haut
Twitter  RSS




Définition Wikipédia de : Asie mineure



Anatolie
Image satellite de l'Anatolie.
Image satellite de l'Anatolie.
Localisation
Position39° N 34° E / 39, 3439° N 34° E / 39, 34
PaysTurquie Turquie
Régionstoutes
MersMéditerranée et Noire




Introduction :

      L’Anatolie (ἀνατολή, « Orient Â» en grec, anadolu en turc), connue Ă©galement sous le nom d'Asie Mineure, est la pĂ©ninsule situĂ©e Ă  l’extrĂ©mitĂ© occidentale de l’Asie.







Suite de l'article :

Elle correspond aujourd’hui Ă  la partie asiatique de la Turquie (97 % du territoire total du pays, les 3 % restants Ă©tant situĂ©s en Thrace). Le terme d’Asie Mineure est encore très courant de nos jours. Anatolie, en grec ancien, veut dire « le pays oĂą le Soleil se lève Â».


- Sommaire de la page -









Chapitre : Histoire


Article principal : Histoire de l'Anatolie.

  - Sous-chapitre : Origine et AntiquitĂ©


     L’Anatolie a vu s’épanouir plusieurs civilisations et ce dès la prĂ©histoire. Parmi les sites nĂ©olithiques on peut citer Çatal HĂĽyĂĽk, CayönĂĽ, Nevali Cori, Hacilar, Göbekli Tepe et Mersin. L’occupation du site mythique de Troie, situĂ© Ă  l’ouest de l’Anatolie, dĂ©bute aussi pendant le NĂ©olithique.


     Parmi les civilisations et les peuples qui se sont installĂ©s ou ont conquis l’Anatolie, il convient de citer : les Hattis, les Hittites, les Phrygiens, les Cimmeriens, les Perses, les Galates (peuples celtes), les Grecs, les ArmĂ©niens, les Romains, les Goths, les Byzantins et les Ottomans.


     Ces peuples sont d’origines ethniques et linguistiques très diverses, ce qui s'exprime dans le patchwork linguistique qui s’est succĂ©dĂ© dans la rĂ©gion. Ainsi, au dĂ©but de la pĂ©riode historique, les Anatoliens parlaient non seulement des langues indo-europĂ©ennes et sĂ©mitiques, mais aussi de nombreuses langues isolĂ©es et difficiles Ă  rattacher Ă  des familles.


     Certains auteurs ont proposĂ© l’Anatolie comme foyer originel des langues indo-europĂ©ennes hittites et louvite et source du rayonnement de celles-ci. D’autres auteurs ont proposĂ© une origine anatolienne aux Étrusques de l’Italie antique. Ces deux positions sont fortement contestĂ©es et minoritaires.


     La plus importante des civilisations qui s’y dĂ©veloppa fut celle des Hittites (de -1900 Ă  -1200).


     Ce sont eux qui vont faire une dĂ©couverte encore plus importante que le bronze, l'Ă©tain et le plomb. En chauffant certaines pierres rouges, ils vont dĂ©couvrir le fer, plus dur que le bronze, qui va le remplacer pour la confection d'armes et d'outils. Fondateurs du premier grand État centralisĂ© d'Asie Mineure, les Hittites se partagèrent avec les Égyptiens l'hĂ©gĂ©monie du Proche-Orient. Pendant quatre siècles, ils ont influencĂ© la politique dans le monde mĂ©diterranĂ©en. SpĂ©cialistes de l'art militaire, ces guerriers ont sans doute inventĂ© le char de combat et gravĂ© dans la pierre la première langue indo-europĂ©enne. La Porte royale de Hattusha, capitale hittite (1500 avant J.-C.), Ă©tait formĂ©e de blocs cyclopĂ©ens. La ville de ce premier État centralisĂ© du monde mĂ©diterranĂ©en fut dĂ©truite par les Peuples de la mer.


     Cette rĂ©gion est aussi historiquement peuplĂ©e en grand nombre par les ArmĂ©niens : ceux-ci pourraient ĂŞtres d'origine thraco-phrygienne et se seraient dĂ©placĂ©s vers le centre de l'Anatolie, puis vers le Caucase (et l'ArmĂ©nie historique, dont seulement 1/10 du territoire correspond au pays actuel, jouxtait l'Anatolie centrale, d'autre part, l'ArmĂ©nie mineure se situait presque au centre de l'Anatolie.


     Elle vit ensuite fleurir les empires de Troie du XV au X siècle av. J.-C., et de Lydie (du X au VI), les colonies grecques d'Ionie, d'Éolie et de Doride, puis les royaumes de Bithynie, de Paphlagonie, de Pont et de Cappadoce, qui, après avoir Ă©tĂ© longtemps indĂ©pendants, furent tous rĂ©unis Ă  l'empire du roi de Perse (548 av. J.-C.).


     Sous la domination persane, l'Asie Mineure forma quelquefois une seule satrapie et une espèce d'apanage, notamment sous Artaxerxès II MnĂ©mon (-404 Ă  -401), qui la donna Ă  son frère Cyrus le Jeune.


     Conquise par Alexandre le Grand, elle Ă©chut après sa mort Ă  Antigone le Borgne et, après la mort de ce dernier, elle passa sous le joug des SĂ©leucides. NĂ©anmoins, il s'y forma bientĂ´t plusieurs royaumes indĂ©pendants : Pont, Cappadoce, Bithynie, Pergame, Galatie, Paphlagonie, etc. Ces royaumes subsistèrent jusqu'Ă  la conquĂŞte de l'Asie Mineure par les Romains, qui y pĂ©nĂ©trèrent pour la première fois en l'an 189 av. J.-C. et ne la soumirent tout entière qu'au I siècle de notre ère. Au IV siècle, lors du partage de l'empire, l'Asie Mineure, comprise dans l'empire d'Orient, forma le diocèse d'Asie et la plus grande partie des diocèses du Pont et d'Orient.

  - Sous-chapitre : Moyen Ă‚ge et Ă©poque moderne


     Les califes en conquirent une partie au VII siècle ; les Turcs Seldjoukides s'y Ă©tablirent au XI siècle et y fondèrent l'empire de Roum ou d'Iconium (Konya), ne laissant aux empereurs grecs qu'un tiers du pays. Après 1204, l'Asie grecque forma les deux empires de NicĂ©e et de TrĂ©bizonde.


     Ă€ la chute des Seldjoukides, dix petites principautĂ©s s'Ă©tablirent sur leurs dĂ©bris. Enfin de 1381 Ă  1387, Murad I, fils d'Orhan, soumit toute l'Asie Mineure, qui fut rattachĂ©e Ă  l’Empire ottoman jusqu'au traitĂ© de Sèvres en 1920.


     Entre 1915 et 1916, les deux-tiers des ArmĂ©niens d'Anatolie se font dĂ©porter et massacrer mĂ©thodiquement dans les dĂ©serts de Syrie et de MĂ©sopotamie sur l'ordre du gouvernement Jeunes-Turcs de l'Empire ottoman. Le gĂ©nocide des ArmĂ©niens fait 1 200 000 morts et est considĂ©rĂ© comme le premier du XX siècle.


     Selon les statistiques officielles du Patriarcat Ĺ“cumĂ©nique de Constantinople, 750 000 Grecs — principalement des cĂ´tes de la Propontide — sont Ă©galement dĂ©portĂ©s, de 1913 Ă  1918, vers l'intĂ©rieur du pays dans des camps de travail appelĂ©s amele taburu ; 250 000 personnes y meurent. Après une courte occupation par la Grèce de la rĂ©gion de Smyrne entre 1919 et 1922, la totalitĂ© de l'Asie Mineure est attribuĂ©e Ă  la RĂ©publique de Turquie en 1923. La population considĂ©rĂ©e comme grecque et qui n'avait pas dĂ©jĂ  Ă©migrĂ© (ou pĂ©ri) est alors expulsĂ©e (Grande Catastrophe).


     Aujourd’hui une grande partie des habitants y parlent le turc ; une importante communautĂ© kurde, majoritaire dans le sud-est de la rĂ©gion, près des frontières avec l’Iran et l’Irak, parle le kurde ; les ArmĂ©niens ayant Ă©tĂ© convertis de force ou massacrĂ©s durant le gĂ©nocide armĂ©nien.






Chapitre : L'Asie Mineure



     Sous l'antiquitĂ©, tout le rivage occidental Ă©tait occupĂ© par les colonies grecques : les Éoliens au nord, les Ioniens au centre, en Lydie, les Doriens au sud, y avaient fondĂ© des villes qui le disputaient, pour la richesse, la civilisation et la puissance, Ă  celles de la Grèce : telles Ă©taient Éphèse, PhocĂ©e, Milet, Smyrne, Halicarnasse, Lampsaque et Cnide.


     Les autres villes importantes Ă©taient :


     Les Ă®les principales qui en dĂ©pendaient sont celles de Lesbos, Chios, Cos, Samos, Rhodes, sur la cĂ´te occidentale, Chypre au sud.


     Sur la cĂ´te sud de la Turquie, certains sites archĂ©ologiques ne sont accessibles que par la mer (notamment la crique de Kekova).






Chapitre : Langage écrit



     Si la MĂ©sopotamie fut le berceau de l'Ă©criture, les civilisations anatoliennes jouèrent un rĂ´le dĂ©terminant dans l'Ă©volution du langage Ă©crit. Ce fut d'abord le règne du cunĂ©iforme de style assyrien (signes gravĂ©s, de la forme d'un coin), puis s'imposèrent les hiĂ©roglyphes, signes figuratifs ou idĂ©ographiques. Les Hittites maĂ®trisèrent les deux modes de graphisme. L'alphabet grec fut très tĂ´t adoptĂ© dans les royaumes de l'Asie Mineure antique.






Chapitre : Notes et références


    Liste :
  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citĂ©es, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont Ă  l'encontre des règles de neutralitĂ© de WikipĂ©dia.
  1. ↑ Claude Mutafian & Éric Van Lauwe, Atlas historique de l'Arménie, collection Atlas / Mémoires
  2. ↑ Annie et Jean-Pierre MahĂ©, L'ArmĂ©nie Ă  l'Ă©preuve des siècles, Ă©ditions Gallimard, collection « DĂ©couvertes Â».
  3. ↑ Yves Ternon, Les Arméniens, histoire d'un génocide, Éditions du Seuil, 2006.
  4. ↑ (en) Foreign policy (1897-1922), 2007, Foundation of the Hellenic World. Consulté le 1 novembre 2009.





Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Bibliographie

  - Sous-chapitre : Articles connexes

  - Sous-chapitre : Liens externes


© Source : Wikipedia sous licence GFDL







Robothumb