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Définition Wikipédia de : Biochimie






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Représentation tridimensionnelle de la neuraminidase. Les coordonnées des atomes ont été obtenues par Diffractométrie de rayons X sur un cristal de la protéine.






Introduction :

      La biochimie est la discipline scientifique qui Ă©tudie les rĂ©actions chimiques ayant lieu au sein des cellules.







Suite de l'article :

Le terme a Ă©tĂ© créé en 1903 par Carl Neuberg d'après la racine grecque Βιοχημεία (biochÄ“meia) On distingue plusieurs grandes subdivisions de cette discipline : l'Ă©nergĂ©tique, production d'Ă©nergie par la cellule ; l'enzymologie ou Ă©tude des catalyseurs biologiques ; le mĂ©tabolisme, divisĂ© en anabolisme, rĂ©actions de synthèse des molĂ©cules et catabolisme, rĂ©actions de dĂ©gradation des molĂ©cules. Ces grands groupes se subdivisent ensuite en des domaines de plus en plus spĂ©cialisĂ©s. Par exemple, l'enzymologie moderne tâche de relier la structure tridimensionnelle d'une protĂ©ine avec sa fonction. La biochimie, tout comme la chimie, dĂ©taille aussi les raisons de la rĂ©activitĂ© des molĂ©cules.



     Les principales catĂ©gories de molĂ©cules Ă©tudiĂ©es en biochimie sont les glucides, les lipides, les protĂ©ines et les acides nuclĂ©iques. Ces molĂ©cules sont constituĂ©es principalement de carbone, d'hydrogène, d'oxygène et d'azote. Ces classes de molĂ©cules reprĂ©sentent les Ă©lĂ©ments fondamentaux de l'Ă©dification et du fonctionnement de la cellule, divisĂ©es en deux groupes, les macroĂ©lĂ©ments, et les microĂ©lĂ©ments (aussi appelĂ©s oligoĂ©lĂ©ments), c'est-Ă -dire l'or, le fer, le zinc existant Ă  l'Ă©tat de trace dans notre organisme.


     L'un des buts ultimes de la biochimie est d'intĂ©grer les donnĂ©es obtenues Ă  l'Ă©chelle molĂ©culaire Ă  un niveau de complexitĂ© supĂ©rieur, celui de la cellule. Il existe toutefois deux divisions entre la molĂ©cule et la cellule : la première est abordĂ©e par la chimie supramolĂ©culaire, qui Ă©tudie les assemblages de macromolĂ©cules (comme le ribosome ou les interactions enzymatiques au sein d'une voie mĂ©tabolique) et les propriĂ©tĂ©s Ă©mergentes ; la seconde s'occupe de la biochimie des organelles, comme la mitochondrie ou le chloroplaste, entitĂ©s supramolĂ©culaires existant Ă  l'intĂ©rieur des cellules complexes.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Émergence de la biochimie


Article dĂ©taillĂ© : histoire de la biologie.



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     L'idĂ©e que l'activitĂ© de la "matière vivante" provienne de rĂ©actions chimiques est relativement ancienne (RĂ©aumur, Spallanzani, etc.). La synthèse de l'urĂ©e, rĂ©alisĂ©e en 1828 par le chimiste allemand Friedrich Wöhler, en sera une des confirmations les plus dĂ©cisives rĂ©alisĂ©es au XIX siècle. Avant cette date, on considĂ©rait que la substance prĂ©sente dans les organismes prĂ©sentait des particularitĂ©s propres au vivant (thĂ©orie du vitalisme ou des humeurs hĂ©ritĂ©e des Grecs anciens Aristote, Gallien ou Hippocrate).


     Un autre Allemand, Justus von Liebig sera le promoteur d'une nouvelle science, la biochimie, qui sera un domaine d'illustration pour plusieurs de ses compatriotes jusqu'Ă  la seconde guerre mondiale. Parmi les plus cĂ©lèbres on retiendra Hermann Emil Fischer (la cĂ©lèbre projection de Fischer des glucides), Eduard Buchner (biochimie de la fermentation) et Richard Willstätter (mĂ©canisme des rĂ©actions enzymatiques).


     Dès lors l'exploration de la cellule connaĂ®t un nouvel essor mais on s'intĂ©ressera plus particulièrement Ă  ses constituants chimiques et Ă  la façon dont ils rĂ©agissent entre eux afin de rĂ©aliser un mĂ©tabolisme au niveau cellulaire. Après les travaux de Louis Pasteur, la recherche va se porter dans les substances intervenant dans les fermentations et les digestions (les ferments solubles). Antoine BĂ©champ les nommera en 1864 "zymases" mais on prĂ©fèrera utiliser le nom d'enzymes introduit dès 1878 par Wilhelm KĂĽhne.


     Les autres composants attirant l'attention sont des molĂ©cules "albuminoĂŻdes" nommĂ©es protĂ©ines depuis 1838. Celles-ci sont considĂ©rĂ©es comme des agrĂ©gats de petites molĂ©cules Ă  l'origine de l'Ă©tat colloĂŻdal du hyaloplasme de la cellule. Selon Friedrich Engels elles sont la manifestation mĂŞme de la vie (Dialectique de la nature, 1835); cela suscite dès lors une attitude vitaliste qui en France sera dĂ©fendue par Émile Duclaux. Cependant, dès 1920, une autre interprĂ©tation s'impose avec la mise en Ă©vidence de la nature molĂ©culaire des protĂ©ines par Hermann Staudinger. Ce nouveau statut est accompagnĂ© de caractĂ©ristiques structurales qui conduisent Ă  de nouvelles interprĂ©tations fonctionnelles, certaines protĂ©ines pouvant ĂŞtre des enzymes, comme Victor Henri l'avait pressenti dès 1903.


     Otto Warburg met en place la chimie cellulaire et met le microrespiromètre Ă  la disposition des chercheurs. Cet appareil va aider le Hongrois Albert Szent-Györgyi puis l'Allemand Hans Adolf Krebs Ă  Ă©lucider le mĂ©canisme de la respiration cellulaire. Il est dĂ©montrĂ© alors que le gaz carbonique produit Ă  cette occasion est le rĂ©sultat d'une sĂ©rie de rĂ©actions biochimiques effectuĂ©es Ă  l'aide d'enzymes spĂ©cifiques, le Cycle de Krebs. On Ă©tablit aussi que toutes les cellules tirent leur Ă©nergie d'une mĂŞme molĂ©cule, l'adĂ©nosine triphosphate ou ATP, dĂ©couverte en 1929 par Karl Lohmann.


     Au dĂ©but des annĂ©es 1940, Albert Claude montre que la synthèse de l'ATP se dĂ©roule au niveau de la membrane interne des mitochondries. Dans le mĂŞme temps, le britannique Peter Mitchell explique le mĂ©canisme de cette rĂ©action, qui s'accompagne de formation d'eau.


     L'Ă©tude des thylakoĂŻdes dans les chloroplastes des vĂ©gĂ©taux chlorophylliens permet de comprendre progressivement le mĂ©canisme de la photosynthèse. En 1932, Robert Emerson reconnaĂ®t une phase lumineuse et une phase obscure et en 1937 Archibald Vivian Hill dĂ©montre que la production d'oxygène caractĂ©ristique de la photosynthèse rĂ©sulte de la photolyse (dĂ©composition chimique par la lumière) de l'eau. Enfin Ă  partir de 1947, Melvin Calvin dĂ©crit la fabrication des substances carbonĂ©es Ă  partir du dioxyde de carbone absorbĂ©, c'est le Cycle de Calvin.


     En 1951, Erwin Chargaff montre que la molĂ©cule d'ADN, connue depuis 1869, est essentiellement prĂ©sente au niveau des chromosomes. On remarque aussi qu'il y a autant d'adĂ©nine que de thymine, de guanine que de cytosine. Le jeune James Dewey Watson et Francis Harry Compton Crick vont publier la structure en double hĂ©lice de l'ADN dans la revue Nature le 25 avril 1953. Ils se basent sur les images en diffraction des rayons X obtenues par Maurice Wilkins et Rosalind Elsie Franklin.


     Toutes ces dĂ©couvertes sont le prĂ©lude Ă  une meilleure comprĂ©hension molĂ©culaire de la vie et Ă  de nombreuses autres avancĂ©es mĂ©dicales et biologiques.

  - Sous-chapitre : Apparition des techniques de biochimie


     C'est en 1929 que Theodor Svedberg Ă  l'idĂ©e de soumettre le matĂ©riel cellulaire Ă  une centrifugation poussĂ©e (ultracentrifugation) afin d'isoler les diffĂ©rents constituants des cellules. En 1906, le botaniste MikhaĂŻl Tswett met au point la chromatographie, technique permettant de sĂ©parer les biomolĂ©cules. La technique d'Ă©lectrophorèse a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©e en 1930 par Arne Wilhelm Tiselius, elle permet la sĂ©paration des biomolĂ©cules chargĂ©es sous l'effet d'un champ Ă©lectrique. Le biochimiste britannique Frederick Sanger dĂ©veloppa en 1955 une nouvelle mĂ©thode pour analyser la structure molĂ©culaire des protĂ©ines (sĂ©quence d'acides aminĂ©s) et montra qu'une molĂ©cule d'insuline contenait deux chaĂ®nes peptidiques, reliĂ©es ensemble par deux ponts disulfure.






Chapitre : Biomolécules


  - Sous-chapitre : L'eau

Article dĂ©taillĂ© : Eau.



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L'eau est l'élément primordial de la vie.



     L'eau est le constituant principal des ĂŞtres vivants. Chez l'ĂŞtre humain cette molĂ©cule reprĂ©sente de 55 Ă  75% de la masse corporelle (mais varie selon la croissance et l'environnement). Certaines des caractĂ©ristiques de l'eau font d'elle une molĂ©cule remarquable, aux particularitĂ©s qui ont permis Ă  la vie sur Terre de se dĂ©velopper. Ces caractĂ©ristiques sont surtout liĂ©es Ă  sa nature dipolaire.

    Liste :
  • L'eau a une force de cohĂ©sion Ă©levĂ©e grâce aux liaisons hydrogène, ce qui rend cette matière difficile Ă  Ă©vaporer (tempĂ©rature d'Ă©bullition particulièrement Ă©levĂ©e pour une molĂ©cule de cette masse molaire). Cela permet Ă  une importante phase liquide d'exister aux tempĂ©ratures connues sur Terre, phase liquide indispensable Ă  la vie telle que nous la connaissons.
  • De mĂŞme, ses propriĂ©tĂ©s de solvant "doux" permettent Ă  un très grand nombre de rĂ©actions biochimiques de se produire. L'eau est particulièrement un excellent solvant pour les solutĂ©s polaires ou ioniques. L'eau est en effet capable d'entourer et de sĂ©parer les particules chargĂ©es en formant des sphères de solvatation.
  • L'eau peut former des liaisons hydrogène avec certains atomes composant les biomolĂ©cules (la liaison hydrogène avec l'acide carboxylique des lipides explique la tĂŞte hydrophile des lipides, les liaisons hydrogène ont une influence sur la structure spatiale des protĂ©ines).
  • L'eau se dissocie naturellement en ion oxonium (ou hydronium) H3O et ion hydroxyde OH.
 2H_2O \leftrightarrow \ H_3O^+ + OH^-

     Le pH de l'eau varie donc en fonction du rapport entre ces deux ions, cette propriĂ©tĂ© influant fortement sur des molĂ©cules telles que les enzymes. Certaines enzymes digestives agissent dans l'estomac (au pH acide proche de 2) et sont inactivĂ©es dans l'intestin (au pH basique proche de 8) [exemple : le Coca a un pH de 4 et le citron de 3].

    Liste :
  • L'eau est impliquĂ©e dans la plupart des rĂ©actions biochimiques, car c'est le solvant principal et essentiel pour que ces rĂ©actions aient lieu.
  • Enfin elle est fortement utilisĂ©e en biochimie pour faire des dilutions et obtenir des solutions avec certaines particularitĂ©s (solutions tampon).

     On peut aussi signaler l'importance de l'eau pour la vie dans son aspect gĂ©nĂ©ral :

    Liste :
  • Le fait que la densitĂ© de l'eau soit plus grande Ă  l'Ă©tat liquide que solide, propriĂ©tĂ© commune avec le bismuth, a une consĂ©quence remarquable : la glace flotte sur l'eau ! En règle gĂ©nĂ©rale, la densitĂ© Ă  l'Ă©tat liquide est plus faible qu'Ă  l'Ă©tat solide pour les autres corps).
    De surcroît, le fait que la densité de l'eau soit maximale à °C fait que la température au fond d'un lac ne peut pas descendre en dessous de °C (sauf cas extrêmes). Cela permet à la vie aquatique de survivre aux périodes glacées, car l'eau reste liquide sous son manteau de glace isolante.
  • Par ailleurs, sa tension superficielle particulièrement Ă©levĂ©e permet le phĂ©nomène de capillaritĂ©, qui permet, entre autres, aux plantes de pousser et Ă  de nombreux ĂŞtres vivants de se dĂ©placer sur la surface de l'eau.

  - Sous-chapitre : Les glucides (hydrates de carbone)

Articles dĂ©taillĂ©s : Glucides et Sucres.



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Cristaux de saccharose ou sucre de table, le plus familier des glucides.



     Les glucides ou sucres sont des composĂ©s polyfonctionnels qui ont pour formule globale Cn(H2O)n, d'oĂą leur nom d'hydrates de carbone.


     Les sucres, plus correctement appelĂ©s oses, jouent un rĂ´le majeur dans le mĂ©tabolisme Ă©nergĂ©tique, c'est-Ă -dire la production d'Ă©nergie chimique qui sera utilisĂ©e au cours des rĂ©actions d'anabolisme. Ils sont Ă©galement très importants dans d'autres processus mĂ©taboliques tels que la synthèse d'acides nuclĂ©iques, les processus d'hydroxylation et la synthèse de cĂ©rĂ©brosides et de glycoprotĂ©ines. Les glucides interviennent aussi dans le transfert des cations dans l'intestin et dans des mĂ©canismes de dĂ©toxification tels que la glycuroconjugaison, l'excrĂ©tion d'ammoniac et l'Ă©puration de l'hydrogène.


     Chez les bactĂ©ries, ils sont une partie importante de la membrane externe appelĂ©e paroi. Chez certaines bactĂ©ries, les lipides Ă©tant en quantitĂ© nĂ©gligeable, l'assemblage de ces oses donne le peptidoglycane rĂ©sistant Ă  l'alcool. Chez d'autres, ils sont conjuguĂ©s Ă  des lipides, formant les lipopolysaccharides, ou LPS. Ils sont responsables des rĂ©actions immunitaires d'un organisme lorsque celui-ci est exposĂ© Ă  une entrĂ©e bactĂ©rienne. Ils jouent aussi un rĂ´le important comme dĂ©terminant antigĂ©nique Ă  la surface des cellules eucaryotes. Ils dĂ©terminent les groupes sanguins et sont une part importante du complexe majeur d'histocompatibilitĂ©, ou CMH.

Classification des glucides

Par nombre de résidus
Par groupement chimique

     Parmi les glucides on distingue les aldoses et les cĂ©toses :

    Liste :
  • les aldoses sont composĂ©s d'une chaĂ®ne d'alcools secondaires ayant Ă  une extrĂ©mitĂ© un alcool primaire et un aldĂ©hyde Ă  l'autre extrĂ©mitĂ©. Ces derniers prĂ©sentent une Ă©nantiomĂ©rie (sĂ©ries L et D).
  • Les cĂ©toses possèdent une fonction cĂ©tone dans leurs chaĂ®nes, les autres carbones Ă©tant porteur d'une fonction alcool primaire ou secondaire selon la position.
Par nombre d'atomes de carbone

     Les oses sont classĂ©s aussi par leur nombre d'atomes de carbone de la manière suivante: C3 trioses, C4 tĂ©troses, C5 pentoses, C6 hexoses, C7 heptoses.

Exemples

    Liste :
  • Le glucose («gluco», du grec glukus, saveur sucrĂ©e) est un aldohexose de formule C6H12O6. On le trouve dans les fruits mĂ»rs, le nectar des fleurs, la sève, le sang et certains sirops.
    Liste :
  • Le fructose (du latin fructus, fruit) appelĂ© aussi lĂ©vulose, est un cĂ©tohexose. On le rencontre dans les fruits, le miel, dans certaines boissons sucrĂ©es et dans les sĂ©crĂ©tions sĂ©minales.
    Liste :
  • Le maltose est un disaccharide qui donne par hydrolyse deux molĂ©cules de glucose.
    Liste :
  • Le lactose est un disaccharide qui donne par hydrolyse un glucose et un β-galactose. Le lactose est retrouvĂ© notamment dans le lait et les produits laitiers.
Formules cycliques du glucose, fructose et saccharose

  - Sous-chapitre : Lipides

Article dĂ©taillĂ© : Lipide.



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Définition


     Les lipides, du grec « lipos Â» (« graisse Â»), constituent une classe assez hĂ©tĂ©rogène de molĂ©cules. Sont regroupĂ©es sous cette dĂ©nomination les molĂ©cules ayant un caractère hydrophobe marquĂ©, c'est-Ă -dire très peu solubles dans l'eau mais solubles dans la plupart des solvants organiques, comme le chloroforme, par exemple. Nous trouvons aussi des lipides dans la cire de bougie, les graisses animales, l'huile d'olive et pratiquement tous les corps gras. La biochimie a complĂ©tĂ© cette dĂ©finition en montrant que les lipides possĂ©daient des voies de synthèse communes. Cependant, il n'existe pas encore de dĂ©finition unique d'un lipide reconnue par l'ensemble de la communautĂ© scientifique. Ceci tient probablement au fait que les lipides forment un ensemble de molĂ©cules aux structures et aux fonctions extrĂŞmement variĂ©es dans le monde du vivant.


     D'un point de vue mĂ©tabolique, les lipides constituent des rĂ©serves Ă©nergĂ©tiques. Les sucres sont par exemple transformĂ©s en lipides et stockĂ©s dans les cellules adipeuses en cas de consommation supĂ©rieure Ă  l'utilisation.


     Les lipides, en particulier les phospholipides, constituent l'Ă©lĂ©ment majeur des membranes cellulaires. Ils dĂ©finissent une sĂ©paration entre le milieu intracellulaire et le milieu extracellulaire. Leur caractère hydrophobe rend impossible le passage de molĂ©cules polaires ou chargĂ©es, comme l'eau et les ions, car ils forment des groupements très compacts issus de liaisons covalentes faibles appelĂ©es interaction hydrophobe. Seules voies de passage possible : les protĂ©ines membranaires oĂą, par exemple, les ions entrent et sortent de la cellule par le biais de canaux ioniques.


     Plusieurs hormones sont des lipides, en gĂ©nĂ©ral dĂ©rivĂ©es du cholestĂ©rol (progestĂ©rone, testostĂ©rone, etc.), ce qui permet d'agir comme filtre aux entrĂ©es des cellules. Les vitamines liposolubles peuvent aussi ĂŞtre classĂ©es parmi les lipides.


     Contrairement aux acides nuclĂ©iques ou aux protĂ©ines, les lipides ne sont pas des macromolĂ©cules constituĂ©es d'une succession d'unitĂ©s de base.

Structure et classification


     Les lipides peuvent ĂŞtre classĂ©s selon la structure de leur squelette carbonĂ© (atomes de carbone chaĂ®nĂ©s, cycliques, prĂ©sence d'insaturations, etc.):

    Liste :
  • les acylglycĂ©rols et phosphoacylglycĂ©rols : ces lipides sont formĂ©s par estĂ©rification d'un glycĂ©rol et d'un Ă  trois acides gras (ou mono-, di- et triglycĂ©rides). Dans le cas des phosphoacylglycĂ©rols, l'estĂ©rification se fait avec glycĂ©rol, un ou deux acides gras et un phosphate. Le groupe phosphate peut Ă  son tour subir une estĂ©rification par diffĂ©rents composĂ©s hydroxylĂ©s comme la choline ou la sĂ©rine. On obtient alors de la phosphatidylcholine et de la phosphatidylsĂ©rine, respectivement. Il est Ă  noter qu'acylglycĂ©rols et phosphoacylglycĂ©rols sont Ă©galement connus sous les noms de glycĂ©rides et phosphoglycĂ©rides.
    Liste :
  • les polykĂ©tides : ils forment une gamme très vaste de composĂ©s naturels dont sont dĂ©rivĂ©s de nombreux antibiotiques comme les macrolides.

     Pour des raisons pratiques et historiques, acylglycĂ©rol et phosphoacylglycĂ©rol sont souvent considĂ©rĂ©s comme deux catĂ©gories diffĂ©rentes, de mĂŞme que phosphoacylglycĂ©rol et phosphosphingolipide peuvent ĂŞtre regroupĂ©s sous l'appellation de phospholipides.

Quelques exemples de lipides

  - Sous-chapitre : ProtĂ©ines (protides)

Articles dĂ©taillĂ©s : ProtĂ©ines et Acides aminĂ©s.



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La myoglobine, protéine respiratoire des muscles.



     Les protĂ©ines (du grec prĂ´tos, premier) sont des polymères composĂ©s d'une combinaison de quelques 20 acides aminĂ©s. La plupart des protĂ©ines sont formĂ©es de l'union de plus de 100 acides aminĂ©s (rĂ©sidus) reliĂ©s entre eux par des liaisons peptidiques. Pour un nombre moins important de rĂ©sidus on parle de peptides (< 50 rĂ©sidus) et de polypeptides (≥ 50 rĂ©sidus).

Acides aminés


     Les acides aminĂ©s (« amin Â» du grec ammĂ´niakos, ammoniac) sont des composĂ©s organiques azotĂ©s qui possèdent une formule gĂ©nĂ©rale du type :

 NH_2 - HC_\alpha\ \mathbf{R} - COOH

     L'atome de carbone central Cα (carbone alpha) est reliĂ© Ă  un groupement amine (NH2 -), Ă  un groupement carboxyl acide (- COOH) et Ă  un radical R variable d'un acide aminĂ© Ă  un autre. Les radicaux (R) peuvent avoir des propriĂ©tĂ©s diffĂ©rentes, certains sont hydrophiles, d'autres hydrophobes. Certains, en solution aqueuse, s'ionisent positivement (basiques) et d'autres nĂ©gativement (acides) ou restent neutres. Les mammifères possèdent les enzymes nĂ©cessaires pour la synthèse de l'alanine, l'asparagine, l'aspartate, la cystĂ©ine, le glutamate, la glutamine, la glycine, la proline, la sĂ©rine, et la tyrosine. Quant Ă  l'arginine et l'histidine, ils sont produits mais en quantitĂ© insuffisante surtout pour les jeunes individus. En revanche, l'isoleucine, la leucine, la lysine, la mĂ©thionine, la phĂ©nylalanine, la thrĂ©onine, le tryptophane, et la valine ne peuvent pas ĂŞtre fabriquĂ©s par notre organisme. Au risque de dĂ©ficit, ils doivent ĂŞtre apportĂ©s rĂ©gulièrement par l'alimentation dans les bonnes proportions : ce sont les acides aminĂ©s essentiels.

Structure des protéines


     Les acides aminĂ©s peuvent se lier les uns aux autres par une liaison peptidique au cours de la synthèse protĂ©ique dans les ribosomes. La liaison peptidique se fait entre le groupement acide (COOH) d'un acide aminĂ© et le groupement amine (NH2) de l'autre :

 \begin{matrix} Acide \, amin\acute{e} \, (1) \\ \overbrace{ {\color{Blue}NH_2 - HC_\alpha\ \mathbf{R}_1 - COOH} } \end{matrix} + \begin{matrix} Acide \, amin\acute{e} \, (2) \\ \overbrace{ {\color{Red}NH_2 - HC_\alpha\ \mathbf{R}_2 - COOH} } \end{matrix}

     la rĂ©action produit un di-peptide :

 {\color{Blue}NH_2 - HC_\alpha\ \mathbf{R}_1 - CO} - {\color{Red}NH - HC_\alpha\ \mathbf{R}_2 - COOH} + H_2O

     Dans la cellule, cette rĂ©action est catalysĂ©e par la peptidyltransfĂ©rase, elle nĂ©cessite l'hydrolyse d'ATP (source d'Ă©nergie) et la prĂ©sence d'ions magnĂ©sium. Pour chaque liaison formĂ©e, une molĂ©cule d'eau est formĂ©e.


     La sĂ©quence des acides aminĂ©s d'une protĂ©ine (l'arrangement et l'ordre des rĂ©sidus) constitue la structure primaire. Par exemple, pour construire un peptide de 10 rĂ©sidus Ă  l'aide de la collection de 20 acides aminĂ©s on dispose de 20possibilitĂ©s (soit 1 suivi de 13 zĂ©ros !). En solution aqueuse, comme on a dit, les radicaux possèdent des propriĂ©tĂ©s chimiques diffĂ©rentes. Certains radicaux peuvent former des liaisons chimiques plus ou moins fortes avec d'autres radicaux de la mĂŞme chaĂ®ne peptidique. Certains se repoussent et d'autres se rapprochent et forment des liens chimiques. La chaĂ®ne d'acides aminĂ©s aura donc tendance Ă  se replier sur elle-mĂŞme pour adopter une structure tridimensionnelle prĂ©cise. Et cette structure tridimensionnelle dĂ©pend avant tout de la sĂ©quence des acides aminĂ©s formant la chaĂ®ne. En effet, 4 grands types d'interactions interviennent dans le repliement de la chaĂ®ne peptidique :


     Ces 4 premiers types d'intĂ©ractions sont considĂ©rĂ©s comme Ă©tant faibles (forts lorsque nombreux cependant)

    Liste :
  • Les ponts disulfure (liaison covalente entre les atomes de soufre qui relient deux cystĂ©ines Ă©loignĂ©es l'une de l'autre sur la chaĂ®ne). Cela constitue une interaction forte.

     Ainsi certaines parties de la chaĂ®ne peptidique adoptent une structure rĂ©gulière appelĂ©e structure secondaire. On en reconnaĂ®t, selon les angles de torsion des liaisons, 3 grands types :

    Liste :
  • L'hĂ©lice α : la chaĂ®ne peptidique prend la forme d'une spirale. Les diffĂ©rentes spires sont stabilisĂ©es par des liaisons hydrogène tous les 4 rĂ©sidus (liaisons hydogènes dites "intracatĂ©naires").
  • Le feuillet β : il se forme des liaisons hydrogène entre certains segments (brins β) de la chaĂ®ne peptidique disposĂ©s parallèlement les uns par rapport aux autres (les liaisons hydrogènes sont dites "intercatĂ©naires"). L'ensemble forme comme un feuillet plissĂ©.
  • Le coude ou « turn Â» : c'est une structure moins ordonnĂ©e qui forme gĂ©nĂ©ralement un lien court entre des structures ordonnĂ©es (hĂ©lice-hĂ©lice, feuillet-feuillet ou feuillet-hĂ©lice). Une boucle est un lien plus long.

     La forme finale de la chaĂ®ne peptidique, c’est-Ă -dire la structure tridimensionnelle qu'adopte la chaĂ®ne d'acides aminĂ©s, constitue la structure tertiaire de la protĂ©ine (Voir la figure de la myoglobine en 3D).


     Certaines protĂ©ines, plus complexes, rĂ©sultent de l'assemblage des diffĂ©rentes chaĂ®nes (monomères) ce qui constitue la structure quaternaire de la protĂ©ine. Par exemple, l'hĂ©moglobine est formĂ©e de l'association de 4 chaĂ®nes peptidiques.


     La structure de la protĂ©ine peut ĂŞtre dĂ©naturĂ©e par plusieurs facteurs notamment: la tempĂ©rature, les pH extrĂŞmes et l'augmentation de la force ionique dans le milieu ou par des agents chimiques dĂ©naturants (2-mercaptoĂ©thanol). La dĂ©naturation de la structure 3D d'une protĂ©ine s'ensuit gĂ©nĂ©ralement par la perte de sa fonction. On parle de relation structure-fonction.

Fonctions


     Les protĂ©ines assurent plusieurs fonctions au sein des cellules et de l'organisme, qui sont Ă  l'essence mĂŞme de la vie. En voici une liste non exhaustive avec quelques exemples :

Exemples de quelques protéines

Protéome


     Pour un total d’environ 20 000 Ă  25 000 gènes (gĂ©nome), on estime Ă  un million le nombre de protĂ©ines diffĂ©rentes qui peuvent ĂŞtre produites dans les cellules humaines (protĂ©ome). Le nombre de protĂ©ines produites par le cerveau humain, dont le rĂ´le est essentiel pour son fonctionnement, est estimĂ© Ă  environ 12 000.

  - Sous-chapitre : Acides nuclĂ©iques

Article dĂ©taillĂ© : acide nuclĂ©ique.



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Modèle atomique d'une molécule d'ADN bicaténaire, formée par deux chaînes de nucléotides enroulées en hélice.



     Les acides nuclĂ©iques ont Ă©tĂ© isolĂ©s initialement des noyaux des cellules eucaryotes (du latin nucleus, noyau). Ce sont des macromolĂ©cules comportant des sous-unitĂ©s appelĂ©es nuclĂ©otides. On peut en distinguer deux grands types : les acides dĂ©soxyribonuclĂ©iques (ADN) et les acides ribonuclĂ©iques (ARN). L'ADN est le support universel de l'information gĂ©nĂ©tique (sauf pour certains virus). Grâce Ă  deux fonctions catalytiques cette molĂ©cule assure la transmission et l'expression de l'information qu'elle contient :

    Liste :
  • La fonction autocatalytique : permet l'autoduplication de l'ADN et assure la transmission de l'information d'une gĂ©nĂ©ration Ă  une autre.
  • La fonction hĂ©tĂ©rocatalytique : gouverne la synthèse protĂ©ique. Étant donnĂ© que les enzymes sont des protĂ©ines et que toutes les synthèses et rĂ©actions dĂ©pendent d'elles, l'ADN contrĂ´le toute l'organisation et les processus biologiques des cellules et des organismes. Ainsi, l'ADN exprime l'information qu'il comprend.

Structure


     Le nuclĂ©otide, unitĂ© de base des acides nuclĂ©iques, comporte trois composants: de l'acide phosphorique, un pentose et une base azotĂ©e :

    Liste :
  • L'acide phosphorique (H3PO4) possède 3 fonctions acides. Deux de ces fonctions sont estĂ©rifiĂ©es par deux fonctions alcools portĂ©es par les carbones 3' et 5' du pentose. La troisième fonction acide est libre. (On numĂ©rote les carbones avec des chiffres accompagnĂ©s de l’indication (') pour Ă©viter des confusions avec les numĂ©rotations des bases).
    Liste :
  • Le pentose (sucre en C5) : c'est le ribose, prĂ©sent sous deux formes, le 2'-dĂ©soxyribose et le 2'-oxyribose, respectivement dans l'ADN et l'ARN. La liaison pentose-base est une liaison glycosidique. Elle se forme par Ă©limination d'une molĂ©cule d'eau entre la base et l'OH semi-acĂ©talique situĂ© sur le carbone 1' de l'ose. L'association pentose-base est appelĂ©e nuclĂ©oside.



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Appariement des bases dans l'ADN double brin



     Dans l'ADN bicatĂ©naire les bases azotĂ©es des deux brins s'apparient suivant la règle de complĂ©mentaritĂ© : A appariĂ© avec T, C appariĂ© avec G. Cet appariement est maintenu grâce Ă  des liaisons hydrogène et peut donc ĂŞtre affectĂ© par la chaleur (dĂ©naturation thermique). Par convention, la sĂ©quence d'un acide nuclĂ©ique est orientĂ©e dans le sens de l’extrĂ©mitĂ© 5' (comportant un groupement phosphate) vers l’extrĂ©mitĂ© 3' qui possède un OH libre. Ainsi, dans l'ADN bicatĂ©naire (double brin), les deux brins sont disposĂ©s dans deux directions opposĂ©es. Les extrĂ©mitĂ©s 5' et 3' de l'un des brins correspondent aux extrĂ©mitĂ©s 3' et 5' du brin parallèle opposĂ© (anti-parallèles). Dans l’espace les deux chaĂ®nes prĂ©sentent une configuration hĂ©licoĂŻdale. Elles s’enroulent autour d’un axe imaginaire pour constituer une double hĂ©lice Ă  rotation droite (dans les formes A et B de l’ADN) ou plus exceptionnellement Ă  rotation gauche (dans la forme Z de l’ADN).

Information génétique


     Classiquement, on considère que le gène est une rĂ©gion d'un brin d'ADN dont la sĂ©quence code l'information nĂ©cessaire Ă  la synthèse d'une protĂ©ine. Trois types d'ADN diffĂ©rents constituent le gĂ©nome (l'ensemble des gènes d'un individu ou d'une espèce) :

    Liste :
  • L'ADN « domestique Â» : reprĂ©sentant environ 75 % du gĂ©nome, est formĂ© de gènes prĂ©sents en un seul exemplaire ou en un nombre limitĂ© de copies. Toutefois, par extension, ce type d'ADN englobe Ă©galement certains gènes spĂ©cifiques dits Ă  multicopies, comme ceux des ARN ribosomaux ou bien ceux codant les histones. Ces derniers existent sous forme de larges amas de copies (50-10 000 copies) localisĂ©s sur un ou plusieurs chromosomes.
  • L'ADN « rĂ©pĂ©titif et dispersĂ© Â» (minisatellites et microsatellites) : constitue 15 % du gĂ©nome et est caractĂ©risĂ© par de courtes sĂ©quences nuclĂ©otidiques (supĂ©rieures Ă  100 pour les minis), rĂ©pĂ©tĂ©es en tandem un très grand nombre de fois (10 - 10 fois), en de nombreuses rĂ©gions du gĂ©nome.
  • L'ADN « satellite Â» : (environ 10 % du gĂ©nome) est constituĂ© de sĂ©quences hautement rĂ©pĂ©titives, essentiellement localisĂ©es dans les rĂ©gions des centromères et des tĂ©lomères.

     Le gĂ©nome humain comprend environ 3 milliards de paires de nuclĂ©otides reprĂ©sentant près de 30 000 gènes (en fait, dans les estimations rĂ©centes, c'est entre 20 000 et 25 000 gènes). Toutefois, il ne semble pas y avoir de relation systĂ©matique entre le nombre de paires de nuclĂ©otides par gĂ©nome et le degrĂ© de complexitĂ© d'un organisme. Ainsi, certaines plantes et organismes amphibiens possèdent un gĂ©nome comptant plus de 100 milliards de paires de nuclĂ©otides, soit 30 fois plus qu'un gĂ©nome humain. En effet, le gĂ©nome des cellules eucaryotes semble contenir un large excès d'ADN. Chez les mammifères, moins de 10 % du gĂ©nome serait utile Ă  l'expression en protĂ©ines ou Ă  la rĂ©gulation de cette expression.

La séquence complète du gène humain HSMG03 codant l'exon 3 de la myoglobine (taille: 1,2 kb), 3 milliards de ces 4 lettres forment le génome de l'espèce humaine (Homo sapiens).

     (d'après Weller et al., 1984. EMBO J. 3(2); 439-446)


     La taille des gènes peut varier de quelques centaines Ă  plusieurs dizaines de milliers de nuclĂ©otides. Cependant mĂŞme les plus longs gènes n'utilisent qu'une faible portion de leur sĂ©quence pour coder l'information nĂ©cessaire Ă  l'expression en protĂ©ines. Ces rĂ©gions codantes sont appelĂ©es exons et les sĂ©quences non codantes introns. D'une manière gĂ©nĂ©rale, plus l'organisme est complexe, plus la quantitĂ© et la taille des introns est importante. Ainsi la prĂ©sence d'introns sur l'ADN d'organismes procaryotes est extrĂŞmement rare. Certaines rĂ©gions de l'ADN sont impliquĂ©es dans la rĂ©gulation de l'expression des gènes. Ces sĂ©quences de rĂ©gulation sont gĂ©nĂ©ralement localisĂ©es en amont (du cĂ´tĂ© 5') ou en aval (cĂ´tĂ© 3') d'un gène et plus rarement Ă  l'intĂ©rieur d'introns ou d'exons.

  - Sous-chapitre : Vitamines

Article dĂ©taillĂ© : vitamine.



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Cristaux de vitamine C.



     Les vitamines (du latin vita, vie) sont des composĂ©s organiques essentiels Ă  la vie, agissant Ă  de très faibles quantitĂ©s, pour le dĂ©veloppement, l'entretien et le fonctionnement de l'organisme. Nos cellules sont incapables de les synthĂ©tiser et elles doivent ĂŞtre apportĂ©es par l'alimentation sous peine d'avitaminose ou de survitaminose. La vitamine B1 (thiamine) est la première vitamine Ă  avoir Ă©tĂ© dĂ©couverte par le japonais Suzuki Umetaro cherchant Ă  soigner le bĂ©ribĂ©ri (une maladie due au dĂ©ficit en vitamine B1, caractĂ©risĂ©e par des atteintes musculaires et neurologiques). Elle fut isolĂ©e par Kazimierz Funk (biochimiste amĂ©ricain d'origine polonaise) en 1912. Aujourd'hui, on connaĂ®t 13 vitamines diffĂ©rentes pour l'homme. C'est un ensemble hĂ©tĂ©rogène du point de vue chimique et physiologique (mode d'action).


     Les vitamines se divisent en deux grandes catĂ©gories : les vitamines hydrosolubles (groupes B et C) et les vitamines liposolubles (les groupes A, D, E, et K). Les vitamines hydrosolubles ne peuvent pas franchir la membrane cellulaire et elle doivent se fixer Ă  un rĂ©cepteur pour pĂ©nĂ©trer la cellule. Elles sont facilement Ă©liminĂ©es par les reins et la sueur, l'alimentation doit les fournir quotidiennement. Les vitamines liposolubles peuvent facilement traverser la membrane cellulaire. Leur rĂ©cepteur se trouve dans la cellule, soit dans le cytosol, soit dans le noyau. Elles sont stockĂ©es dans le tissu adipeux et le foie (d'oĂą le risque de surdosage, surtout pour la vitamine A et D). Certaines vitamines sont des cofacteurs nĂ©cessaires Ă  l'activitĂ© d'enzymes (vitamines du groupe B), d'autres constituent une rĂ©serve de pouvoir rĂ©ducteur (vitamine C, E). Les fonctions des autres vitamines restent Ă  Ă©lucider.






Chapitre : Sous-disciplines de la biochimie


    Liste :
  • Biochimie structurale
  • Biochimie mĂ©tabolique
  • Biochimie gĂ©nĂ©tique
  • Biochimie fonctionnelle
  • Biochimie mĂ©dicale et clinique





Chapitre : Biochimie, une science multidisciplinaire





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Un laboratoire Ă  l'institut de biochimie de Cologne.



     Pour mener Ă  bien leurs Ă©tudes, les biochimistes font appel Ă  des techniques et des connaissances issues de nombreuses disciplines scientifiques autres que la biologie, par exemple :

DisciplinesQuelques applications
Chimie analytique
     Elle utilise notamment les mĂ©thodes :

Chimio-synthèse
    Liste :
  • La synthèse artificielle de peptides.
  • Les rĂ©acteurs enzymatiques (synthèse de mĂ©tabolites Ă  grande Ă©chelle).
Cinétique chimique
Thermochimie
Physique
     La dĂ©termination de structure des macromolĂ©cules :

Informatique
     AppliquĂ©e Ă  la biologie (Ă©galement appelĂ©e la bio-informatique), pour l'analyse de sĂ©quences nuclĂ©otidiques ou d'acides aminĂ©s :






Chapitre : Notes et références


  1. ↑ Le site LIPD MAPS, un site de ressource sur les lipides, comptait 8259 entrées le 16 août 2006
  2. ↑ (en) Fahy E., Subramaniam S., Brown H.A., Glass C.K., Merrill A.H. Jr., Murphy R.C., Raetz C.R., Russell D.W., Seyama Y., Shaw W., Shimizu T., Spener F., van Meer G., van Nieuwenhze M.S., White S.H., Witztum J.L., Dennis E.A. (2005) A comprehensive classification system for lipids, J Lipid Res., vol. 46(5):839-861
  3. ↑ cette molécule est appelée acide phosphatidique
  4. ↑ Consulter l'entrée de l'IUPAC sur la nomenclature des lipides
  5. ↑ Finishing the euchromatic sequence of the human genome, International Human Genome Consortium (2004) Nature 431: 931-945







Chapitre : Bibliographie







Chapitre : Vous pouvez voir également :



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  - Sous-chapitre : Liens internes


     



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