Définition Wikipédia de : Allemagne
Allemagne
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(allemand)
Union, droit et liberté
- Chancelier fédéral
Angela Merkel
- Totale
- Eau (%)
357 026 km
2,18%
- Totale (2009)
- Densité
81 820 000 hab.
230 hab./km
- Traité de Verdun
- Unification
- Création RFA
- Création RDA
- Réunification
843
18 janvier 1871
23 mai 1949
7 octobre 1949
3 octobre 1990
EUR)

téléphonique
+49Suite de l'article :L’Allemagne (en allemand : Deutschland), appelée République fédérale d'Allemagne ou RFA (en allemand : Bundesrepublik Deutschland : BRD ; également traduit par République fédérale allemande) dans les usages officiels, est un pays d’Europe de l'Ouest entouré par la mer du Nord, le Danemark et la mer Baltique au nord, par la Pologne et la République tchèque à l'est, par l'Autriche et la Suisse au sud et par la France, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas à l'ouest. Avec plus de 81 millions d'habitants recensés en 2009, l'Allemagne est le pays le plus peuplé de l'Union européenne.
Longtemps dominés par l'Autriche dans le cadre du Saint-Empire romain germanique (de 962 à 1806) puis de la Confédération germanique (de 1815 à 1866), en 1871, à la fin de la guerre franco-allemande, ils furent réunis dans un État dominé par la Prusse, donnant ainsi naissance à l'Allemagne unifiée moderne dite également Deuxième Reich ou Reich Wilhelminien. La défaite allemande qui suivit la Première Guerre mondiale provoqua en 1918 l'avènement de la République, puis en 1933 celui du Troisième Reich, lequel s'effondra en 1945 dans la défaite qu'entraîna la Seconde Guerre mondiale. D'abord occupée par les forces armées de ses vainqueurs, l'Allemagne fut séparée en deux parties en 1949 qui formèrent la République fédérale d'Allemagne (dite Allemagne de l'Ouest) et la République démocratique allemande (dite Allemagne de l'Est). La réunification a eu lieu le 3 octobre 1990, 11 mois après la chute du Mur de Berlin, qui marqua la réunification populaire. En 1990, sa capitale redevient Berlin.
L'Allemagne est une république fédérale constituée de 16 États fédérés (Bundesländer — officiel Länder en allemand). Le pays a longtemps été constitué de plusieurs États plus ou moins autonomes, conscients de leur propre histoire, culture et affiliation religieuse. Elle est membre du Conseil de l'Europe depuis 1950, de l’OTAN depuis 1955, et de l’ONU depuis 1973. Membre fondateur de l’Union européenne (1957), de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), de la zone euro et de l'Espace Schengen, elle fait partie du Groupe des huit (G8) et (G20).
L'Allemagne est une puissance économique majeure, la première d'Europe. Actuellement, elle est classée quatrième puissance économique mondiale selon le calcul du produit intérieur brut en parité de pouvoir d'achat et quatrième selon le critère monétaire traditionnel, derrière les États-Unis, le Japon et la Chine. L'Allemagne est aussi le second exportateur et le troisième importateur de marchandises dans le monde.
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Chapitre : Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Allemagne.
La formation du mot Deutschland révèle la longue histoire de ce pays. Au départ, il y a un mot Gothique Thiuda signifiant peuple. Il a comme adjectif Thiudisk. Thiudisk a été transformé en Theodischus par les Romains, puis en Teudischus. Teudischus est devenu Diutisca en vieil allemand pour aboutir à Deutsch. En ancien Français, le latin Theodiscus a donné Thodesche, puis Tudesque. Le Français moderne a préféré le mot Allemand issu du latin Alama désignant le peuple des Alamans. Ceci est également valable par exemple, pour le catalan (Alemanys). L'Italien lui, a conservé l'origine latine dans son adjectif Tedesco pour dire Allemand. Saksa en Finnois se réfère aux Saxons. Dans les langues slaves, le nom renvoie au fleuve Niémen (Nemetskii, en Russe) qui les séparait des peuplades germaniques. Pour les Chinois, c'est le « Pays de la Vertu » (德国), en partie pour des raisons phonétiques. Quant aux pays scandinaves, ils se réfèrent également à ce pays par un nom utilisant la racine germanique : Tyskland, dérivé de Tyr le dieu des germains du nord, le sk est la terminaison de quelques adjectifs en norvégien et danois, en suédois c'est ska.
- Sous-chapitre : Du Saint Empire aux principautés (~843-1806)
La linguistique et textes latins nous montrent que la mention du peuple germain remonte à l'époque romaine. Cependant les historiens s'entendent pour trouver les origines d'un territoire allemand au partage de Verdun de 843. Louis le Germanique a obtenu, lors de ce partage, l'est de l'empire carolingien, nommé Francie orientale. C'est de la Francie orientale qu'est issu le Saint-Empire romain germanique fondé par Otton I, dit le Grand (936–973). Cet empire comprend, outre le territoire de l'actuelle Allemagne, l'Italie et la Bourgogne. Dès sa fondation, ce nouvel empire est entravé par le peu d'institutions sur lesquelles l'empereur peut asseoir son autorité et la faiblesse des revenus, les empereurs ne disposant que de leurs propres domaines pour financer leur politique. Le système d'élection de l'empereur par les princes-électeurs conduisit souvent à affaiblir le pouvoir du monarque. Traditionnellement, l'empereur élu entreprenait un voyage à Rome pour être couronné par le pape.
Le délitement du pouvoir impérial est accentué par l'obsession de certains empereurs à vouloir établir une autorité forte dans leurs possessions italiennes. Au XIII siècle, Frédéric II est tellement occupé par ses affaires italiennes qu'il renonce à tout pouvoir et tout contrôle dans les nombreuses principautés ecclésiastiques allemandes et qu'il abdique une grande partie de ceux-ci dans les principautés laïques. De ce fait, les terres allemandes sont pratiquement indépendantes du pouvoir impérial dès cette époque.
À partir du XI siècle, la Germanie déborde de ses limites traditionnelles entre le Rhin et l'Oder. Commence alors la colonisation de l'Europe centrale sous l'action de grands seigneurs, des rives de la mer Baltique par une croisade menée par les chevaliers Teutoniques et du sud du pays à partir du règne de Otton I. Des centaines de milliers d'Allemands de l'Ouest poussés par la surpopulation ont ainsi migré vers l'Est où des tenures plus vastes et des droits féodaux plus légers les attendent. Les villes rhénanes et les ports se développent mais prennent une part peu active au grand commerce européen du XII siècle. Après 1438, l'empereur porte le titre d'un « empereur élu » après son élection formelle par les sept "électeurs" de l'Empire à Francfort. À l'époque moderne, le Saint Empire compte plus de 300 États qui n'obéissent que de très loin à l'empereur Habsbourg.
Au XVI siècle, la réforme luthérienne continue à diviser l'Allemagne. En 1546, l'empereur Charles Quint entre en guerre contre les nombreux princes et villes allemands qui se sont convertis au luthéranisme. Son échec à réduire le protestantisme dans le Saint Empire est sanctionné par la paix d'Augsbourg de 1555, qui permet à chaque prince et ville libre de choisir sa religion mais oblige les sujets à avoir la même religion que leur souverain — cujus regio, ejus religio. L'Allemagne n'en a pas pour autant fini avec les guerres de religion. Les progrès du calvinisme en Allemagne à la fin du XVI siècle et la volonté de l'empereur Ferdinand II d'imposer son autorité et celle de la religion catholique aux États du Saint Empire, entraînent la guerre de Trente Ans qui ravage le pays de 1618 à 1648. Les traités de Westphalie entérinent l'affaiblissement du pouvoir impérial en favorisant les droits des 350 États allemands. La liberté religieuse des princes est réaffirmée.
- Sous-chapitre : De la Confédération germanique à l’Empire allemand
Articles détaillés : Unité allemande, Relations entre l'Allemagne et l'Autriche et Relations entre l'Allemagne et la France.
Sous la pression de la France, le Saint Empire est dissout en 1806 et remplacé par la Confédération du Rhin sous protectorat français. Après le congrès de Vienne (novembre 1805 – juin 1810), celle-ci est remplacée par la Confédération germanique ("Deutscher Bund") qui ne regroupe plus que 39 États sous la direction honorifique des Habsbourg qui ne portent plus que le titre d'Empereur d'Autriche. En fait, cette confédération ne peut exister que si l'Autriche et la Prusse s'entendent. À partir de 1834, le Zollverein ou union douanière commence à se constituer à l'initiative de la Prusse. Il construit un espace économique sans douane intérieure et définit une même politique commerciale vis-à-vis de l'extérieur. Cet espace, progressivement élargi, exclut délibérément l'Autriche. Les révolutions de 1848 touchent la plupart des États allemands. Une assemblée élue au suffrage universel se réunit à Francfort et propose la couronne d'une Allemagne unifiée au roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV, qui la refuse, soucieux de ne pas tenir son pouvoir de la souveraineté du peuple. Il est prêt à accepter la couronne que lui proposent les princes allemands, mais l'Autriche force la Prusse à renoncer en 1850. L'Allemagne se retrouve dans la même situation politique qu'en 1815.
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La Proclamation de l’Empire allemand (Versailles 1871), tableau d’Anton von Werner, 1885
En 1862, Otto von Bismarck devient le ministre-président du roi de Prusse Guillaume I. Il a compris que l'unité allemande ne se fera pas sans l'éviction de l'Autriche par la guerre. Il fait passer par la force les réformes modernisant l'armée. En 1866, l'armée prussienne écrase l'armée autrichienne à Sadowa.
La Prusse annexe les territoires entre sa partie orientale et sa partie occidentale, et dirige la Confédération de l'Allemagne du Nord. Seuls les quatre États du Sud n'y adhèrent pas.
La France en déclarant la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870 permet de fédérer tous les États allemands autour d'un ennemi commun. La défaite française permet la proclamation de l'Empire allemand le 18 janvier 1871 dans la galerie des Glaces du château de Versailles avec Guillaume I de Prusse à sa tête, entraînant également l'annexion de l'Alsace (sauf Belfort), de la Lorraine germanophone (Moselle) et de la région de Metz, place-forte de première importance. L'unité allemande s'est faite par le haut et par la guerre comme le souhaitait Bismarck.
- Sous-chapitre : D’une guerre à l’autre (1914-1945)
Articles détaillés : République de Weimar et Troisième Reich.
L'Allemagne, devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engage dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'oriente vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prend fin en 1918, et l'empereur allemand, Kaiser Guillaume II, doit abdiquer en raison de la Révolution allemande de novembre 1918. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne est considérée comme responsable de la guerre et condamnée à payer de très lourdes réparations.
L’Allemagne, chose unique dans l’histoire diplomatique, n’est pas invitée aux discussions versaillaises. Elle est jugée comme principalement responsable (avec l’Autriche-Hongrie) de la guerre, mais conserve néanmoins la Rhénanie, au regret de la France qui voulait fixer la frontière sur le Rhin. La France n’obtient pas la Sarre (51 millions de tonnes de charbon, soit 2/3 des besoins français), en raison des pressions exercées par l’Angleterre. La Sarre est placée sous la tutelle de la Société des Nations et un référendum sera organisé 15 ans plus tard pour décider son rattachement à la France ou à l’Allemagne. Le Schleswig est rattaché au Danemark après consultation de la population. Les cantons d’Eupen et de Malmedy sont rattachés à la Belgique. La Pologne obtient un corridor, le fameux « corridor de Dantzig », avec les populations Kachoubes parlant un dialecte polonais mais étant favorables aux Allemands. La ville de Dantzig n’est rattachée ni à l’Allemagne, ni à la Pologne, c’est une ville libre sous contrôle de la SDN. Solutions de compromis qui ne plaisent à personne. 80 kilomètres séparent la Prusse-Orientale du reste de l’Allemagne. La Haute-Silésie, rattachée après plébiscite à l’Allemagne en mars 1921, est occupée par la Pologne peu après. La SDN arbitre la situation et le partage, dénoncé par les deux parties, est réalisé arbitrairement.
L’Allemagne perd 88 000 km et 8 millions d’habitants. Le service militaire est aboli et l’armée est réduite à 100 000 hommes dont 5 000 officiers. Elle ne peut posséder ni blindés, ni artillerie lourde, ni aviation. Sa flotte de guerre se saborde à Scapa Flow le 26 juin 1919. Elle perd ses colonies, qui sont placées par la SDN sous mandats confiés aux vainqueurs. Comme responsable de la guerre, elle doit céder du matériel et des produits agricoles. Les réparations de guerre sont évaluées en 1921 à 132 milliards de marks-or à payer en 30 ans. Tous les brevets allemands sont perdus, les vainqueurs obtiennent la clause de « nation la plus favorisée » et le Rhin, l’Oder et l’Elbe sont internationalisés, l’Allemagne perdant tout pouvoir sur leur contrôle. La rive gauche est occupée, puis considérée comme démilitarisée perpétuellement.
Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le ressentiment contre les conditions du traité de Versailles et les conséquences particulièrement dures de la crise économique mondiale de 1929 permettent au NSDAP (parti nazi) d'Adolf Hitler d'accéder démocratiquement au pouvoir en 1933. Hitler élimine rapidement toute opposition puis prend le contrôle absolu de l'État allemand. En 1935, l'Allemagne devient officiellement antisémite en promulguant les lois de Nuremberg. La politique d’Hitler consistant à annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde Guerre mondiale le 1 septembre 1939.
L’Allemagne domine le début du conflit. Elle conquiert une grande partie de l'Europe, de l'Afrique du Nord, de l'URSS. Mais pendant l'hiver 1941-42 l'armée allemande subit de lourdes pertes sur le front russe. En 1942–43, la guerre tourne en faveur des pays alliés : le Royaume-Uni, la France, le Canada, les États-Unis, l'URSS écrasent finalement les armées de l'Axe, envahissant notamment Berlin. Le 30 avril 1945, Hitler se suicide.
- Sous-chapitre : Division du pays et réunification (1945-1990)
Image (cliquez pour agrandir) :
Dévastée par la guerre (même si le potentiel industriel du pays est encore énorme), l'Allemagne et Berlin sont divisés en quatre secteurs, trois étant chacun contrôlé par l'une des nations victorieuses (États-Unis, Royaume-Uni et Union soviétique) et un par une nation libérée (France). Après plusieurs propositions pour une nouvelle Allemagne (comme le plan Morgenthau), elle est finalement divisée en deux parties durant toute la Guerre froide : la RFA (République fédérale d’Allemagne) créée le 23 mai 1949 à l’ouest avec Bonn pour capitale et siège administratif, et la RDA (République démocratique allemande) créée le 7 octobre 1949 à l’est avec Berlin-Est pour capitale. Les territoires à l'est du fleuve Oder et son affluent Neisse de Lusace ont été intégrés à la Pologne et à l’URSS.
Le creux démographique provoqué par la guerre est rapidement compensé par l'arrivée d'environ 13 millions d'Allemands expulsés des anciens territoires d'Allemagne-Orientale et des pays d'Europe de l'Est. Ces millions de réfugiés ont été intégrés dans la société d'après-guerre des territoires de la RFA et la RDA. Ils venaient principalement des anciennes provinces allemandes de la Silésie, de la Prusse-Orientale et aussi de l'est de la province de la Poméranie. En outre ils venaient de Pologne, notamment des anciennes provinces de la Prusse-Occidentale et de la Posnanie. Ils venaient encore des régions qui autrefois appartenaient à l'Autriche-Hongrie : de la Tchécoslovaquie - notamment des régions de Bohême, Moravie et Silésie Tchèque (Allemands des Sudètes) -, ainsi que de Hongrie et de Roumanie (Transylvanie). Par ailleurs ils venaient du territoire de Klaipėda (Memel), en Lituanie.
Sous l'impulsion du plan Marshall (1948-1952), l'Allemagne de l'Ouest renoue rapidement avec la croissance économique, au contraire de l'Allemagne de l'Est. L'amitié franco-allemande naît avec Konrad Adenauer et Charles de Gaulle, et est considérée encore aujourd'hui comme le moteur de l'Europe. À la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, prélude à la réunification de l’Allemagne, les deux pays de RFA et de RDA ne possèdent pas le même niveau économique. Cette différence persiste aujourd'hui, les Länder de l'Est (ancienne RDA) demeurant plus pauvres que ceux de l'Ouest. Le coût de la réunification a entraîné d'importantes difficultés économiques pour le pays depuis les années 1990. Son unification a cependant permis d'en faire une nation politiquement incontournable au sein de l'Union européenne et la première puissance économique du continent.

Chapitre : Géographie
Article détaillé : Géographie de l'Allemagne.
Le Nord est occupé par la plaine germano-polonaise, aux paysages fortement différenciés, le centre par des montagnes anciennes d'altitudes peu élevées, le sud par un bassin sédimentaire et par le massif alpin. Ce pays, bordé au Nord-ouest par la mer du Nord et au Nord-est par la mer Baltique, occupe une place centrale dans l'Union européenne par sa situation, sa puissance démographique, industrielle et commerciale. Une grande partie de l'Allemagne occidentale fait partie de l'Europe rhénane, la région la plus dynamique d'Europe et l'une des plus dynamiques du monde.
La réunification de 1990 a changé l'organisation de l'espace allemand. L'espace rhénan reste cependant le cœur de l’Allemagne et l'axe le plus fréquenté, aussi bien sur le plan économique que sur le plan démographique malgré la nécessaire mutation de la Ruhr. Francfort et la conurbation de Région Rhin-Main continue de jouer son rôle de capitale financière du pays.
Depuis le début des années 1960, les régions du sud, le Bade-Wurtemberg et la Bavière sont des espaces attractifs. Ce sont des régions aussi bien industrielles (technologies de pointe, complexes militaro-industriels) que touristiques. Le solde migratoire régional est fortement positif.
Depuis la réunification, le centre et le Nord jouissent d'une position privilégiée. Ils sont devenus le nouveau centre géographique de l'Allemagne. Les ports de Hambourg et de Brême disposent de l'Hinterland de l'ancienne RDA dont ils étaient privés jusqu'en 1990. Ces ports permettent au Land de Basse-Saxe d'occuper une place majeure dans l'espace mondialisé.
Les cinq Länder de l'Est constituent une périphérie en reconstruction. Le passage d'une économie socialiste à une économie de marché a entraîné la fermeture de nombreuses usines vétustes et peu concurrentielles, le développement de friches industrielles, des migrations régionales vers les Länder de l'Ouest et une forte augmentation du chômage. Le taux de chômage était, fin 2006, de 16, 4 % alors qu'il est de 10,1% pour l'ensemble de l'Allemagne. Ceci est dû à une faible compétitivité qui persiste depuis plus de 15 ans, malgré les investissements consentis par le gouvernement fédéral. Cette situation a abouti à un "désamour" entre les Allemands de l'Ouest "Wessis" et les Allemands de l'Est "Ossis", les uns trouvant qu'ils ont payé trop cher l'union, les autres se sentant oubliés par les plus nantis et regrettant l'époque de la RDA. Ce dernier phénomène a été appelé Ostalgie par les journalistes. Cependant, les autorités misent sur les nouveaux élargissements de l'Union européenne à l'Est pour dynamiser l'économie des cinq Länder de l'Est.
- Sous-chapitre : Territoire
L'Allemagne a connu des changements territoriaux successifs au XX siècle. La défaite de 1918 a sonné le glas de l'Empire allemand. Le traité de Versailles de 1919 qui règle le sort de l'Allemagne fait passer la superficie de l'Allemagne de 540 848 km à 468 776 km. Celle-ci est amputée de l'Alsace-Lorraine, du Nord de Schleswig et d'Eupen et de Malmedy. De plus, pour permettre à la Pologne d'avoir un accès à la mer, la Prusse-Orientale est séparée du reste de l'Allemagne par le corridor de Dantzig.
Après la défaite de 1945, l'Allemagne est occupée par les vainqueurs. À l'Est, 11 millions d'Allemands sont chassés ou fuient vers l'Ouest. Environ 110 000 km à l'Est sont rattachés à la Pologne ou à l'URSS. Une des conséquences de la Guerre froide est la création en 1949 de la RFA à l'Ouest dans les zones d'occupations des occidentaux suivie par celle de la RDA dans la zone occupée par les soviétiques à l'Est. Il y a désormais deux États allemands : la RFA, une démocratie pluraliste et capitaliste et la RDA, une démocratie populaire avec un parti unique au pouvoir, le Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED), et une économie calquée sur celle de l'URSS.
Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin, construit en 1961, tombe. L'année suivante la RDA est absorbée par la RFA. Les Allemands sont de nouveau réunis dans un seul État, la RFA. Ce nouvel État doit surmonter le coût de la réunification allemande, c'est-à-dire investir pour rattraper le retard économique des Länder de l'Est par rapport à ceux de l'Ouest. Il s'agit de reconnecter les deux territoires coupés par le rideau de fer durant la Guerre froide : le gouvernement a notamment mis en œuvre des chantiers d'infrastructures de transport : le projet « Unité allemande » lancé en 1992, prévoit des travaux jusqu’en 2010 pour un montant total de plusieurs dizaines de milliards d’euros. L'effort est porté en particulier sur les autoroutes à numéros pairs, d'orientation est-ouest : par exemple, la Bundesautobahn 4 qui va de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie à la frontière polonaise en passant par la Thuringe. Les canaux sont modernisés ou complétés, comme le Mittellandkanal. L'intégration de l'ex-Allemagne de l'Est à l'Union européenne reste encore inachevée et les inégalités sont toujours présentes.
- Cours d'eau
Les plus longs fleuves d'Allemagne sont listés ci-dessous (avec la longueur entière et la longueur en Allemagne, entre parenthèses est indiquée la plus grande ville allemande dans le bassin versant du fleuve respectif).
Affluent de la mer Noire :
Affluent de la mer du Nord :
Affluent de la mer Baltique :
- l'Oder 866 km - 187 km (Francfort-sur-l'Oder)
Les plus long fleuves entièrement en Allemagne (mer du Nord) :
Les plus longues rivières (se jetant dans) :
- la Moselle 545 km - 242 km (le Rhin)
- le Main 524 km (le Rhin)
- l'Inn 510 km - 218 km (le Danube)
- la Saale 413 km (l'Elbe)
- la Spree 382 km (la Havel, affluent de l'Elbe)
Les villes d'Aix-la-Chapelle et Mönchengladbach sont situées dans le bassin versant de la Meuse.
La Vltava froide (en tchèque: Studená Vltava; en allemand: Kalte Moldau), le premier affluent de la Vltava, prend sa source en Bavière. Elle est le plus court des deux ruisseaux qui s'unissent pour former la Vltava. Le plus long est la Vltava chaude (en tchèque: Teplá Vltava).
La Breg et la Brigach s'unissent à Donaueschingen, dans la Forêt-Noire, pour former le Danube.
- Massifs montagneux
- Alpes 2 962 m - Zugspitze
- Forêt-Noire 1 493 m - Feldberg
- Forêt de Bavière 1 456 m - Großer Arber
- Forêt de Bohême 1 456 m - Großer Arber
- Monts Métallifères 1 215 m - Fichtelberg
- Harz 1 141 m - Brocken
- Fichtelgebirge 1 051 m - Schneeberg
- Jura souabe 1 015 m - Lemberg
- Forêt de Thuringe 982 m - Großer Beerberg
- Rhön (ou Rhœn) 950 m - Wasserkuppe
- Forêt du Haut-Palatinat 901 m - Entenbühl
- Taunus 882 m - Großer Feldberg
- Hunsrück 816 m - Erbeskopf
- Lausitzer Gebirge 793 m - Lausche
- Eifel 747 m - Hohe Acht
- Jura franconien 689 m - Hesselberg
- Pfälzerwald 673 m - Kalmit
- Westerwald 657 m - Fuchskaute
- Odenwald 626 m - Katzenbuckel
- Elbsandsteingebirge 562 m - Großer Zschirnstein
- Forêt de Teutberg 331 m - Dörenberg
- Îles
Les plus grandes îles de l'Allemagne sont
- Rügen
- Usedom (en polonais: Uznam; en wende: Uznjöm/Uznjom; partagée avec la Pologne)
- Fehmarn (en danois: Femern)
- Sylt (en danois: Sild; en frison: Söl)
- Föhr (en frison: Feer; en danois: Før)
- Pellworm (en danois: Pelvorm; en frison: Pälweerm)
- Poel
- Borkum
- Norderney (en bas allemand de la Frise orientale: Nörderneei)
- Amrum (en Öömrang (frison d'Amrum): Oomrang)
- Lacs
- Lac de Constance, 536 km, (partagé avec la Suisse et l'Autriche), Bade-Wurtemberg et Bavière
- Lac Müritz, 117 km, Mecklembourg-Poméranie-Occidentale
- Chiemsee, 80 km, la mer bavaroise, Bavière
- Lac de Schwerin, 61,54 km, Mecklembourg-Poméranie-Occidentale
- Lac de Starnberg, 56 km, Bavière
- Ammersee, 46,6 km, Bavière
- Plauer See, 38,4 km, Mecklembourg-Poméranie-Occidentale
- Lac de Kummerow, 32,9 km, Mecklembourg-Poméranie-Occidentale
- Großer Plöner See, 29,97 km, Schleswig-Holstein
- Steinhuder Meer, 29,1 km, Basse-Saxe
- Sous-chapitre : Länder
Les États fédérés de l'Allemagne se nomment Bundesländer: Bundesland (singulier), Bundesländer (pluriel)
| Land | Capitale | Aire (km) | Habitants (millions) | Habitants (km) |
|---|---|---|---|---|
| Bade-Wurtemberg (Baden-Württemberg) | Stuttgart | 35 751 | 10,739 | 300 |
| Bavière (Bayern) | Munich (München) | 70 552 | 12,493 | 177 |
| Berlin | Berlin | 891 | 3,404 | 3 806 |
| Brandebourg (Brandenburg) | Potsdam | 29 480 | 2,548 | 87 |
| Brême (Bremen) | Brême (Bremen) | 404 | 0,664 | 1 641 |
| Hambourg (Hamburg) | Hambourg (Hamburg) | 755 | 1,754 | 2 309 |
| Hesse (Hessen) | Wiesbaden | 21 115 | 6,075 | 289 |
| Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (Mecklenburg-Vorpommern) | Schwerin | 23 182 | 1,694 | 74 |
| Basse-Saxe (Niedersachsen) | Hanovre (Hannover) | 47 641 | 7,983 | 168 |
| Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Nordrhein-Westfalen) | Düsseldorf | 34 086 | 18,029 | 530 |
| Rhénanie-Palatinat (Rheinland-Pfalz) | Mayence (Mainz) | 19 853 | 4,053 | 204 |
| Sarre (Saarland) | Sarrebruck (Saarbrücken) | 2 568 | 1,043 | 409 |
| Saxe (Sachsen) | Dresde (Dresden) | 18 417 | 4,250 | 232 |
| Saxe-Anhalt (Sachsen-Anhalt) | Magdebourg (Magdeburg) | 20 446 | 2,442 | 121 |
| Schleswig-Holstein | Kiel | 15 800 | 2,834 | 179 |
| Thuringe (Thüringen) | Erfurt | 16 172 | 2,311 | 144 |
| Total | 357 114 | 82,315 | 231 |
Berlin, Brême et Hambourg sont des 'villes-Länder' (en allemand Stadtstaat). Pour Hambourg et Brême, il s'agit d'un héritage du passé commercial de ces villes (voir Hanse). Elles sont des Länder à part entière.
Chaque Land a sa propre constitution (Verfassung). Il est aussi doté d'un Parlement (Landtag) et d’un gouvernement (Landesregierung) issu de la majorité du Landtag. Il est souverain en matière de culture (enseignement, théâtre, musique, etc.), d'organisation des services de police, de droit communal. La Fédération peut élargir les compétences des Länder par des prescriptions-cadres : l'enseignement supérieur, l'aménagement du territoire, la protection de la nature et la conservation des sites naturels sont passés de la compétence de la Fédération à celle des Länder. Enfin, les Länder ont la responsabilité de faire respecter les décisions fédérales sur leur territoire. Chacun des Länder peut également lever des impôts. De ce fait, 36 % des impôts directs collectés reviennent aux Länder, l'État fédéral en recevant près de 50 % et les communes se partageant le reste. La loi fondamentale n'a pas délimité strictement certains domaines législatifs : pour le droit civil, le droit pénal, le droit économique, le droit du travail, la politique du logement, la politique énergétique, la circulation routière ou encore la gestion des déchets, les Länder peuvent légiférer à condition que l'État fédéral l'autorise. Et ce dernier ne peut légiférer que pour un besoin uniforme à l'échelle nationale.
Une des particularités de la démocratie allemande est l'institutionnalisation du rôle des partis politiques : représenter les citoyens et leur apporter une formation politique.
- Sous-chapitre : Population
Article détaillé : Démographie de l'Allemagne.
L’Allemagne est peuplée de 82,4 millions d’habitants dont 7,3 millions d’étrangers. Avec ses 231 habitants par km², l’Allemagne est un des pays les plus densément peuplés d'Europe (après Monaco, le Vatican, Malte, Saint-Marin, les Pays-Bas, la Belgique et le Royaume-Uni). C'est le pays le plus peuplé de l'Union européenne. L’Ouest reste toutefois plus peuplé que l’Est. En effet, on rencontre d’importantes concentrations urbaines à l’ouest et au sud du pays :
- Rhénanie-du-Nord-Westphalie (18 millions d’habitants),
- Bavière (12,5 millions d’habitants),
- Bade-Wurtemberg (11 millions d’habitants).
90 % de la population vit en ville. Cependant, il n'existe pas de métropole écrasant l'espace allemand comme le font Paris et londres pour leur territoire national.
Villes avec plus de 100 000 habitants
Il y a 81 villes avec plus de 100 000 habitants en Allemagne. Voici une liste de ces villes, classée par nombre d'habitants :
- 14 villes avec plus de 500 000 hab. : Cologne, Francfort-sur-le-Main, Stuttgart, Düsseldorf, Dortmund, Essen, Brême, Hanovre, Leipzig, Dresde, Nüremberg
- 20 villes avec plus de 300 000 hab. : Duisbourg, Bochum, Wuppertal, Bielefeld, Bonn, Mannheim
- 38 villes avec plus de 200 000 hab. : Karlsruhe, Wiesbaden, Münster, Augsbourg, Gelsenkirchen, Aix-la-Chapelle, Mönchengladbach, Brunswick, Chemnitz, Kiel, Krefeld, Halle, Magdebourg, Fribourg-en-Brisgau, Oberhausen, Lübeck, Erfurt, Rostock
- 49 villes avec plus de 150 000 hab. : Mayence, Cassel, Hagen, Hamm, Sarrebruck, Mülheim an der Ruhr, Herne, Ludwigshafen am Rhein, Osnabrück, Solingen, Leverkusen
- 81 villes avec plus de 100 000 hab. : Oldenbourg, Potsdam, Neuss, Heidelberg, Paderborn, Darmstadt, Ratisbonne, Wurtzbourg, Ingolstadt, Heilbronn, Ulm, Göttingen, Wolfsbourg, Recklinghausen, Pforzheim, Offenbach-sur-le-Main, Bottrop, Bremerhaven, Fürth, Remscheid, Reutlingen, Moers, Coblence, Bergisch Gladbach, Erlangen, Trèves, Salzgitter, Siegen, Iéna, Hildesheim, Cottbus, Gera
Le tableau ci-dessous donne la liste des principales aires urbaines au sens de l'Eurostat :
| religion | membres | en % de la population | année | source |
|---|---|---|---|---|
| Sans confession | 27 964 795 | 34,1 % | 2008 | fowid |
| Église catholique romaine | 25 176 517 | 30,7 % | 2008 | DBK |
| Église évangélique en Allemagne | 24 514 900 | 29,9 % | 2008 | EKD/EKIR |
| Islam | 3 500 000 | 4,3 % | 2008 | REMID |
Églises (édifices)
Quelques-unes des plus grandes et fameuses églises d'Allemagne :
- la cathédrale d'Aix-la-Chapelle (patrimoine mondial de l'UNESCO)
- Birnau
- la cathédrale de Cologne, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dont la flèche atteint 157,38 m (tour nord), est la plus haute église avec deux clochers (patrimoine mondial de l'UNESCO)
- la Frauenkirche de Dresde
- la cathédrale d'Essen : la vierge d'or d'Essen est la plus ancienne représentation plastique de Marie de l'art occidental.
- la cathédrale Notre-Dame de Fribourg
- l'église abbatiale Saint-Michel d'Hildesheim et la cathédrale Sainte-Marie de l'Ascension d’Hildesheim à Hildesheim, Basse-Saxe (patrimoine mondial de l'UNESCO)
- l'église St Martin à Landshut, en Bavière, est le plus haut édifice en briques du monde.
- l'église Sainte-Marie de Lübeck à Lübeck, dans le Schleswig-Holstein, était un modèle pour la plupart des églises en brique le long de la mer Baltique. Elle est la deuxième plus grande église avec deux clochers (dépassée seulement par la cathédrale de Cologne) et la plus grande avec deux clochers en briques. Elle possède la plus grande voûte en briques et est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. La plus longue église en brique est la cathédrale de Lübeck.
- la cathédrale de Spire, en Rhénanie-Palatinat, est la plus grande cathédrale de style roman au monde (patrimoine mondial de l'UNESCO)
- la cathédrale d'Ulm, dans le Bade-Wurtemberg, détient toujours la plus haute flèche d’église du monde, avec ses 161,53 m de haut. Initialement une maison de Dieu pour les catholiques, la cathédrale d'Ulm est devenue après les réformes de 1529 à Ulm la plus grande église protestante du monde.
- l'église de pèlerinage de Wies à Steingaden, en Bavière, est l'une des plus belles églises de style rococo dans le monde (patrimoine mondial de l'UNESCO)
- l'église St Nikolai à Wismar (patrimoine mondial de l'UNESCO)
- la cathédrale Saint-Pierre de Worms
- Sous-chapitre : Musique
Article détaillé : Musique allemande.
Le pays compte plusieurs orchestres de renommée internationale, au premier rang desquels
- l'Orchestre philharmonique de Berlin, était dirigé par nombre de chefs invités prestigieux, parmi lesquels Hans Richter, Felix Weingartner, Richard Strauss, Gustav Mahler, Johannes Brahms et Edvard Grieg, et compte parmi les orchestres symphoniques les plus réputés au monde.
- la Staatskapelle de Dresde, fondé par le prince-électeur de Saxe Maurice, le 22 novembre 1548, c'est un des plus anciens orchestres du monde, si ce n'est le plus ancien. Il est aussi considéré comme l'un des plus prestigieux orchestres européens.
- l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig
- l'Orchestre philharmonique de Munich
L'Allemagne a été profuse pour les compositeurs, notamment:
Karl Friedrich Abel, Carl Philipp Emanuel Bach, Johann Christian Bach, Johann Sebastian Bach (en français Jean-Sébastien Bach), compositeur de l'époque baroque ou encore Ludwig van Beethoven, Johannes Brahms, Johann Jakob Froberger, Christoph Willibald Gluck, Georg Friedrich Händel, E.T.A. Hoffmann, Wolfgang Amadeus Mozart, Felix Mendelssohn Bartholdy, Johann Pachelbel, Johann Joachim Quantz, Max Reger, Heinrich Schütz, Robert Schumann, Richard Strauss, Georg Philipp Telemann, Richard Wagner, et Carl Maria von Weber entre autres.
Opéras:
- Baden-Baden: le Palais des festivals de Baden-Baden (la plus grande salle d'opéra d'Allemagne)
- Bayreuth: l'Opéra des Margraves et le Palais des festivals (Festspielhaus) de Bayreuth, conçu par Richard Wagner pour qu'y soient donnés ses opéras.
- Berlin: l'Opéra comique de Berlin, (Komische Oper) et le Staatsoper Unter den Linden, construit par (G.W. von Knobelsdorff)
- Chemnitz: l'opéra de Chemnitz
- Dortmund: le théâtre de Dortmund
- Dresde: le Semperoper
- Francfort-sur-le-Main: le vieil opéra de Francfort
- Hambourg: la philharmonie de l'Elbe (en construction)
- Leipzig: l'opéra de Leipzig
- Munich: le théâtre du Prince-Régent et le théâtre Cuvilliés
- Wiesbaden: le théâtre de la Hesse
L'Allemagne connaît aussi la pratique de musiques traditionnelles, notamment le Yodel encore connu de nos jours dans les régions alpines de Bavière.
La musique populaire allemande s'appelle le Schlager. Des groupes comme Modern Talking , Münchener Freiheit , Ireen Sheer , Dschinghis Khan ou la chanteuse de Nouvelle Vague Allemande (Neue Deutsche Welle) Nena originaires d'Allemagne ont connu un succès international.
Le pays a donné naissance à plusieurs groupes de rock allemand de renommée internationale, notamment avec Scorpions à partir des années 1980, Rammstein des années 1990 à aujourd'hui (ce groupe est reconnu comme celui ayant vendu le plus de disques en langue allemande à l'étranger) et Scooter (groupe) de 1994 à aujourd'hui, la chanteuse LaFee à partir des années 2000 et aujourd'hui le groupe Tokio Hotel.
- Sous-chapitre : Philosophie
Des philosophes allemands:
Theodor W. Adorno, Jakob Böhme, Friedrich Engels, Johann Gottlieb Fichte, Jürgen Habermas, Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Martin Heidegger, Max Horkheimer, Karl Jaspers, Emmanuel Kant, Gottfried Wilhelm Leibniz, Karl Marx, Friedrich Nietzsche, August Wilhelm Schlegel, Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling, Arthur Schopenhauer Georg Wilhelm Friedrich Hegel
- Sous-chapitre : Sciences
Manfred von Ardenne, Carl Benz, Gottlieb Daimler, Rudolf Diesel, Albert Einstein, Daniel Gabriel Fahrenheit, Heinrich Hertz, Johannes Gutenberg, Hugo Junkers, Robert Koch, Otto Lilienthal, Philipp Reis, Wilhelm Conrad Röntgen, Konrad Zuse, Max Von Laue, Max Planck
- Sous-chapitre : Littérature
La littérature allemande s'inscrit dans le cadre plus général de la littérature de langue allemande qui regroupe l'ensemble des œuvres littéraires de langue allemande, en englobant celles produites en Autriche ainsi que dans une partie de la Suisse.
Née au Moyen Âge, la littérature allemande a connu des périodes de grand rayonnement comme le « Sturm und Drang » (vers 1765-1785) avec Johann Wolfgang von Goethe et Friedrich von Schiller, le romantisme (vers 1796-1835) avec Jacob et Wilhelm Grimm et les poètes Friedrich Hölderlin, Jean Paul Richter, Novalis, Joseph von Eichendorff, et un peu plus tard Heinrich Heine, avant la période « Klassische Moderne » (vers 1900 - années 20 du XXe s.) où dominent Hermann Hesse et Thomas Mann qui, avec les poètes et prosateurs autrichiens, ouvrent la voie de la modernité sur laquelle pèsera le nazisme qui conduira de nombreux auteurs à l'exil.
Enfin le renouveau littéraire depuis 1945 a été notable et marqué par plusieurs attributions du Prix Nobel de littérature à des écrivains allemands : Nelly Sachs (1966, naturalisée suédoise), Heinrich Böll (1972), Günter Grass (1999) et Herta Müller (2009).

Chapitre : Économie
Article détaillé : Économie de l'Allemagne.
L’Allemagne est la première puissance économique de l'Union européenne. Elle figure au 4 rang mondial depuis 2008 derrière les États-Unis, le Japon, et la Chine mais devant la France et le Royaume-Uni. Elle possède pour cela de nombreux atouts : un marché intérieur important, une population active qualifiée grâce à l'apprentissage professionnel, et un niveau de vie élevé. Les entreprises et les syndicats allemands fonctionnent en cogestion. Le PIB allemand s'élève à 2 907 milliards de dollars (GDP 2006, Banque Mondiale). Le commerce extérieur représente un tiers du PNB : avec un volume d’exportations de 734 milliards d’euros (2004). Le principal moteur de ce commerce extérieur est l’industrie, dont le pourcentage dans le total des exportations se situe à quelque 84 % (2004).
L'économie allemande dispose d'un réseau de communication de première qualité : le plus long réseau autoroutier d'Europe, un réseau ferré particulièrement dense et trois axes navigables, le Rhin premier fleuve mondial pour le fret, la liaison Rhin-Main-Danube et le canal du Mittelland.
- Sous-chapitre : L’industrie
L’industrie est un secteur économique très important en Allemagne. Environ 33 % de la population active travaillent dans ce secteur. Les principaux secteurs en chiffre d'affaires sont la construction automobile avec 777 000 salariés en 2004, suivie par l’électrotechnique avec 799 000 salariés, la construction mécanique avec 868 000 salariés et l’industrie chimique. À côté des grandes entreprises mondialement connues comme Siemens, ThyssenKrupp AG ou Bayer, les PME/PMI emploient plus de 20 millions de salariés. Dans la construction mécanique, secteur où la RFA détient 19,3 % du marché mondial, la grande majorité des entreprises a moins de 200 salariés. Ces succès sont dus à la réputation de bonne qualité des produits allemands en général. Les entreprises allemandes dépendent peu des banques pour leur financement. Grâce à leurs bons rendements, près de 70 % d'entre elles peuvent couvrir elles-mêmes leurs besoins financiers.
La construction automobile fournit 40 % des exportations allemandes. Un salarié sur sept travaille dans ce secteur. Les grands constructeurs Volkswagen, BMW, Daimler AG, Porsche, Opel, filiale allemande de General Motors font de l’Allemagne le troisième producteur d’automobiles mondial. Environ six millions de voitures sortent chaque année des chaînes de montage allemandes et 4,8 millions de voitures de marque allemande sont produites à l’étranger.
- Sous-chapitre : Les autres secteurs
Comme dans toutes les économies développées, le secteur tertiaire est le premier employeur allemand. Près de 28 millions de personnes y travaillent dont 10 millions dans le commerce, l’hôtellerie, la restauration et les transports. Ce secteur est constitué à plus de 40 % de PME/PMI.
L’agriculture est également très importante, contrairement aux idées reçues ; en termes de comparaison, l’Allemagne se situe juste derrière la France en termes de production céréalière, mais la devance et occupe ainsi le 1 rang européen en ce qui concerne la production de lait.
- Sous-chapitre : Une économie tournée vers l’espace mondial
L’économie allemande est particulièrement orientée vers le marché mondial. Les grands partenaires commerciaux de l’Allemagne sont la France, les États-Unis, l'Italie et la Grande-Bretagne. Mais l’Allemagne, qui a retrouvé un rôle de pivot de l’Europe depuis la chute du communisme et la réunification, cherche à développer de nouveaux débouchés. Elle a accru sa présence en Europe de l’Est. Depuis le début des années 1990, une partie de la production allemande a été délocalisée vers ces pays, si bien que 830 000 personnes travaillaient pour des entreprises allemandes dans les anciens pays communistes en 2002, contre presque aucune avant 1990. L’Allemagne a aussi absorbé des entreprises locales comme Volkswagen qui a racheté le constructeur tchèque Skoda. Au total, plus de 10 % des exportations allemandes se font vers ces pays, soit autant que vers les États-Unis.
L’Allemagne a connu pendant dix ans des difficultés. La concurrence internationale est importante et les entreprises doivent se moderniser rapidement ou délocaliser, sous peine de faillite. L’Ouest du pays est le plus dynamique, tandis qu’à l’Est (ancienne RDA) de nombreuses entreprises ont dû fermer, ce qui a provoqué une forte hausse du chômage et un exode de l'Est vers Ouest. Celui-ci s'établit à 6,2 % en novembre 2008 selon l'OIT.
Cependant, en 2006, le PIB a crû de 2,9 %, après plusieurs années de stagnation. Les entreprises profitent d'une compétitivité regagnée depuis dix ans à force de restructurations et de modération salariale. Depuis 2006 la production augmente chaque année, les carnets de commande restent remplis.
Les pays émergents constituent un défi de taille pour l’Allemagne. L’importance des relations économiques avec la Chine ou l’Inde ne cesse donc de croître. La balance commerciale est fortement déficitaire : 32 milliards d’importations chinoises contre 21 milliards d’exportations vers ce pays en 2004. Les échanges avec l’Inde sont plus modestes. L’Allemagne doit relever le défi de la compétitivité face à des pays où le coût de la main d’œuvre est très faible. L'Allemagne mise peu sur le faible prix de ses produits pour exporter, mais beaucoup plus sur leur qualité ou leur spécificité. On achète les produits allemands non pas parce qu'ils sont bon marché, mais parce qu'ils sont de bonne qualité, ou parce qu'on a besoin d'un produit que seuls les Allemands fabriquent.
- Sous-chapitre : Chiffres divers
Lignes de téléphone : 150,4 millions (en 2009)
Téléphones portables : 81 millions (en 2006)
Postes de radio : 70,8 millions (en 2009)
Postes de télévision : 78,4 millions (en 2009)
Utilisateurs d’Internet : 52 millions (en 2008)
Nombre de fournisseurs d’accès Internet : 200 (en 2001)
Routes : 231 000 km (en 2005)
Voies ferrées : 47 000 km (en 2005)
Voies navigables : 7 500 km
Nombre d’aéroports : 555 (en 2008)

Chapitre : Notes et références
- [1] , chiffres pour fin décembre 2009.
- PIB à parité de pouvoir d'achat, d'après le Fonds monétaire international (FMI).
- PIB nominal, d'après la CIA.
- Selon le découpage de l'Europe par l'ONU. D'autres découpages placent l'Allemagne en Europe centrale.
- [2] Population recensée fin décembre 2009
- L'adjectif Allemand Alemannisch désigne aujourd'hui trois branches de l'Allemand supérieur : le Souabe, l'Alsacien et leSuisse Alémanique
- Université de Laval : Données démolinguistiques sur l'Allemagne
- Georges Castellan, « Drang nach Osten », l'expansion germanique en Europe centrale et orientale, clio.fr, [3]
- Le Monde du 17.10.06
- Claude Mangin, L’Allemagne, Berlin, Paris, 2003, (ISBN 2701132290), p.20
- L'office fédéral de statistiques : Aire et population, 31 décembre 2005
- L'office fédéral de statistiques
- Daniel Vernet, « La nouvelle famille allemande », Le Monde, 2 janvier 2008
- « Les Allemands passent progressivement à la retraite à 67 ans », dans Le Monde du 30/03/2007, [lire en ligne]
- Sous la direction de J-L Matthieu; Géographie 1, Nathan
- Daniel Vernet, « Un fédéralisme paralysant », Le Monde, 15 mars 2005
- Antoine Jacob, « Allemagne : la réforme du fédéralisme renforce les compétences des Länder », Le Monde, 12 mars 2006
- Hans-Peter Schwartz, Die gezähmten Deutschen. Von der Machtbesessenheit zur Machtvergessenheit, Stuttgart, DVA, 1985.
- Philip H. Gordon, « La normalisation de la politique étrangère de l’Allemagne », Politique étrangère, 2/1994, pp. 497-516 et Paul Letourneau, « La politique étrangère allemande : style nouveau et fidélité au multilatéralisme », Revue d’Allemagne, 2/1999, pp. 333-345.
- P. Jardin/A. Kimmel, Les Relations franco-allemandes depuis 1963, La Documentation française (coll. Retour aux textes), Paris, 2001
- Barry Buzan, People, States and Fear, Hemel-Hempstead, Harvester, 1991 ; Ole Waever, « Societal Security : the Concept », in Ole Waever, Barry Buzan, Morten Kelstrup, Pierre Lemaitre (dir.), Identity, Migration and the New Agenda in Europe, Londres, Pinter, 1993, pp. 17-40.
- L'Allemagne n'envisage pas un retrait d'Afghanistan, où trois de ses soldats ont été tués samedi, Le Monde, 20 février 2005
- L'Allemagne souhaite désormais ouvertement redéfinir les relations avec les États-Unis, Le Monde, 19 février 2005
- . Les dialectes ne s'écrivent pas pour la communication mais uniquement pour noter phonétiquement la culture régionale (théâtre, chansons et poèmes)
- Christen in Deutschland 2005
- http://www.ekd.de/download/kimi_2004.pdf
- La Chine est la troisième puissance économique mondiale.[4] Le Monde
- Allemagne – Faits et réalités
- Marie de Vergès, Embellie confirmée pour l'économie allemande, mais ce renouveau peut-il durer ~, Le Monde, 29 mai 2008?
- Sous la direction de J-L Matthieu ; Géographie 1, Nathan
- [pdf] (en) Unemployment (aggregate level and rate) Dec 2008, 2008, Organisation internationale du travail. Consulté le 22-01-2009
- Alain Faujas et Marie de Vergès, Le ralentissement économique se confirme en Europe, Le Monde, 27 octobre 2007
- Des situations très contrastées chez les Vingt-Sept, Le Monde, 16 mai 2008
- L'industrie allemande a encore de beaux jours devant elle, Les Echos, P. Drouin, 15 septembre 2005

Chapitre : Codes
L'Allemagne a pour codes :
- DE selon ISO 3166 alpha-2 et par conséquent dans les codes ISO 3166-2 et UN/LOCODE;
- DEU selon ISO 3166 alpha-3;
- 276 selon ISO 3166 numérique,
- selon la liste des prefixes attribué par l'U.I.T. Union internationale des télécommunications :
- D- selon la liste des préfixes OACI d'immatriculation des aéronefs;
- ED selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports (domaine civil);
- ET selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports (domaine militaire);
- D sur les plaques d'immatriculation;
- .de comme nom de domaine de premier niveau;
- GER selon la liste des codes pays du CIO.

Chapitre : Bibliographie
- Divers articles de l'Encyclopaedia Universalis, DVD, 2007.
- Serge Berstein et Pierre Milza, Histoire du XX s, , Hatier, 1984.
- (Allemand) Alexander Demandt, Über die Deutschen. Eine kleine Kulturgeschichte, Propyläen Verlag, Berlin 2007, (ISBN 978-3-549-07294-3)
- Alfred Grosser, L'Allemagne en Occident, Hachette, Pluriel, 1987.
- Alfred Grosser, L'Allemagne de notre temps, Livre de Poche, 1978.
- Jean Heffer, William Serman, Des révolutions aux impérialismes, Hachette-Histoire, 1973.
- Anne-Marie Le Gloannec, Allemagne, peuple et culture, La Découverte Poche, 2005 (ISBN 978-2-7071-4548-2)
- Jean-François Noël, Histoire du peuple allemand des origines à la paix de Westphalie, PUF, 1975.
- Jacques Le Rider, L'Allemagne au temps du réalisme, de l'espoir et du désenchantement, Albin Michel, 2008.
- Jacques Le Rider, La Mitteleuropa, PUF, Que sais-je ? n 2846, 1994, deuxième édition revue, 1996, traductions allemande, espagnole, italienne, croate, japonaise et roumaine.
- Francis Rapp, Le Saint-Empire romain germanique, d’Othon le Grand à Charles Quint, Point Histoire, Seuil, 2003, (ISBN 2-02-055527-1)
- Joseph Rovan, Histoire de l'Allemagne des origines à aujourd'hui, Paris, Le Seuil, 1995.

Chapitre : Articles connexes
- Unité allemande
- Histoire de l'Allemagne
- Culture de l'Allemagne
- Allemand
- Politique de l'Allemagne
- Géographie de l'Allemagne
- Démographie de l'Allemagne
- Économie de l'Allemagne
- Noms de l'Allemagne
- Évolution territoriale de l'Allemagne

Chapitre : Liens externes
- Allemagne - Faits et réalités (site du ministère des Affaires étrangères allemand)
- www.bund.de
- En savoir plus sur l'Allemagne en français : La Gazette de Berlin
- Forum Allemagne et culture allemande en français
- Site pratique et Forum des francais et francophones en Allemagne : Connexion Française
- Liste des sites allemands classés au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO
- L’Allemagne face à sa puissance
- L’Allemagne et l’Europe-puissance
- Insider facts



