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Définition Wikipédia de : Basque



Basque
Euskera
ParlĂ©e auFrance France, Espagne Espagne
RĂ©gionFlag of the Basque Country.svg Pays basque
Nombre de locuteurs1 063 700 (Première langue: 665 800) en 2006 chez les 16 ans et plus
TypologieSOV + OVS
Polysynthétique
agglutinante
Classification par famille
  • -  hors classification (isolat)
    • -  basque
Statut officiel
Langue officielleCommunauté autonome basque et dans quelques zones de Navarre
Régi parAcadémie de la langue basque
Codes de langue
ISO 639-1eu
ISO 639-2baq (B) / eus (T)
ISO 639-3(en) eus
type : L (langue vivante)
Ă©tendue : I (langue individuelle)
IETFeu
Échantillon




Introduction :

      Article premier de la DĂ©claration des Droits de l’Homme (voir le texte en français)







Suite de l'article :

1. atala



     Gizon-emakume guztiak aske jaiotzen dira, duintasun eta eskubide berberak dituztela; eta ezaguera eta kontzientzia dutenez gero, elkarren artean senide legez jokatu beharra dute.


     Le basque (euskara) est une langue non indo-europĂ©enne parlĂ©e au Pays basque (France et Espagne) et le seul isolat d'Europe. La langue actuelle est issue d'un continuum linguistique de sept dialectes appelĂ©e le batua. DĂ©sormais enseignĂ© partout, sa normalisation par l'AcadĂ©mie de la langue basque ne date que de 1968. Le nombre total de locuteurs est de 1 063 700 (statistique 2006). En Espagne, le nombre de locuteurs est de 734 100 (provinces de Biscaye, Alava, Guipuscoa et de Navarre). En France, il y a plus de 67 200 locuteurs (statistique 2005), principalement dans le dĂ©partement des PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques. 20 000 personnes sont unilingues bascophones. Le basque est aussi parlĂ© dans la diaspora basque.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Étymologie



     Le mot « basque Â» viendrait du nom d’un peuple antique, les Vascons (en espagnol, basque s'Ă©crit vasco), qui en passant par gascon (adaptation gallo-romaine d’une prononciation germanique Waskon) a finalement donnĂ© son nom Ă  la Gascogne. Quant au terme autochtone (endonyme) eusk-, celui que les Basques donne Ă  leur langue et Ă  eux-mĂŞmes (Euskaldunak : en français : « ceux qui parlent l'euskara Â»), il vient probablement du nom des Auscii, la principale tribu aquitaine de l'AntiquitĂ© qui a donnĂ© son nom Ă  la ville d'Auch dans le dĂ©partement du Gers.






Chapitre : Histoire



     Le basque est une composante essentielle de l’identitĂ© basque. Son origine est supposĂ©e antĂ©rieure Ă  l'arrivĂ©e des parlers indo-europĂ©ens dont sont issus entre autres le français et l'espagnol. Au cours des siècles, le basque a reçu de nombreux emprunts lexicaux des langues indo-europĂ©ennes voisines, mais a gardĂ© sa syntaxe totalement diffĂ©rente de ces langues, ainsi qu'un abondant lexique Ă©galement sans connexion avec elles. La plus ancienne preuve d'une Ă©criture basque daterait du XI siècle, il s'agit des Glosas Emilianenses. Toutefois des inscriptions basques ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes sur le site de Veleia dans la province d'Alava. Elles dateraient du IVe siècle. Certains les tiennent pour un faux, d'autres estiment qu'elles sont authentiques. Il existe Ă©galement un substrat prĂ©-romain de type basque en Sardaigne, notamment dans la rĂ©gion reculĂ©e de Nuoro (travaux de Eduardo Blasco Ferrer sur la toponymie sarde).






Chapitre : Classification linguistique



     Le basque est un isolat en Europe (le seul). C'est aussi l’une des quatre familles linguistiques d’Europe, avec les langues finno-ougriennes (finnois, estonien, lapon etc.), les langues altaĂŻques (turc) et les langues sĂ©mitiques (maltais) Ă  ne pas appartenir Ă  la famille des langues indo-europĂ©ennes.


     L’origine de la langue basque est très ancienne, encore mal connue et par consĂ©quent dĂ©battue. Le prĂ©historien basque JosĂ© Miguel de Barandiarán Ayerbe montra l'origine prĂ©historique de certains termes du vocabulaire basque ; ainsi la hache se dit aizkora, or la racine aiz signifie "pierre". Plusieurs hypothèses, dont aucune ne fait encore l'unanimitĂ©, ont Ă©tĂ© proposĂ©es, notamment en vue de relier le basque Ă  des familles de langues gĂ©ographiquement ou historiquement très Ă©loignĂ©es (linguistique orientĂ©e). Voici les plus connues de ces hypothèses :

    Liste :
  • L'ibère : autre langue anciennement parlĂ©e dans la pĂ©ninsule IbĂ©rique, elle montre plusieurs similaritĂ©s avec le basque. Cependant, il n'existe pas suffisamment de preuves pour distinguer une rĂ©elle corrĂ©lation gĂ©nĂ©tique des deux langues. L'ibère est lui-mĂŞme considĂ©rĂ© comme une langue isolĂ©e.
  • Les langues kartvèles et nord-caucasiennes (telles le gĂ©orgien ou le tchĂ©tchène). Cette hypothèse, portĂ©e par Michel Morvan, s'inspirait du fait que l'ancien royaume gĂ©orgien de Karthli Ă©tait appelĂ© IbĂ©rie par les Grecs et les Romains, du fait que les langues caucasiennes sont aussi des isolats d'après J.P. Mallory
  • Les langues vasconiques : cette thĂ©orie, proposĂ©e par le linguiste allemand Theo Vennemann, stipule qu'il y a suffisamment d'Ă©vidences toponymiques pour conclure que le basque est le seul survivant d'une plus grande famille qui s'Ă©tendait Ă  travers la majoritĂ© de l'Europe, et dont on retrouve des traces dans les langues indo-europĂ©ennes (plus rĂ©centes), en Europe.
  • les langues denĂ©-caucasiennes : cette thĂ©orie, reprise et discutĂ©e par Merritt Ruhlen dans son ouvrage L'origine des langues, rattache le basque au groupe des langues sino-caucasiennes, lui mĂŞme rattachĂ© Ă  la super-famille des langues denĂ©-caucasiennes. Pour le rattachement du basque Ă  la famille denĂ©-caucasienne, Merritt Ruhlen cite les travaux de Bengtson et Trombetti comme Ă©tant les principaux chercheurs ayant mis en lumière ce lien. Il explique Ă©galement que les denĂ©-caucasiens sont isolĂ©s entre eux par les autres groupes de langues eurasiatiques arrivĂ©s postĂ©rieurement. Sur le plan gĂ©nĂ©tique, il dit que pris au niveau mondial le groupe basque ne se diffĂ©rencie pas suffisamment des autres europĂ©ens pour constituer un groupe vraiment diffĂ©rent. "Les langues ne font pas l'amour" dit-il pour expliquer des diffĂ©rences linguistiques que l'on ne retrouve pas dans les gènes. Selon cet auteur, des Proto-basques auraient occupĂ© l’Europe occidentale bien avant la migration des Indo-EuropĂ©ens au deuxième millĂ©naire avant l’ère chrĂ©tienne. Les ancĂŞtres des Basques se seraient alors maintenus vers l’Atlantique et les PyrĂ©nĂ©es, dans la rĂ©gion qu’ils occupent actuellement nommĂ©e durant la conquĂŞte romaine d’après les territoires des Caristes, des Vascons, des Cantabres, des Aquitains, des Vardules et autres tribus. Cette thĂ©orie semble aujourd'hui la plus avancĂ©e.
    Liste :
  • Certains estiment que le refuge pyrĂ©nĂ©en aurait pu servir, durant la dernière glaciation, Ă  plusieurs populations qui se seraient mĂ©langĂ©es et que le basque serait effectivement apparentĂ© Ă  certaines langues du Caucase, mais aussi Ă  d’autres familles de langues comme les langues sibĂ©riennes ou les langues dravidiennes par exemple.
  • D'autres, comme le palĂ©o-linguiste comparatiste et bascologue français Michel Morvan, suggèrent qu'il est peut-ĂŞtre illusoire de vouloir rattacher le basque Ă  une famille de langues prĂ©cise. Dans son ouvrage intitulĂ© Les origines linguistiques du basque il privilĂ©gie un lien entre le basque et les langues ouralo-altaĂŻque et considère que ce qu'il appelle "le substrat euro-sibĂ©rien" du basque n'a pas Ă©tĂ© suffisamment Ă©tudiĂ© jusqu'Ă  prĂ©sent.

     Finalement, la seule chose que personne ne conteste est que que le basque est une langue agglutinante et qu'elle fait partie des langues qui Ă©taient parlĂ©es en Europe avant l'arrivĂ©e des Indo-europĂ©ens. Selon Lilias Homburger elle est, Ă  ce titre, plus proche de l’égyptien ancien, des langues dravidiennes (parlĂ©es aujourd’hui en Inde du Sud), et des langues africaines du groupe sĂ©nĂ©galo-guinĂ©en (wolof, serer, peul), que des langues indo-europĂ©ennes. Ce qui laisse penser qu’au nĂ©olithique, avant l'extension de l'indo-europĂ©en commun, les langues agglutinantes recouvraient probablement l’Afrique, l'Europe mĂ©ridionale et l’Asie mĂ©ridionale [1]. Toutefois, la longue cohabitation avec les langues indo-europĂ©ennes voisines a donnĂ© au basque actuel les deux tiers de son vocabulaire usuel.






Chapitre : Grammaire





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Article dĂ©taillĂ© : Grammaire du basque.

     Si la grammaire basque est d’une originalitĂ© radicale, on estime que 75 % du vocabulaire provient de langues gĂ©ographiquement voisines (celte, latin, gascon, aragonais, roman de Navarre, espagnol, français). Le basque est une langue agglutinante, oĂą des suffixes ou des radicaux peuvent ĂŞtre accolĂ©s derrière d’autres suffixes ou radicaux. Le genre (fĂ©minin / masculin) n’existe pas, sauf attachĂ© au verbe pour le tutoiement. Mais la particularitĂ© la plus importante rĂ©side dans le fait qu’en basque on ne conjugue souvent que l’auxiliaire du verbe, et que cet auxiliaire ne s’accorde pas qu’avec le sujet comme en français : celui-ci s’accorde Ă©galement avec les complĂ©ments, dits directs et indirects en français.






Chapitre : Écriture


Article dĂ©taillĂ© : Écriture du basque.

     La langue basque s’écrit avec l’alphabet latin. L’alphabet basque est globalement phonĂ©tique, toutes les lettres d’un mot se prononcent Ă  l’exception du h qui est muet dans la plupart des dialectes. GĂ©nĂ©ralement, les voyelles qui se suivent forment une diphtongue.






Chapitre : Dialectes


Article dĂ©taillĂ© : Dialectes du basque.



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Dialectes du basque


En 1571, on doit à Jean de Liçarrague, sur ordre de Jeanne d’Albret, la traduction en basque du Nouveau Testament.
     Les principaux dialectes du basque sont le navarro-labourdin, le guipuscoan, le souletin et le biscayen. Certains sont peu intelligibles entre eux comme le biscayen et le souletin. Un autre dialecte, le roncalais, a vu sa dernière locutrice s’éteindre en 1991 (Fidela Bernat).


     Le basque standard, ou « basque unifiĂ© Â», se fonde sur les dialectes centraux comme le guipuzcoan et le navarro-labourdin, mais aussi sur le labourdin classique du XVII siècle, prĂ©curseur de la littĂ©rature basque et trait d’union entre les dialectes continentaux et pĂ©ninsulaires.


     Le basque unifiĂ©, ou euskara batua, langue co-officielle avec le castillan dans les communautĂ©s autonomes basque et navarraise, y est largement enseignĂ©, et commence Ă  y supplanter les formes dialectales, dorĂ©navant associĂ©es aux Ă©changes non formels, voire Ă  la ruralitĂ©.

Du côté français, de par la Constitution, le basque (comme les autres langues de France hormis le français) n’a aucun statut légal.

     






Chapitre : Les locuteurs





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Distribution linguistique du basque


Sur une population totale de 2 975 000 habitants rĂ©partis dans les 7 provinces du Pays basque, 26,9 % sont bilingues et 15,3 % ont une connaissance approximative du basque, soit 1 255 750 personnes. (881 300 personnes sont des locuteurs bilingues actifs et 454 400 sont des locuteurs bilingues passifs). Du point de vue de leur rapport avec l’euskara, les habitants du Pays basque se rĂ©partissent en 4 grandes catĂ©gories.
  1. Les unilingues bascophones ne parlent que le basque en France ou en Espagne. Ils sont âgĂ©s et peu nombreux (Moins de 0,7 %, ce qui reprĂ©sente tout de mĂŞme 20 000 personnes).
  2. Les bilingues basque actifs parlent deux langues, français/basque ou espagnol/basque. Ils sont 26,9 % et se rĂ©partissent en 3 sous-catĂ©gories :
    1. 40 % sont bilingues avec le français ou l’espagnol dominant ou l’erdara dominant.
    2. 29 % sont des bilingues Ă©quilibrĂ©s, ils connaissent aussi bien le basque que l’erdara.
    3. 32 % sont bilingues avec le basque dominant.
  3. Les bilingues basque passifs comprennent ou lisent le basque mais le parlent peu. Ils reprĂ©sentent 15,3 % et sont de plus en plus nombreux, car les cours de langue pour adultes sont très populaires.
  4. Les non bascophones qui ne connaissent pas le basque. Ils sont majoritairement unilingues espagnol ou français, mais peuvent Ă©galement ĂŞtre des bilingues voire multilingues par leur connaissance d'autres langues (immigrĂ©s non espagnols ni français notamment). Ils forment la grande majoritĂ© de la population avec 57,8 %.
Il existe de grandes disparitĂ©s dans la population au regard du bilinguisme basque selon les provinces. La Biscaye compte 1 141 000 habitants, dont 26,5 % (302 000) sont bilingues et 24,9 % (284 000) de bilingues passifs. Le Guipuzcoa avec 686 000 habitants a le plus grand nombre de locuteurs bascophones, soit 329 000, ce qui correspond Ă  48 % de la population et 9,5 % (65 000) de bilingues passifs. La Navarre (594 000) n’a que 10,5 % (85 500) de bascophones qui sont regroupĂ©s essentiellement dans le nord de la province et 6,8 % de bilingues passifs (40 200). L’Alava avec ses 298 000 habitants a 13,4 % (40 000) de bilingues et 11,1 % (33 000) de bilingues passifs. Le Labourd avec 208 000 habitants a 37,2 % de sa population bilingue (38 600) et 24 600 de bilingues passifs. Quant Ă  la Basse-Navarre et la Soule, les plus faiblement peuplĂ©es (30 000 et 17 000), elles ont de loin les plus forts pourcentages de personnes bilingues, avec 60,9 % de bilingues (28 600) et 15,1 % de bilingues passifs (7 000).

     






Chapitre : Prototype


Un extrait du « Pater Noster Â» en langue basque :
     Gure Aita, zeruetan zirena:
saindu izan bedi zure izena,
etor bedi zure erreinua,
egin bedi zure nahia,
zeruan bezala lurrean ere.
Emaguzu gaur
egun huntako ogia;
barkatu gure zorrak,
guk ere gure zorduner
barkatzen diegunaz geroz;
eta ez gu tentaldirat ereman,
bainan atera gaitzazu gaitzetik.



     Un extrait du « Sanctus Â» en langue basque :


     Saindu saindu Saindua,
diren guzien Jainko Jauna.
Zeru lurrak beterik dauzka zure distirak.
Hozana zeru gorenetan!
Benedikatua Jaunaren izenean datorrena.
Hozana zeru gorenetan!



     






Chapitre : Exemples


FrançaisBasquePrononciation standard
terrelurlour
cielzeru, ortzisérou, ortsi
eauurour
feususou
airhaize(h)aïssé
hommegizonguisson’
femmeemazteemasté
mangerjanyan’ / dyan’
boireedanédan’
grandhandihan'di
petittxiki/ttipitchiki
nuitgaugao
jouregunégoun’
mothitzhits
chiffrezenbakisèn’baki
unbatbat
deuxbibi
troishiru(h)irou
quatrelaulao
cinqbost/bortzbocht
sixseichei
septzazpisaspi
huitzortzisortsi
neufbederatzibédératsi
dixhamar(h)amar

     

Notes :
     Le r est roulĂ© au Pays basque Sud. Au Pays Basque nord, le r simple est roulĂ©, le r double est gĂ©nĂ©ralement prononcĂ© « Ă  la française Â» chez les nouvelles gĂ©nĂ©rations. En Soule, le "r" est parfois amuĂŻ. Le h est gĂ©nĂ©ralement aspirĂ© au Pays basque nord, mais il est tout-Ă -fait muet au Pays basque sud. Le s est prononcĂ© au Pays basque sud entre s et ch ; au Pays basque Nord, il est pratiquement prononcĂ© comme un ch. Le z est prononcĂ© comme un s partout, et le x est prononcĂ© comme un ch partout.


     Le j reprĂ©sente en principe le y consonne de yaourt au dĂ©but d’un mot (Ă  l’intĂ©rieur d’un mot, on utilise gĂ©nĂ©ralement la lettre i). Cette prononciation est la prononciation standard recommandĂ©e pour le basque unifiĂ©. Cependant, au Pays basque espagnol, on a tendance Ă  le prononcer comme un j espagnol (une espèce de raclement de gorge), alors qu’en Navarre et au Labourd, la prononciation est plutĂ´t un d palatalisĂ©, comme dans diable et que, en Soule, on prononce mĂŞme la lettre j comme le j français de journal.


     Les noms et adjectifs se dĂ©clinent en s’augmentant de suffixes. La forme donnĂ©e dans la liste ci-dessus est celle de l’absolutif indĂ©terminĂ© : Ă  cette forme, les noms et adjectifs apparaissent sous leur forme la plus simple, sans aucun suffixe.

(Pour voir une liste plus longue, consultez l’article Liste Swadesh du basque.)

     






Chapitre : Statut de la langue basque



     La situation de la langue basque est très diffĂ©rente selon le territoire : CommunautĂ© autonome basque, Navarre ou Pays basque français. Le basque ne dispose d'un statut officiel que dans les deux premiers ; en Pays basque français, malgrĂ© de timides avancĂ©es ces dernières annĂ©es, seul le français est langue officielle.

  - Sous-chapitre : Vie publique

  - Sous-chapitre : Enseignement




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Pourcentage d'élèves inscrits avec une scolarité en basque. La ligne rouge démarque la frontière franco-espagnole.


  - Sous-chapitre : TĂ©lĂ©vision

    Liste :
  • Euskal Telebista : le consortium qui dĂ©pend de la communautĂ© autonome basque possède deux chaĂ®nes exclusivement en basque :
      Liste :
    • ETB-1 : ChaĂ®ne gĂ©nĂ©raliste exclusivement en basque créée en 1982. Peut ĂŞtre captĂ©e en hertzien dans la CAB, la Navarre et le Pays basque français.
    • ETB-3 : ChaĂ®ne dĂ©diĂ©e aux jeunes créée exclusivement en basque en 2008. DiffusĂ© via la TNT dans la CAB
    • ETB-Sat: ChaĂ®ne disponible via les systèmes satellites et ADSL diffusant une partie des programmes d'ETB-1.

  - Sous-chapitre : Radio

Communauté autonome basque


     Dans la CAB, en plus des stations de service public Euskadi Irratia(groupe EITB), une cinquantaines de radios associatives diffusent en basque.

Navarre


     De nombreuses radios associatives parmi lesquelles Euskalerria irratia Ă  Pampelune, Xorroxin Irratia (Baztan).

Pays basque français


     Les radios associatives du Pays basque nord se sont regroupĂ©es dans une association nommĂ©e Euskal irratiak et diffusent des programmes en commun :

    Liste :
  • Gure Irratia créée en 1981 et Antxeta Irratia basĂ©es au Labourd
  • Irulegiko Irratia créée en 1982 et basĂ©e en Basse-Navarre
  • Xiberoko Botza créée en 1982 et basĂ©e Ă  MaulĂ©on (Soule)

     De plus France Bleu Pays Basque, consacre 55 minutes d'actualitĂ© en basque. Il existe Ă©galement une radio Ă  caractère religieux diffusant en basque depuis Bayonne, Radio Lapurdi Irratia.

  - Sous-chapitre : Journaux

Quotidien (egunkaria)

    Liste :
  • Berria, quotidien exclusivement en basque. Successeur d'Egunkaria.
  • Gara, quotidien en basque et en espagnol.

Hebdomadaire (aldizkaria)


     De nombreux hebdomadaires sont Ă©crits en basque parmi lesquels :

    Liste :
  • Herria, hebdomadaire du Pays basque nord exclusivement en basque. Créée en 1944
  • Argia, hebdomadaire exclusivement en basque.
  • Mintza, hebdomadaire exclusivement en basque ajoutĂ© chaque jeudi au quotidien basque de langue française Le Journal du Pays basque.





Chapitre : Bibliographie


    Liste :
  • Lafitte, Pierre : Grammaire basque (navarro-labourdin littĂ©raire), Elkarlanean 1998 (ISBN 2-913156-10-X) (reprise complĂ©tĂ©e d’une Ă©dition de 1962 ; Ă©dition originale 1944)
  • Rebuschi, Georges : Structures de l'Ă©noncĂ© en basque, Paris, 1982.
  • Oyharçabal, Bernard : Les relatives en basque, Paris, 1985.
  • Urteaga, Eguzki : La langue basque dans tous ses Ă©tats - sociolinguistique du Pays basque, Harmattan, Paris 2006.
  • Peillen, Txomin : Les emprunts de la langue Basque Ă  l’Occitan de Gascogne - Ă©tude du dialecte souletin de l’euskara, Univ. Nacional de EducaciĂłn a Distancia, Madrid 1998.
  • Vaskonisch war die Ursprache des Kontinents. in: Spektrum der Wissenschaft. Deutsche Ausgabe des Scientific American. Spektrumverlag, Heidelberg 2002.
  • Trask, R. L. : The History of Basque, Oxford, 1997.
  • Morvan, Michel : Les origines linguistiques du basque, Presses universitaires, Bordeaux, 1996.ISBN 2-86781-182-1
  • Orpustan, Jean-Baptiste : La langue basque au Moyen-Ă‚ge, Izpegi, Baigorri, 1999.
  • Morvan, Michel : "Les noms de montagne du Pays Basque", Lapurdum, IV, 1999, pp. 167-190.
  • Morvan, Michel : Noms de lieux du Pays basque et de Gascogne, Paris, 2004.
  • Orpustan, Jean-Baptiste : Nouvelle Toponymie Basque, Presses universitaires, Bordeaux, 2006.
  • Diccionario Retana de autoridades de la lengua vasca: con cientos de miles de nuevas voces y acepciones, antiguas y modernas.../realizado por Manuel de la Sota, Pierre Lafitte y Lino de Akesolo, con la colaboraciĂłn de JosĂ© Lasa et al., La Gran Enciclopedia Vasca, Bilbao, 1976. ISBN 84-248-0248-9.
  • Diccionario General Vasco/Orotariko Euskal Hiztegia, Bilbao, 1987-2005.
  • Garate, Gotzon : "Atsotitzak" 27 173 proverbes dont 14 000 en basque.
  • Morvan, Michel : Dictionnaire Ă©tymologique basque-français-espagnol, Internet/Lexilogos, 2009.





Chapitre : Notes et références


  1. ↑ Quatrième enquête sociolinguistique au Pays Basque ou IV. Inkesta Soziolinguistikoa
  2. ↑ Are Iberian and Basque related? The problem with "magical translators" (Jesús Rodríguez Ramos)
  3. ↑ A Final (?) Response to the Basque Debate in Mother Tongue 1 (John D. Bengston)
  4. ↑ J.P. Mallory, "À la recherche des Indo-européens", 1989
  5. ↑ Theo Vennemann homepage
  6. ↑ Merritt Ruhlen : L'origine des langues, DĂ©bats Belin, 1997, ISBN2-7011-1757-7
  7. ↑ Trask, L. The History of Basque Routledge: 1997 ISBN 0-415-13116-2
  8. ↑ Origine unique, multiple origine (article non signé)
  9. ↑ http://www.euskomedia.org/PDFAnlt/riev/15565588.pdf
  10. ↑ Exemples de parentĂ©s eurasiennes (extraits du Dictionnaire Étymologique de la Langue Basque) : basque ardan "raisin"/dravidien ardn "baie", basque hagin "dent"/gunzib hagin "id.", basque hogei "vingt" / Proto-caucasien *HVxGV "id." (rien Ă  voir avec le celte ugeint / latin uiginti "vingt" comme on l’a prĂ©tendu), basque ehun "cent" / caucasien du nord-est bechunu-da, behan-da "id." (-da est un suffixe de comptage), basque khe "fumĂ©e", tcherkesse k'e "id.", dargwa qhe "toux (causĂ©e par la fumĂ©e)", basque behi "vache"/behor "jument" du proto-basque *beh- "animal femelle" apparentĂ© au bouroushaski behĂ© "animal femelle", basque bihi "grain" ( < proto-basque *binhi) et indonĂ©sien biji "id.", tagalog binhi "id.", basque guti "peu", dravidien kuti/guti "petit", waray guti "id.".
  11. ↑ Presses Universitaires de Bordeaux, 1996 (ISBN 978-2867811821) [lire en ligne]





Chapitre : Vous pouvez voir également :


Consulter le Wiktionnaire en basque.

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