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Définition Wikipédia de : Belgique



Royaume de Belgique (fr)
Koninkrijk België (nl)
Königreich Belgien (de)
Drapeau de la BelgiqueArmoiries de la Belgique
(Détails)(Détails)
Devise nationale : « L'union fait la force Â» (français, version originale)
« Eendracht maakt macht Â» (nĂ©erlandais)
« Einigkeit macht stark Â» (allemand)
carte
Langues officiellesnéerlandais, français, allemand
CapitaleBruxelles (Français), Brussel (nl), BrĂĽssel (Allemand)
50°54′N 4°32′E / 50.9, 4.533
Plus grande villeBruxelles-Capitale
Forme de l’ÉtatMonarchie Parlementaire fédérale
 - Roi
Premier ministre
Albert II
Yves Leterme
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 135
30 528 km
6,20%
Population
 - Totale (2008)
 - DensitĂ©
Classé 76
10 666 866 hab.
349 hab./km
Indépendance
 - De l'Autriche
- Des Pays-Bas
- Reconnue

1790
1830
1839



Introduction :

     







GentiléBelges
PIB (PPA) (2008)$390 milliards (29)
PIB (nominal) (2008)$506 milliards (20)
IDH (2008)Augmentation 0,948 (élevé) (17)
MonnaieEuro (EUR)
Fuseau horaireUTC +1 (été +2)
Hymne nationalLa Brabançonne
Domaine internet.be
Indicatif
téléphonique
+32Suite de l'article :





     Le Royaume de Belgique (Koninkrijk BelgiĂ« en nĂ©erlandais, Königreich Belgien en allemand), est un État fĂ©dĂ©ral d’Europe de l’Ouest. Il est un membre fondateur de l'Union europĂ©enne dont il accueille les principales institutions (le conseil europĂ©en, le Conseil de l'Union europĂ©enne et la commission europĂ©enne), ainsi que celles d'autres organisations internationales comme l'OTAN. La Belgique couvre une superficie de 30 528 km avec une population d'environ dix millions et demi d'habitants. Sa capitale est Bruxelles.


     La Belgique est entourĂ©e par les Pays-Bas, l’Allemagne, le Grand DuchĂ© de Luxembourg, la France et la mer du Nord. Elle s’étire sur une distance de 318 kilomètres entre La Panne et Arlon. Son relief est peu Ă©levĂ© : il s'Ă©tage graduellement vers le sud-est pour culminer Ă  694 m au signal de Botrange.


     De la fin du Moyen Ă‚ge jusqu'Ă  la rĂ©volution politico-religieuse du XVII siècle, ce territoire est un centre commercial et culturel prospère. La quasi-totalitĂ© de son territoire (Ă  l'exception de la PrincipautĂ© de Liège) a Ă©tĂ© rĂ©unie par les ducs de Bourgogne au XV siècle. Après l'avènement du protestantisme sous la domination espagnole, les Dix-Sept Provinces sont scindĂ©es et le nord – les futurs Pays-Bas – devient indĂ©pendant. La partie mĂ©ridionale, catholique, passe aux mains de diverses puissances europĂ©ennes (Espagne, Autriche, France) et est rĂ©unie en 1815 avec les anciennes Provinces-Unies pour former le Royaume des Pays-Bas. La partie mĂ©ridionale de ce nouvel État accède Ă  l'indĂ©pendance en 1830 suite Ă  la RĂ©volution belge. L'histoire rĂ©cente du pays a Ă©tĂ© marquĂ©e par une industrialisation prĂ©coce, par la colonisation du Congo, par les deux guerres mondiales et par l'Ă©mergence de conflits politiques entre les deux principales communautĂ©s linguistiques du pays, les Flamands, d'expression nĂ©erlandaise, et les francophones.


     La Belgique est une monarchie constitutionnelle dont le roi actuel est Albert II, sixième roi des Belges depuis 1993. C'est un État fĂ©dĂ©ral depuis 1994. Il existe six entitĂ©s fĂ©dĂ©rĂ©es : trois rĂ©gions (bruxelloise, flamande et wallonne) et trois communautĂ©s (flamande, française et germanophone). La population belge est rĂ©partie comme suit : 1,0 million d'habitants vivent en rĂ©gion bruxelloise (9,74 %), 6,1 millions en rĂ©gion flamande (57,80 %) et 3,4 millions en rĂ©gion wallonne (32,46 %).


     La Belgique a trois langues officielles : l'allemand, le français et le nĂ©erlandais. C'est un pays de tradition catholique romaine, mais qui connaĂ®t une certaine dĂ©christianisation.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Géographie physique


Article dĂ©taillĂ© : GĂ©ographie de la Belgique.

  - Sous-chapitre : Situation


     Le Royaume de Belgique se situe dans l'HĂ©misphère Nord et Ă  l'est du mĂ©ridien de Greenwich (latitude nord et longitude est). Il s'Ă©tend en latitude sur 2 degrĂ©s, de Meerle au nord (51 Â°30') Ă  Torgny au sud (49 Â°30'), et compte moins de 4 degrĂ©s en longitude, de La Panne comme point le plus Ă  l'ouest (2 Â°33') Ă  Manderfeld Ă  l'est (6 Â°24'). Son centre gĂ©ographique se situe Ă  Nil-Saint-Vincent, dans le Brabant wallon, Ă  50 Â°38' de latitude nord et 04 Â°40' de longitude est. Il s’étire sur une distance maximale de 318 kilomètres entre La Panne et Arlon.


     La Belgique partage ses frontières avec la RĂ©publique française (645,6 km), les Pays-Bas (459,6 km), la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale d’Allemagne (153,4 km) et le Grand-DuchĂ© de Luxembourg (150,4 km) ; et possède 73,1 km de frontières maritimes. La superficie du pays est de 30 528 km² ; et de 33 990 km² en ajoutant les eaux territoriales.

  - Sous-chapitre : Relief et climat


     Son relief est peu Ă©levĂ© : il s'Ă©tage graduellement de la cĂ´te vers le sud-est du pays, pour culminer Ă  694 m au signal de Botrange. Trois zones gĂ©ographiques peuvent ĂŞtre distinguĂ©es : la basse Belgique (moins de 100 m d'altitude), la moyenne Belgique (de 100 Ă  200 m) et la haute Belgique (de 200 Ă  plus de 500 m). La basse Belgique commence après le littoral, une bande de plages de sable et de dunes, par des polders pour s'enfoncer Ă  l'intĂ©rieur des terres avec la plaine flamande et la Campine. La moyenne Belgique s’élève progressivement vers les vallĂ©es de la Sambre et de la Meuse, c'est une zone qui se compose de bas plateaux limoneux fertiles avec Ă  l'ouest le plateau hennuyer-brabançon et Ă  l'est la Hesbaye. Au sud du sillon Sambre-et-Meuse commence la haute Belgique, la rĂ©gion la moins peuplĂ©e et la plus boisĂ©e du pays, avec le plateau du Condroz et les vallĂ©es de la Meuse et de l'Ourthe. Il y a aussi le pays de Herve qui s'Ă©tend Ă  l'est entre la Meuse et la Vesdre, puis la rĂ©gion de la Fagne-Famenne au sud du Condroz, et ensuite encore plus au sud l'Ardenne et Ă  l'est les Hautes Fagnes qui culminent Ă  694 m au signal de Botrange. Il y a Ă©galement la Gaume, ou Lorraine belge, qui jouit d'un climat plus clĂ©ment, surtout au flanc de la troisième cuesta oĂą l'on cultive mĂŞme la vigne. Le climat est ocĂ©anique tempĂ©rĂ© avec des prĂ©cipitations rĂ©gulières, 200 jours de pluie par an en moyenne, et frĂ©quentes sur toute l'annĂ©e (Cfb dans la classification de Köppen). Les vents dominants soufflent du secteur sud-ouest.

  - Sous-chapitre : Hydrographie


     Ă€ cause de sa densitĂ© de population Ă©levĂ©e, la Belgique fait face Ă  de sĂ©rieux problèmes environnementaux. Un rapport de 2003 suggère que la qualitĂ© des eaux de surface de Belgique est la pire des 122 pays Ă©tudiĂ©s. Dans l'Ă©tude de 2008 sur l'indice de performance Ă©cologique, la Belgique a obtenu un score total de 78,4% et est classĂ©e avant-avant-dernière des pays de l'Union europĂ©enne, bien qu'elle soit 57 sur 149 pays.






Chapitre : Géographie humaine


  - Sous-chapitre : Langues


     Le pays, rencontre des cultures germanique et romane, comprend diffĂ©rentes communautĂ©s linguistiques et culturelles. Les trois langues officielles sont le nĂ©erlandais, le français et l’allemand. Elles sont placĂ©es sur un pied d’égalitĂ© au niveau fĂ©dĂ©ral. Parmi les diffĂ©rentes rĂ©gions, seule la RĂ©gion de Bruxelles-Capitale (habitĂ©e par près de 10% de la population) est officiellement bilingue (français et nĂ©erlandais). La RĂ©gion flamande (habitĂ©e par près de 58% de la population), situĂ©e au nord-est officiellement unilingue nĂ©erlandophone. La RĂ©gion wallonne (habitĂ©e par plus de 32% de la population), situĂ©e au sud-est officiellement unilingue francophone Ă  l'exception de la rĂ©gion de la CommunautĂ© germanophone de Belgique, laquelle comprend 75 000 personnes, soit moins d'un pour cent de la population belge. Des minoritĂ©s linguistiques sont prĂ©sentes dans les rĂ©gions unilingues, leurs importances respectives ne peuvent ĂŞtre qu'estimĂ©es, les recensements linguistiques Ă©tant interdits par la loi en Belgique. Les nĂ©erlandophones reprĂ©senteraient 57 % Ă  60 % de la population belge, et les francophones 40 % Ă  43 %. Ă€ cĂ´tĂ© des langues officielles, sont parlĂ©es des langues rĂ©gionales endogènes ou des dialectes. Il s’agit du brabançon, du champenois, du flamand occidental, flamand oriental, du francique ripuaire, du limbourgeois, du lorrain, du luxembourgeois, du picard et du wallon. La diversitĂ© linguistique provoque souvent des conflits politiques, liĂ©s Ă  d’autres enjeux (la position arithmĂ©tiquement minoritaire des francophones, celle, plus socioculturelle de la langue nĂ©erlandaise au dĂ©part, la francisation de Bruxelles, la politique Ă©trangère de l’entre-deux-guerres, les problèmes Ă©conomiques wallons, surtout Ă  partir des annĂ©es 1960 etc.), qui ont engendrĂ© un système de gouvernance complexe.

  - Sous-chapitre : DĂ©mographie

Article dĂ©taillĂ© : DĂ©mographie de la Belgique.

     La population belge est rĂ©partie sur l'intĂ©gralitĂ© du territoire, avec une forte densitĂ© et de grandes disparitĂ©s.


     Population : 10 584 535 habitants (2007). 0-14 ans : 16,5 % ; 15-64 ans : 66,1 % ; + 65 ans : 17,4 %
DensitĂ© : 342 hab./km²
La densité de population est la troisième plus importante de l'Union européenne, après celle de Malte et des Pays-Bas et avant le Royaume-Uni et l'Allemagne.
EspĂ©rance de vie des hommes : 76 ans (en 2007)
EspĂ©rance de vie des femmes : 82 ans (en 2007)
Taux de croissance de la population : 0,12 % (en 2007)
Taux de natalitĂ© : 10,29 â€° (en 2007)
Taux de mortalitĂ© : 10,32 â€° (en 2007)
Taux de mortalitĂ© infantile : 4,6 â€° (en 2007)
Taux de fĂ©conditĂ© : 1,6 enfant/femme (en 2007)
Taux de migration : 1,22 â€° (en 2007)
Taille moyenne des hommes : 1,76 m

  - Sous-chapitre : Religion

Article dĂ©taillĂ© : Religion en Belgique.

     La libertĂ© de religion est inscrite dans la Constitution. La plus rĂ©pandue est la religion catholique, d’autres, telle que l’islam, le protestantisme, le judaĂŻsme et christianisme orthodoxe sont pratiquĂ©es en Belgique.


     La Belgique subventionne les Ă©glises et les organisations philosophiques non confessionnelles reconnues sur son territoire. Cette particularitĂ© est inscrite dans l'article 181 de la Constitution belge :

« Les traitements et pensions des ministres des cultes sont Ă  charge de l'État ; les sommes nĂ©cessaires pour y faire face sont annuellement portĂ©es au budget. (…)  Â»

     Ă€ ce titre, l'État belge a dĂ©pensĂ© en 2003 :

    Liste :
  • culte catholique romain : 458,62 millions d'euros
  • laĂŻcitĂ© : 75,36 millions d'euros
  • culte islamique : 20,33 millions d'euros
  • culte protestant Ă©vangĂ©lique : 18,80 millions d'euros
  • culte israĂ©lite : 3,21 millions d'euros
  • culte orthodoxe : 2,36 millions d'euros
  • culte anglican : 0,46 million d'euros

     Un 7 culte pourrait ĂŞtre reconnu : le bouddhisme. Celui-ci est fort de 30 000 Ă  50 000 adeptes.






Chapitre : Histoire


Article dĂ©taillĂ© : Histoire de la Belgique.

     HabitĂ©e dès le MĂ©solithique (stations dans la vallĂ©e de la Meuse), la Belgique connaĂ®t une occupation ininterrompue pendant la prĂ©histoire (nombreux sites nĂ©olithiques) puis la protohistoire (nombreux sites de l'âge du Bronze et de l'âge du Fer. Conquis autour de 50 avant notre ère, le territoire est englobĂ© dans la Gaule belgique, dont il tirera son nom en 1830. Pendant le Moyen-âge, le territoire est partagĂ© entre l'influence latine (France, Espagne) et germanique (Pays-Bas, Empire germanique). De la fin du Moyen Ă‚ge jusqu'Ă  la rĂ©volution politico-religieuse du XVII siècle, ce territoire est un centre commercial et culturel prospère mais ne forme pas encore le pays actuel. La quasi-totalitĂ© de son territoire (Ă  l'exception de la PrincipautĂ© de Liège) faisait partie des Dix-sept Provinces rĂ©unies par les ducs de Bourgogne au XV siècle. Après l'avènement du protestantisme sous la domination espagnole, les Dix-sept Provinces sont scindĂ©es et le nord – les futurs Pays-Bas – devient indĂ©pendant. La partie mĂ©ridionale, catholique, passe aux mains de diverses puissances europĂ©ennes (Espagne, Autriche, France) et est rĂ©unie en 1815 avec les anciennes Provinces-Unies pour former le Royaume des Pays-Bas. La partie mĂ©ridionale de ce nouvel État accède Ă  l'indĂ©pendance en 1830 suite Ă  la RĂ©volution belge. L'histoire rĂ©cente du pays a Ă©tĂ© marquĂ©e par une industrialisation prĂ©coce, par la colonisation du Congo, par les deux guerres mondiales et par l'Ă©mergence de conflits politiques entre les deux principales communautĂ©s linguistiques du pays, les Flamands, d'expression nĂ©erlandaise, et les francophones.

  - Sous-chapitre : PrĂ©histoire


     Il s'en fallut de peu pour que l'Homme de NĂ©andertal, dĂ©couvert en 1856, ne porte le nom de la localitĂ© belge de Spy. C'est lĂ  qu'en 1886 les restes d'un squelette humain furent identifiĂ©s comme Ă©tant contemporains de ceux de Neandertal. Au cours du XXe siècle, de nombreuses stations palĂ©olithiques et mĂ©solithiques ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes dans la vallĂ©e de la Meuse, principalement dans des abris sous roches et des cavernes naturelles (Hastière, Han-sur-Lesse, Sclayn) mais aussi en terrain dĂ©couvert (Namur) Au NĂ©olithique (vers -4000 en Belgique), la population humaine gagne les plateaux d'Ardenne, du Condroz, ainsi que les plaines de Flandre et de Hesbaye : d'innombrables sites d'occupation ont Ă©tĂ© Ă©tudiĂ©s.

  - Sous-chapitre : Protohistoire


     Outre de nombreux Ă©perons barrĂ©s dans la vallĂ©e de la Semois, plusieurs centaines de tombelles de l'âge des mĂ©taux ont Ă©tĂ© identifiĂ©es Ă  travers tout le pays. Le territoire se trouvait en effet dans la zone d'influence de la civilisation celte de Champagne.

  - Sous-chapitre : AntiquitĂ©


     La conquĂŞte romaine intervient en Gaule autour de 50 avant notre ère. La plus vieille utilisation des termes Belgae et Belgica qui nous est parvenue est dans la Guerre des Gaules de Jules CĂ©sar. Il divise la Gaule qu'il a conquise en trois parties : les Gaulois proprement dits, les Aquitains et les Belges. Ces derniers sont sĂ©parĂ©s des Gaulois par la Seine et la Marne. Sous Auguste, la Gaule est divisĂ©e par Marcus Agrippa en trois provinces et l'une d'entre elles porte le nom de Belgica. Cette dernière sera rĂ©organisĂ©e sous Domitien qui la divise en trois nouvelles provinces, une Gallia Belgica et deux Germania. La Gallia Belgica sera encore par la suite divisĂ©e en deux : la Belgica Prima et la Belgica Secunda. La Belgique actuelle n'a que peu Ă  voir avec ces provinces romaines, la majeure partie de son territoire se situe en GermaniĂ  Inferior (plus tard appelĂ©e Germania Secunda) et en Belgica Secunda.

  - Sous-chapitre : Moyen Ă‚ge


     Une immigration graduelle de tribus germaniques franques durant le V siècle profite de la lente dĂ©sagrĂ©gation du pouvoir romain en Gaule ; le territoire passe aux mains des MĂ©rovingiens, unifiĂ©s sous l'autoritĂ© de Clovis, Ă  Tournai, en 510. Ses successeurs se partageront un territoire Ă  cheval sur la France et la Belgique actuelles. RenversĂ©s en 751 Ă  la faveur d'un coup d'État, les derniers rois mĂ©rovingiens cèdent le pouvoir aux Carolingiens. Après une pĂ©riode de stabilitĂ© sous Charlemagne, l'empire est une nouvelle fois morcelĂ©, au IXe siècle. Le territoire de l'actuelle Belgique passe aux mains de Lothaire, avant d'ĂŞtre partagĂ© entre le royaume de France et l'empire germanique. A la fin du Moyen Ă‚ge, par le jeu des alliances et des mariages, l'essentiel du territoire de la Belgique, passĂ© aux mains des Bourguignons, entre dans la maison des Habsbourg.

  - Sous-chapitre : Temps Modernes


     L'empereur Charles Quint complète dans les annĂ©es 1540 l'union des Dix-sept Provinces, dont il Ă©tablit l'unitĂ© par la Pragmatique Sanction de 1549, et contrĂ´le officieusement la PrincipautĂ© de Liège. Cette unitĂ© sera brève, dès lors que les guerres de religion et les appĂ©tits politiques la feront voler en Ă©clats. La guerre de Quatre-Vingts Ans, de 1568 Ă  1648, divise le territoire en deux : une rĂ©publique fĂ©dĂ©rale au nord, les Provinces Unies (Belgica Foederata), et, au sud, les Pays-Bas mĂ©ridionaux (Belgica Regia) toujours dirigĂ©s par la couronne des Habsbourgs espagnols puis autrichiens. Cette partie comprend Ă  peu près tout le territoire de la Belgique moderne, Ă  l'exception de la PrincipautĂ© de Liège. Jusqu'Ă  son indĂ©pendance, ce territoire est convoitĂ© par les nombreux souverains et gouvernements français et est le théâtre de beaucoup de batailles des guerres franco-espagnoles et franco-autrichiennes durant les XVII et XVIII siècles, ce qui lui vaut de porter le surnom de « champ de bataille de l'Europe Â» — une rĂ©putation qui sera renforcĂ©e par les deux Guerres mondiales. En 1789-1790, la rĂ©gion acquiert une première fois son indĂ©pendance, suite Ă  la RĂ©volution brabançonne, sous la forme des États-Belgiques-Unis mais ceux-ci ne perdurent pas Ă  cause des luttes intestines entre Statistes et Vonckistes et Ă  cause de l'absence de reconnaissance et d'appui de la part des nations Ă©trangères. Après les campagnes militaires de 1794 dans les guerres de la RĂ©volution française, les Pays-Bas belgiques — y compris les territoires qui n'ont jamais Ă©tĂ© sous la domination personnelle des Habsbourgs, comme la PrincipautĂ© de Liège — sont annexĂ©s par la Première RĂ©publique française, mettant fin au règne hispano-autrichien sur la rĂ©gion. Les Pays-Bas belgiques sont rĂ©unifiĂ©s par le Royaume-Uni des Pays-Bas Ă  la dissolution du Premier Empire français en 1815.


     La rĂ©unification ne tient pas. Sous le pouvoir jugĂ© trop « napolĂ©onien Â» de Guillaume I, la restriction des libertĂ©s politique et religieuse, la sous-reprĂ©sentation politique et l'« exploitation fiscale Â» des provinces mĂ©ridionales font naĂ®tre une opposition catholique Ă  laquelle s'allient les libĂ©raux du sud du pays. Cet unionisme devient « spĂ©cifiquement belge et Ă©nonce des griefs spĂ©cifiquement belges Â». Le rĂ©gime pĂ©riclite alors dans le sud et la scission est effective, le roi ne pouvant se maintenir en Belgique que par l'usage de la force.

  - Sous-chapitre : PĂ©riode contemporaine

Indépendance

Article dĂ©taillĂ© : RĂ©volution belge.

     La rĂ©volution belge de 1830 conduit Ă  une seconde indĂ©pendance et l'Ă©tablissement d'un État neutre sous l'autoritĂ© d'un gouvernement provisoire et d'un congrès national. Avec l'installation de LĂ©opold de Saxe-Cobourg-Gotha comme premier roi des Belges, la Belgique devient une monarchie constitutionnelle et une dĂ©mocratie parlementaire. L'unionisme entre catholiques et libĂ©raux, scellĂ© en 1827-1828, est consacrĂ© par un compromis en 1830 : la construction d'un État libĂ©ral oĂą il n'y a pas de politique anticlĂ©ricale et oĂą le catholicisme est reconnu comme religion de la majoritĂ©, le tout basĂ© sur une constitution intouchable Ă  leurs yeux, qui garantit un nombre Ă©levĂ© de libertĂ©s comparĂ© aux autres lois fondamentales de l'Ă©poque. Cet unionisme se transforme après l'indĂ©pendance en « une coalition Ă©lectorale et gouvernementale permanente, constituĂ©e de membres modĂ©rĂ©s des deux partis qui n'ont pas oubliĂ© les leçons de la RĂ©volution brabançonne Â». Le pays est alors dirigĂ© par une oligarchie Ă©lue au suffrage censitaire et capacitaire Ă  reprĂ©sentation majoritaire, dont la seule langue est de facto le français. L'unionisme persistera tant que la peur d'une annexion nĂ©erlandaise ou française sera forte. Les libĂ©raux crĂ©ent ensuite leur parti et il s'ensuivra une pĂ©riode avec un système bipolaire entre tendances libĂ©rales et catholiques. L'apparition d'un parti catholique organisĂ© en 1869 voit les conservateurs en 1884 s'installer au pouvoir pendant 30 ans, et les socialistes crĂ©ent le parti ouvrier en 1885. Le pays connaĂ®t le vote plural Ă  reprĂ©sentation proportionnelle le 18 avril 1893 et — plus tardivement et par Ă©tapes — le suffrage universel ainsi que les premières avancĂ©es en matière de droits linguistiques comme la loi Coremans-De Vriendt en 1898. Il faut toutefois attendre le 10 avril 1967 pour voir une version complète en nĂ©erlandais de la Constitution officiellement reconnue et 1991 pour la version en allemand.


     Grâce Ă  une industrialisation prĂ©coce dès les dĂ©buts de la RĂ©volution industrielle au XVIII siècle, favorisĂ©e par des territoires densĂ©ment peuplĂ©s et par un blocus continental sous NapolĂ©on Ier, la Belgique connaĂ®t une forte expansion Ă©conomique et devient une puissance industrielle importante. Par l'interventionnisme de l'État, le pays se dote rapidement du premier rĂ©seau ferroviaire du continent europĂ©en, qui restera le plus dense. Il est le berceau d'avancĂ©es technologiques dans de nombreux domaines comme par exemple la chimie avec la dĂ©couverte d'un procĂ©dĂ© de fabrication industrielle de la soude par Ernest Solvay. Par l'initiative de son deuxième roi, LĂ©opold II, qui a acquis l'État indĂ©pendant du Congo comme possession privĂ©e après la ConfĂ©rence de Berlin en 1884-1885, la Belgique devient un empire colonial en 1908 après que le roi a lĂ©guĂ© la souverainetĂ© de son domaine Ă  l'État belge. La reprise par l'État du Congo s'impose fin 1905 après le rapport d'une commission d'enquĂŞte dĂ©plorant l'exploitation des indigènes et les abus qu'ils subissent, particulièrement pour la rĂ©colte du caoutchouc naturel..

Première Guerre Mondiale


     En 1914, la Première Guerre mondiale Ă©clate. L'Empire allemand ignore la neutralitĂ© de la Belgique et l'envahit en appliquant le Plan Schlieffen pour prendre Ă  revers les armĂ©es françaises. La majeure partie du pays, sauf la zone derrière l'Yser oĂą se retranche l'armĂ©e belge et le roi Albert I, est alors occupĂ©e et le gouvernement se rĂ©fugie Ă  Sainte-Adresse. L'occupation allemande met en place une Flamenpolitik destinĂ©e Ă  diviser la Belgique en deux Ă©tats satellites : la Flandre et la Wallonie. Après la guerre, le traitĂ© de Versailles donne la circonscription prussienne d'Eupen-Malmedy Ă  la Belgique, rattachement sanctionnĂ© par un plĂ©biscite controversĂ©. Historiquement, le territoire d'Eupen avait appartenu jusqu'en 1815 au duchĂ© du Brabant (les Pays d'Outre-Meuse et le duchĂ© de Limbourg), Sankt-Vith faisait partie du duchĂ© de Luxembourg et Malmedy de la principautĂ© abbatiale indĂ©pendante de Stavelot-Malmedy. Le vote n'est pas Ă  bulletin secret, ce qui fait craindre aux Ă©lecteurs des reprĂ©sailles : seuls 271 sur 33 726 Ă©lecteurs dĂ©clarent leur attachement Ă  la Prusse. La libĂ©ration est Ă©galement l'occasion pour le roi d'instaurer le suffrage universel masculin, grâce Ă  une « petite entorse Â» au droit constitutionnel belge.

Entre-deux-guerres


     Durant l'entre-deux-guerres, l'histoire de la Belgique est similaire au reste de l'Europe occidentale : une reconstruction Ă©nergique durant les annĂ©es folles, une crise Ă©conomique entre 1931 et 1935, l'Ă©mergence de partis fascistes avec la flambĂ©e rexiste de 1936-1937 autour de LĂ©on Degrelle et le VNV flamand de Staf de Clercq. Les mouvements wallons et flamands connaissent aussi une radicalisation et un raffermissement après la pĂ©riode de patriotisme belge Ă  la fin de la guerre. En 1934, Le roi Albert I dĂ©cède inopinĂ©ment et son fils LĂ©opold III lui succède. Tandis que l'instabilitĂ© ministĂ©rielle et les divisions nationales s'aggravent, des solutions de type autoritaire sont avancĂ©es par les divers partisans d'un « ordre nouveau Â», qui ont l'oreille complaisante du roi. En 1936, la Belgique dĂ©nonce l'alliance de 1920 avec les Franco-britanniques et se replie dans une stricte neutralitĂ©, refusant jusqu'au bout toute coopĂ©ration avec les Ă©tats-majors alliĂ©s alors mĂŞme que la menace hitlĂ©rienne s'affirme aux frontières.

Seconde Guerre Mondiale

Article dĂ©taillĂ© : ArmĂ©e belge en 1940.

     En mai 1940, la Belgique est de nouveau envahie par l'Allemagne. L'armĂ©e belge ne rĂ©siste pas longtemps Ă  la Blitzkrieg allemande, mais tandis que le gouvernement et le Parlement sont partisans de poursuivre la lutte hors des frontières aux cĂ´tĂ©s des AlliĂ©s, le roi estime la guerre finie pour le royaume et choisit la capitulation de l'armĂ©e au terme de la campagne des dix-huit jours (28 mai 1940). RestĂ© en Belgique comme « prisonnier de guerre Â», il est dĂ©clarĂ© « dans l'impossibilitĂ© de rĂ©gner Â» par le gouvernement en exil d'Hubert Pierlot, rĂ©fugiĂ© Ă  Londres et disposant du Congo belge. Le roi reste silencieux durant toute l'occupation et ne donne aucun signe d'appui Ă  la rĂ©sistance, au gouvernement de Londres et Ă  la cause alliĂ©e.


     Dans le mĂŞme temps, des millions de Belges ont pris le chemin de l'exil vers la France « craignant, comme le confirme l'historien Max Lagarrigue, de subir les mĂŞmes atrocitĂ©s que durant la Grande Guerre Â» Accueillis pour leur grande majoritĂ© dans le Midi de la France, ils rentrent pour la plupart en septembre - octobre 1940. « Les Allemands vont faciliter et encourager leur retour afin de remettre en marche le bassin sidĂ©rurgique belge qui participera Ă  l'effort de guerre de l'occupant Â»


     Les Belges vivent sous l'occupation jusqu'Ă  la LibĂ©ration par les forces alliĂ©es en septembre 1944. Les quatre annĂ©es passĂ©es sous l'administration militaire allemande, dirigĂ©e par le gĂ©nĂ©ral Alexander von Falkenhausen, voient notamment la dĂ©portation sans retour de 25 000 Juifs du pays vers Auschwitz-Birkenau, avec la collaboration parfois des autoritĂ©s (la municipalitĂ© d'Anvers collabore aux rafles, mais celle de Bruxelles s'y refuse, tandis que le collège des secrĂ©taires gĂ©nĂ©raux de ministères reste passif ou se compromet). AidĂ© des collaborationnistes, l'occupant traque les rĂ©sistants qui sont arrĂŞtĂ©s par milliers, souvent torturĂ©s et dĂ©portĂ©s en camps de concentration depuis le fort de Breendonk. Près de 300 otages sont Ă©galement fusillĂ©s en reprĂ©sailles aux attentats d'une partie de la rĂ©sistance. LivrĂ© Ă  la faim, au pillage et au marchĂ© noir, le pays voit aussi plusieurs centaines de milliers des siens envoyĂ©s travailler de force dans les usines de guerre nazies outre-Rhin. La sympathie de certains milieux flamands pour l'occupant, qui ne va pas hĂ©siter d'attiser la division des Flamands et des Wallons pour mieux rĂ©gner contribuera Ă  nourrir de nouvelles rancĹ“urs intercommunautaires après la libĂ©ration. La collaboration Ă©conomique a Ă©tĂ© forte dans l'ensemble du pays. Le fasciste LĂ©on Degrelle, n'a pas arrĂŞtĂ© de souligner le « caractère germanique Â» de la Wallonie. Après la bataille des Ardennes fin dĂ©cembre 1944, les derniers soldats allemands sont chassĂ©s de Belgique.

Après la Guerre


     La LibĂ©ration est mouvementĂ©e. Il n'y a pas comme en 1918 une exaltation nationale. La guerre a laissĂ© des sĂ©quelles : la rĂ©pression de l'incivisme et de la collaboration se fait dans un contexte souvent passionnĂ©. Un certain nombre de personnes sont condamnĂ©es judiciairement tandis que l'Ă©puration civique se fait aussi de manière extra-judiciaire, notamment par des sanctions administratives. Cette politique de rĂ©pression donne lieu Ă  des dĂ©rapages qui conduisent Ă  la dĂ©mission de plusieurs ministres de la Justice. Cela, plus une diffĂ©rence de climat sensible en Flandre fait Ă©merger une nouvelle revendication dans le mouvement flamand : l'amnistie. En plus de la rĂ©pression et des demandes d'amnistie, la question royale pèse lourdement sur la vie politique du pays : le roi LĂ©opold III, transfĂ©rĂ© dans le Reich en juin 1944, ne peut rentrer au pays après sa libĂ©ration en mai 1945, car son « testament politique Â» rĂ©digĂ© au printemps 1944, peu amène avec les AlliĂ©s et le gouvernement en exil et ignorant la rĂ©sistance, a montrĂ© son dĂ©calage avec le gouvernement Pierlot, l'opinion et l'Ă©volution gĂ©nĂ©rale.

Remise en question du régime

     La question du retour du roi se cristallise autour d'un clivage politique et communautaire : les sociaux-chrĂ©tiens et la forte majoritĂ© des Flamands y sont favorables, les autres partis et la majoritĂ© des Wallons hostiles. Cette question royale conduira Ă  l'abdication de LĂ©opold III et Ă  l'intronisation de son fils Baudouin en juillet 1951. Les partis politiques s'affrontent Ă©galement dans une nouvelle guerre scolaire dans les annĂ©es 1950 avec comme Ă©pilogue le Pacte scolaire de 1958, avec un rapport de force diffĂ©rent selon la rĂ©gion, prĂ©sageant la prochaine importance du clivage linguistique et des problèmes communautaires.

Colonies


     L'aventure coloniale belge s'arrĂŞte en 1960 avec l'indĂ©pendance du Congo et 1962 avec celle du Burundi et du Rwanda dont la Belgique est, depuis l’issue de la Première Guerre mondiale, la puissance mandataire par la SociĂ©tĂ© des Nations. Le gĂ©nocide rwandais de 1994 suscitera d'âpres polĂ©miques, avec la dĂ©couverte des lourdes consĂ©quences d'une politique coloniale belge qui avait montĂ© dĂ©libĂ©rĂ©ment les communautĂ©s hutu et tutsie l'une contre l'autre et exacerbĂ© artificiellement un clivage peu dĂ©veloppĂ© (ainsi en imposant la mention de l'ethnie sur les cartes d'identitĂ©).

Après 1960


     En 1960, la Belgique est Ă©galement secouĂ©e par une crise politique. Pour faire face aux difficultĂ©s dues Ă  la perte du Congo belge et les nouvelles conditions de compĂ©tition Ă©conomique en Europe, la coalition socio-chrĂ©tienne et libĂ©rale Ă©labore un programme de relance Ă©conomique et d'austĂ©ritĂ© — la loi unique — qui entraĂ®ne durant l'hiver 1960-1961 la plus grande grève gĂ©nĂ©rale que la Belgique ait connue. Celle-ci est initiĂ©e par la partie wallonne de la FGTB et est bien plus suivie en Wallonie oĂą elle s'accompagne de la menace de scinder le pays de la part des militants wallons. Ces Ă©vĂ©nements marquent le dĂ©but de la cristallisation du clivage linguistique qui entraĂ®ne de nouvelles lĂ©gislations linguistiques dont la fixation de la frontière linguistique, la scission de l'universitĂ© de Louvain, et surtout marque la fin de l'État unitaire belge par la crĂ©ation des CommunautĂ©s en 1970 et des RĂ©gions en 1980 par une suite de rĂ©visions de la constitution. Les annĂ©es 1980 sont marquĂ©es par le passage Ă  un État fĂ©dĂ©ral qui est officiellement reconnu par la constitution de 1993.

Relations européennes


     La Belgique est un des pays fondateurs de l'OTAN, avec le traitĂ© de Bruxelles en 1958 et le TraitĂ© de l'Atlantique Nord le 4 avril 1949, et de l'Union europĂ©enne avec la crĂ©ation du Benelux le 5 septembre 1944, la signature de la CommunautĂ© europĂ©enne du charbon et de l'acier le 18 avril 1951 et du TraitĂ© de Rome le 25 mars 1957.

  - Sous-chapitre : Etymologie


     La première mention de la Belgica nous est parvenue dans la Guerre des Gaules, relatant la conquĂŞte du territoire par Jules CĂ©sar. Ces termes disparaissent presque totalement après les grandes invasions, en ne subsistant que sous la plume de quelques ecclĂ©siastiques. Ils ne rĂ©apparaissent qu'Ă  la seconde moitiĂ© du IX siècle après la scission de l'empire de Charlemagne avec la crĂ©ation de la Lotharingie. Les clercs de l'Ă©poque utilisent le terme Belgica pour dĂ©signer le royaume de Lothaire II situĂ© entre la Gallia de Charles le Chauve et la Germania de Louis le Germanique. Les dĂ©nominations Belgae, Belgica, Gallia Belgica disparaissent de nouveau au XII siècle après la disparition de la Lotharingie.


     Aux XV et XVI siècles, les diffĂ©rents territoires se retrouvent peu Ă  peu sous la mĂŞme autoritĂ©. Le terme Belgica rĂ©apparaĂ®t avec les humanistes de la Renaissance mais son utilisation reste limitĂ©e dans les cercles intellectuels mais rĂ©pond Ă  un besoin car on cherche des dĂ©nominateurs communs pour ces principautĂ©s. Un autre terme apparaĂ®t : Belgium, Belgia. Ă€ cette Ă©poque, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et le Nord de la France actuels Ă©taient connus comme les Pays-Bas ou les Provinces belgiques, qui couvraient plus ou moins le territoire des Dix-sept Provinces, sans la principautĂ© de Liège qui a toujours Ă©tĂ© une enclave.


     Aux XVII et XVIII siècles, le mot Belgique redevient un terme administratif et Ă©galement le nom d'une allĂ©gorie reprĂ©sentant la nymphe des Pays-Bas. Sa portĂ©e sĂ©mantique se rĂ©duit cependant avec la division des Dix-sept provinces après la guerre de Quatre-Vingts Ans : il est de plus en plus utilisĂ© pour ne parler que des provinces mĂ©ridionales et ses habitants mais reste un synonyme de nĂ©erlandais y compris en nĂ©erlandais. Les États-Belgiques-Unis se dit Verenigde Nederlandse Staten ou Verenigde Belgische Staten en nĂ©erlandais. Lors de l'annexion par la France, ainsi que la rĂ©union de la PrincipautĂ© de Liège Ă  la RĂ©publique Française, le terme belge devient courant pour dĂ©signer les habitants des rĂ©gions de l'actuel Royaume de Belgique. En 1830, le mot Belgique devient un substantif et le mot belge devient un qualificatif.






Chapitre : Politique


Article dĂ©taillĂ© : Politique de la Belgique.

     La Belgique est une monarchie constitutionnelle et parlementaire dont le roi actuel est Albert II, sixième roi des Belges. C'est un État fĂ©dĂ©ral depuis 1994 composĂ© de six entitĂ©s fĂ©dĂ©rĂ©es : trois rĂ©gions (bruxelloise, flamande et wallonne) et trois communautĂ©s (flamande, française et germanophone). La population belge est rĂ©partie comme suit : 1,0 million d'habitants vivent en rĂ©gion bruxelloise (9,74 %), 6,1 millions en rĂ©gion flamande (57,80 %) et 3,4 millions en rĂ©gion wallonne (32,46 %).


     La Belgique a trois langues officielles : l'allemand, le français et le nĂ©erlandais. C'est un pays de tradition catholique romaine, mais qui connaĂ®t une certaine dĂ©christianisation.

  - Sous-chapitre : Organisation politique

Constitution belge, titre premier (extraits)


     # Art. 1er La Belgique est un État fĂ©dĂ©ral qui se compose des communautĂ©s et des rĂ©gions.

  1. Art. 2

     La Belgique comprend trois communautĂ©s : la CommunautĂ© française, la CommunautĂ© flamande et la CommunautĂ© germanophone.

  1. Art. 3

     La Belgique comprend trois rĂ©gions : la RĂ©gion wallonne, la RĂ©gion flamande et la RĂ©gion bruxelloise.

  1. Art. 4

     La Belgique comprend quatre rĂ©gions linguistiques : la rĂ©gion de langue française, la rĂ©gion de langue nĂ©erlandaise, la rĂ©gion bilingue de Bruxelles-Capitale et la rĂ©gion de langue allemande. Chaque commune du Royaume fait partie d'une de ces rĂ©gions linguistiques. (...)

  1. Art. 5

     La RĂ©gion wallonne comprend les provinces suivantes : le Brabant wallon, le Hainaut, Liège, le Luxembourg et Namur. La RĂ©gion flamande comprend les provinces suivantes : Anvers, le Brabant flamand, la Flandre occidentale, la Flandre orientale et le Limbourg. (...)

Gouvernement fédéral

    Liste :
  • Au niveau fĂ©dĂ©ral, le pouvoir lĂ©gislatif se compose de la Chambre des ReprĂ©sentants (150 membres) et du SĂ©nat (71 sièges), Ă©lus tous les quatre ans (la prochaine Ă©chĂ©ance tombera en juin 2011). Le pouvoir lĂ©gislatif fĂ©dĂ©ral rĂ©dige les lois et contrĂ´le le pouvoir exĂ©cutif. Il est exercĂ© par le Parlement et par le roi.
  • Le pouvoir exĂ©cutif est composĂ© du roi, des ministres et des secrĂ©taires d'Etat (le Premier ministre Ă©tant un primus inter pares). Le pouvoir exĂ©cutif dirige le pays en ce qui concerne les matières nationales (armĂ©es, affaires intĂ©rieures et Ă©trangères, finances, etc.). Il fait en sorte que les lois soient appliquĂ©es de manière concrète et qu’elles soient respectĂ©es. Depuis le 25 novembre 2009, le Premier ministre belge est Yves Leterme, issu du parti CD&V.
  • Le pouvoir judiciaire est, quant Ă  lui exercĂ© par les cours et les tribunaux. Il se prononce en matière de litiges. Il contrĂ´le Ă©galement la lĂ©galitĂ© des actes du pouvoir exĂ©cutif.

Commission commune de Bruxelles


     Les domaines communautaires de Bruxelles, ville bilingue, sont gĂ©rĂ©s soit conjointement par les Francophones et les NĂ©erlandophones, au sein de la CoCCom (Commission communautaire commune), soit sĂ©parĂ©ment et en fonction de l'appartenance au groupe linguistique des citoyens concernĂ©s, au sein de la CoCoF (Commission communautaire francophone) ou de la CoCoN (Commission communautaire nĂ©erlandophone).

  - Sous-chapitre : Les partis politiques


     Tous les grands partis sont, depuis la fĂ©dĂ©ralisation du pays en 1970, les reprĂ©sentants de leur communautĂ© linguistique. L'on compte donc des partis politiques flamands et des partis politiques francophones. Les diffĂ©rences sont marquĂ©es entre les deux grandes communautĂ©s du pays, mais chacune possède un parti libĂ©ral (l'Open-VLD pour la rĂ©gion flamande, le MR pour la rĂ©gion wallonne), un parti socialiste, (SP.a/PS), un parti chrĂ©tien dĂ©mocrate (CD&V/cDH) et un parti vert (groen !/Écolo), aux cĂ´tĂ©s de formations "mineures".

Crise politique


     Après les dernières Ă©lections fĂ©dĂ©rales du 10 juin 2007, les partis libĂ©raux et sociaux-chrĂ©tiens tentèrent en vain de former un gouvernement national (ou fĂ©dĂ©ral). Cette grave crise de plusieurs mois, sur un fond de profond dĂ©saccord communautaire, constitua un fait sans prĂ©cĂ©dent dans l’histoire politique du pays. Un accord obtenu plus de six mois après les Ă©lections, en dĂ©cembre 2007, a mis un terme (provisoire) Ă  cette crise par la mise en place d'un gouvernement « transitoire Â» dirigĂ© par le premier ministre sortant Guy Verhofstadt. Le 20 mars 2008, après 9 mois de nĂ©gociations, Yves Leterme devient premier ministre et le nouveau gouvernement est installĂ©. Cependant la dĂ©mission du Premier ministre Yves Leterme le 15 juillet 2008 (bien que non acceptĂ©e par le Roi des belges Albert II) replonge le pays dans l'incertitude d'une crise politique en ne permettant la prolongation du gouvernement actuel que sous une forme de plus en plus tronquĂ©e et reportant les sujets brĂ»lants Ă  des dates ultĂ©rieures, relançant le dĂ©bat sur l'opportunitĂ© de voter anticipativement en 2009, lors du scrutin rĂ©gional, et d'ainsi Ă  nouveau unifier les Ă©lections rĂ©gionales et lĂ©gislatives. Il propose la dĂ©mission de son gouvernement les 19 et 22 dĂ©cembre 2008, et, le roi Albert II accepte finalement la seconde proposition de dĂ©mission.


     Un sondage rĂ©alisĂ© par les quotidiens « La voix du Nord Â» et « Le Soir Â» dĂ©but juillet 2008 a rĂ©vĂ©lĂ© que 49 % des Wallons interrogĂ©s favorisent, parmi plusieurs options, un rattachement Ă  la France en cas de scission de la Belgique, alors qu'ils n'Ă©taient que 29 % en janvier de la mĂŞme annĂ©e.

  - Sous-chapitre : Politique Ă©trangère


     La Belgique est membre fondateur de l'Union europĂ©enne et de l'OTAN. Son territoire abrite les principales institutions de ces deux organisations internationales. La Belgique est aussi un membre ou est affiliĂ©e Ă  de nombreuses organisation internationales, comme ACCT, AEN, AID, AIE, AIEA, BAfD, BAsD, BEI, Benelux, BERD, BID, BIRD, BRI, CCC, CE, CERN, CIO, CNUCED, ComitĂ© Zangger, CPA, CPEA, CPI, ESA, FAO, FIDA, FISCR, FMI, Groupe d'Australie, GFN, G-10, Inmarsat, Interpol, ISO, MICR, MINUK, MONUC (observateurs), OACI, OCDE, OEA (observateur), OTAN, OHI, OIAC, OIM, OIT, OMC, OMI, OMM, OMPI, OMS, ONU, ONUDI, ONUST, OSCE, SFI, UE, UEM, UEO, UIT, UNECE, UNESCO, UNHCR, UNMOGIP, UNRWA, UPU.

  - Sous-chapitre : Politique environnementale

Protocole de Kyoto


     SignĂ© le 29 avril 1998 et approuvĂ© le 21 mai 2002 par l’ensemble des membres de l’UE, dont il est dĂ©sormais une condition Ă  l’adhĂ©sion, le Protocole de Kyoto est entrĂ© en vigueur le 16 fĂ©vrier 2005. En vertu du protocole, la Belgique doit rĂ©duire ses Ă©missions de gaz Ă  effet de serre de 7,5% par rapport aux Ă©missions enregistrĂ©es en 1990. Elle a dès lors rĂ©parti son engagement de rĂ©duction entre les RĂ©gions et le fĂ©dĂ©ral de la façon suivante :

    Liste :
  • RĂ©gion Wallonne : -7,5%
  • RĂ©gion Flamande : -5,2%
  • RĂ©gion Bruxelloise : +3,475%
  • Le fĂ©dĂ©ral comblera la diffĂ©rence par l’achat d’unitĂ©s de rĂ©duction liĂ©es aux mĂ©canismes de flexibilitĂ© du Protocole de Kyoto (+/- 2,46 millions de tonnes de CO2/an)

     Comme la compĂ©tence est très transversale entre les RĂ©gions et le fĂ©dĂ©ral, 2 institutions ont Ă©tĂ© créées :

    Liste :
  • La Commission Nationale Climat (Concertation sur les dossiers intrabelge)
  • Le Groupe Ă  effet de serre (Concertation sur les dossiers internationaux)





Chapitre : Organisation de l’État fédéral belge


Article dĂ©taillĂ© : Politique de la Belgique.



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Armoiries de la Belgique



     La Belgique est une monarchie constitutionnelle et parlementaire. Le chef de l'État est le roi Albert II mais le pouvoir est exercĂ© par un Parlement bicamĂ©ral et un gouvernement, Ă©lus tous les quatre ans. Reflet des rĂ©partitions linguistiques de la population, le pays est divisĂ© depuis 1970 en trois communautĂ©s linguistiques et trois rĂ©gions territoriales. La Constitution fut amendĂ©e en 1993 pour adopter un système fĂ©dĂ©ral afin d’éviter la rupture entre nĂ©erlandophones et francophones. MalgrĂ© cela, les tensions politiques, culturelles, linguistiques et Ă©conomiques existent toujours entre les deux communautĂ©s. Un parti politique flamand, le Vlaams Belang, prĂ´ne ainsi l’indĂ©pendance de la Flandre Ă  court terme tandis qu’un parti francophone très minoritaire, le RWF, souhaite le rattachement de la Wallonie et de Bruxelles Ă  la France. Ces deux mouvements sont d’obĂ©dience rĂ©publicaine par nature.Toutefois, en pratique, le pays conserve quelques caractĂ©ristiques confĂ©dĂ©rales.


     Le fĂ©dĂ©ralisme belge est bâti sur le concept d’équipollence des normes, c’est-Ă -dire que le niveau de pouvoir fĂ©dĂ©ral n’a aucune prĂ©sĂ©ance par rapport aux entitĂ©s fĂ©dĂ©rĂ©es. Un dĂ©cret votĂ© au Parlement wallon ne peut ainsi pas ĂŞtre contredit par une loi belge. De plus, comme les entitĂ©s fĂ©dĂ©rĂ©es ont, pour l’essentiel, des compĂ©tences exclusives (y compris sur la scène internationale), une mĂŞme compĂ©tence ne peut pas ĂŞtre dĂ©tenue Ă  la fois par les entitĂ©s fĂ©dĂ©rĂ©es et par l’État belge.

Structure de l’État belge
NomTerritoire de compétenceLégislatifExécutif
État fĂ©dĂ©ralTout le paysParlement fĂ©dĂ©ral composĂ© de :Gouvernement fĂ©dĂ©ral
Communauté flamande et Région flamandeLes cinq provinces de la Région flamande, ainsi que les 19 communes bilingues de la Région de Bruxelles-Capitale où elle n’exerce de compétences que pour les matières communautairesParlement flamand (Vlaams Parlement)Gouvernement flamand
Communauté françaiseLes cinq provinces de la Région wallonne (à l’exception des 9 communes germanophones), ainsi que les 19 communes bilingues de la Région de Bruxelles-Capitale où elle n’exerce de compétences que pour les matières communautairesParlement de la Communauté françaiseGouvernement de la Communauté française
Communauté germanophoneLes 9 communes germanophones des cantons de l’EstParlement de la Communauté germanophone (Parlament der Deutschsprachigen Gemeinschaft)Gouvernement de la Communauté germanophone
Région wallonneLes cinq provinces wallonnesParlement wallonGouvernement wallon
Région de Bruxelles-CapitaleLes 19 communes de BruxellesParlement bruxelloisGouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale
Assemblées des Commissions communautaires (Cocom, Cocof et Vgc)Collèges des Commissions communautaires (Cocom, Cocof et Vgc)

     En 1980 lors de la crĂ©ation des RĂ©gions, les Flamands ont immĂ©diatement transfĂ©rĂ© toutes leurs compĂ©tences rĂ©gionales Ă  la CommunautĂ© flamande, comme l’autorise la Constitution. Les six dĂ©putĂ©s du Parlement flamand provenant de la RĂ©gion de Bruxelles-Capitale ne votent toutefois pas les dĂ©crets concernant les matières rĂ©gionales.


     Le pouvoir fĂ©dĂ©ral est entre les mains du Premier ministre et de son gouvernement. Depuis les Ă©lections de juin 2007 les dĂ©mocrates-chrĂ©tiens (communautĂ© flamande) et les libĂ©raux francophones (communautĂ© française) disposent ensemble de la majoritĂ© Ă  la Chambre des reprĂ©sentants (81 des 150 sièges). L’État fĂ©dĂ©ral est compĂ©tent dans tous les domaines d’intĂ©rĂŞt national, tels que la dĂ©fense et les affaires internationales, toute la sĂ©curitĂ© sociale, 95 % de la fiscalitĂ©, l’économie, les tĂ©lĂ©communications et d’importantes compĂ©tences semi-fĂ©dĂ©ralisĂ©es, comme dans le domaine de la recherche scientifique, et dans l’enseignement (âge de l’obligation scolaire, diplĂ´mes, etc.).


     Les CommunautĂ©s - française, flamande, germanophone - sont responsables de la culture et de l’éducation (Ă©coles, bibliothèques, théâtres, audiovisuel…) ainsi que de l’aide aux personnes. Les RĂ©gions - flamande, wallonne, Bruxelles-Capitale - s’occupent des problèmes territoriaux et Ă©conomiques (transports, plan d’amĂ©nagement du territoire…) pour la rĂ©gion qui les concerne. CommunautĂ©s et RĂ©gions maĂ®trisent, en outre, les relations internationales relevant des matières de leur compĂ©tence, Ă  l’exception de l’aide au tiers-monde dans ces mĂŞmes domaines.


     Chaque province et chaque commune appartient Ă  une RĂ©gion, et est soumise Ă  sa tutelle.

ProvincesTerritoire de la Province (5 provinces flamandes, 5 provinces wallonnes, et la RĂ©gion de Bruxelles-Capitale)La province a deux rĂ´les :
    Liste :
  • ExĂ©cuter certaines dĂ©cisions prises Ă  d’autres niveaux ;
  • DĂ©velopper des initiatives propres.

     Ă€ Bruxelles le rĂ´le de la province est exercĂ© par la RĂ©gion. La RĂ©gion a quand mĂŞme un gouverneur chargĂ© d’exĂ©cuter les dĂ©cisions du pouvoir fĂ©dĂ©ral et un vice-gouverneur chargĂ© de faire respecter les accords linguistiques dans les administrations.

CommunesTerritoire de la Commune (19 communes de Bruxelles, 262 communes wallonnes et 308 communes flamandes)Sous la tutelle de la Région à laquelle la commune appartient, elle doit exercer un ensemble de missions obligatoires (CPAS, état-civil, enseignement primaire communal…)





Chapitre : Entités fédérées et subdivisions spécifiques





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Principales villes de Belgique


  - Sous-chapitre : RĂ©gions

Article dĂ©taillĂ© : RĂ©gions de Belgique.

     Les RĂ©gions (RĂ©gion wallonne, RĂ©gion flamande et RĂ©gion de Bruxelles-Capitale) sont les entitĂ©s fĂ©dĂ©rĂ©es principalement compĂ©tentes en matière d'Ă©conomie rĂ©gionale.

    Liste :
  • Le pouvoir lĂ©gislatif se compose d'un parlement Ă©lu par RĂ©gion, dont le mandat est renouvelĂ© tous les cinq ans ; l'Ă©chĂ©ance est la mĂŞme pour les trois rĂ©gions du pays (la prochaine est fixĂ©e au mois de juin 2013). Le parlement rĂ©gional rĂ©dige des dĂ©crets ayant force de loi dans les compĂ©tences rĂ©gionales (infrastructures, transports, tourisme, budget, etc.) et contrĂ´le l'exĂ©cutif rĂ©gional.
  • Le pouvoir exĂ©cutif est dĂ©signĂ© parmi les membres Ă©lu du Parlement, il veille Ă  l'application des lois fĂ©dĂ©rales et des dĂ©crets rĂ©gionaux.
  • Il n'y a pas de pouvoir judiciaire rĂ©gional ; la justice est une compĂ©tence fĂ©dĂ©rale mais les arrondissements judiciaires reflètent les rĂ©alitĂ©s linguistiques de leur territoire.

  - Sous-chapitre : CommunautĂ©s

Article dĂ©taillĂ© : CommunautĂ©s de Belgique.

     Les CommunautĂ©s (CommunautĂ© française, CommunautĂ© flamande et CommunautĂ© germanophone) sont les entitĂ©s fĂ©dĂ©rĂ©es qui sont compĂ©tentes en matière culturelle et gèrent les matières dites personnalisables. Les communautĂ©s sont subsidiĂ©es par l’État fĂ©dĂ©ral.

    Liste :
  • Le pouvoir lĂ©gislatif se compose d'un parlement Ă©lu par RĂ©gion, dont le mandat est renouvelĂ© tous les cinq ans ; l'Ă©chĂ©ance est la mĂŞme que pour les trois rĂ©gions du pays (la prochaine est fixĂ©e au mois de juin 2013). Le parlement communautaire rĂ©dige des dĂ©crets ayant force de loi dans les compĂ©tences qui lui sont assignĂ©es (enseignement, usage des langues reconnues, petite enfance et aide Ă  la jeunesse, etc.).
  • Le pouvoir exĂ©cutif des communautĂ©s est exercĂ© par les ministres Ă©lus parmi les membres Ă©lus du Parlement de la CommunautĂ©. Les membres des gouvernements des trois communautĂ©s peuvent siĂ©ger Ă©galement dans un Gouvernement rĂ©gional

  - Sous-chapitre : Provinces

Article dĂ©taillĂ© : Provinces de Belgique.

     Les provinces reprĂ©sentent un niveau politique intermĂ©diaire entre la RĂ©gion et la commune. La Belgique (en dehors de la rĂ©gion bruxelloise qui constitue un territoire provincial quasiment dĂ©nuĂ© d’institutions provinciales, Ă  l’exception d’un gouverneur), est divisĂ©e en dix provinces, qui dĂ©pendent directement des RĂ©gions :


     Provinces flamandes en français et nĂ©erlandais (avec chefs-lieux entre parenthèses) :




Image (cliquez pour agrandir) :

Régions et provinces de Belgique



     Provinces wallonnes en français et nĂ©erlandais (avec chefs-lieux entre parenthèses) :


     Liste des provinces belges (et administrations locales)






Chapitre : Culture


Articles dĂ©taillĂ©s : Culture de la Belgique et Musique belge.

     La vie culturelle belge a eu tendance Ă  se dĂ©velopper dans chaque communautĂ©. Les Ă©lĂ©ments intercommunautaires sont moins nombreux, en partie Ă  cause de l'absence d'universitĂ© bilingue, Ă  part l’AcadĂ©mie royale, de mĂ©dias communs, ni d'organisations culturelles ou scientifiques significatives oĂą toutes les communautĂ©s sont reprĂ©sentĂ©es. Ces Ă©lĂ©ments prĂ©cisĂ©s, la Belgique en tant que telle est culturellement connue pour son art raffinĂ© et son architecture. Il y a lieu de remarquer que l'Internet est aussi un Ă©lĂ©ment de fracture communautaire dans la mesure oĂą les deux communautĂ©s ne participent pratiquement Ă  aucune communication en ligne commune que ce soit sur le plan culturel, scientifique, technique ou mĂŞme les hobbies, les francophones frĂ©quentant plutĂ´t les cercles français et les Flamands s'organisant entre eux.


     La rĂ©gion correspondant aujourd’hui Ă  la Belgique a Ă©tĂ© le berceau de mouvements artistiques majeurs qui ont eu une influence importante sur l’art europĂ©en. L’art mosan, la peinture flamande de la Renaissance, la peinture baroque, les architectures romane, gothique, Renaissance, baroque et Art nouveau ainsi que la musique classique de la Renaissance sont des Ă©lĂ©ments majeurs de l'histoire de l’Art.


     Les surrĂ©alistes sont largement reprĂ©sentĂ©s en Belgique avec des artistes comme Magritte ou encore Ensor, on dit mĂŞme que le surrĂ©alisme, c'est l'âme belge.

  - Sous-chapitre : FĂŞtes et jours fĂ©riĂ©s


     Tableau des fĂŞtes et jours fĂ©riĂ©s nationaux, rĂ©gionaux et communautaires :

Fêtes et jours fériés
DateNomRemarques
1 janvierJour de l'an (fĂ©riĂ©)
Date mobileCarnaval
Date mobilePâques
Date mobileLundi de Pâques (férié)
1 maiFĂŞte du Travail (fĂ©riĂ©)
6 jeudi après PâquesAscension (férié)
8 mai ou autre date dans la première semaine de maiFête de l'IrisFonctionnaire de la Région bruxelloise uniquement
2 dimanche de maiFête des mères
7 dimanche après PâquesPentecôte
8 lundi après PâquesLundi de la Pentecôte (férié)
2 dimanche de juinFête des pères
11 juilletCommémoration de la bataille des Éperons d'Or (bataille où les Français furent battus par des troupes flamandes, brabançonnes et namuroises)Fonctionnaire de la Communauté flamande uniquement
21 juilletFête nationale belge (férié)Prestation de serment constitutionnel du premier roi des Belges Léopold I en 1831
15 aoûtAssomption (férié)
3 dimanche de septembreFête de WallonieRégion wallonne uniquement
27 septembreCommémoration des Journées de septembre 1830 (pendant lesquelles les volontaires insurgés chassèrent l'occupant hollandais et permirent l'indépendance de la Belgique)Fonctionnaire de la Communauté française de Belgique uniquement
1 novembreToussaint (fĂ©riĂ©)
11 novembreArmistice (férié)Armistice de 1918
15 novembreFête de la Communauté germanophoneFonctionnaire de la Communauté germanophone uniquement
Fête du Roi, puisque c’est la Saint-Léopold (premier roi des Belges). Férié pour les fonctionnaires fédéraux.Fonctionnaires fédéraux.
25 décembreNoël (férié)Naissance de Jésus-Christ





Chapitre : Enseignement







Chapitre : Sport


Article dĂ©taillĂ© : Sport en Belgique.





Chapitre : Économie







Chapitre : Justice


Article dĂ©taillĂ© : L'organisation judiciaire en Belgique.





Chapitre : Armée


Article dĂ©taillĂ© : ArmĂ©e belge.

     L’ArmĂ©e belge compte, en 2005, 26 400 hommes dans l’armĂ©e de terre, 8 600 dans l’aviation, 2 400 dans la marine et 2 000 au service mĂ©dical, soit un total de 39 400 hommes. Le recrutement y est essentiellement basĂ© sur le volontariat de carrière depuis la suspension du service militaire (le 1 mars 1995). Ă€ cela s’ajoutent les principes de rĂ©serve volontaire (militaire de carrière ou civil ayant signĂ© un engagement) et obligatoire, uniquement pour les membres du cadre et ce, pendant une durĂ©e dĂ©terminĂ©e.






Chapitre : Divers





Image (cliquez pour agrandir) :

La Semois, près de Bouillon


    Liste :
  • Lignes de tĂ©lĂ©phone fixe : 4 718 682 soit 44,9 pour 100 habitants (en 2006) ; source INS (statbel.fgov.be)
  • TĂ©lĂ©phones mobiles : 9 659 819 soit 91,9 pour 100 habitants (en 2006) ; source INS (statbel.fgov.be)
  • Postes de radio : 8,075 millions (en 1997)
  • Postes de tĂ©lĂ©vision : 3 556 235 (en 2001) ; source INS (statbel.fgov.be)
  • Utilisateurs d'Internet : 5,5 millions (en 2006) soit 52,6% de la population ; source INS (statbel.fgov.be)
  • Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 61 (en 2000)
  • Routes : 151 372 km (en 2006) rĂ©parties comme suit :
      Liste :
    • RĂ©gion-Bruxelles-Capitale : 1 881 km
    • RĂ©gion Wallonne : 79 708 km
    • RĂ©gion Flamande : 69 783 km ;
  • Voies ferrĂ©es : 3 521 km (en 2005)
  • Voies navigables : 2 043 km
  • Nombre d’aĂ©roports : 43 (dont 25 avec des pistes goudronnĂ©es) (en 2006)





Chapitre : Personnalités belges







Chapitre : Codes



     La Belgique a pour codes :






Chapitre : Notes et références


  1. ↑ Source : SFP Économie (1 janvier 2008)
  2. ↑ PIB à parité de pouvoir d'achat, d'après le Fonds monétaire international (FMI).
  3. ↑ PIB nominal, d'après le Fonds monétaire international (FMI).
  4. ↑ Article premier de la Constitution belge
  5. ↑ En 2008, 43 % des Belges francophones se disent catholiques et 17 % se disent athĂ©es. Source : Le Baromètre du religieux 2008, Sonecom, http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=407536.
  6. ↑ Il n'a pas été tenu compte des entités de Baerle-Duc.
  7. ↑ Le tracé de la Vennbahn a été exclu du calcul.
  8. ↑ Pour la limite côtière, le tracé de la digue a servi de référence, en passant par la ligne des constructions du port maritime de Zeebruges.
  9. ↑ Géographie physique - généralités sur le site de l'Institut géographique national.
  10. ↑ http://www.meteo.be/meteo/view/fr/360361-Parametres.html#ppt_757427
  11. ↑ (en) Fred Pearce, « Sewage-laden Belgian water worst in world Â», 2003, New Scientist. ConsultĂ© le 3 juin 2008
  12. ↑ (en) Indice de Performance Écologique - Score et classement - Centre de Yale pour la politique et la législation environnementales et le Columbia University Center for International Earth Science Information Network
  13. ↑ La population belge s'Ă©tablit au 1/1/2007 Ă  10 584 534 habitants. Elle se dĂ©compose de la façon suivante (Source : DĂ©mographie de la Belgique) :
      Liste :
    • RĂ©gion flamande : 6 117 440 habitants ;
    • RĂ©gion wallonne : 3 435 879 habitants ;
    • RĂ©gion de Bruxelles-Capitale : 1 031 215 habitants.
    Le nombre de francophones peut ĂŞtre objectivement estimĂ© comme suit :
      Liste :
    • la population de la rĂ©gion wallonne (moins la communautĂ© germanophone estimĂ©e Ă  75000 habitants), soit 3 360 879 personnes,
    • la population francophone de la rĂ©gion de Bruxelles-Capitale (estimĂ©e entre 80 % et 90 %, source : RĂ©gion de Bruxelles-Capitale), soit entre 824 972 et 928 093 personnes,
    • la minoritĂ© francophone de la rĂ©gion flamande, estimĂ©e entre 100 000 et 150 000 personnes (Source : Dossier de La Libre sur BHV)
    Soit une estimation basse de 4 285 851 personnes (soit 40,5% de la population belge) et une estimation haute de 4 438 972 personnes (soit 42,5%). Dès lors, il semble raisonnable et prudent d'estimer que les francophones reprĂ©senteraient entre 40 % et 43 % de la population belge. En complĂ©ment, les nĂ©erlandophones reprĂ©senteraient 57 % Ă  60 %.
  14. ↑ LA CONSTITUTION BELGE
  15. ↑ La chambre - 1
  16. ↑ Marie-ThĂ©rèse Bitsch, Histoire de la Belgique: de l'AntiquitĂ© Ă  nos jours, Éd. Complexe, Bruxelles, 2004, 299 p. (ISBN 2804800237), p. 59 
  17. ↑ Lode Wils (trad. Chantal Kesteloot), Histoire des nations belges [« Garant uitgevers Â»], Labor, Bruxelles, 2005, p. 119-120 
  18. ↑ Lode Wils, ibid., p. 146.
  19. ↑ C'est ce que constate en février 1830 l'internonce Francesco Capaccini après un an et demi de tentatives de réconciliation entre les catholiques belges et le roi. Lode Wils, ibid., p. 147.
  20. ↑ Els Witte, Éliane Gubin, Jean-Pierre Nandrin, Gita Deneckere, Nouvelle Histoire de Belgique, vol. 1 : 1830-1905, Complexe, Bruxelles, 2000, 640 p. (ISBN 2804800660), « La Belgique unitaire de 1830 Ă  1847 Â», p. 106 
  21. ↑ Lode Wils, ibid., p. 158-159.
  22. ↑ Nathalie Schiffino, Crises politiques et dĂ©mocratie en Belgique, L'Harmattan, 2003, 302 p. (ISBN 2747547558), p. 39 
  23. ↑ Els Witte, Éliane Gubin, Jean-Pierre Nandrin, Gita Deneckere, ibid., « La construction de la Belgique 1828-1847 Â», p. 166-167
  24. ↑ Francis DelpĂ©rĂ©e & François Jongen, Quelle rĂ©vision constitutionnelle?, Bruylant, Bruxelles, 1987, 219 p. (ISBN 2870773242), p. 217 
  25. ↑ (nl) Karel Rimanque, De grondwet toegelicht, gewikt en gewogen, Intersentia, Anvers-Oxford, 2005, 434 p. (ISBN 9050952208), p. 411 
  26. ↑ Marie-ThĂ©rèse Bitsch, Histoire de la Belgique: de l'AntiquitĂ© Ă  nos jours, Complexe, Bruxelles, 2004, 299 p. (ISBN 2804800237), p. 87 
  27. ↑ Marie-Thérèse Bitsch, ibid., p. 90.
  28. ↑ Marie-Thérèse Bitsch, ibid., p. 100.
  29. ↑ (de) Johannes Kramer, Bilinguisme dans le BĂ©nĂ©lux, « Zweisprachigkeit in den Benelux-ländern Â», Éd. Helmut Buske Verlag, Hambourg, 1984, 231 p., (ISBN 3871185973), p. 144.
  30. ↑ Marie-Thérèse Hirsch, ibid., p. 152.
  31. ↑ (fr) Max Lagarrigue, 1940, la Belgique du repli. L’histoire d’une petite Belgique dans le Sud-Ouest de la France, Ed. du Hainaut, Charleroi, 2005.
  32. ↑ Max Lagarrigue., 1940, la Belgique du repli. L’histoire d’une petite Belgique dans le Sud-Ouest de la France, Ed. du Hainaut, Charleroi, 2005.
  33. ↑ Sur plus de 400 000 dossiers, seuls 53 000 se concluent en condamnation. 0,64% de la population belge fut condamnĂ©e, soit 0,73% dans la population flamande, 0,52% dans la population wallonne et 0,56% de la population bruxelloise. Xavier Mabille, Histoire politique de la Belgique, CRISP, Bruxelles, 1986 (rĂ©impr. 1992, 1997, 2000), 505 p., p. 308 
  34. ↑ Xavier Mabille, op. cit.
  35. ↑ Xavier Mabille, ibid., p. 309.
  36. ↑ Xavier Mabille, ibid., p. 261.
  37. ↑ Xavier Mabille, ibid., p. 309.
  38. ↑ Xavier Mabille, ibid., p. 312.
  39. ↑ Lode Wils, ibid., p. 289.
  40. ↑ Lode Wils, ibid., p. 296.
  41. ↑ Xavier Mabille, ibid., p. 327-347.
  42. ↑ « Ses habitants sont appelĂ©s Belgae. Aux yeux des clercs se piquant de purisme antique, le mot Lotharingia n'est qu'un monstrueux barbarisme. Belgica est beaucoup plus noble : ce nom a une vĂ©ritable sonoritĂ© antique. Après le morcellement de la Lotharingie, Ă  la fin du XII siècle, l'emploi des termes Belgae, Belgica, Gallia Belgica dans leur acception « lotharingienne Â» disparaĂ®t complètement du vocabulaire politique Â» SĂ©bastien Dubois, L'invention de la Belgique - Genèse d'un État-Nation, Éd. Racines, Bruxelles, 2005, p. 64.
  43. ↑ Xavier Mabille, Histoire Politique de la Belgique, facteurs et acteurs de changement, Éditions du CRISP, Bruxelles, 2000, p. 47-48, (ISBN 978-2870750728).
  44. ↑ Jacques Liénard, A propos du vote de la réunion à la France émis au Pays de Liège en janvier/février 1973, in Wallonie-France n°77, Liège, 2008, p.17, N° dépot 0088398
  45. ↑ En 2008, 43 % des Belges francophones se disent catholiques et 17 % se disent athĂ©es. Source : Le Baromètre du religieux 2008, Sonecom, http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=407536.
  46. ↑ (fr) lavoixdunord.fr
  47. ↑ Jours fériés nationaux en Belgique sur le portail du gouvernement fédéral belgium.be
  48. ↑ SPF Economie





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