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Définition Wikipédia de : Antarctique



Antarctique
L’Antarctique vue du pîle Sud
Portail Antarctique




Introduction :

      L'Antarctique est le continent le plus mĂ©ridional de la Terre. SituĂ© au pĂŽle Sud, il est entourĂ© de l'ocĂ©an Austral ou ocĂ©an Antarctique. Il est aussi bordĂ© par la mer de Ross et la mer de Weddell.







Suite de l'article :

Avec une superficie de 14 millions de kilomĂštres carrĂ©s, l’Antarctique est plus petit que l’Asie, l’Afrique et l’AmĂ©rique ; seules l'Europe et l'OcĂ©anie sont plus petites que lui. Quelque 98 % de sa surface sont recouverts d'une couche de glace faisant en moyenne 1,6 km d'Ă©paisseur.



     L'Antarctique est le continent le plus froid, le plus sec et le plus venteux. Puisqu'il n'y tombe que peu de prĂ©cipitations, exceptĂ© sur les cĂŽtes, l'intĂ©rieur du continent constitue techniquement le plus grand dĂ©sert du monde. Il n'y a pas de population humaine permanente, et l'Antarctique n'a jamais connu de population indigĂšne. Seuls des plantes et des animaux adaptĂ©s au froid y survivent, y compris des manchots, des phoques, des mousses, du lichen et de nombreux types d'algues.


     Le nom Antarctique vient du grec ጀΜταρÎșτÎčÎșός (antarktikĂłs), qui signifie « opposĂ© Ă  l’Arctique Â». Bien que des mythes et des spĂ©culations concernant une Terra Australis (« Terre Australe Â») remontent Ă  l'AntiquitĂ©, on considĂšre en gĂ©nĂ©ral que le continent a Ă©tĂ© aperçu pour la premiĂšre fois en 1820 par l'expĂ©dition russe de MikhaĂŻl Lazarev et Fabian Gottlieb von Bellingshausen. Cependant, le continent resta globalement nĂ©gligĂ© durant le reste du XIX siĂšcle, du fait de son environnement hostile, de son manque supposĂ© de ressources, et de son emplacement isolĂ©.


     Le traitĂ© sur l'Antarctique a Ă©tĂ© signĂ© en 1959 par douze États. Il a Ă©tĂ© complĂ©tĂ© en 1991 par le Protocole au TraitĂ© sur l'Antarctique relatif Ă  la protection de l'environnement en Antarctique. Il interdit les activitĂ©s militaires, l'exploitation des ressources minĂ©rales sauf celles qui sont menĂ©es Ă  des fins scientifiques. Il accorde la prioritĂ© aux activitĂ©s de recherche scientifique. Les expĂ©riences en cours sont effectuĂ©es par plus de 4 000 scientifiques de diverses nationalitĂ©s et ayant des intĂ©rĂȘts diffĂ©rents. Il existe aussi une Convention pour la Conservation des Ressources Marines Vivantes de l'Antarctique (ou « CCAMLR Â»)

- Sommaire de la page -









Chapitre : Histoire


Article dĂ©taillĂ© : Histoire de l'Antarctique.

  - Sous-chapitre : Une conjecture liĂ©e Ă  la forme de la Terre




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Vue panoramique de l'Île Petermann



     L'histoire du continent Antarctique est liĂ©e aux nombreuses hypothĂšses concernant la forme de la Terre. La plupart des sources s'accordent pour affirmer que c'est Aristote qui nomme le premier ce continent. En effet, les anciens Grecs pensent que la Terre Ă©tant une sphĂšre symĂ©trique, il lui faut nĂ©cessairement un point d'Ă©quilibre, un « pivot Â» (polos en grec) de part et d'autre de l'Ă©quateur : l'Arctique (Arktos en grec) et son opposĂ© (anti), l'Antarctique (Antarktos). Arktos signifie « ours Â», en rĂ©fĂ©rence Ă  la constellation d'Ă©toiles indiquant le nord, encore appelĂ©e aujourd'hui « Petite Ourse Â».


     Au II siĂšcle, l'astronome grec PtolĂ©mĂ©e est persuadĂ© que le continent existe, au point d'affirmer que ces terres sont habitĂ©es et cultivĂ©es, mais restent inaccessibles au reste de la Terre Ă  cause d'une grande bande de terre infranchissable abritant des monstres.


     On y repense Ă  partir du XV siĂšcle, lorsque Bartolomeu Dias et Vasco de Gama parviennent Ă  passer et contourner le cap de Bonne-EspĂ©rance (au sud de l'Afrique) et rĂ©futent ainsi l'hypothĂšse d'un continent africain Ă©tendu jusqu'aux plus hautes latitudes sud. NĂ©anmoins, lorsque Magellan contourne le sud du continent amĂ©ricain, il dĂ©couvre qu'il y existe un dĂ©troit difficile Ă  franchir, et au-delĂ  duquel un Ă©pais manteau neigeux apparaĂźt sous un climat trĂšs froid.


     Les gĂ©ographes de l'Ă©poque Ă©mettent alors l'hypothĂšse qu'un immense continent appelĂ© continent Austral sur les planisphĂšres de l'Ă©poque existe et qu'il serait continu de la Terre de Feu Ă  l'Australie.

  - Sous-chapitre : Les premiers pas vers la dĂ©couverte




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Carte de l'Amérique du Sud de 1575



     DĂšs 1578, Francis Drake, envoyĂ© par le gouvernement anglais pour explorer le Pacifique, est entraĂźnĂ© par la tempĂȘte au sud de la Terre de feu. Il aperçoit des manchots sur une Ăźle.


     En 1599, le Hollandais Dirk Gerritz, emportĂ© par une tempĂȘte loin de son escadre jusqu'aux Ăźles Shetland du Sud, est le premier navigateur Ă  franchir le cercle polaire antarctique (latitude 66 Â° 33' sud). Mais il paraĂźt qu'il s'agit d'une erreur et qu'il ne serait descendu qu'Ă  56-57 degrĂ©s de latitude et que les Ăźles oĂč il y avait son escadre Ă©taient les Iles Hermite ou Diego Ramirez. Donc on attribue Ă  Cook le premier passage du cercle polaire et mĂȘme du 60 parallĂšle sud.


     Au cours du XVII siĂšcle, d’autres navigateurs, en tentant de franchir le cap Horn, sont poussĂ©s vers l'Antarctique par des tempĂȘtes et aperçoivent des montagnes recouvertes de neiges et de glaces.


     En 1738, Jean-Baptiste Charles Bouvet de Lozier, missionnĂ© par la Compagnie des Indes pour dĂ©couvrir des terres inconnues et y Ă©tablir des comptoirs, dĂ©couvre une Ăźle brumeuse qu'il prendra pour un continent : l'actuelle Ăźle Bouvet (54 Â° 26' de latitude Sud) pourtant situĂ©e Ă  1 500 km de l'Antarctique et mĂȘme d'autres terres.


     En 1772, Nicolas Thomas Marion-Dufresne, secondĂ© par le capitaine Julien Crozet Ă  bord du Mascarin, dĂ©couvre les Ăźles Froides (aujourd’hui l’archipel du Prince-Édouard) et l’üle Aride (l’actuelle Ăźle de l'Est de l’archipel Crozet).


     Au cours de sa deuxiĂšme expĂ©dition, comprenant les navires la Resolution et l'Adventure, James Cook explore les mers australes Ă  la recherche d'un hypothĂ©tique continent austral.


     Parti du cap de Bonne-EspĂ©rance le 22 septembre 1772, il est arrĂȘtĂ© Ă  deux reprises par la banquise et regagne la Nouvelle-ZĂ©lande aprĂšs avoir dĂ©passĂ© le 61 parallĂšle.


     Le 30 janvier 1774, la Resolution rencontre la banquise aprĂšs deux mois de navigation au sud de la Nouvelle-ZĂ©lande et avoir franchi le 70 parallĂšle pour la premiĂšre fois dans l'histoire. Cook dĂ©couvre alors une plaine de glace, dans laquelle il compte quatre-vingt-dix-sept montagnes de glace, trĂšs larges et ressemblant Ă  une chaĂźne de montagnes s'Ă©levant les unes sur les autres et se perdant dans les nuages.


     S'avançant jusqu'Ă  71 Â° 10' de latitude sud et 106 Â° 54' de longitude ouest (position proche de l'Ăźle Thurston, mer d'Amundsen), il entend des « penguins Â» (manchots) et aperçoit quelques oiseaux, mais se persuade de l'absence de terres dans cette mer et renonce Ă  chercher un passage vers le sud Ă  travers les glaces. L'avancĂ©e de Cook signe la fin du mythe de la Terra Australia Incognita oĂč les gens espĂ©raient trouver un temps clĂ©ment au sud.


     Selon certaines organisations (la National Science Foundation, la NASA, l'UniversitĂ© de Californie Ă  San Diego et d'autres), le premier aperçu confirmĂ© de l'Antarctique fut effectuĂ© en 1820 par les Ă©quipages de navires dont les trois capitaines Ă©taient : Fabian Gottlieb von Bellingshausen (un capitaine de la Marine ImpĂ©riale russe), Edward Bransfield (un capitaine de la Marine britannique), et Nathaniel Palmer (un marin amĂ©ricain de Stonington, Connecticut). On suppose que Von Bellingshausen vit l'Antarctique le 27 janvier 1820, trois jours avant que Bransfield aperçût la terre, et dix mois avant que ne le fĂźt Palmer en novembre 1820. Ce jour-lĂ , l'expĂ©dition comprenant deux navires, menĂ©e par Von Bellingshausen et MikhaĂŻl Lazarev atteignit un point situĂ© Ă  32 km du continent et y aperçut des champs de glace.

  - Sous-chapitre : L'exploration du continent




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Le Belgica Ă  l'ancre au mont Wilson





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Bellingshausen, base scientifique Russe



     
Au XIX siĂšcle, de nombreux bateaux viennent pĂȘcher le phoque le long des rives du continent.


     C'est le 21 janvier 1840 que des explorateurs français, commandĂ©s par Dumont d'Urville plantent leur drapeau sur les terres antarctiques. Quelques jours plus tard, c'est au tour de la flotte amĂ©ricaine de Charles Wilkes d'y parvenir. La dĂ©couverte est alors controversĂ©e.


     La premiĂšre expĂ©dition scientifique est envoyĂ©e en 1839 par les Britanniques, grĂące Ă  une association entre la British Association for the Advancement of Science et la Royal Society. Elle comprend des mĂ©decins, des naturalistes et des botanistes.


     En 1841, l'explorateur James Clark Ross traversa l'actuelle mer de Ross et dĂ©couvrit l'Ăźle de Ross. Le mont Erebus et le mont Terror portent les noms de deux des bateaux de l'expĂ©dition : l'HMS Erebus et le Terror. Mercator Cooper, quant Ă  lui, accosta en Antarctique de l'Est le 26 janvier 1853.


     La pĂ©riode 1895-1922 correspond Ă  l'Ăąge hĂ©roĂŻque de l'exploration en Antarctique, durant laquelle de nombreuses expĂ©ditions sont menĂ©es afin de parvenir au pĂŽle Sud.


     En 1897-1898, l'expĂ©dition d'exploration scientifique du Belgica, menĂ©e par le commandant Adrien de Gerlache de Gomery, se compose d'un Ă©quipage international avec Roald Amundsen pour second lieutenant. Ce dernier participera Ă  la course au pĂŽle Sud gĂ©ographique, et sera le premier Ă  y parvenir, le 15 dĂ©cembre 1911, en un temps rĂ©duit grĂące Ă  l'usage de skis et de chiens de traĂźneau. Robert Scott, un Britannique, arrive un mois plus tard. Il meurt sur le chemin du retour.


     En 1914, l’Endurance, un navire britannique commandĂ© par Sir Ernest Shackleton, part avec vingt-huit hommes pour traverser l’Antarctique. Mais le bateau est pris dans les glaces. L’équipage rĂ©ussit Ă  revenir sain et sauf en traversant ocĂ©an et montagnes sans vivres et matĂ©riel.


     En 1928, George Wilkins survole le continent pour la premiĂšre fois.


     En 1938-1939, 3Ă©me expĂ©dition allemande menĂ©e par Alfred Ritscher qui revendique un territoire de 600000 km2 - la Nouvelle-Souabe -(terre de la reine Maud).


     En 1946, les États-Unis, Ă  l'initiative de l'amiral Richard Byrd, organisent la plus importante expĂ©dition envoyĂ©e Ă  ce jour dans l'Antarctique, l’opĂ©ration Highjump :

    Liste :
  • 4 700 personnes ;
  • treize bateaux dont un porte-avions ; vingt-cinq avions, dont deux hydravions PBY Mariner.

     L'opĂ©ration Highjump sera suivie l’étĂ© austral suivant (1947-1948), par l’opĂ©ration Windmill au motif de sous-exposition des clichĂ©s pris lors de la campagne prĂ©cĂ©dente.


     Du 24 novembre 1957 au 2 mars 1958, l'expĂ©dition Fuchs-Hillary traverse pour la premiĂšre fois par voie terrestre le continent. Le dĂ©placement s'effectue Ă  l'aide d'autoneiges de marque Tucker. On prend des relevĂ©s sismologiques, gravimĂ©triques, etc. tout au long de l'expĂ©dition. On mesure l'Ă©paisseur de glace au pĂŽle Sud et la prĂ©sence du continent sous celle-ci.

  - Sous-chapitre : La conquĂȘte scientifique du continent


     Le TraitĂ© sur l'Antarctique est signĂ© le 1 dĂ©cembre 1959 Ă  Washington par douze pays (l'Argentine, l'Australie, la Belgique, le Chili, la France, le Japon, la Nouvelle-ZĂ©lande, la NorvĂšge, l'Afrique du Sud, l'URSS (actuelle Russie), le Royaume-Uni et les États-Unis). À l'heure actuelle, quarante-cinq États l'ont ratifiĂ©.






Chapitre : Géographie





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Carte générale.


Article dĂ©taillĂ© : GĂ©ographie de l'Antarctique.

     CentrĂ© de maniĂšre asymĂ©trique autour du PĂŽle Sud et situĂ© en grande partie au sud du cercle antarctique, l'Antarctique est le continent le plus au sud et est baignĂ© par l'ocĂ©an Austral. Alternativement, on peut considĂ©rer qu'il est entourĂ© par le Pacifique Sud, l'ocĂ©an Atlantique, l'ocĂ©an Indien ou par les eaux du sud de l'ocĂ©an Mondial. Il est constituĂ© d'une grande Ăźle principale ainsi que d'un ensemble d'Ăźles, dont le 60 parallĂšle sud marque la limite nord.


     L'Antarctique couvre une superficie de plus de 14 000 000 kmÂČ ce qui en fait le cinquiĂšme continent le plus grand avec une surface environ 1,3 fois plus grande que celle de l'Europe. Le littoral mesure 17 968 km de long et est surtout caractĂ©risĂ© par des formations de glace comme le montre le tableau ci-dessous :

Caractéristique du littoral antarctique (Drewry, 1983)
TypeRépartition
BarriĂšres de glace44%
Murs de glace (reposant sur le sol)38%
Courants glaciaires13%
Roches5%
Total100%

     
L'Antarctique est divisé en deux par la chaßne Transantarctique, située entre la mer de Ross et la mer de Weddell. La zone formée par l'ouest de la mer de Weddell et l'est de la mer de Ross est appelée l'Antarctique occidental, le reste du continent est appelé l'Antarctique oriental car ils correspondent approximativement aux hémisphÚres ouest et est par rapport au méridien de Greenwich.


     Environ 98% de l'Antarctique est couvert par l'inlandsis de l'Antarctique d'une Ă©paisseur moyenne de 1,6 km. Le continent regroupe environ 90% de la glace terrestre (et donc 70% de l'eau douce). Si toutes ces glaces fondaient, le niveau des mers montrait de 60 m . Presque partout Ă  l'intĂ©rieur du continent, les prĂ©cipitations sont trĂšs faibles, moins de 20 mm par an. Dans quelques zones de La langue de cette portion d'article est : en "blue ice"  â‡”  "glace bleue" les prĂ©cipitations sont plus faibles que la quantitĂ© d'eau perdue par sublimation donc le bilan hydrique local est nĂ©gatif. Dans les vallĂ©es sĂšches, le mĂȘme effet se produit sur un sol rocheux, crĂ©ant un paysage aride.




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Image satellite de l'Antarctique et de son relief.



     L'Antarctique occidental est couvert par l'inlandsis de l'Antarctique occidental. Cet inlandsis a Ă©tĂ© l'objet de prĂ©occupations rĂ©centes en raison du rĂ©el, mais faible, risque d'effondrement. Si cette couche de glace venait Ă  fondre, le niveau des mers s'Ă©lĂšverait de plusieurs mĂštres en une pĂ©riode gĂ©ologique relativement courte, peut-ĂȘtre en quelques siĂšcles. Plusieurs courants glaciaires en Antarctique, qui reprĂ©sente environ 10% de l'inlandsis, s'Ă©coulent jusqu'Ă  l'une des barriĂšres de glace.


     L'Antarctique oriental s'Ă©tend du cĂŽtĂ© ocĂ©an Indien de la chaĂźne Transantarctique et comprend la terre de Coats, la terre de la Reine-Maud, la Terre d'Enderby, la terre de Mac Robertson, la terre de Wilkes et la terre Victoria. Toute, sauf une petite partie de cette rĂ©gion, se trouve dans l'hĂ©misphĂšre Est. L'Antarctique oriental est largement couvert par l'inslandsis de l'Antarctique oriental.


     Le massif Vinson, point culminant de l'Antarctique avec 4 892 mĂštres d'altitude est situĂ© dans les monts Ellsworth. L'Antarctique possĂšde beaucoup d'autres montagnes, Ă  la fois sur le continent lui-mĂȘme mais aussi sur les Ăźles environnantes. SituĂ© sur l'Ăźle de Ross, le mont Erebus est le volcan austral le plus actif du monde. Un autre volcan bien connu se trouve sur l'Ăźle de la DĂ©ception qui est devenu cĂ©lĂšbre suite Ă  une gigantesque Ă©ruption en 1970. Les Ă©ruptions mineures sont courantes et des coulĂ©es de lave ont Ă©tĂ© observĂ©es ces derniĂšres annĂ©es. D'autres volcans endormis peuvent ĂȘtre potentiellement actifs . En 2004, un volcan sous-marin a Ă©tĂ© dĂ©couvert dans la pĂ©ninsule Antarctique par des chercheurs amĂ©ricains et canadiens. Des donnĂ©es rĂ©centes montrent que ce volcan sans nom peut ĂȘtre actif .


     L'Antarctique abrite plus de 70 lacs qui se trouvent Ă  la base de la calotte glaciaire continentale. Le lac Vostok dĂ©couvert sous la base antarctique Vostok en 1996 est le plus grand de ces lacs subglaciaires. On croyait que ce lac Ă©tait isolĂ© depuis 500 000 Ă  un million d'annĂ©es mais une Ă©tude rĂ©cente suggĂšre que, de temps en temps, les eaux circulent d'un lac Ă  l'autre .


     Certaines carottes de glaces forĂ©es Ă  environ 400 m sous le niveau de la mer prouvent que les eaux du lac Vostok peuvent dĂ©tenir la vie microbienne. La surface gelĂ©e du lac prĂ©sente des similitudes avec Europe, un satellite de Jupiter. Si la vie est dĂ©couverte dans le lac Vostok, cela renforce donc l'hypothĂšse de l'existence de la vie sur Europe. Le 7 fĂ©vrier 2008, une Ă©quipe de la NASA a entrepris une mission au lac Untersee afin d'y chercher l'existence d'extrĂȘmophile. Si le rĂ©sultat de la recherche est positif, ces organismes rĂ©sistants pourraient encore renforcer l'argument d'une vie extraterrestre dans un environnement extrĂȘmement froid et riche en mĂ©thane.






Chapitre : Géologie





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La surface neigeuse du DÎme C (Concordia) est représentative de la majorité de la surface du continent.


  - Sous-chapitre : Histoire gĂ©ologique et palĂ©ontologique


     Il y a plus de 170 millions d'annĂ©es, l'Antarctique faisait partie du supercontinent appelĂ© Gondwana. Avec le temps, le Gondwana s'est fragmentĂ© pour former, il y a environ 25 millions d'annĂ©es, l'Antarctique tel que nous le connaissons aujourd'hui.

  - Sous-chapitre : PalĂ©ozoĂŻque (540-250 Ma)




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L'Antarctique entouré par l'océan Austral.



     Durant le Cambrien, le Gondwana accuse un climat tempĂ©rĂ©. L'ouest de l'Antarctique se situe en partie dans l'hĂ©misphĂšre Nord et, durant cette pĂ©riode, de grandes quantitĂ©s de grĂšs, de roches calcaires et de schiste s'accumulent. L'est de l'Antarctique se situe au niveau de l'Ă©quateur oĂč les fonds marins tropicaux fleurissent d'invertĂ©brĂ©s et de trilobites. Au dĂ©but du DĂ©vonien (416 Ma), le Gondwana se situe dans des latitudes plus mĂ©ridionales conduisant Ă  un climat plus frais, bien que des fossiles de plantes terrestres datant de cette Ă©poque aient Ă©tĂ© dĂ©couverts. Du sable et du limon se dĂ©posent dans les rĂ©gions qui correspondent aujourd'hui aux monts Ellsworth, aux Horlick Mountains et aux monts Pensacola. La glaciation commence Ă  la fin du DĂ©vonien (360 Ma) lorsque le Gondwana se centre autour du pĂŽle Sud et que le climat se refroidi ce qui, nĂ©anmoins, n'entraĂźne pas la disparition de la flore. Pendant le Permien, la vie vĂ©gĂ©tale est dominĂ©e par les fougĂšres comme Glossopteris qui pousse dans les marĂ©cages. Au fil du temps, ces marais se transforment en gisements de charbon dans la chaĂźne Transantarctique. Vers la fin du Permien, le rĂ©chauffement conduit Ă  un climat chaud et sec dans une grande partie du Gondwana.

  - Sous-chapitre : MĂ©sozoĂŻque (250-65 Ma)


     Ă€ cause d'un rĂ©chauffement continu, la calotte glaciaire fond si bien qu'une grande partie du Gondwana devient un dĂ©sert. Les fougĂšres Ă  graines colonisent l'Antarctique oriental et de grandes quantitĂ©s de grĂšs et de schiste se dĂ©posent sur le sol. Les synapsides sont communs en Antarctique entre la fin du Permien et le dĂ©but du Trias et comprennent des espĂšces comme Lystrosaurus. Pendant le Jurassique (206-146 Ma), la pĂ©ninsule Antarctique commence Ă  se former et les Ăźles Ă©mergent progressivement de l'ocĂ©an. En outre, les ginkos et les cycadophytas sont abondants. En Antarctique occidental, les conifĂšres dominent les forĂȘts du CrĂ©tacĂ© (145-65 Ma), bien que les hĂȘtres commencent Ă  s'imposer Ă  la fin de cette pĂ©riode. Les ammonites sont alors courantes dans les eaux de l'Antarctique et les dinosaures sont Ă©galement prĂ©sents bien que seulement trois genres y aient Ă©tĂ© dĂ©couverts : Cryolophosaurus ellioti, Glacialisaurus et Antarctopelta oliveroi. C'est Ă©galement pendant cette pĂ©riode que le Gondwana commence Ă  se disloquer.

  - Sous-chapitre : Morcellement du Gondwana (160-23 Ma)




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Le mont Erebus, volcan actif sur l'Ăźle de Ross.



     Il y a 160 Ma l'Afrique se sĂ©pare de l'Antarctique suivie par le sous-continent indien au dĂ©but du CrĂ©tacĂ© (approximativement 125 Ma). Aux environs de 65 Ma, l'Antarctique, alors reliĂ©e Ă  l'Australie, a encore un climat tropical voire subtropical et est dotĂ©e d'une faune composĂ©e de marsupiaux. Vers 40 Ma, l'Australie et la Nouvelle GuinĂ©e se sĂ©parent de l'Antarctique si bien que les courants sont susceptibles de l'isoler de l'Australie. En outre, la glace commence Ă  apparaĂźtre. Il y a environ 34 millions d'annĂ©es, le niveau de CO2 est proche de 760 ppm bien qu'il soit dĂ©jĂ  en baisse par rapport aux prĂ©cĂ©dents niveaux qui atteignaient alors des milliers de ppm. Vers 23 Ma, le passage de Drake s'ouvre entre l'Antarctique et l'AmĂ©rique du Sud, formant le courant circumpolaire antarctique qui finit d'isoler le continent. Diverses Ă©tudes suggĂšrent que le niveau de CO2 baisse, dĂšs lors, plus rapidement. La glace commence Ă  gagner du terrain et remplace les forĂȘts qui couvrent alors le continent. Depuis environ 15 Ma, ce dernier est en grande partie recouvert de glace tandis que la calotte glaciaire atteint son extension actuelle vers 6 Ma.

  - Sous-chapitre : GĂ©ologie actuelle de l'Antarctique




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Topographie et bathymétrie sous-glaciaires de l'Antarctique.



     L'Ă©tude gĂ©ologique de l'Antarctique a Ă©tĂ© fortement entravĂ©e par le fait que la quasi-totalitĂ© du continent soit en permanence recouverte d'une Ă©paisse couche de glace. Cependant, de nouvelles techniques comme la tĂ©lĂ©dĂ©tection, le radar Ă  pĂ©nĂ©tration de sol ou l'imagerie satellite commencent Ă  fournir des informations sur le sol situĂ© sous la glace.


     GĂ©ologiquement, l'Antarctique occidental ressemble Ă©troitement Ă  la cordillĂšre des Andes situĂ©e en AmĂ©rique du Sud. La pĂ©ninsule Antarctique se forme grĂące au soulĂšvement et au mĂ©tamorphisme du sĂ©diment des fonds marins entre la fin du PalĂ©ozoĂŻque et le dĂ©but du MĂ©sozoĂŻque. Ce soulĂšvement sĂ©dimentaire est accompagnĂ© par une intrusion de roches magmatiques et par le volcanisme. Les roches les plus communes en Antarctique occidental sont l'andĂ©site et la rhyolite, roches volcaniques formĂ©es durant le Jurassique. Il existe des traces de l'activitĂ© volcanique, mĂȘme aprĂšs que la couche de glace se soit formĂ©e, en Terre Marie Byrd et sur l'Île Alexandre-I. La seule zone qui prĂ©sente des diffĂ©rences avec le reste de l'Antarctique occidental est la rĂ©gion des monts Ellsworth oĂč la stratigraphie correspond plus Ă  la partie est du continent.


     L'Antarctique oriental, datant du PrĂ©cambrien avec quelques roches formĂ©es il y a plus de 3 milliards d'annĂ©es, est gĂ©ologiquement variĂ©. Il est fondĂ© d'une plate-forme composĂ©e de roches mĂ©tamorphiques et magmatiques qui forment la base du bouclier continental. Au sommet de cette base se trouvent diffĂ©rentes roches de pĂ©riodes postĂ©rieures telles que du grĂšs, du calcaire, de la houille et du schiste qui se sont dĂ©posĂ©es pendant le DĂ©vonien et le Jurassique pour former la chaĂźne Transantarctique. Dans les zones cĂŽtiĂšres comme la chaĂźne Shackleton et la terre Victoria, des failles se sont formĂ©es.


     La principale ressource minĂ©rale connue sur le continent est le charbon. Il a d'abord Ă©tĂ© localisĂ© prĂšs du glacier Beardmore par Frank Wild durant l'expĂ©dition Nimrod. Il existe Ă©galement du charbon de qualitĂ© infĂ©rieure Ă  travers de nombreuses rĂ©gions des montagnes Transantarctiques. En outre, le mont Prince-Charles renferme d'importants gisements de minerai de fer. Les ressources les plus prĂ©cieuses de l'Antarctique, Ă  savoir le pĂ©trole et le gaz naturel, ont Ă©tĂ© trouvĂ©es au large, dans la mer de Ross en 1973. L'exploitation de toutes les ressources minĂ©rales est interdite en Antarctique jusqu'en 2048 par le Protocole de Madrid.


     







Chapitre : Faune





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     L'Antarctique est l'une des huit Ă©cozones ou rĂ©gions biogĂ©ographiques terrestres.


     L’ocĂ©an Antarctique contient une biomasse importante grĂące Ă  des eaux trĂšs riches en nutriments et en oxygĂšne. Une vĂ©ritable frontiĂšre de brume le sĂ©pare des autres ocĂ©ans quand la tempĂ©rature passe en quelques kilomĂštres de 6 Ă  16 Â°C en moyenne.


     La faune marine, trĂšs poissonneuse, comprend Ă©galement :


     Les cĂŽtes et les Ăźles renferment de nombreux oiseaux :


     Enfin, plusieurs espĂšces de phoques peuplent le littoral. En revanche, il n'y a que trĂšs peu d'animaux au milieu des terres continentales, et ceux-ci restent proches d'organismes microscopiques.






Chapitre : Flore



     Le climat de la rĂ©gion antarctique ne permet pas une vĂ©gĂ©tation dense. En effet, les tempĂ©ratures glaciales, la pauvre qualitĂ© du sol, le manque d'humiditĂ© et de luminositĂ© empĂȘchent les plantes de se dĂ©velopper. La flore antarctique se limite principalement Ă  quelques mousses et hĂ©patiques. Seulement deux espĂšces de plantes vasculaires sont indigĂšnes de l'Antarctique : Deschampsia antarctica et Colobanthus quitensis.






Chapitre : Activité économique


Article dĂ©taillĂ© : Liste de bases antarctiques.



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L'Hanseatic (navire de croisiĂšre) Ă  Paradise Harbour



     Certains Ă©tats maintiennent une prĂ©sence humaine permanente ou semi-permanente, dans des bases Ă  vocation essentiellement scientifique. Ces bases sont ravitaillĂ©es par la mer pendant l'Ă©tĂ© polaire, lorsque le retrait ou la diminution de l'Ă©paisseur de la banquise permet aux navires de s'approcher suffisamment des cĂŽtes.


     Des expĂ©ditions scientifiques sont notamment envoyĂ©es dans le cadre du programme ANSMET pour la recherche et la rĂ©colte de mĂ©tĂ©orites, disponibles en quantitĂ© sur le continent.


     La beautĂ© des paysages et la richesse de la faune favorisent une certaine activitĂ© touristique. Un tourisme d'Ă©chelle rĂ©duite existe depuis 1957. Il est rĂ©gulĂ© en grande partie par l'IAATO (Association Internationale des Tour Operators d'Antarctique). Selon cette organisation, environ 27 950 touristes ont visitĂ© l'Antarctique pendant la saison estivale 2004–2005, et ce nombre pourrait croĂźtre jusqu'Ă  80 000 par an d'ici 2010.


     Des gisements de charbon, d'hydrocarbure, de nickel ou d'or ont Ă©tĂ© dĂ©couverts, mais pas en quantitĂ©s suffisantes pour permettre une exploitation rentable, et le Protocole de Madrid de 1991 limite par ailleurs une Ă©ventuelle exploitation des ressources naturelles de l'Antarctique.






Chapitre : Politique





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Drapeau proposé pour l'Antarctique



     DerniĂšre terra nullius de la planĂšte, le continent antarctique fait actuellement l'objet d'un rĂ©gime juridique dĂ©fini par le TraitĂ© sur l'Antarctique de 1959. Ce traitĂ© reconnaĂźt le continent comme une terre propice Ă  la recherche scientifique, et dans ce cadre, Ă  la coopĂ©ration internationale.


     Le TraitĂ© sur l'Antarctique Ă©tablit Ă©galement un « gel Â» des prĂ©tentions territoriales. En effet, en raison de la proximitĂ© gĂ©ographique de leur mĂ©tropole ou par intĂ©rĂȘt gĂ©ostratĂ©gique ou Ă©conomique (au vu des probables ressources naturelles que comporte son sous-sol), des États ont revendiquĂ© des portions du continent.


     La plupart des portions sont des sortes de tranches partant du pĂŽle Sud, allant jusqu'Ă  l'ocĂ©an, et dont les bords sont des mĂ©ridiens. Dans certains cas, ces secteurs sont mĂȘme revendiquĂ©s par plusieurs États (la pĂ©ninsule Antarctique est ainsi revendiquĂ©e par l'Argentine, le Chili et le Royaume-Uni).


     Le TraitĂ© sur l'Antarctique organise un « gel Â» des prĂ©tentions territoriales ainsi Ă©mises. Cela signifie que la France, par exemple, peut continuer Ă  affirmer que la Terre AdĂ©lie relĂšve du droit français alors que d'autres États, au contraire, pourront considĂ©rer que l'Antarctique est un espace international.

  - Sous-chapitre : Partage du continent en huit pays


     Sept États ont des prĂ©tentions territoriales en Antarctique. Un secteur de l'Antarctique n'a pas Ă©tĂ© revendiquĂ© (Terre Marie Byrd).




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Territoires revendiqués et bases scientifiques


PaysTerritoiresLimitesDateSuperficie
Flag of Antarctica.svg AntarctiqueTerre Marie Byrd90°W Ă  150°W3 426 317 kmÂČ
Flag of Argentina.svg ArgentineAntarctique argentine25°W Ă  74°W1943965 597 kmÂČ
Flag of Australia.svg AustralieTerritoire australien antarctique160°E Ă  142°2â€ČW et 136°11â€ČW Ă  44°38â€ČE19336 119 818 kmÂČ
Flag of Chile.svg ChiliTerritoire chilien de l'Antarctique53°W Ă  90°W19401 250 000 kmÂČ
Flag of France.svg FranceTerre AdĂ©lie142°2â€ČE Ă  136°11â€ČE1924432 000 kmÂČ
Flag of New Zealand.svg Nouvelle-ZĂ©landeDĂ©pendance de Ross150°W Ă  160°E1923450 000 kmÂČ
Flag of Norway.svg NorvĂšgeTerre de la Reine-Maud44°38â€ČE Ă  20°W19392 000 000 kmÂČ
Île Pierre I68°50â€ČS 90°35â€ČW / -68.833, -90.5831929
Flag of the United Kingdom.svg Royaume-UniTerritoire britannique antarctique20°W Ă  80°W19081 950 000 kmÂČ





Chapitre : Recherche



     En 2007, selon Mark Meier de l'UniversitĂ© du Colorado (Boulder, États-Unis), la fonte des glaces du Groenland et de l'Antarctique ne contribuerait, pour le siĂšcle en cours, qu'Ă  hauteurs respectives de 28 % et 12 % Ă  l'Ă©lĂ©vation du niveau des mers. Ce serait plutĂŽt les petits glaciers du monde, qui, fondant dĂ©sormais Ă  une vitesse accĂ©lĂ©rĂ©e, contribueraient actuellement Ă  des apports excĂ©dentaires de 417 milliards de mĂštres cubes en eau par an, et devraient rester les plus gros contributeurs jusqu'Ă  la fin du siĂšcle. Alors le niveau marin se sera Ă©levĂ© de 10 Ă  25 cm.


     L'ARENA (Antarctic Research, a European Network for Astrophysics) est un programme europĂ©en de recherche en astrophysique situĂ© en antarctique. Soutenu par le CNRS en ce qui concerne la France, et par chaque organe de recherche national des États membres de l'Europe.






Chapitre : ƒuvres de fiction





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Philatélie antarctique







Chapitre : Réchauffement climatique





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Principales zones d'avancĂ©e en mer de banquises formant des « BarriĂšre de glace Â». C'est lĂ  que se produit le « vĂȘlage Â» d'icebergs.





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Bilan massique de surface (Ă  partir des observations ; en Ă©quivalent mm d'eau/an)





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GĂ©ographie du rĂ©chauffement de l'ouest-Antarctique, de 1957 Ă  2006 (Image combinant donnĂ©es mĂ©tĂ©o et satellitales) ; En rouge ; les zones les plus rĂ©chauffĂ©es par dĂ©cennie. OrangĂ© ; zones Ă  faible rĂ©chauffement. Blanc ; zones restĂ©es stables
Le modÚle numérique de terrain est issu de l'imagerie radar de RADARSAT. Le pourtour de la banquise est celui observé par le radiomÚtre micro-ondes du satellite EOS (AMSR-E) le 14 mai 2008 (fin de l'automne dans l'hémisphÚre Sud. (Publié début 2009 dans Nature )



     L’Antarctique est la zone la plus froide de la planĂšte. On a longtemps cru qu'elle Ă©chappait mĂȘme au rĂ©chauffement ou au moins Ă  la fonte des glaces.
La météorologie et la climatologie y sont particuliÚrement complexe en raison de l'immensité et la mauvaise accessibilité de ce continent (les stations météo sont pour cette raison souvent proches de la cÎte) et les satellites ne peuvent correctement mesurer la température au sol qu'en l'absence de nuage (alors que sous les nuages, il peut faire moins froid) .
Une Ă©tude plus rĂ©cente (2009), financĂ©e par la « National Science Foundation Â», conclue que le rĂ©chauffement global de l'Antarctique occidental est Ă©galement en cours ; Cette Ă©tude a combinĂ© des donnĂ©es historiques locales de tempĂ©rature du sol (stations mĂ©tĂ©orologiques) Ă  des donnĂ©es globales mais plus rĂ©centes (satellitaires) en visant Ă  reconstituer les lacunes de l’histoire de 50 ans de tempĂ©ratures de surface, y compris en Antarctique oriental et central oĂč les stations mĂ©tĂ©o sont rares.

    Liste :
  • En 2009, selon les derniĂšres estimations d'Eric Steig (UniversitĂ© de Seattle), l'Antarctique s'est rĂ©chauffĂ© de 0,1 Â°C par dĂ©cennie depuis 50 ans , ce que confirme la NASA . Plus prĂ©cisĂ©ment, les donnĂ©es satellitales combinĂ©es Ă  celles des stations mĂ©tĂ©orologiques au sol (image ci-contre) montrent que - en moyenne - l'antarctique s'est rĂ©chauffĂ© d'environ 0,12°C (0,22°F) par dĂ©cennie depuis 1957, pour une augmentation moyenne totale de 0,5 degrĂ©s Celsius (1°F) en 50 ans .
  • Le rĂ©chauffement de l'Antarctique est nĂ©anmoins inĂ©gal, de mĂȘme que la fonte des glaces ;
    Alors que l'Ouest et la pĂ©ninsule semblent se rĂ©chauffer rapidement et que la glace y fond de maniĂšre prĂ©occupante, l'Ă©paisseur et la surface de glace de la partie orientale de l'inlandsis semble stable voire localement en augmentation . Plus de 50 % de la surface en glace est restĂ© trĂšs stable ou a subi une lĂ©gĂšre augmentation d’épaisseur, dans la partie Est de la banquise (oĂč les tempĂ©ratures peuvent descendre Ă  moins 80 degrĂ©s Celsius, soit -112 degrĂ©s Fahrenheit).
  • L’Ouest de l'Antarctique semble particuliĂšrement vulnĂ©rable aux changements climatiques parce que la calotte de glace y repose en grande partie non pas sur un sol Ă©mergĂ©, mais sous le niveau marin.
    Si ce seul « inlandsis antarctique occidental Â» devait complĂštement fondre, il suffirait Ă  faire monter le niveau global de la mer de 5 Ă  6 m (16 Ă  20 pieds) .
  • L'Est de l'antarctique serait soumis Ă  trois grands types de phĂ©nomĂšnes complexes et parfois contradictoires, dont l'Ă©volution semble Ă  ce jour impossible Ă  prĂ©voir :
    :- La fonte de la glace modifie saisonniĂšrement la tempĂ©rature de l'eau pĂ©riphĂ©rique, mais aussi sa densitĂ©, en interfĂ©rant de maniĂšre complexe avec les courants et la tempĂ©rature de surface de l'eau ;
    :- l'appauvrissement de la couche d'ozone a influencĂ© aussi et Ă  grande Ă©chelle les fluctuations atmosphĂ©riques du continent, plus particuliĂšrement dans l'anneau climatique sud (« Southern Annular Mode Â» (SAM) ou « Southern Hemisphere Annular Mode Â» (SHAM) oĂč la circulation du vent semble accĂ©lĂ©rĂ©e, ce qui tendrait Ă  isoler et refroidir le continent,
    : - un phĂ©nomĂšne opposĂ© a prĂ©cĂ©dent semble exister, de variations rĂ©gionales de la circulation des vents qui apportent de l'air plus chaud et plus humide en matinĂ©e, augmentant les prĂ©cipitations dans l'Ouest de l'Antarctique (et donc d’épaisseur de neige se transformant peu Ă  peu en glace).





Chapitre : Notes et références


    Liste :
  • (en) Cet article est partiellement ou en totalitĂ© issu d’une traduction de l’article de WikipĂ©dia en anglais intitulĂ© «  Â» (voir la page de discussion).
  1. ↑ (en) CIA - The World Factbook -- Rank Order - Area
  2. ↑ En savoir plus sur la Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR)
  3. ↑ (en)How Stuff Works : polar ice caps sur howstuffworks.com. ConsultĂ© le 27 fĂ©vrier 2010.
  4. ↑ (en)Volcanoes in Antartica sur le site de la British Antarctic Survey. ConsultĂ© le 27 fĂ©vrier 2010.
  5. ↑ (en)Scientists Discover Undersea Volcano Off Antartica sur le site de la National Science Foundation. ConsultĂ© le 27 fĂ©vrier 2010.
  6. ↑ (en) Helen Brigs, Secret rivers found in Antarctic, BBC News, 19 avril 2006. ConsultĂ© le 27 fĂ©vrier 2010.
  7. ↑ (en)Extremophile Hunt Begins sur le site de la NASA. ConsultĂ© le 27 fĂ©vrier 2010.
  8. ↑ (en) B. Stonehouse, Encyclopedia of Antarctica and the Southern Oceans, John Wiley & Sons, juin 2002 (ISBN 0-471-98665-8) 
  9. ↑ (en) New CO2 data helps unlock the secrets of Antarctic formation, 13 septembre 2009 sur Physorg.com. ConsultĂ© le 6 mars 2010.
  10. ↑ (en) Robert M. DeConto et David Pollard, « Rapid Cenozoic glaciation of Antarctica induced by declining atmospheric CO2 Â», dans Nature, 421, 16 janvier 2003, p. 245-249 [texte intĂ©gral lien DOI (pages consultĂ©es le 19 octobre 2009)] 
  11. ↑ (en) Mary Trewby, Antarctica: An Encyclopedia from Abbott Ice Shelf to Zooplankton, Firefly Books, septembre 2002 (ISBN 1-55297-590-8) 
  12. ↑ David McGonigal et Lynn Woodworth, Antarctica, the blue continent, The Five Mile Press, 2002, 224 p. (ISBN 1-86503-800-8) 
  13. ↑ Association Internationale des Tour Operators d'Antarctique Statistiques du tourisme
  14. ↑ (en) Antarctic Research, a European Network for Astrophysics
  15. ↑ (fr) Site officiel de l'ARENA
  16. ↑ Hansen, K. (2009, January 22). Satellites confirm half-century of West Antarctic warming. NASA. Accessed January 22, 2009
  17. ↑ Steig, E., Schneider, D., Rutherford, S., Mann, M., Comiso, J., and Shindell, D. (2009, January 22). Warming of the Antarctic ice-sheet surface since the 1957 International Geophysical Year. Nature, 457, 459-463. doi:10.1038/nature07669.
  18. ↑ Steig, E. (2009, January 21). State of Antarctica: red or blue? RealClimate. Accessed January 22, 2009
  19. ↑ (en) The NASA Goddard Institute for Space Studies (GISS)





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