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Définition Wikipédia de : Angleterre



Angleterre
England (en)
Armoiries de l'Angleterre
DrapeauArmoiries
Localisation de l'Angleterre en Europe
Administration
Statut politiqueNation constituante du Royaume-Uni
CapitaleLondres
51°30′N 00°10′W / 51.5, -0.167
Gouvernement
- Reine
- Premier ministre du Royaume-Uni
- Pouvoir législatif
Monarchie constitutionnelle
Élisabeth II
Gordon Brown
Parlement du Royaume-Uni
Géographie
Superficie130395 km
Démographie
Population  (2006)50 753 000 hab.
DensitĂ©389,2 hab./km
Langue(s)Anglais
Économie
MonnaieLivre sterling (ÂŁ, GBP)
Autres
Fuseau horaireUTC +0
Domaine internet.uk
Indicatif téléphonique44
HymneAucun hymne officiel, God Save the Queen traditionnellement utilisé
DeviseDieu et mon droit (God and my right)




Introduction :

      L’Angleterre (en anglais England) est l'une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni. Elle est de loin la plus peuplĂ©e, avec 50 763 000 habitants (en 2006), qui reprĂ©sentent 83,8% de la population du Royaume-Uni, et la plus grande avec une superficie de 131 760 km, soit environ les deux-tiers de l'Ă®le de Grande-Bretagne. L'Angleterre a une frontière commune avec l'Écosse au nord et le Pays de Galles Ă  l'ouest. Elle est bordĂ©e par la mer du Nord, la mer d'Irlande, la mer Celtique, le canal de Bristol et la Manche. La langue officielle est l'anglais et la monnaie est la livre sterling (ÂŁ). Le système politique repose sur une monarchie parlementaire. La monarchie anglaise est l'une des plus vieilles au monde.







Suite de l'article :

L'Angleterre est devenue un Ă©tat unifiĂ© au cours du X siècle et tire son nom des Angles, l'une des tribus germaniques qui s'installèrent sur son territoire aux V et VI siècles. La capitale de l'Angleterre est Londres, première aire urbaine de Grande-Bretagne et, selon les critères retenus, de l'Union europĂ©enne. L'Angleterre est au nombre des pays ayant une forte influence culturelle dans le monde. C'est lĂ  que s'est dĂ©veloppĂ© la langue anglaise ; Londres fut le centre de l'Empire Britannique, et le pays vit les dĂ©buts de la RĂ©volution Industrielle. L'Angleterre fut la première dĂ©mocratie parlementaire au monde.



     Le Royaume d'Angleterre constitua une entitĂ© distincte jusqu'au 1 mai 1707, date Ă  laquelle l'Acte d'Union l'unit au Royaume d'Écosse pour crĂ©er le Royaume de Grande-Bretagne, la principautĂ© de Galles appartenant dĂ©jĂ  Ă  l'Ă©tat anglais.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Histoire


Article dĂ©taillĂ© : Histoire de l'Angleterre.

  - Sous-chapitre : La province romaine de Bretagne

Article dĂ©taillĂ© : Bretagne (province romaine).

     La Britannia dĂ©signait la province romaine qui couvrait l’Angleterre, le pays de Galles et le sud de l’Écosse du I siècle au dĂ©but du V siècle. SĂ©duit pendant la Guerre des Gaules de Jules CĂ©sar, entre -56 et -52, la Bretagne romaine ne fut pas entièrement soumise par les Romains, ni colonisĂ©e comme la Gaule continentale. Le nom « Angleterre Â», qui Changea le nom latin de celui de « Bretagne Â», tire son origine de l'apparition de populations germaniques, les Anglo-Saxons, entre les V et VII siècles dans l'Ă®le de Bretagne, après le retrait de l'armĂ©e et de l'administration de l'Empire romain.

  - Sous-chapitre : Les anglo-saxons


     Ă€ partir du milieu du V siècle, les envahisseurs germaniques Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'Ă®le de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la cĂ´te ouest de la Bretagne. Les Irlandais finirent par fonder de vĂ©ritables principautĂ©s sur les cĂ´tes galloises et Ă©cossaises. Si les premières furent finalement Ă©crasĂ©es, les secondes donnèrent naissance Ă  l'Écosse par la fusion du Dal Riada avec les royaumes britanniques du Nord. Durant cette pĂ©riode sur laquelle les sources fiables font dĂ©faut (ce sont les « Ă˘ges sombres Â» ou Dark Ages de l'historiographie anglaise), des populations bretonnes peu romanisĂ©es Ă©tablirent de nombreux royaumes bretons dans l'Ă®le de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De mĂŞme, lĂ  se trouve probablement la cause première d'une Ă©migration en masse de Bretons vers la pĂ©ninsule armoricaine (voir article : Émigration bretonne en Armorique), celle-ci prenant alors le nom de Bretagne.


     Cependant, malgrĂ© ces dĂ©faites, une partie du peuple breton, invaincu par les Anglais, rĂ©ussit Ă  se maintenir tout au long des siècles, jusqu'Ă  nos jours, en Grande-Bretagne, dans la PrincipautĂ© du Pays de Galles et en Cornouailles.

  - Sous-chapitre : Naissance de l'Angleterre

Article dĂ©taillĂ© : Royaume d'Angleterre.

     L'Angleterre—anglais England—c'est la « terre des Angles Â». Initialement morcelĂ©e entre les sept royaumes de l'Heptarchie : Est-Anglie, Essex, Kent, Mercie, Northumbrie, Sussex, Wessex, etc. Dont la rĂ©unification fut le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assistĂ© de sa sĹ“ur Æthelflæd, reine de Mercie dans les annĂ©es 902-920 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais Ă  nouveau perdu en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexĂ©e au Wessex.


     En 1066, les Normands de Guillaume le ConquĂ©rant s'emparent de l'Angleterre (voir l'article : ConquĂŞte normande de l'Angleterre), chassant Harold II, dernier des rois anglo-saxons. Ceux que l'on appela « souverains anglo-normands Â» ouvriront le pays aux influences continentales.


     Après la mort accidentelle du dernier reprĂ©sentant de la dynastie anglo-normande en 1135, la guerre civile Ă©clate entre les diffĂ©rents prĂ©tendants et se rĂ©pand sur l'ensemble des territoires d'outre-Manche. Geoffroy PlantagenĂŞt finit par triompher et ses successeurs bâtiront un vĂ©ritable empire qui s'Ă©tendra non seulement sur l'Angleterre, mais aussi sur une majeure partie du royaume de France, prĂ©sence qui ne prendra fin qu'Ă  l'issue de la guerre de Cent Ans en 1453.


     Au XVI siècle, la rĂ©forme protestante gagne l'Angleterre. Le conflit que le roi Henri VIII entretient avec le pape, pousse finalement le souverain Ă  franchir le pas : le processus de la rĂ©forme anglaise est lancĂ©, et qui donnera bientĂ´t naissance Ă  l'anglicanisme.


     Après la mort de Élisabeth I, fille d'Henri VIII, en 1603, les Stuart qui règnent alors sur l'Écosse accèdent au trĂ´ne d'Angleterre. Partisans d'un absolutisme, leurs visĂ©es inquiètent certains anglais qui craignent pour leurs droits. De plus, le catholicisme des Stuart fait craindre une remise en cause des rĂ©formes religieuses de la part des puritains. Une première rĂ©volution Ă©clate et aboutit Ă  l'exĂ©cution de Charles I en 1649. Un rĂ©gime rĂ©publicain est alors instaurĂ© sous le nom de Commonwealth de l'Angleterre, dirigĂ© par un Lord Protecteur en la personne de Oliver Cromwell, suivit de son fils Richard.


     La Restauration des Stuart en 1660 ne durera Ă  peine que trente ans, puisque la Glorieuse RĂ©volution de 1688 portera le prince nĂ©erlandais Guillaume III d'Orange au pouvoir et confirmera la monarchie protestante en Angleterre.


     En 1707, les royaumes d'Angleterre et d'Écosse, bien que dirigĂ©s par les mĂŞmes souverains issus de la dynastie Stuart, ne forment plus qu'un seul Royaume-Uni de Grande-Bretagne, Ă  la suite de la signature de l'acte de l'Acte d'Union, dont la reine Anne Stuart en devient la première souveraine.






Chapitre : Démographie



     On compte en Angleterre autour de 50 763 000 habitants, soit 83.8% de la population du Royaume-Uni. La densitĂ© est de 389.2 habitants au km².

  - Sous-chapitre : Villes principales

    Liste :
  • Londres, situĂ©e au sud-est de l'Angleterre, 7 512 400 habitants. L'aire urbaine compte 14 029 887 habitants.
  • Birmingham, centre de l'Angleterre, 1 006 500 habitants (aire urbaine: 3 839 781 habitants).
  • Liverpool, nord-ouest de l'Angleterre, 439 473 habitants.
  • Manchester, nord-ouest de l'Angleterre, 422 300 habitants.

     (Aire urbaine Manchester-Liverpool: 5 327 077 habitants)

    Liste :
  • Leeds, nord de l'Angleterre, 429 242 habitants.
  • Sheffield, nord de l'Angleterre, 525 800 habitants.
  • Bristol, sud-ouest de l'Angleterre, 391 525 habitants.

  - Sous-chapitre : Origine ethnique de la population anglaise


     La nation anglaise moderne s'est constituĂ©e Ă  partir d'Ă©lĂ©ments celtes, anglo-saxons, normands et scandinaves. Plus rĂ©cemment les diffĂ©rentes colonies de la Grande-Bretagne ont Ă©galement eu une influence sur la population de l'Angleterre.


     Les recherches gĂ©nĂ©tiques suggèrent que 75 Ă  95% de la population anglaise descend en ligne paternelle de populations prĂ©historiques venues de la pĂ©ninsule IbĂ©rique. Elle inclut Ă©galement un Ă©lĂ©ment scandinave important, ainsi qu'une contribution de 5% des Angles et des Saxons, bien que certains gĂ©nĂ©ticiens estiment l'Ă©lĂ©ment scandinave et germanique Ă  50%. Au cours du temps d'autres cultures ont exercĂ© leur influence : Bretons insulaires, Romains, Anglo-Saxons, Vikings, GaĂ«ls, sans oublier la profonde influence des Normands.

Les Saxons


     Selon une thèse couramment acceptĂ©e les Angles, les Saxons, les Jutes et les Frisons, peuples germaniques venus d'une rĂ©gion qui correspond aujourd'hui grosso modo aux Pays-Bas, au nord de l'Allemagne et au Danemark, envahirent et colonisèrent l'Angleterre aux Ve et VIe siècles, profitant du vide laissĂ© par le retrait de la puissance romaine et repoussant la population indigène vers les confins montagneux de l'ouest.


     Un premier scĂ©nario, majoritaire jusqu'Ă  la fin des annĂ©es 80, envisage un remplacement complet de la population d'origine par une invasion massive de peuples germaniques.


     Un autre scĂ©nario, apparu dans les annĂ©es 80 et aujourd'hui plus largement acceptĂ© suggère un « remplacement des Ă©lites Â», les Anglo-Saxons ayant Ă©tabli leur domination politique et culturelle sur les populations indigènes, sans les remplacer.

Les Scandinaves


     Le nord de l'Angleterre, rĂ©gion autour de York ou anciennement Jorvik, connue sous le nom de Danelaw, a Ă©tĂ© influencĂ© par la culture scandinave.

Les Normands






Chapitre : Géographie


Article dĂ©taillĂ© : GĂ©ographie de l'Angleterre.



     La loi dite Wales and Berwick Act de 1746 avait Ă©tabli que l'« Angleterre Â» comprendrait le pays de Galles. Mais cette loi fut rĂ©itĂ©rĂ©e en 1967 par la loi dite Welsh Language Act et, depuis cette date, l'« Angleterre Â» lĂ©gale ne comprend plus le pays de Galles. L'Angleterre lĂ©gale fut Ă©tablie dĂ©finitivement en 1974 en consĂ©quence de l'effet de la loi dite Local Government Act de 1972 qui rattacha la ville de Berwick Ă  l'Angleterre et le comtĂ© de Monmouthshire au pays de Galles.

    Liste :
  • 2007. Sanjeev Gupta de l'Imperial College de Londres a confortĂ© la thĂ©orie des annĂ©es 1980 prĂ©disant une sĂ©paration de l'Ă®le britannique Ă  la suite d'inondations.

     Par des cartes des profondeurs de la Manche dressĂ©es par des sonars ultraperfectionnĂ©s, une gigantesque vallĂ©e au fond de la mer a pu ĂŞtre reconstituĂ©e en 3D, prĂ©sentant les caractĂ©ristiques de l'Ă©rosion due Ă  l'Ă©coulement du fluide. Le cataclysme se serait produit il y a 400 000 ans Ă  la suite de la rupture d'un barrage naturel existant entre Douvres et Calais. Le lac glaciaire en amont se serait Ă©coulĂ© Ă  un dĂ©bit supĂ©rieur Ă  1 million de mètres cubes par seconde dans cette vallĂ©e sĂ©parant l'Ă®le du continent. Une seconde inondation se serait reproduite il y a 160 000 ans. Cette dĂ©couverte explique l'isolement soudain des hommes occupant l'Angleterre et leur diffĂ©renciation gĂ©notypique.






Chapitre : Symboles


    Liste :
  • Le drapeau anglais est la croix rouge de saint Georges (patron de l'Angleterre) sur fond blanc.
    Liste :
  • Les armoiries d'Angleterre sont « de gueules Ă  trois lĂ©opards d'or Â», c'est-Ă -dire rouge avec trois lions jaunes regardant le spectateur. L'origine de ce blason des rois d'Angleterre reste sans explication dĂ©finitive : selon une thĂ©orie contestĂ©e, il s'agit de l'union de l'hĂ©raldique du duchĂ© de Normandie (« de gueules Ă  deux lĂ©opards d'or Â») et de l'Aquitaine (« de gueules Ă  un lĂ©opard d'or Â»).





Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Articles connexes






Chapitre : Liens externes


  - Sous-chapitre : Notes

  1. ↑ Aucune langue officielle de jure, mais l'anglais l'est de facto. Le cornique a été officiellement reconnue comme langue régionale selon la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires
  2. ↑ UTC+1 à l'heure d'été
  3. ↑ National Statistics : Population Estimates (consultĂ© le 3 janvier 2008)
  4. ↑ Selon la définition officielle de Eurostat Londres précède Paris.
  5. ↑ BBC NEWS | Country profile : United Kingdom. Site visitĂ© le 6 juin 2006.
  6. ↑ Oxford Dictionary of National Biography : England, Scotland, and the Acts of Union (1707) (site consultĂ© le 19 juin 2006)
  7. ↑ eitb24.com : British and Irish, descendant of the Basques ? (site consultĂ© le 10–12–2009)
  8. ↑ Daily Telegraph : What does being British mean ? Ask the Spanish (site consultĂ© le 10–12–2009)
  9. ↑ Oppenheimer, Stephen (2006). Origins of the British. Carroll & Graf. ISBN 0786718900, p. 378
  10. ↑ Oppenheimer, Stephen (2006). Origins of the British. Carroll & Graf. ISBN 0786718900, p. 378
  11. ↑ [The New York Times : A United Kingdom ? Maybe http://www.nytimes.com/2007/03/06/science/06brits.html?_r=2&pagewanted=all]. Site consultĂ© le 2009–08–08.
  12. ↑ Voir par exemple l'Encyclopedia Britannica (site consulté le 10 décembre 2009)
  13. ↑ Nouvelle Encyclopédie Bordas, Vol. 4 p. 2262, Paris 1989
  14. ↑ The Cambridge Encyclopedia of the English language, David Crystal, p. 6
  15. ↑ Encyclopedia Universalis, Paris 1995, vol. 2 pp. 382-383, 415-417
  16. ↑ Voir : Proceedings of the Royal Society, [Evidence for an apartheid-like social structure in early Anglo-Saxon England http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1635457/], Mark G Thomas, Michael P. H Stumpf, Heinrich Härke
  17. ↑ Voir : Proceedings of the Royal Society, [Evidence for an apartheid-like social structure in early Anglo-Saxon England http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1635457/], Mark G Thomas, Michael P. H Stumpf, Heinrich Härke

     


© Source : Wikipedia sous licence GFDL







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