Définition Wikipédia de : Allemagne
| Bundesrepublik Deutschland (de) | |||||
| République fédérale d’Allemagne (fr) | |||||
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| Devise nationale : Einigkeit und Recht und Freiheit (allemand) Union, droit et liberté | |||||
| Langue officielle | Allemand | ||||
| Capitale | Berlin | ||||
| Plus grande ville | Berlin | ||||
| Forme de l’État | République fédérale | ||||
| - Président fédéral - Chancelier fédéral | Horst Köhler Angela Merkel | ||||
| Superficie - Totale - Eau (%) | Classé 63 357 046 km 2,18% | ||||
| Population - Totale (2008) - Densité | Classé 14 82 046 000 hab. 230 hab./km | ||||
| Formation - Traité de Verdun - Unification - Création RFA - Création RDA - Réunification | 843 18 janvier 1871 23 mai 1949 7 octobre 1949 3 octobre 1990 | ||||
| Gentilé | Allemand (e) | ||||
| PIB (PPA) (2008) | 2 910 milliards USD (5) | ||||
| PIB (nominal) (2008) | 3 673 milliards USD (4) | ||||
| IDH (2008) | |||||
| Monnaie | Euro (EUR) | ||||
| Fuseau horaire | UTC +1 (été +2) | ||||
| Hymne national | Deutschlandlied, 3 couplet (Einigkeit und Recht und Freiheit) | ||||
| Domaine internet | .de | ||||
| Indicatif téléphonique | +49![]() ![]() | ||||
L’Allemagne (en allemand : Deutschland), appelée République fédérale d'Allemagne ou RFA (en allemand : Bundesrepublik Deutschland : BRD) dans les usages officiels, est un pays d’Europe de l'Ouest entouré par la mer du Nord, le Danemark et la mer Baltique au nord, par la Pologne et la République tchèque à l'est, par l'Autriche et la Suisse au sud et par la France, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas à l'ouest. Avec plus de 82 millions d'habitants recensés en 2007, l'Allemagne est le pays le plus peuplé de l'Union européenne.
L'Allemagne est une république fédérale constituée de 16 États fédérés (Bundesländer — officiel Länder en allemand). Le pays a longtemps été constitué de plusieurs États plus ou moins autonomes, conscients de leur propre histoire, culture et affiliation religieuse. Longtemps dominés par l'Autriche dans le cadre du Saint-Empire romain germanique (de 962 à 1806) puis de la Confédération germanique (de 1815 à 1866), en 1871, à la fin de la guerre franco-allemande, ils furent réunis dans un État dominé par la Prusse, donnant ainsi naissance à l'Allemagne unifiée moderne dite également Deuxième Reich ou Reich Wilhelminien. La défaite allemande qui suivit la Première Guerre mondiale provoqua en 1918 l'avènement de la République puis en 1933 celui du Troisième Reich lequel s'effondra en 1945 dans la défaite qu'entraîna la Seconde Guerre mondiale. D'abord occupée par les forces armées de ses vainqueurs, l'Allemagne fut séparée en deux parties en 1949 qui formèrent la République fédérale d'Allemagne (informellement Allemagne de l'Ouest) et la République démocratique allemande (informellement Allemagne de l'Est). La réunification a eu lieu le 3 octobre 1990, 11 mois après la chute du Mur de Berlin, qui marqua la réunification populaire. En 1990, sa capitale redevient Berlin.
Elle est membre du Conseil de l'Europe depuis 1950, de l’Union de l'Europe occidentale depuis 1954, de l’OTAN depuis 1955, et de l’ONU depuis 1973. Membre fondateur de l’Union européenne (1957), de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de la zone euro et de l'espace Schengen, elle fait partie du Groupe des huit (G8).
L'Allemagne est une puissance économique majeure, la première d'Europe. Actuellement, elle est classée cinquième puissance économique mondiale selon le calcul du produit intérieur brut en parité de pouvoir d'achat et quatrième selon le critère monétaire traditionnel, derrière les États-Unis, le Japon et la Chine. L'Allemagne est aussi le second exportateur et le troisième importateur de marchandises dans le monde.
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Chapitre : Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Allemagne.
La formation du mot Deutschland révèle la longue histoire de ce pays. Au départ il y a un mot gotique thiuda signifiant peuple. Il a comme adjectif thiudisk. Thiudisk a été transformé en Theodischus par les Romains, puis en Teudischus. Teudischus est devenu diutisca en vieil allemand pour aboutir à Deutsch. En ancien français, le latin theodiscus a donné thodesche, puis tudesque. En Italien, allemand se dit tedesco. Le français moderne a préféré le mot allemand issu du latin Alama désignant le peuple des Alamans. Ceci est également valable par exemple, pour le catalan (alemanys). L'italien lui, a conservé l'origine latine dans son adjectif tedesco pour dire allemand. Saksa en finnois se réfère aux saxons. Dans les langues slaves, le nom renvoie au fleuve Niémen qui les séparait des peuplades germaniques. Pour les Chinois, c'est le « Pays de la Vertu » (德国), en partie pour des raisons phonétiques.
- Sous-chapitre : Du Saint Empire aux principautés (~843-1806)
La linguistique et textes latins nous montrent que la mention du peuple germain remonte à l'époque romaine. Cependant les historiens s'entendent pour trouver les origines d'un territoire allemand au partage de Verdun de 843. Louis le Germanique a obtenu, lors de ce partage, l'est de l'empire carolingien, nommé Francie orientale. C'est de la Francie orientale qu'est issu le Saint-Empire romain germanique fondé par Otton I, dit le Grand (936–73). Cet empire comprend, outre le territoire de l'actuelle Allemagne, l'Italie et la Bourgogne. Dès sa fondation, ce nouvel empire est entravé par le peu d'institutions sur lesquelles l'empereur peut asseoir son autorité et la faiblesse des revenus, les empereurs ne disposant que de leurs propres domaines pour financer leur politique. Le système d'élection de l'empereur par les princes-électeurs conduisit souvent à affaiblir le pouvoir du monarque. Traditionnellement, l'empereur élu entreprenait un voyage à Rome pour être couronné par le pape.
Le délitement du pouvoir impérial est accentué par l'obsession de certains empereurs à vouloir établir une autorité forte dans leurs possessions italiennes. Au XIII siècle, Frédéric II est tellement occupé par ses affaires italiennes qu'il renonce à tout pouvoir et tout contrôle dans les nombreuses principautés ecclésiastiques allemandes et qu'il abdique une grande partie de ceux-ci dans les principautés laïques. De ce fait les terres allemandes sont pratiquement indépendantes du pouvoir impérial dès cette époque.
À partir du XI siècle, la Germanie déborde de ses limites traditionnelles entre le Rhin et l'Oder. Commence alors la colonisation de l'Europe centrale sous l'action de grands seigneurs, des rives de la mer Baltique par une croisade menée par les chevaliers Teutoniques et du sud du pays à partir du règne de Otton I. Des centaines de milliers d'Allemands de l'Ouest poussés par la surpopulation ont ainsi migré vers l'Est où des tenures plus vastes et des droits féodaux plus légers les attendent. Les villes rhénanes et les ports se développent mais prennent une part peu active au grand commerce européen du XII siècle. Après 1438, l'empereur porte le titre d'un « empereur élu » après son élection formelle par les sept "électeurs" de l'Empire à Francfort. À l'époque moderne, le Saint Empire compte plus de 300 États qui n'obéissent que de très loin à l'empereur Habsbourg.
Au XVI siècle, la réforme luthérienne continue à diviser l'Allemagne. En 1546, l'empereur Charles Quint entre en guerre contre les nombreux princes et villes allemands qui se sont convertis au luthéranisme. Son échec à réduire le protestantisme dans le Saint Empire est sanctionné par la paix d'Augsbourg de 1555 qui permet à chaque prince et ville libre de choisir sa religion mais oblige les sujets à avoir la même religion que leur souverain — cujus regio, ejus religio. L'Allemagne n'en a pas pour autant fini avec les guerres de religion. Les progrès du calvinisme en Allemagne à la fin du XVI siècle, la volonté de l'empereur Ferdinand II d'imposer son autorité et celle de la religion catholique aux États du Saint Empire entraîne la guerre de Trente Ans qui ravage le pays de 1618 à 1648. Les traités de Westphalie entérinent l'affaiblissement du pouvoir impérial en favorisant les droits des 350 États allemands. La liberté religieuse des princes est réaffirmée.
- Sous-chapitre : De la Confédération germanique à l’Empire allemand
Articles détaillés : Unité allemande, Relations entre l'Allemagne et l'Autriche et Relations entre l'Allemagne et la France.
Sous la pression de la France, le Saint Empire est dissout en 1806 et remplacé par la Confédération du Rhin sous protectorat français. Après le congrès de Vienne (novembre 1805 – juin 1810), celle-ci est remplacée par la Confédération germanique ("Deutscher Bund") qui ne regroupe plus que 39 États sous la direction honorifique des Habsbourg qui ne portent plus que le titre d'Empereur d'Autriche. En fait, cette confédération ne peut exister que si l'Autriche et la Prusse s'entendent. À partir de 1834, le Zollverein ou union douanière commence à se constituer à l'initiative de la Prusse. Il construit un espace économique sans douane intérieure et définit une même politique commerciale vis-à -vis de l'extérieur. Cet espace, progressivement élargi, exclut délibérément l'Autriche. Les révolutions de 1848 touchent la plupart des États allemands. Une assemblée élue au suffrage universel se réunit à Francfort et propose la couronne d'une Allemagne unifiée au roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV, qui la refuse, soucieux de ne pas tenir son pouvoir de la souveraineté du peuple. Il est prêt à accepter la couronne que lui proposent les princes allemands, mais l'Autriche force la Prusse à renoncer en 1850. L'Allemagne se retrouve dans la même situation politique qu'en 1815.
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La Proclamation de l’Empire allemand (Versailles 1871), tableau d’Anton von Werner, 1885
En 1862, Otto von Bismarck devient le ministre-président du roi de Prusse Guillaume I. Il a compris que l'unité allemande ne se fera pas sans l'éviction de l'Autriche par la guerre. Il fait passer par la force les réformes modernisant l'armée. En 1866, l'armée prussienne écrase l'armée autrichienne à Sadowa.
La Prusse annexe les territoires entre sa partie orientale et sa partie occidentale, et dirige la Confédération de l'Allemagne du Nord. Seuls les quatre États du Sud n'y adhèrent pas.
La France en déclarant la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870 permet de fédérer tous les États allemands autour d'un ennemi commun. La défaite française permet la proclamation de l'Empire allemand le 18 janvier 1871 dans la galerie des Glaces du château de Versailles avec Guillaume I de Prusse à sa tête, entraînant également l'annexion de l'Alsace (sauf Belfort), de la Lorraine germanophone et de la région de Metz, place-forte de première importance. L'unité allemande s'est faite par le haut et par la guerre comme le souhaitait Bismarck.
- Sous-chapitre : D’une guerre à l’autre (1914-1945)
Articles détaillés : République de Weimar et Troisième Reich.
L'Allemagne, devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engage dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'oriente vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prend fin en 1918, et l'empereur allemand, Kaiser Guillaume II, doit abdiquer en raison de la Révolution allemande de novembre 1918. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne est considérée comme responsable de la guerre et condamnée à payer de très lourdes réparations.
L’Allemagne, chose unique dans l’histoire diplomatique, n’est pas invitée aux discussions versaillaises. Elle est jugée comme principalement responsable (avec l’Autriche-Hongrie) de la guerre. Conservant la Rhénanie, au regret de la France qui voulait fixer la frontière sur le Rhin. La France n’obtient pas la Sarre (51 millions de tonnes de charbon, soit 2/3 des besoins français) mais l’Angleterre fait pression. La Sarre est placée sous la tutelle de la Société des Nations et un référendum sera organisé 15 ans plus tard pour décider son rattachement à la France ou à l’Allemagne. Le Schleswig est rattaché au Danemark après consultation de la population. Les cantons d’Eupen et de Malmedy sont rattachés à la Belgique. La Pologne obtient un corridor, le fameux « corridor de Dantzig », avec les populations Kachoubes parlant un dialecte polonais mais étant favorable aux Allemands. La ville de Dantzig n’est rattachée ni à l’Allemagne, ni à la Pologne, c’est une ville libre sous contrôle de la SDN. Solutions de compromis qui ne plaisent à personne. 80 kilomètres séparent la Prusse-Orientale du reste de l’Allemagne. La Haute-Silésie, rattachée après plébiscite à l’Allemagne en mars 1921, est occupée par la Pologne peu après. La SDN arbitre la situation et le partage, dénoncé par les deux parties, est réalisé arbitrairement.
L’Allemagne perd 88 000 km et 8 millions d’habitants. Le service militaire est aboli et l’armée est réduite à 100 000 hommes dont 5000 officiers. Elle ne peut posséder ni blindés, ni artillerie lourde, ni aviation. Sa flotte de guerre se saborde à Scapa Flow le 26 juin 1919. Elle perd ses colonies, placées sous mandats aux vainqueurs par la SDN. Comme responsable de la guerre, elle doit céder du matériel et des produits agricoles. Les réparations de guerre sont évaluées en 1921 à 132 milliards de marks-or à payer en 30 ans. Tous les brevets allemands sont perdus, les vainqueurs obtiennent la clause de « nation la plus favorisée » et le Rhin, l’Oder et l’Elbe sont internationalisés, l’Allemagne perd tout pouvoir sur leurs contrôles. La rive gauche est occupée puis considérée comme démilitarisée perpétuellement.
Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le ressentiment contre les conditions du traité de Versailles et les conséquences particulièrement dures de la crise économique mondiale de 1929 permettent au NSDAP (parti nazi) d'Adolf Hitler d'accéder au pouvoir en 1933. Hitler élimine rapidement toute opposition et prend le contrôle absolu de l'État allemand. En 1935, l'Allemagne devient officiellement antisémite en promulguant les lois de Nuremberg. La politique d’Hitler consistant à annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde Guerre mondiale le 1 septembre 1939.
L’Allemagne domine le début du conflit. Elle conquiert une grande partie de l'Europe, de l'Afrique du Nord, de l'URSS. Mais pendant l'hiver 1941-42 l'armée allemande subit de lourdes pertes sur le front russe. En 1942–43, la guerre tourne en faveur des pays alliés : le Royaume-Uni, la France, le Canada, les États-Unis, l'URSS écrasent finalement les armées de l'Axe, envahissant notamment Berlin. Le 30 avril 1945, Hitler se suicide.
- Sous-chapitre : Division du pays et réunification (1945-1990)
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Dévastée par la guerre (même si le potentiel industriel du pays est encore énorme), l'Allemagne et Berlin sont divisés en quatre secteurs, chacun étant contrôlé par l'une des nations victorieuses (États-Unis, Royaume-Uni, France et Union soviétique). Après plusieurs propositions pour une nouvelle Allemagne (comme le plan Morgenthau), elle est finalement divisée en deux parties durant toute la Guerre froide : la RFA (République fédérale d’Allemagne) créée le 23 mai 1949 à l’ouest avec comme capitale et siège administratif Bonn et la RDA (République démocratique allemande) créée le 7 octobre 1949 à l’est avec comme capitale Berlin-Est. Les territoires plus à l'est sont intégrés à la Pologne et à l’URSS.
Le creux démographique provoqué par la guerre est rapidement compensé par l'arrivée d'environ 13 millions d'Allemands expulsés des anciens territoires d'Allemagne-Orientale et des pays d'Europe de l'Est ; de Prusse-Orientale, des Sudètes, des Pays baltes, de Silésie, de Transylvanie, etc.
Sous l'impulsion du plan Marshall (1948-1952), l'Allemagne de l'Ouest renoue rapidement avec la croissance économique, au contraire de l'Allemagne de l'Est. L'amitié franco-allemande nait avec Konrad Adenauer et Charles de Gaulle à ce moment la, et est considérée encore aujourd'hui comme le moteur de l'Europe. À la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, prélude à la réunification de l’Allemagne, les deux pays ne possèdent pas le même niveau économique. Cette différence demeure aujourd'hui, et l'Est reste plus pauvre que l'Ouest. Le coût de la réunification a entraîné d'importantes difficultés économiques pour le pays depuis les années 1990. Son unification a cependant permis d'en faire une nation politiquement incontournable au sein de l'Union européenne, en étant la première puissance économique du continent.

Chapitre : Aspects culturels et politiques
Article détaillé : Culture de l'Allemagne.
- Sous-chapitre : Langues parlées
L'allemand est une langue du groupe germanique de même que le néerlandais, l'anglais, l'islandais , le suédois ou le flamand. Le groupe germanique appartient à la famille des langues indo-européennes. 92 % de la population a l'allemand comme langue maternelle ce qui indique une très grande homogénéité linguistique. 8 % de locuteurs parlent une autre langue : le danois, le frison, le sorabe, le polonais, les parlers de deux groupes tsiganes (les Sintis et les Roms allemands) ainsi que le turc, le kurde, et le serbe.
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L'allemand et ses trois groupes de dialectes (nord : bas-allemands, centre : franciques, saxon, sud : bavarois, alémanique) avant les expulsions qui firent suite à la Seconde Guerre mondiale (le néerlandais et ses différentes formes parlées aux Pays-Bas, en Belgique et en France, sont associés à l'allemand du fait de leur proximité linguistique)
Il s'agit d'une estimation car il n'existe pas en Allemagne de recensement basé sur les données linguistiques. Les immigrés ont contribué à l'élargissement du champ linguistique.
L'allemand standard, appelé en Allemagne Hochdeutsch, n'est pas la langue vernaculaire de tous les germanophones. En effet, plusieurs millions d’Allemands, parlent dans leur vie quotidienne l'un des dialectes allemands. Ces nombreux dialectes peuvent être rattachés géographiquement à trois groupes, du nord au sud : le bas-allemand (Niederdeutsch), au centre les dialectes saxon et franciques (francique mosellan, francique rhénan), et au sud le bavarois et l'alémanique souabe (voir la liste complète des dialectes dans l'article détaillé sur la langue allemande. La différenciation nord-sud (bas-allemand / haut-allemand) est apparue à partir du VI siècle. En 1980, on estimait qu'environ 50 % des Allemands utilisaient dans leur vie quotidienne l'un de ces dialectes sans jamais l'écrire.
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Le Goethe-Institut d'Oslo. Le Goethe-Institut assure la diffusion de la langue allemande dans le monde
Les lois fédérales reconnaissent quatre minorités nationales : les Danois, les Frisons, les Sorabes et les Tsiganes. Les quatre communautés reconnues ont fondé en 2004 un Conseil des minorités doté d’une convention commune pour promouvoir leurs intérêts devant le gouvernement fédéral. Le sorabe, une langue slave, est parlée par quelque 100 000 locuteurs près des frontières de la Pologne et de la République tchèque dans la petite région de Lusace. Les Sorabes ou Sorbes, qui constituaient une minorité protégée dans la République démocratique allemande, forment la minorité nationale reconnue la plus importante. Ils ont réussi à maintenir leur culture et leur langue malgré les tentatives de germanisation dans le passé. Tous parlent aussi l’allemand, le taux de bilinguisme atteignant près de 100 %.
Naguère importants, les Allemands polonophones, victimes d'une part de la politique assimilatrice d'une RDA refusant de leur accorder le statut de minorité nationale et d'autre part d'une dynamique naturelle, ont subi une acculturation presque totale.
- Sous-chapitre : Religions
Les guerres de religions ont déchiré les Allemands aux XVI et XVII siècle au cours de la guerre de Trente Ans. Aujourd'hui, le nord et l'est de l'Allemagne sont majoritairement protestants. La grande majorité des protestants allemands appartient à l'Église évangélique en Allemagne qui rassemble 30,8 % de la population. Des majorités catholiques se trouvent avant tout en Rhénanie, au sud du Bade-Wurtemberg et en Bavière où est né le pape Benoît XVI. 31,4 % de la population est catholique. L'est de l'Allemagne et Hambourg sont majoritairement sans confession mais la première religion reste le luthéranisme. Enfin, l’islam est pratiqué par la communauté turque, concentrée dans la Ruhr et à Berlin.
- Sous-chapitre : Musique
Article détaillé : Musique allemande.
Le pays compte plusieurs orchestres de renommée internationale, au premier rang desquels l'Orchestre philharmonique de Berlin, la Staatskapelle de Dresde, l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, l'Orchestre symphonique de la Radiodiffusion bavaroise et l'Orchestre philharmonique de Munich.
L'Allemagne connaît aussi la pratique de musiques traditionnelles, notamment le Yodel encore connu de nos jours dans les régions alpines de Bavière.
La musique populaire allemande populaire s'appelle le Schlager.
Le pays a donné naissance à plusieurs groupes de rock allemand de renommée internationale, notamment avec Scorpions à partir des années 1980, Rammstein des années 1990 à aujourd'hui (ce groupe est reconnu comme celui ayant vendu le plus de disques en langue allemande à l'étranger) et Scooter (groupe) de 1994 à aujourd'hui, la chanteuse LaFee a partir des années 2000 et aujourd'hui le groupe Tokio Hotel. Dans un genre moins contemporain on peut retenir Johann Sebastian Bach (en français Jean-Sébastien Bach) compositeur de l'époque baroque ou encore Ludwig van Beethoven entre autres.
- Sous-chapitre : Politique
Article détaillé : Politique de l'Allemagne.
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L'actuel président de la République fédérale d'Allemagne Horst Köhler
Les constitutions
Les alliés occidentaux ont réintroduit une structure fédéraliste en l'Allemagne en 1949. Le but était de préserver l'unité de la partie occupée par les occidentaux en empêchant le retour d'une Allemagne trop puissante sur le plan politique. Le fonctionnement du système politique allemand est donc régi depuis 1949 par une constitution appelée Loi fondamentale (Grundgesetz). La cour constitutionnelle qui siège à Karlsruhe veille à son respect. Depuis cette date, l'Allemagne est donc une république fédérale, composée d'abord de 11 (après la fondation du Bade-Wurtemberg en 1952 et l'intégration de la Sarre en 1957) Länder, puis de 16 depuis 1990. Depuis la réunification des deux Allemagnes la capitale fédérale est Berlin. Les pouvoirs exercés par la seule Fédération concernent les affaires étrangères, la défense, la nationalité, la monnaie, les frontières, le trafic aérien, les postes et télécommunications, et une partie du droit fiscal. Le Parlement allemand est composé de deux chambres, le Bundestag, élu au scrutin mixte pour quatre ans, et le Bundesrat (Conseil fédéral) qui comprend 68 représentants des gouvernements des Länder. Chaque Land donne toutes ses voix pour ou contre une loi.
Mais l’accroissement des pouvoirs du Bundesrat, met ceux-ci en mesure de bloquer l'action du gouvernement fédéral. Les compétences de l'État fédéral ont augmenté aux dépens des Länder. L'imbrication des compétences rend toute décision de plus en plus difficile. En effet, le Bundesrat doit se prononcer sur toutes les lois dont le contenu est applicable dans les Länder. En cinquante ans, la proportion de lois fédérales exigeant l'accord du Bundesrat est passée de 10 % à 60 %. En cas de différence de majorité entre les Länder et le gouvernement fédéral, il y a parfois blocage. Cela gêne même l'action de l'Allemagne dans les instances européennes.
Les Länder et le gouvernement fédéral ont donc réfléchi ensemble à une réforme des institutions allemandes qui a été votée en mars 2006. Les prérogatives législatives du Bundesrat sont diminuées. Le Bundesrat ne vote que les lois qui ont un impact sur les budgets des régions. En contrepartie, l'État fédéral abandonne à celles-ci des champs entiers de compétences dans l'éducation et la recherche, l'environnement, le régime.
- Sous-chapitre : Länder
Les Länder se nomment Bundesländer : Bundesland.
| N° | Land | Capitale | Aire (km) | Habitants (millions) | Densité de population (hab/km) |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Bade-Wurtemberg (Baden-WĂĽrttemberg) | Stuttgart | 35 751 | 10,739 | 300 |
| 2 | Bavière (Bayern) | Munich (München) | 70 552 | 12,493 | 177 |
| 3 | Berlin | Berlin | 891 | 3,404 | 3 806 |
| 4 | Brandebourg (Brandenburg) | Potsdam | 29 480 | 2,548 | 87 |
| 5 | BrĂŞme (Bremen) | BrĂŞme (Bremen) | 404 | 0,664 | 1 641 |
| 6 | Hambourg (Hamburg) | Hambourg (Hamburg) | 755 | 1,754 | 2 309 |
| 7 | Hesse (Hessen) | Wiesbaden | 21 115 | 6,075 | 289 |
| 8 | Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (Mecklenburg-Vorpommern) | Schwerin | 23 182 | 1,694 | 74 |
| 9 | Basse-Saxe (Niedersachsen) | Hanovre (Hannover) | 47 641 | 7,983 | 168 |
| 10 | Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Nordrhein-Westfalen) | Düsseldorf | 34 086 | 18,029 | 530 |
| 11 | Rhénanie-Palatinat (Rheinland-Pfalz) | Mayence (Mainz) | 19 853 | 4,053 | 204 |
| 12 | Sarre (Saarland) | Sarrebruck (SaarbrĂĽcken) | 2 568 | 1,043 | 409 |
| 13 | Saxe (Sachsen) | Dresde (Dresden) | 18 417 | 4,250 | 232 |
| 14 | Saxe-Anhalt (Sachsen-Anhalt) | Magdebourg (Magdeburg) | 20 446 | 2,442 | 121 |
| 15 | Schleswig-Holstein | Kiel | 15 800 | 2,834 | 179 |
| 16 | Thuringe (ThĂĽringen) | Erfurt | 16 172 | 2,311 | 144 |
| Total | 357 114 | 82,315 | 231 |
Berlin, Brême, et Hambourg sont des 'villes-Länder' (en allemand Stadtstaat). Pour Hambourg et Brême, il s'agit d'un héritage du passé commercial de ces villes (voir Hanse). Elles sont des Länder à part entière.
Chaque Land a sa propre constitution (Verfassung). Il est aussi doté d'un Parlement (Landtag) et d’un gouvernement (Landesregierung) issu de la majorité du Landtag. Il est souverain en matière de culture (enseignement, théâtre, musique, etc.), d'organisation des services de police, de droit communal. La Fédération peut élargir les compétences des Länder par des prescriptions-cadres : l'enseignement supérieur, l'aménagement du territoire, la protection de la nature et la conservation des sites naturels sont passés de la compétence de la fédération à celle des Länder. Enfin, les Länder ont la responsabilité de faire respecter les décisions fédérales sur leur territoire. Chacun des Länder peut également lever des impôts. De ce fait, 36 % des impôts directs collectés reviennent aux Länder, l'État fédéral en recevant près de 50 % et les communes se partageant le reste. La loi fondamentale n'a pas délimité strictement certains domaines législatifs : Pour le droit civil, le droit pénal, le droit économique, le droit du travail, la politique du logement, la politique énergétique, la circulation routière ou encore la gestion des déchets les Länder peuvent légiférer à condition que l'État fédéral l'autorise. Celui-ci ne peut intervenir pour légiférer que pour un besoin uniforme à l'échelle nationale.
Une des particularités de la démocratie allemande est l'institutionnalisation du rôle des partis politiques : représenter les citoyens et leur apporter une formation politique.
- Sous-chapitre : La place de l’Allemagne dans le monde et en Europe
Article détaillé : Politique étrangère de l'Allemagne.
De 1945 à la réunification allemande de 1990, la RFA cultive l’« oubli de puissance ». Elle devient le modèle de l’État-marchand civil qui renonce à toute ambition militaire et rôle important dans les relations internationales. Elle cherche à faire oublier son passé impérialiste en s'intégrant au sein du plus grand nombre d’alliances. De ce point de vue l'entrée de la RFA dans l'OTAN, la fait passer de pays occupé à partenaire stratégique des États-Unis. La RFA tient d'autant plus à cette alliance que les États-Unis sont ses principaux protecteurs face à l'Union soviétique. La participation à la CECA en 1951 et à la naissance de la CEE marquent le retour de l'Allemagne dans le jeu européen. Néanmoins, les actions de la RFA sur la scène internationale étaient de l'ordre d'une « diplomatie du chéquier, » la RFA se montrant généreuse sur le plan des solidarités internationales. Le traité de l'Élysée signé en 1963, permet la réconciliation franco-allemande et une coopération profitable pour les deux pays.
Mais la chute du communisme et la réunification de l'Allemagne changent le statut de l'Allemagne. L’unification intéresse en plus les quatre vainqueurs de 1945 qui s'étaient partagé quatre secteurs d'occupation. Sans leur accord l’unité allemande était impossible, chacun ayant un droit de veto sur le processus. D’où la signature, à Moscou du traité « 4 + 2 » appelé aussi traité de Moscou mais son véritable nom est « traité portant règlement définitif concernant l’Allemagne ». Ce Traité fixe le nouveau statut international de l’Allemagne unie au cœur de l’Europe en fixant définitivement les frontières (art. 1) en plafonnant l’armée allemande à 370 000 hommes. Après 45 ans de tutelle étrangère, l'Allemagne retrouve sa souveraineté pleine et entière. Elle redevient un État comme les autres. Forte de sa puissance économique et de sa stabilité, elle s'efforce d'aider les autres États, principalement ses voisins de l'est, à acquérir cette stabilité politique. N'ayant plus de visée de puissance ou d'hégémonie, elle promeut les critères environnementaux, les droits de l’homme ou les droits sociaux, elle privilégie la culture d'influence via les investissements économiques dans les PECO dont elle favorise l'intégration. Elle est devenue un des piliers de l'Europe. Des troupes allemandes sont intervenues dans le cadre des missions de l'OTAN en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo et en Afghanistan dans le cadre de la mission de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN, a laquelle la Bundeswehr participe depuis janvier 2002. En 2005, environ 7 000 soldats y étaient stationnés.

Chapitre : Géographie
Image (cliquez pour agrandir) :
Lever de soleil sur la montagne Ruppberg près de Zella-Mehlis Forêt de Thuringe appelée Thüringer Wald en allemand
Article détaillé : Géographie de l'Allemagne.
Le Nord est occupé par une plaine aux paysages monotones, le centre par des montagnes anciennes d'altitudes peu élevées, le sud par un bassin sédimentaire et par le massif alpin. Ce pays, bordé au Nord-ouest par la mer du Nord et au Nord-est par la mer Baltique, occupe une place centrale dans l'Union européenne par sa situation, sa puissance démographique, industrielle et commerciale. Une grande partie de l'Allemagne occidentale fait partie de l'Europe rhénane, la région la plus dynamique d'Europe et l'une des plus dynamiques du monde.
- Sous-chapitre : Territoire
L'Allemagne a connu des changements territoriaux successifs au XX siècle. La défaite de 1918 a sonné le glas de l'Empire allemand. Le traité de Versailles de 1919 qui règle le sort de l'Allemagne fait passer la superficie de l'Allemagne de 540 848 km à 468 776 km. Celle-ci est amputée de l'Alsace-Lorraine, du Nord de Schleswig et d'Eupen et de Malmedy. De plus, pour permettre à la Pologne d'avoir un accès à la mer, la Prusse-Orientale est séparée du reste de l'Allemagne par le corridor de Dantzig.
Après la défaite de 1945, l'Allemagne est occupée par les vainqueurs. À l'Est, 11 millions d'Allemands sont chassés ou fuient vers l'Ouest. Environ 110 000 km à l'Est sont rattachés à la Pologne ou à l'URSS. Une des conséquences de la Guerre froide est la création en 1949 de la RFA à l'Ouest dans les zones d'occupations des occidentaux suivie par celle de la RDA dans la zone occupée par les soviétiques à l'Est. Il y a désormais deux États allemands : la RFA, une démocratie pluraliste et capitaliste et la RDA, une démocratie populaire avec un parti unique au pouvoir, le Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED), et une économie calquée sur celle de l'URSS.
Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin, construit en 1961, tombe. L'année suivante la RDA est absorbée par la RFA. Les Allemands sont de nouveau réunis dans un seul État, la RFA. Ce nouvel État doit surmonter le coût de la réunification allemande, c'est-à -dire investir pour rattraper le retard économique des Länder de l'Est par rapport à ceux de l'Ouest. Il s'agit de reconnecter les deux territoires coupés par le rideau de fer durant la Guerre froide : le gouvernement a notamment mis en œuvre des chantiers d'infrastructures de transport : le projet « Unité allemande » lancé en 1992, prévoit des travaux jusqu’en 2010 pour un montant total de plusieurs dizaines de milliards d’euros. L'effort est porté en particulier sur les autoroutes à numéros pairs, d'orientation est-ouest : par exemple, la Bundesautobahn 4 qui va de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie à la frontière polonaise en passant par la Thuringe. Les canaux sont modernisés ou complétés, comme le Mittellandkanal. L'intégration de l'ex-Allemagne de l'Est à l'Union européenne reste encore inachevée et les inégalités sont toujours présentes.
- Sous-chapitre : Population
Article détaillé : Démographie de l'Allemagne.
L’Allemagne est peuplée de 82,4 millions d’habitants dont 7,3 millions d’étrangers.
Avec ses 231 habitants par km², l’Allemagne est un des pays les plus densément peuplés d'Europe (après Monaco, le Vatican, Malte, Saint-Marin, les Pays-Bas, la Belgique et le Royaume-Uni). C'est le pays le plus peuplé de l'Union européenne. L’Ouest reste toutefois plus peuplé que l’Est. En effet, on rencontre d’importantes concentrations urbaines à l’ouest et au sud du pays :
- Rhénanie-du-Nord-Westphalie (18 millions d’habitants),
- Bavière (12,5 millions d’habitants),
- Bade-Wurtemberg (11 millions d’habitants).
90 % de la population vit en ville. Cependant, il n'existe pas de métropole écrasant l'espace allemand comme le font Londres et Paris pour leur territoire national.
Le tableau ci-dessous donne la liste des principales aires urbaines au sens de l'Eurostat :





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