Définition Wikipédia de : Angleterre
| Drapeau | Armoiries | |
- Reine
- Premier ministre du Royaume-Uni
- Pouvoir législatif
Élisabeth II
Gordon Brown
Parlement du Royaume-Uni
GBP)
L’Angleterre (en anglais England) est l'une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni. Elle est de loin la plus peuplée, avec 50 763 000 habitants (en 2006), qui représentent 83,8% de la population du Royaume-Uni, et la plus grande avec une superficie de 131 760 km, soit environ les deux-tiers de l'île de Grande-Bretagne. L'Angleterre a une frontière commune avec l'Écosse au nord et le Pays de Galles à l'ouest. Elle est bordée par la mer du Nord, la mer d'Irlande, la mer Celtique, le canal de Bristol et la Manche. La langue officielle est l'anglais et la monnaie est la livre sterling (£). Le système politique repose sur une monarchie parlementaire. La monarchie anglaise est l'une des plus vieilles au monde.

Suite de l'article :
L'Angleterre est devenue un état unifié au cours du X siècle et tire son nom des Angles, l'une des tribus germaniques qui s'installèrent sur son territoire aux V et VI siècles. La capitale de l'Angleterre est Londres, première aire urbaine de Grande-Bretagne et, selon les critères retenus, de l'Union européenne. L'Angleterre est au nombre des pays ayant une forte influence culturelle dans le monde. C'est là que s'est développé la langue anglaise ; Londres fut le centre de l'Empire Britannique, et le pays vit les débuts de la Révolution Industrielle. L'Angleterre fut la première démocratie parlementaire au monde.
Le Royaume d'Angleterre constitua une entité distincte jusqu'au 1 mai 1707, date à laquelle l'Acte d'Union l'unit au Royaume d'Écosse pour créer le Royaume de Grande-Bretagne, la principauté de Galles appartenant déjà à l'état anglais.
- Sommaire de la page - |

Chapitre : Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Angleterre.
- Sous-chapitre : La province romaine de Bretagne
Article détaillé : Bretagne (province romaine).
La Britannia désignait la province romaine qui couvrait l’Angleterre, le pays de Galles et le sud de l’Écosse du I siècle au début du V siècle. Séduit pendant la Guerre des Gaules de Jules César, entre -56 et -52, la Bretagne romaine ne fut pas entièrement soumise par les Romains, ni colonisée comme la Gaule continentale. Le nom « Angleterre », qui Changea le nom latin de celui de « Bretagne », tire son origine de l'apparition de populations germaniques, les Anglo-Saxons, entre les V et VII siècles dans l'île de Bretagne, après le retrait de l'armée et de l'administration de l'Empire romain.
- Sous-chapitre : Les anglo-saxons
Articles détaillés : Histoire de l'Angleterre anglo-saxonne et Bretons insulaires.
À partir du milieu du V siècle, les envahisseurs germaniques Anglo-Saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne. Les Irlandais finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Riada avec les royaumes britanniques du Nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise), des populations bretonnes peu romanisées établirent de nombreux royaumes bretons dans l'île de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine (voir article : Émigration bretonne en Armorique), celle-ci prenant alors le nom de Bretagne.
Cependant, malgré ces défaites, une partie du peuple breton, invaincu par les Anglais, réussit à se maintenir tout au long des siècles, jusqu'à nos jours, en Grande-Bretagne, dans la Principauté du Pays de Galles et en Cornouailles.
- Sous-chapitre : Naissance de l'Angleterre
Article détaillé : Royaume d'Angleterre.
L'Angleterre—anglais England—c'est la « terre des Angles ». Initialement morcelée entre les sept royaumes de l'Heptarchie : Est-Anglie, Essex, Kent, Mercie, Northumbrie, Sussex, Wessex, etc. Dont la réunification fut le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Æthelflæd, reine de Mercie dans les années 902-920 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais à nouveau perdu en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexée au Wessex.
En 1066, les Normands de Guillaume le Conquérant s'emparent de l'Angleterre (voir l'article : Conquête normande de l'Angleterre), chassant Harold II, dernier des rois anglo-saxons. Ceux que l'on appela « souverains anglo-normands » ouvriront le pays aux influences continentales.
Après la mort accidentelle du dernier représentant de la dynastie anglo-normande en 1135, la guerre civile éclate entre les différents prétendants et se répand sur l'ensemble des territoires d'outre-Manche. Geoffroy Plantagenêt finit par triompher et ses successeurs bâtiront un véritable empire qui s'étendra non seulement sur l'Angleterre, mais aussi sur une majeure partie du royaume de France, présence qui ne prendra fin qu'à l'issue de la guerre de Cent Ans en 1453.
Au XVI siècle, la réforme protestante gagne l'Angleterre. Le conflit que le roi Henri VIII entretient avec le pape, pousse finalement le souverain à franchir le pas : le processus de la réforme anglaise est lancé, et qui donnera bientôt naissance à l'anglicanisme.
Après la mort de Élisabeth I, fille d'Henri VIII, en 1603, les Stuart qui règnent alors sur l'Écosse accèdent au trône d'Angleterre. Partisans d'un absolutisme, leurs visées inquiètent certains anglais qui craignent pour leurs droits. De plus, le catholicisme des Stuart fait craindre une remise en cause des réformes religieuses de la part des puritains. Une première révolution éclate et aboutit à l'exécution de Charles I en 1649. Un régime républicain est alors instauré sous le nom de Commonwealth de l'Angleterre, dirigé par un Lord Protecteur en la personne de Oliver Cromwell, suivit de son fils Richard.
La Restauration des Stuart en 1660 ne durera à peine que trente ans, puisque la Glorieuse Révolution de 1688 portera le prince néerlandais Guillaume III d'Orange au pouvoir et confirmera la monarchie protestante en Angleterre.
En 1707, les royaumes d'Angleterre et d'Écosse, bien que dirigés par les mêmes souverains issus de la dynastie Stuart, ne forment plus qu'un seul Royaume-Uni de Grande-Bretagne, à la suite de la signature de l'acte de l'Acte d'Union, dont la reine Anne Stuart en devient la première souveraine.

Chapitre : Démographie
On compte en Angleterre autour de 50 763 000 habitants, soit 83.8% de la population du Royaume-Uni. La densité est de 389.2 habitants au km².
- Sous-chapitre : Villes principales
- Londres, située au sud-est de l'Angleterre, 7 512 400 habitants. L'aire urbaine compte 14 029 887 habitants.
- Birmingham, centre de l'Angleterre, 1 006 500 habitants (aire urbaine: 3 839 781 habitants).
- Liverpool, nord-ouest de l'Angleterre, 439 473 habitants.
- Manchester, nord-ouest de l'Angleterre, 422 300 habitants.
(Aire urbaine Manchester-Liverpool: 5 327 077 habitants)
- Leeds, nord de l'Angleterre, 429 242 habitants.
- Sheffield, nord de l'Angleterre, 525 800 habitants.
- Bristol, sud-ouest de l'Angleterre, 391 525 habitants.
- Sous-chapitre : Origine ethnique de la population anglaise
La nation anglaise moderne s'est constituée à partir d'éléments celtes, anglo-saxons, normands et scandinaves. Plus récemment les différentes colonies de la Grande-Bretagne ont également eu une influence sur la population de l'Angleterre.
Les recherches génétiques suggèrent que 75 à 95% de la population anglaise descend en ligne paternelle de populations préhistoriques venues de la péninsule Ibérique. Elle inclut également un élément scandinave important, ainsi qu'une contribution de 5% des Angles et des Saxons, bien que certains généticiens estiment l'élément scandinave et germanique à 50%. Au cours du temps d'autres cultures ont exercé leur influence : Bretons insulaires, Romains, Anglo-Saxons, Vikings, Gaëls, sans oublier la profonde influence des Normands.
Les Saxons
Selon une thèse couramment acceptée les Angles, les Saxons, les Jutes et les Frisons, peuples germaniques venus d'une région qui correspond aujourd'hui grosso modo aux Pays-Bas, au nord de l'Allemagne et au Danemark, envahirent et colonisèrent l'Angleterre aux Ve et VIe siècles, profitant du vide laissé par le retrait de la puissance romaine et repoussant la population indigène vers les confins montagneux de l'ouest.
Un premier scénario, majoritaire jusqu'à la fin des années 80, envisage un remplacement complet de la population d'origine par une invasion massive de peuples germaniques.
Un autre scénario, apparu dans les années 80 et aujourd'hui plus largement accepté suggère un « remplacement des élites », les Anglo-Saxons ayant établi leur domination politique et culturelle sur les populations indigènes, sans les remplacer.
Le nord de l'Angleterre, région autour de York ou anciennement Jorvik, connue sous le nom de Danelaw, a été influencé par la culture scandinave.
Les Normands

Chapitre : Géographie
Article détaillé : Géographie de l'Angleterre.
La loi dite Wales and Berwick Act de 1746 avait établi que l'« Angleterre » comprendrait le pays de Galles. Mais cette loi fut réitérée en 1967 par la loi dite Welsh Language Act et, depuis cette date, l'« Angleterre » légale ne comprend plus le pays de Galles. L'Angleterre légale fut établie définitivement en 1974 en conséquence de l'effet de la loi dite Local Government Act de 1972 qui rattacha la ville de Berwick à l'Angleterre et le comté de Monmouthshire au pays de Galles.
- 2007. Sanjeev Gupta de l'Imperial College de Londres a conforté la théorie des années 1980 prédisant une séparation de l'île britannique à la suite d'inondations.
Par des cartes des profondeurs de la Manche dressées par des sonars ultraperfectionnés, une gigantesque vallée au fond de la mer a pu être reconstituée en 3D, présentant les caractéristiques de l'érosion due à l'écoulement du fluide. Le cataclysme se serait produit il y a 400 000 ans à la suite de la rupture d'un barrage naturel existant entre Douvres et Calais. Le lac glaciaire en amont se serait écoulé à un débit supérieur à 1 million de mètres cubes par seconde dans cette vallée séparant l'île du continent. Une seconde inondation se serait reproduite il y a 160 000 ans. Cette découverte explique l'isolement soudain des hommes occupant l'Angleterre et leur différenciation génotypique.

Chapitre : Symboles
- Le drapeau anglais est la croix rouge de saint Georges (patron de l'Angleterre) sur fond blanc.
- L'emblème floral est la rose rouge, dite rose Tudor, symbolisant la fin de la guerre des Roses (1455 - 1485) entre les maisons d' York et de Lancastre avec la victoire d'Henri Tudor (futur Henri VII) sur Richard III, lors de la bataille de Bosworth. En principe, on devrait toujours voir représentée la rose Tudor, mais la fleur est souvent de couleur rouge, comme par exemple sur le maillot de l'équipe d'Angleterre de rugby.
- Les armoiries d'Angleterre sont « de gueules à trois léopards d'or », c'est-à -dire rouge avec trois lions jaunes regardant le spectateur. L'origine de ce blason des rois d'Angleterre reste sans explication définitive : selon une théorie contestée, il s'agit de l'union de l'héraldique du duché de Normandie (« de gueules à deux léopards d'or ») et de l'Aquitaine (« de gueules à un léopard d'or »).

Chapitre : Vous pouvez voir également :
- Sous-chapitre : Articles connexes

Chapitre : Liens externes
- Sous-chapitre : Notes
- ↑ Aucune langue officielle de jure, mais l'anglais l'est de facto. Le cornique a été officiellement reconnue comme langue régionale selon la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires
- ↑ UTC+1 à l'heure d'été
- ↑ National Statistics : Population Estimates (consulté le 3 janvier 2008)
- ↑ Selon la définition officielle de Eurostat Londres précède Paris.
- ↑ BBC NEWS | Country profile : United Kingdom. Site visité le 6 juin 2006.
- ↑ Oxford Dictionary of National Biography : England, Scotland, and the Acts of Union (1707) (site consulté le 19 juin 2006)
- ↑ eitb24.com : British and Irish, descendant of the Basques ? (site consulté le 10–12–2009)
- ↑ Daily Telegraph : What does being British mean ? Ask the Spanish (site consulté le 10–12–2009)
- ↑ Oppenheimer, Stephen (2006). Origins of the British. Carroll & Graf. ISBN 0786718900, p. 378
- ↑ Oppenheimer, Stephen (2006). Origins of the British. Carroll & Graf. ISBN 0786718900, p. 378
- ↑ [The New York Times : A United Kingdom ? Maybe http://www.nytimes.com/2007/03/06/science/06brits.html?_r=2&pagewanted=all]. Site consulté le 2009–08–08.
- ↑ Voir par exemple l'Encyclopedia Britannica (site consulté le 10 décembre 2009)
- ↑ Nouvelle Encyclopédie Bordas, Vol. 4 p. 2262, Paris 1989
- ↑ The Cambridge Encyclopedia of the English language, David Crystal, p. 6
- ↑ Encyclopedia Universalis, Paris 1995, vol. 2 pp. 382-383, 415-417
- ↑ Voir : Proceedings of the Royal Society, [Evidence for an apartheid-like social structure in early Anglo-Saxon England http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1635457/], Mark G Thomas, Michael P. H Stumpf, Heinrich Härke
- ↑ Voir : Proceedings of the Royal Society, [Evidence for an apartheid-like social structure in early Anglo-Saxon England http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1635457/], Mark G Thomas, Michael P. H Stumpf, Heinrich Härke



Je garde ton blog dans me favoris, c'est très intéressant,les images et les conseils qui vont avec!


