ©diaires situĂ©es en moyenne Ă  2 500 mètres d'altitude, comme par exemple la vallĂ©e de Cochabamba, les tempĂ©ratures moyennes sont de 18-19 degrĂ©s. C'est ce qui donne la rĂ©putation de « printemps Ă©ternel Â» Ă  cette rĂ©gion. Les Ă©carts diurnes-nocturnes sont encore plus grands ici, les tempĂ©ratures peuvent ĂŞtre parfois lĂ©gèrement nĂ©gatives en hiver et atteignent 27 Ă  30 degrĂ©s au meilleur de la journĂ©e (12h-16h). L'Ă©tĂ© cet Ă©cart se rĂ©duit Ă  14 et 30 degrĂ©s. Dans la partie orientale le climat est subtropical. La pluviomĂ©trie importante engendre une vĂ©gĂ©tation luxuriante. L'Ă©tĂ©, l'humiditĂ© relative est très haute, parfois mĂŞme Ă©touffante. L'hiver (juin-aoĂ»t) est moins humide mais il est parfois rafraĂ®chi par des vents froids venus de la Patagonie appelĂ©s surazos qui font chuter la tempĂ©rature Ă  12 degrĂ©s et le froid est plus pĂ©nĂ©trant Ă  cause de l'humiditĂ©.






Chapitre : Économie


Article dĂ©taillĂ© : Économie de la Bolivie.

     La Bolivie a Ă©tĂ© longtemps l'un des pays les plus pauvres d'AmĂ©rique latine. Elle a rĂ©alisĂ© de grandes rĂ©formes libĂ©rales dans les annĂ©es 1990. Ainsi, le prĂ©sident Gonzalo Sánchez de Lozada (1993-1997) a notamment signĂ© un traitĂ© de libre-Ă©change avec le Mexique, et a adhĂ©rĂ© au Mercosur en tant que membre associĂ©. En outre, ce prĂ©sident a privatisĂ© la compagnie aĂ©rienne, l'entreprise de tĂ©lĂ©phonie, les chemins de fer, l'entreprise d'Ă©lectricitĂ©, ainsi que l'entreprise de pĂ©trole.


     La croissance du PIB a ralenti en 1999, en partie en raison d'une politique budgĂ©taire d'austĂ©ritĂ©. Ces restrictions freinèrent la mise en Ĺ“uvre des programmes de lutte contre la pauvretĂ©. Ce ralentissement s'explique aussi en partie par les retombĂ©es de la crise asiatique.


     Des troubles sociaux, connus sous le nom de guerre de l'eau, Ă©clatèrent en 2000 Ă  Cochabamba en raison de la privatisation de la gestion de l'eau de la ville et en 2005 pour des raisons identiques Ă  El Alto, dans la banlieue de La Paz.


     En 2000, la croissance du PIB ne fut pas supĂ©rieure Ă  2,5 %. Le PIB n'a pas progressĂ© en 2001 en raison du ralentissement de l'Ă©conomie mondiale et de la faiblesse de l'activitĂ© nationale. Le dĂ©ficit public s'Ă©levait Ă  8,6 % en 2002.


     L’économie du pays dĂ©pend beaucoup de l’aide apportĂ©e par les pays Ă©trangers. En particulier, les États-Unis participent en 2005 Ă  10 % du PIB de la Bolivie, dans le cadre du programme d’éradication de la coca car bien que la production globale ne soit pas connue officiellement, la Bolivie est considĂ©rĂ©e comme le troisième fournisseur de feuilles de coca après la Colombie et le PĂ©rou.


     La Bolivie possède une importante dette extĂ©rieure.


     Les importations proviennent principalement du BrĂ©sil (40 %), des États-Unis (13,9 %), de la Colombie (8,7 %), du PĂ©rou (6,3 %) et du Japon (4,5 %) (donnĂ©es de 2004). Ses exportations vont principalement vers le BrĂ©sil (33,9 %), les États-Unis (12,7 %), la Colombie (11,8 %), le Venezuela (11,6 %), le PĂ©rou (5,1 %) le Japon (4,2 %) (donnĂ©es de 2004).


     Les principaux produits exportĂ©s sont le gaz naturel, le soja et ses dĂ©rivĂ©s, le pĂ©trole, le zinc et l'Ă©tain. La Bolivie dĂ©tient derrière le Venezuela les secondes rĂ©serves de gaz naturel d'AmĂ©rique du Sud (740 milliards de mètres cubes, selon la compagnie pĂ©trolière BP). Durant près de trente ans, l'Argentine Ă©tait l'acheteur quasi-exclusif du gaz bolivien mais les ventes Ă  destination du BrĂ©sil sont en croissance rapide depuis 1999. L'un des problèmes principaux que rencontre le pays pour nouer de nouvelles relations commerciales et exercer une totale souverainetĂ© sur ses exportations d'hydrocarbures tient dans son enclavement, consĂ©cutif Ă  la guerre du Pacifique (1879-1884) contre le Chili.


     Vingt-six compagnies gazières ou pĂ©trolières multinationales travaillent en Bolivie, dont :


     Le 1 mai 2006, la Bolivie a nationalisĂ© l'ensemble de son activitĂ© pĂ©trolière, industrie qui sera gĂ©rĂ©e par la compagnie pĂ©trolière publique YPFB.


     Encore inexploitĂ©e pour l'instant, le pays recèlerait la moitiĂ© des rĂ©serves mondiales de lithium, Ă©lĂ©ment privilĂ©giĂ© des batteries modernes, notamment dans le dĂ©sert d'Uyuni.






Chapitre : Démographie





Image (cliquez pour agrandir) :

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.


Article dĂ©taillĂ© : DĂ©mographie de la Bolivie.

     La population de la Bolivie est Ă©valuĂ©e en juillet 2007 Ă  9 119 152 habitants. Elle est composĂ©e Ă  55% d'AmĂ©rindiens (30% Quechua et 25% Aymara), Ă  30% de mĂ©tis, et Ă  15% d'EuropĂ©ens blancs.






Chapitre : Culture



     La culture bolivienne a Ă©tĂ© fortement influencĂ©e par les Quechua, les Aymaras, ainsi que par la culture de l'AmĂ©rique Latine dans son ensemble.


     Le dĂ©veloppement culturel est divisĂ© en trois pĂ©riodes distinctes : prĂ©colombien, colonial et rĂ©publicain. D'importants vestiges archĂ©ologiques, des ornements d'or et d'argent, des monuments de pierre, des cĂ©ramiques, des tissages encore prĂ©sents aujourd'hui viennent de plusieurs cultures prĂ©colombiennes. On peut citer comme vestiges importants Tiwanaku ou Samaipata. Le pays regorge d'autres sites qui sont difficiles Ă  atteindre et qui ont peu subi d'explorations archĂ©ologiques.


     Le sport national est le football, le baby-foot Ă©tant aussi très populaire.

  - Sous-chapitre : Musique

Article dĂ©taillĂ© : Musique bolivienne.





Chapitre : Codes



     La Bolivie a pour codes :






Chapitre : Notes et références


  1. ↑ La Paz est la ville où siège le gouvernement, souvent considérée comme la capitale administrative de facto de la Bolivie. Sucre est la capitale inscrite dans la Constitution; la Cour Suprême s'y trouve toujours.
  2. ↑ http://hdrstats.undp.org
  3. ↑ Christian Rudel, La Bolivie, Karthala, Paris, 2006, p. 82.
  4. ↑ Rudel, La Bolivie, p. 93.
  5. ↑ Les conditions de vote (savoir lire et écrire, bénéficier d'un certain niveau de revenu) limitèrent par exemple en 1888 le corps électoral a 32 000 inscrits sur 1,7 millions d'habitants. Rudel, La Bolivie, p. 110.
  6. ↑ Rudel, La Bolivie, p. 96.
  7. ↑ Christian Rudel, p. 99. Pas moins de 100 000 victimes sont à dénombrer dont 65 000 du seul côté bolivien, Rudel, La Bolivie, p. 104.
  8. ↑ Christian Rudel, La Bolivie, p. 97.
  9. ↑ Rudel, La Bolivie, p. 111.
  10. ↑ Rudel, La Bolivie, p. 112.
  11. ↑ Rudel, La Bolivie, p. 114.
  12. ↑ Rudel, La Bolivie, p. 118.
  13. ↑ Rudel, La Bolivie, p. 123.
  14. ↑ Rudel, La Bolivie, p. 126.
  15. ↑ Rudel, La Bolivie, p. 133 et s.
  16. ↑ Rudel, La Bolivie, p. 144.
  17. ↑ Rudel, La Bolivie, p. 147.
  18. ↑ HervĂ© Do Alto et Franck Poupeau, « Affrontements autour de la nouvelle Constitution : « RĂ©volution hors la rĂ©volution Â» en Bolivie Â», dans Le monde Diplomatique, FĂ©vrier 2008, p. 18-19. 
  19. ↑ « Evo Morales nationalise les hydrocarbures boliviens Â», Le Monde, 2 mai 2006.
  20. ↑ Daniel Dory, « Polarisation politique et fractures territoriales en Bolivie Â», HĂ©rodote, 4 trimestre 2006, n°123, p. 82.
  21. ↑ Ibid, p. 86.
  22. ↑ AFP, « Mobilisation internationale pour sortir la Bolivie de la crise politique Â», 5 avril 2008.
  23. ↑ Un país dividido aprueba la nueva CPE con el 58,7% (en Spanish), La Razón (2009-01-26). Consulté le 2009-01-26.
  24. ↑ « Santa Cruz met la pression sur Morales Â», Le Soir, 6 mai 2008, p. 13.
  25. ↑ « La Bolivie risque d'Ă©clater Â», La Presse, 15 mai 2008, p. A20.
  26. ↑ http://www.vicepresidencia.gob.bo/Portals/0/documentos/Resultados%20Referendum%20Revocatorio%20-%202008.pdf
  27. ↑ Ipsos, http://www.la-razon.com/versiones/20080811_006361/nota_249_649342.htm
  28. ↑ Non cité, http://www.eldeber.com.bo/2008/2008-08-10/index.php
  29. ↑ http://www.geo.fr/voyages/guides-de-voyage/amerique/bolivie
  30. ↑ La Bolivie devient un narco-État, Alain Rodier, mars 2006
  31. ↑ Chiffres de 2006. CitĂ© in Silvina Cecilia Carrizo et SĂ©bastien Velut, « L'Ă©nergie dans le Mercosur Â», HĂ©rodote, , n°123, 4 trimestre 2006, p.90.
  32. ↑ Ibid, p. 102.
  33. ↑ Amérique latine: la fronde contre les compagnies pétrolières s'intensifie - Le Devoir, 2 mai 2006
  34. ↑ http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/10/07/les-ressources-limitees-de-lithium-pourraient-freiner-l-essor-des-voitures-electriques_1103972_3244.html Les ressources limitées de lithium pourraient freiner l'essor des voitures électriques, Le Monde, 7 octobre 2008
  35. ↑ Background Note: Bolivia, United States Department of State. Consulté le 2006-10-17.
    Liste :
  • JoĂ«lle Chassin et Denis Rolland (dir.), Pour comprendre la Bolivie d'Evo Morales, Paris, L'Harmattan, 2007.

     


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