haut
Twitter  RSS




Définition Wikipédia de : Biotechnologies







Introduction :

      L’OCDE dĂ©finit la biotechnologie comme « l’application des principes scientifiques et de l'ingĂ©nierie Ă  la transformation de matĂ©riaux par des agents biologiques pour produire des biens et services Â».







Suite de l'article :

La biotechnologie, ou « technologie de bioconversion Â» comme son nom l'indique, rĂ©sulte d'un mariage entre la science des ĂŞtres vivants – la biologie â€“ et un ensemble de techniques nouvelles issues d'autres disciplines telles que la microbiologie, la biochimie, la biophysique, la gĂ©nĂ©tique, la biologie molĂ©culaire, l'informatique…



     Par abus de langage, on la restreint souvent au domaine du gĂ©nie gĂ©nĂ©tique et aux technologies issues de la transgĂ©nèse, permettant en particulier d'intervenir sur le patrimoine gĂ©nĂ©tique des espèces pour le dĂ©crypter ou le modifier (voir organismes gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s).

- Sommaire de la page -









Chapitre : Présentation du secteur


  - Sous-chapitre : Biotechnologies traditionnelles

  - Sous-chapitre : Biotechnologies contemporaines nouvelles


     Elles apparaissent Ă  la fin du XX siècle, et sont d'abord essentiellement basĂ©es sur la transgenèse, mais pourraient encore Ă©voluer avec les progrès des nanotechnologies et de la bioinformatique. On les classe parfois en trois catĂ©gories :

    Liste :
  • « Biotechnologies vertes Â» (d'intĂ©rĂŞt agricole),
  • « Biotechnologies rouges Â» (d'intĂ©rĂŞt mĂ©dical) et
  • « Biotechnologies blanches Â» (dĂ©finies par EuropaBio en 2003 comme suit : « Les biotechnologies blanches consistent Ă  appliquer des procĂ©dĂ©s naturels Ă  la production industrielle Â» ; il s'agit donc notamment de gĂ©nie biologique appliquĂ© au service de la chimie). Le groupe d'expert McKinsey a estimĂ© dans un rapport prospectif qu'en 2010, 20% des produits chimiques commercialisĂ©s seront produit par des processus biologiques, pour un chiffre d'affaires annuel estimĂ© par ce groupe Ă  environ 300 milliards de dollars. Cette tendance est notamment liĂ©e Ă  la disparition probable du pĂ©trole peu cher et Ă  des exigences croissantes de moindre pollution industrielle.

     Les technologies basĂ©es sur la transgĂ©nèse sont devenues la base des biotechnologies qui s'appuient maintenant sur les nouveaux outils de dĂ©cryptage des gĂ©nomes, avec pour but premier la crĂ©ation de nouveaux produits d'intĂ©rĂŞt commerciaux, par :

    Liste :
  • la modification gĂ©nĂ©tique d'organismes d'intĂ©rĂŞt Ă©conomique, comme les cĂ©rĂ©ales, afin de leur donner des caractĂ©ristiques qu'elles n'ont pas encore, par exemple la rĂ©sistance Ă  un nuisible,
  • la modification gĂ©nĂ©tique d'autres organismes, afin de les rendre utiles Ă  l'homme. Par exemple la crĂ©ation de chèvres intĂ©grant dans leur gĂ©nome des gènes d'araignĂ©es afin de pouvoir extraire de leur lait des fils utilisables comme textile.

     Ces technologies ont donc gĂ©nĂ©rĂ©es d'importants dĂ©bats Ă©thiques, politiques et Ă©conomiques sur le brevetage du vivant, parfois conflictuels.

  - Sous-chapitre : Les grands domaines


     Les biotechnologies jouent un rĂ´le important dans le secteur des industries de la santĂ©, mais ont aussi un rĂ´le Ă©mergent dans les secteurs de l’environnement, de l’agriculture, de l’agroalimentaire, ainsi que pour la mise au point de processus industriels innovants. Selon l'OCDE, elles contribuent aujourd'hui Ă  moins de 1% du PIB des pays de l'OCDE, mais ce seuil pourrait monter Ă  2,7% d'ici 2030 . L'Union europĂ©enne « investit 1,9 milliard d'euros dans la crĂ©ation d'une bioĂ©conomie europĂ©enne au titre du thème « Alimentation, agriculture et pĂŞche, et biotechnologie» du septième programme-cadre (7 PC). Â»

Dans le domaine agricole


     Selon les promoteurs des biotechnologies, ces dernières peuvent ou pourraient contribuer Ă  diminuer les Ă©missions de nombreux polluants ou gaz Ă  effet de serre, mieux protĂ©ger les ressources en eau, cultiver sur des sols polluĂ©s ou irriguer avec de l'eau salĂ©e, diminuer l'usage d'engrais et pesticides en rendant des plantes capables de produire leur propre « biopesticide Â» et capter dans l'air l'azote dont elles ont besoin ;
Le développement d'abord expérimental (dans les années 1980) puis en plein champs (années 1990/2000) des biotechnologies dans le domaine de l'agriculture, et de l’agronomie, au travers en particulier des OGM soulève de nombreuses polémiques, au niveau de certains groupements professionnels d'agriculteurs (comme la Confédération paysanne en France) et des ONG comme Greenpeace ou les Amis de la Nature. L'association Inf'OGM suit l'actualité dans ce domaine afin d'alimenter le débat public. Les entreprises actives dans ce secteur sont représentées au niveau européen par EuropaBio.


     Selon un rapport de l'OCDE de 2009, « d'ici 2015 environ la moitiĂ© de la production mondiale de grandes cultures alimentaires et fourragères sera assurĂ©e par des variĂ©tĂ©s mises au point Ă  l'aide de la biotechnologie. Â» .

Dans le domaine de la santé (biotechnologies rouges)


     Le secteur de la santĂ© (humaine et vĂ©tĂ©rinaire) fait un appel croissant aux biotechnologies, pour dĂ©couvrir, tester et produire de nouveaux traitements (ex : vaccins, protĂ©ines recombinantes, anticorps monoclonaux, thĂ©rapie cellulaire et gĂ©nique (non-virale) ), mais aussi pour diagnostiquer et comprendre les causes des maladies. Ceci suppose un effort de recherche très important pour comprendre le fonctionnement des organismes, et concevoir des mĂ©dicaments capables d'agir sur d'Ă©ventuelles perturbations, et pour mieux diffĂ©rentier la part du gĂ©nĂ©tique et de l'environnemental dans l'Ă©tiologie et l'Ă©pidĂ©miologie des maladies.


     Cet effort de R&D est de plus en plus externalisĂ© par l'industrie pharmaceutique vers les sociĂ©tĂ©s de biotechnologie, avec l'objectif d'avoir accès Ă  une offre plus diversifiĂ©e de produits finis, c’est-Ă -dire de candidats mĂ©dicaments pour lesquels la preuve de concept (essais in vitro et/ou en culture cellulaire), la preuve de faisabilitĂ© (essais chez l’animal), voire l'Ă©valuation clinique chez l’homme ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© faites.
La présence effective d’un tissu de jeunes entreprises innovantes de biotechnologie est donc une source d’innovations majeures pour le secteur pharmaceutique. Ainsi, actuellement 15% des nouveaux médicaments seraient issus des biotechnologies et les projections portent ce chiffre à 40% pour 2010.


     C'est le domaine pour lequel le public admet le mieux l'usage des biotechnologies quand il fait appel Ă  la transgĂ©nèse, Ă  condition que les micro-organismes gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s soient cultivĂ©s en rĂ©acteurs fermĂ©s et non en plein champs, et avec les meilleurs conditions de biosĂ©curitĂ©.

Dans le domaine de l'industrie (biotechnologies blanches)


     Bien au-delĂ  du secteur pharmaceutique, les biotechnologies blanches jouent un rĂ´le croissant dans la bio-industrie, dont dans les domaines de l’environnement. Les technologies blanches parfois dites de seconde ou troisième gĂ©nĂ©ration utilisent gĂ©nĂ©ralement des bactĂ©ries utilisĂ©es comme vectrices et/ou productrices de substances d'intĂ©rĂŞt technique et commerciales.


     Les biotechnologies blanches peuvent aussi contribuer Ă  la mise au point de capteurs de l’état de l’environnement, de sa pollution par des substances chimiques. Elles peuvent servir Ă  la mise au point de procĂ©dĂ©s de recyclage innovants. Les organismes gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©s peuvent ĂŞtre utilisĂ©s pour produire des matĂ©riaux innovants, des substances chimiques, très difficiles ou très coĂ»teux Ă  obtenir par la chimie traditionnelle.


     Les biotechnologies constituent donc un vaste domaine, aux applications industrielles importantes, et en terme Ă©conomique un très vaste marchĂ© :






Chapitre : Facteurs de développement



     Les espoirs suscitĂ©s par les biotechnologies dans les annĂ©es 1980/1990 ont Ă©tĂ© Ă  l'origine d'une dynamique mondiale de financement de la recherche et de la formation dans ce domaine, parfois au dĂ©triment d'autres sciences (taxonomie, botanique, Ă©cologie, toxicologie, Ă©cotoxicologie).


     L'essor de la bioinformatique a favorisĂ© ces technologies maintenant utilisĂ©es dans tous les grands secteurs industriels. Il s'agit aussi parfois de rĂ©ponses aux lĂ©gislations et normes fixant des seuils de plus en plus bas de pollution admissibles, dont en termes d'Ă©mission de gaz Ă  effet de serre.


     La rĂ©faction et/ou l’enchĂ©rissement des ressources pĂ©trolières ou gazières conduit aussi Ă  trouver des alternatives Ă©nergĂ©tiques notamment par la production de biogaz et d’alcool qui peuvent ĂŞtre produits avec des procĂ©dĂ©s de biotechnologie.


     En France, des aides publiques et les rĂ©sultats de projets tels que « GABI Â» (rĂ©seau Ă©conomique pour la recherche sur le gĂ©nome vĂ©gĂ©tal qui vise Ă  analyser le gĂ©nome vĂ©gĂ©tal), « RiNA Â» (plateforme coopĂ©rative pour des acteurs de l'Ă©conomie et des sciences intĂ©ressĂ©s par les technologies de l'ARN) ou « GENOPLANTE Â» facilitent les avancĂ©es du domaine.






Chapitre : Biotechnologies et art



     En 2007, l'artiste Orlan a crĂ©e une Ĺ“uvre intitulĂ©e Le Manteau d'Arlequin. Il s'agit d'une installation mĂŞlant art et biotechnologies, créée avec des cellules vivantes d'ORLAN, de cellules d'origines humaine et animale. Cette Ĺ“uvre s'inspire du texte de Michel Serres "LaĂŻcitĂ©" en prĂ©face de son ouvrage "Le Tiers Instruit". Michel Serres utilise la figure de l'Arlequin comme mĂ©taphore du croisement, de l'acceptation de l'autre, de la conjonction, de l'intersection. Le Manteau d'Arlequin dĂ©veloppe et continue d'explorer l'idĂ©e de croisement chère Ă  l'artiste en utilisant le mĂ©dium plus charnel qu'est la peau. Il questionne Ă©galement la relation entre la biotechnologie et la culture artistique. Cette installation a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e Ă  Perth, Liverpool, Luxembourg.






Chapitre : Notes et références







Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Articles connexes

  - Sous-chapitre : Bibliographie

    Liste :
  • Dominique Lecourt (dir.), Dictionnaire d’histoire et philosophie des sciences (1999), 4 rééd. «Quadrige»/PUF, 2006.
  • Axel Kahn et Dominique Lecourt, BioĂ©thique et libertĂ©, PUF/Quadrige essai, Paris, 2004).
  • Henco, A. International Biotechnology Economics and Policy: Science, Business Planning and Entrepreneurship; Impact on Agricultural Markets and Industry; Opportunities in the Healthcare Sector. 2007. ISBN 978-0-7552-0293-5.
  • Dominique Lecourt (dir.), Dictionnaire de la pensĂ©e mĂ©dicale (2004), rééd. PUF/Quadrige, Paris, 2004.
  • Jeremy Rifkin , Le Siècle biotech : le commerce des gènes dans le meilleur des mondes, La DĂ©couverte, 1998
Wikiversity-logo.svg
La WikiversitĂ© possède des cours sur « Biotechnologies Â».

  - Sous-chapitre : Liens externes


© Source : Wikipedia sous licence GFDL







Robothumb