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Définition Wikipédia de : Allemagne



Cet article concerne le pays europĂ©en. Pour les autres significations du nom « RĂ©publique fĂ©dĂ©rale d'Allemagne Â» et « Allemagne Â», voir Allemagne de l'Ouest et Allemagne (homonymie).
Bundesrepublik Deutschland (de)
République fédérale d’Allemagne (fr)
Drapeau de l'AllemagneArmoiries de l'Allemagne
(Détails)(Détails)
Devise nationale : Einigkeit und Recht und Freiheit
(allemand)
Union, droit et liberté
carte
Langue officielleAllemand
CapitaleBerlin
52°31′N 13°25′E / 52.517, 13.417
Plus grande villeBerlin
Forme de l’ÉtatRépublique fédérale
 - PrĂ©sident fĂ©dĂ©ral
 - Chancelier fĂ©dĂ©ral
Horst Köhler
Angela Merkel
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 63
357 046 km
2,18%
Population
 - Totale (2008)
 - DensitĂ©
Classé 14
82 046 000 hab.
230 hab./km
Formation
 - TraitĂ© de Verdun
 - Unification
 - CrĂ©ation RFA
 - CrĂ©ation RDA
 - RĂ©unification
 
843
18 janvier 1871
23 mai 1949
7 octobre 1949
3 octobre 1990
GentiléAllemand (e)
PIB (PPA) (2008)2 910 milliards USD (5)
PIB (nominal) (2008)3 673 milliards USD (4)
IDH (2008)Augmentation 0.940 (élevé) (23)
MonnaieEuro (EUR)
Fuseau horaireUTC +1 (été +2)
Hymne nationalDeutschlandlied, 3 couplet (Einigkeit und Recht und Freiheit)
Domaine internet.de
Indicatif
téléphonique
+49



Introduction :

     







Suite de l'article :

L’Allemagne (en allemand : Deutschland), appelĂ©e RĂ©publique fĂ©dĂ©rale d'Allemagne ou RFA (en allemand : Bundesrepublik Deutschland : BRD) dans les usages officiels, est un pays d’Europe de l'Ouest entourĂ© par la mer du Nord, le Danemark et la mer Baltique au nord, par la Pologne et la RĂ©publique tchèque Ă  l'est, par l'Autriche et la Suisse au sud et par la France, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas Ă  l'ouest. Avec plus de 82 millions d'habitants recensĂ©s en 2007, l'Allemagne est le pays le plus peuplĂ© de l'Union europĂ©enne.



     L'Allemagne est une rĂ©publique fĂ©dĂ©rale constituĂ©e de 16 États fĂ©dĂ©rĂ©s (Bundesländer — officiel Länder en allemand). Le pays a longtemps Ă©tĂ© constituĂ© de plusieurs États plus ou moins autonomes, conscients de leur propre histoire, culture et affiliation religieuse. Longtemps dominĂ©s par l'Autriche dans le cadre du Saint-Empire romain germanique (de 962 Ă  1806) puis de la ConfĂ©dĂ©ration germanique (de 1815 Ă  1866), en 1871, Ă  la fin de la guerre franco-allemande, ils furent rĂ©unis dans un État dominĂ© par la Prusse, donnant ainsi naissance Ă  l'Allemagne unifiĂ©e moderne dite Ă©galement Deuxième Reich ou Reich Wilhelminien. La dĂ©faite allemande qui suivit la Première Guerre mondiale provoqua en 1918 l'avènement de la RĂ©publique puis en 1933 celui du Troisième Reich lequel s'effondra en 1945 dans la dĂ©faite qu'entraĂ®na la Seconde Guerre mondiale. D'abord occupĂ©e par les forces armĂ©es de ses vainqueurs, l'Allemagne fut sĂ©parĂ©e en deux parties en 1949 qui formèrent la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale d'Allemagne (informellement Allemagne de l'Ouest) et la RĂ©publique dĂ©mocratique allemande (informellement Allemagne de l'Est). La rĂ©unification a eu lieu le 3 octobre 1990, 11 mois après la chute du Mur de Berlin, qui marqua la rĂ©unification populaire. En 1990, sa capitale redevient Berlin.


     Elle est membre du Conseil de l'Europe depuis 1950, de l’Union de l'Europe occidentale depuis 1954, de l’OTAN depuis 1955, et de l’ONU depuis 1973. Membre fondateur de l’Union europĂ©enne (1957), de l’Organisation de coopĂ©ration et de dĂ©veloppement Ă©conomiques (OCDE), de la zone euro et de l'espace Schengen, elle fait partie du Groupe des huit (G8).


     L'Allemagne est une puissance Ă©conomique majeure, la première d'Europe. Actuellement, elle est classĂ©e cinquième puissance Ă©conomique mondiale selon le calcul du produit intĂ©rieur brut en paritĂ© de pouvoir d'achat et quatrième selon le critère monĂ©taire traditionnel, derrière les États-Unis, le Japon et la Chine. L'Allemagne est aussi le second exportateur et le troisième importateur de marchandises dans le monde.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Histoire


Article dĂ©taillĂ© : Histoire de l'Allemagne.

     La formation du mot Deutschland rĂ©vèle la longue histoire de ce pays. Au dĂ©part il y a un mot gotique thiuda signifiant peuple. Il a comme adjectif thiudisk. Thiudisk a Ă©tĂ© transformĂ© en Theodischus par les Romains, puis en Teudischus. Teudischus est devenu diutisca en vieil allemand pour aboutir Ă  Deutsch. En ancien français, le latin theodiscus a donnĂ© thodesche, puis tudesque. En Italien, allemand se dit tedesco. Le français moderne a prĂ©fĂ©rĂ© le mot allemand issu du latin Alama dĂ©signant le peuple des Alamans. Ceci est Ă©galement valable par exemple, pour le catalan (alemanys). L'italien lui, a conservĂ© l'origine latine dans son adjectif tedesco pour dire allemand. Saksa en finnois se rĂ©fère aux saxons. Dans les langues slaves, le nom renvoie au fleuve NiĂ©men qui les sĂ©parait des peuplades germaniques. Pour les Chinois, c'est le « Pays de la Vertu Â» (ĺľ·ĺ›˝), en partie pour des raisons phonĂ©tiques.

  - Sous-chapitre : Du Saint Empire aux principautĂ©s (~843-1806)




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Peuples germaniques 600 av. JC Ă  100 ap. JC



     La linguistique et les textes latins nous montrent que la mention du peuple germain remonte Ă  l'Ă©poque romaine. Cependant les historiens s'entendent pour trouver les origines d'un territoire allemand au partage de Verdun de 843. Louis le Germanique a obtenu, lors de ce partage, l'est de l'empire carolingien, nommĂ© Francie orientale. C'est de la Francie orientale qu'est issu le Saint-Empire romain germanique fondĂ© par Otton I, dit le Grand (936–73). Cet empire comprend, outre le territoire de l'actuelle Allemagne, l'Italie et la Bourgogne. Dès sa fondation, ce nouvel empire est entravĂ© par le peu d'institutions sur lesquelles l'empereur peut asseoir son autoritĂ© et la faiblesse des revenus, les empereurs ne disposant que de leurs propres domaines pour financer leur politique. Le système d'Ă©lection de l'empereur par les princes-Ă©lecteurs conduisit souvent Ă  affaiblir le pouvoir du monarque. Traditionnellement, l'empereur Ă©lu entreprenait un voyage Ă  Rome pour ĂŞtre couronnĂ© par le pape.


     Le dĂ©litement du pouvoir impĂ©rial est accentuĂ© par l'obsession de certains empereurs Ă  vouloir Ă©tablir une autoritĂ© forte dans leurs possessions italiennes. Au XIII siècle, FrĂ©dĂ©ric II est tellement occupĂ© par ses affaires italiennes qu'il renonce Ă  tout pouvoir et tout contrĂ´le dans les nombreuses principautĂ©s ecclĂ©siastiques allemandes et qu'il abdique une grande partie de ceux-ci dans les principautĂ©s laĂŻques. De ce fait les terres allemandes sont pratiquement indĂ©pendantes du pouvoir impĂ©rial dès cette Ă©poque.


     Ă€ partir du XI siècle, la Germanie dĂ©borde de ses limites traditionnelles entre le Rhin et l'Oder. Commence alors la colonisation de l'Europe centrale sous l'action de grands seigneurs, des rives de la mer Baltique par une croisade menĂ©e par les chevaliers Teutoniques et du sud du pays Ă  partir du règne de Otton I. Des centaines de milliers d'Allemands de l'Ouest poussĂ©s par la surpopulation ont ainsi migrĂ© vers l'Est oĂą des tenures plus vastes et des droits fĂ©odaux plus lĂ©gers les attendent. Les villes rhĂ©nanes et les ports se dĂ©veloppent mais prennent une part peu active au grand commerce europĂ©en du XII siècle. Après 1438, l'empereur porte le titre d'un « empereur Ă©lu Â» après son Ă©lection formelle par les sept "Ă©lecteurs" de l'Empire Ă  Francfort. Ă€ l'Ă©poque moderne, le Saint Empire compte plus de 300 États qui n'obĂ©issent que de très loin Ă  l'empereur Habsbourg.


     Au XVI siècle, la rĂ©forme luthĂ©rienne continue Ă  diviser l'Allemagne. En 1546, l'empereur Charles Quint entre en guerre contre les nombreux princes et villes allemands qui se sont convertis au luthĂ©ranisme. Son Ă©chec Ă  rĂ©duire le protestantisme dans le Saint Empire est sanctionnĂ© par la paix d'Augsbourg de 1555 qui permet Ă  chaque prince et ville libre de choisir sa religion mais oblige les sujets Ă  avoir la mĂŞme religion que leur souverain — cujus regio, ejus religio. L'Allemagne n'en a pas pour autant fini avec les guerres de religion. Les progrès du calvinisme en Allemagne Ă  la fin du XVI siècle, la volontĂ© de l'empereur Ferdinand II d'imposer son autoritĂ© et celle de la religion catholique aux États du Saint Empire entraĂ®ne la guerre de Trente Ans qui ravage le pays de 1618 Ă  1648. Les traitĂ©s de Westphalie entĂ©rinent l'affaiblissement du pouvoir impĂ©rial en favorisant les droits des 350 États allemands. La libertĂ© religieuse des princes est rĂ©affirmĂ©e.

  - Sous-chapitre : De la ConfĂ©dĂ©ration germanique Ă  l’Empire allemand (1806-1914)




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L'Empire allemand en 1871



     Sous la pression de la France, le Saint Empire est dissout en 1806 et remplacĂ© par la ConfĂ©dĂ©ration du Rhin sous protectorat français. Après le congrès de Vienne (novembre 1805 – juin 1810), celle-ci est remplacĂ©e par la ConfĂ©dĂ©ration germanique ("Deutscher Bund") qui ne regroupe plus que 39 États sous la direction honorifique des Habsbourg qui ne portent plus que le titre d'Empereur d'Autriche. En fait, cette confĂ©dĂ©ration ne peut exister que si l'Autriche et la Prusse s'entendent. Ă€ partir de 1834, le Zollverein ou union douanière commence Ă  se constituer Ă  l'initiative de la Prusse. Il construit un espace Ă©conomique sans douane intĂ©rieure et dĂ©finit une mĂŞme politique commerciale vis-Ă -vis de l'extĂ©rieur. Cet espace, progressivement Ă©largi, exclut dĂ©libĂ©rĂ©ment l'Autriche. Les rĂ©volutions de 1848 touchent la plupart des États allemands. Une assemblĂ©e Ă©lue au suffrage universel se rĂ©unit Ă  Francfort et propose la couronne d'une Allemagne unifiĂ©e au roi de Prusse, FrĂ©dĂ©ric-Guillaume IV, qui la refuse, soucieux de ne pas tenir son pouvoir de la souverainetĂ© du peuple. Il est prĂŞt Ă  accepter la couronne que lui proposent les princes allemands, mais l'Autriche force la Prusse Ă  renoncer en 1850. L'Allemagne se retrouve dans la mĂŞme situation politique qu'en 1815.




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La Proclamation de l’Empire allemand (Versailles 1845), tableau d’Anton von Werner, 1857



     En 1862, Otto von Bismarck devient le ministre-prĂ©sident du roi de Prusse Guillaume I. Il a compris que l'unitĂ© allemande ne se fera pas sans l'Ă©viction de l'Autriche par la guerre. Il fait passer par la force les rĂ©formes modernisant l'armĂ©e. En 1866, l'armĂ©e prussienne Ă©crase l'armĂ©e autrichienne Ă  Sadowa.


     La Prusse annexe les territoires entre sa partie orientale et sa partie occidentale, et dirige la ConfĂ©dĂ©ration de l'Allemagne du Nord. Seuls les quatre États du Sud n'y adhèrent pas.


     La France en dĂ©clarant la guerre Ă  la Prusse le 19 juillet 1870 permet de fĂ©dĂ©rer tous les États allemands autour d'un ennemi commun. La dĂ©faite française permet la proclamation de l'Empire allemand le 18 janvier 1871 dans la galerie des Glaces du château de Versailles avec Guillaume I de Prusse Ă  sa tĂŞte, entraĂ®nant Ă©galement l'annexion de l'Alsace (sauf Belfort), de la Lorraine germanophone et de la rĂ©gion de Metz, place-forte de première importance. L'unitĂ© allemande s'est faite par le haut et par la guerre comme le souhaitait Bismarck.

  - Sous-chapitre : D’une guerre Ă  l’autre (1914-1945)

Articles dĂ©taillĂ©s : RĂ©publique de Weimar et Troisième Reich.

     L'Allemagne, devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engage dans la Première Guerre mondiale aux cĂ´tĂ©s de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'oriente vers une longue et lente guerre de position dans les tranchĂ©es, meurtrière d'un cĂ´tĂ© comme de l'autre. Elle prend fin en 1918, et l'empereur allemand, Kaiser Guillaume II, doit abdiquer en raison de la RĂ©volution allemande de novembre 1918. Lors du traitĂ© de Versailles, l'Allemagne est considĂ©rĂ©e comme responsable de la guerre et condamnĂ©e Ă  payer de très lourdes rĂ©parations.




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Le couple impĂ©rial : Guillaume Ier et Augusta de Saxe-Weimar-Eisenach vers 1885



     L’Allemagne, chose unique dans l’histoire diplomatique, n’est pas invitĂ©e aux discussions versaillaises. Elle est jugĂ©e comme principalement responsable (avec l’Autriche-Hongrie) de la guerre. Conservant la RhĂ©nanie, au regret de la France qui voulait fixer la frontière sur le Rhin. La France n’obtient pas la Sarre (51 millions de tonnes de charbon, soit 2/3 des besoins français) mais l’Angleterre fait pression. La Sarre est placĂ©e sous la tutelle de la SociĂ©tĂ© des Nations et un rĂ©fĂ©rendum sera organisĂ© 15 ans plus tard pour dĂ©cider son rattachement Ă  la France ou Ă  l’Allemagne. Le Schleswig est rattachĂ© au Danemark après consultation de la population. Les cantons d’Eupen et de Malmedy sont rattachĂ©s Ă  la Belgique. La Pologne obtient un corridor, le fameux « corridor de Dantzig Â», avec les populations Kachoubes parlant un dialecte polonais mais Ă©tant favorable aux Allemands. La ville de Dantzig n’est rattachĂ©e ni Ă  l’Allemagne, ni Ă  la Pologne, c’est une ville libre sous contrĂ´le de la SDN. Solutions de compromis qui ne plaisent Ă  personne. 80 kilomètres sĂ©parent la Prusse-Orientale du reste de l’Allemagne. La Haute-SilĂ©sie, rattachĂ©e après plĂ©biscite Ă  l’Allemagne en mars 1921, est occupĂ©e par la Pologne peu après. La SDN arbitre la situation et le partage, dĂ©noncĂ© par les deux parties, est rĂ©alisĂ© arbitrairement.


     L’Allemagne perd 88 000 km et 8 millions d’habitants. Le service militaire est aboli et l’armĂ©e est rĂ©duite Ă  100 000 hommes dont 5000 officiers. Elle ne peut possĂ©der ni blindĂ©s, ni artillerie lourde, ni aviation. Sa flotte de guerre se saborde Ă  Scapa Flow le 26 juin 1919. Elle perd ses colonies, placĂ©es sous mandats aux vainqueurs par la SDN. Comme responsable de la guerre, elle doit cĂ©der du matĂ©riel et des produits agricoles. Les rĂ©parations de guerre sont Ă©valuĂ©es en 1921 Ă  132 milliards de marks-or Ă  payer en 30 ans. Tous les brevets allemands sont perdus, les vainqueurs obtiennent la clause de « nation la plus favorisĂ©e Â» et le Rhin, l’Oder et l’Elbe sont internationalisĂ©s, l’Allemagne perd tout pouvoir sur leurs contrĂ´les. La rive gauche est occupĂ©e puis considĂ©rĂ©e comme dĂ©militarisĂ©e perpĂ©tuellement.


     Le pangermanisme dĂ©voyĂ© en un nationalisme raciste, le ressentiment contre les conditions du traitĂ© de Versailles et les consĂ©quences particulièrement dures de la crise Ă©conomique mondiale de 1929 permettent au NSDAP (parti nazi) d'Adolf Hitler d'accĂ©der au pouvoir en 1933. Hitler Ă©limine rapidement toute opposition et prend le contrĂ´le absolu de l'État allemand. En 1935, l'Allemagne devient officiellement antisĂ©mite en promulguant les lois de Nuremberg. La politique d’Hitler consistant Ă  annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde Guerre mondiale le 1 septembre 1939.


     L’Allemagne domine le dĂ©but du conflit. Elle conquiert une grande partie de l'Europe, de l'URSS, de l'Afrique du Nord. Mais en 1942–43, la guerre tourne en faveur des pays alliĂ©s : le Royaume-Uni, la France, le Canada, les États-Unis, l'URSS Ă©crasent finalement les armĂ©es de l'Axe, envahissant notamment Berlin. Le 30 avril 1945, Hitler se suicide.

  - Sous-chapitre : Division du pays et rĂ©unification (1945-1990)




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Demontage 1945 - 1951





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Le palais de la République de la RDA à Berlin-Est au cours des années 80



     
DĂ©vastĂ©e par la guerre (mĂŞme si le potentiel industriel du pays est encore Ă©norme), l'Allemagne et Berlin sont divisĂ©s en quatre secteurs, chacun Ă©tant contrĂ´lĂ© par l'une des nations victorieuses (États-Unis, Royaume-Uni, France et Union soviĂ©tique). Après plusieurs propositions pour une nouvelle Allemagne (comme le plan Morgenthau), elle est finalement divisĂ©e en deux parties durant toute la Guerre froide : la RFA (RĂ©publique fĂ©dĂ©rale d’Allemagne) créée le 23 mai 1949 Ă  l’ouest avec comme capitale et siège administratif Bonn et la RDA (RĂ©publique dĂ©mocratique allemande) créée le 7 octobre 1949 Ă  l’est avec comme capitale Berlin-Est. Les territoires plus Ă  l'est sont intĂ©grĂ©s Ă  la Pologne et Ă  l’URSS.


     Le creux dĂ©mographique provoquĂ© par la guerre est rapidement compensĂ© par l'arrivĂ©e d'environ 13 millions d'Allemands expulsĂ©s des anciens territoires d'Allemagne-Orientale et des pays d'Europe de l'Est ; de Prusse-Orientale, des Sudètes, des Pays baltes, de SilĂ©sie, de Transylvanie, etc.


     Sous l'impulsion du plan Marshall (1948-1952), l'Allemagne de l'Ouest renoue rapidement avec la croissance Ă©conomique, au contraire de l'Allemagne de l'Est. Ă€ la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, prĂ©lude Ă  la rĂ©unification de l’Allemagne, les deux pays ne possèdent pas le mĂŞme niveau Ă©conomique. Cette diffĂ©rence demeure aujourd'hui, et l'Est reste plus pauvre que l'Ouest. Le coĂ»t de la rĂ©unification a entraĂ®nĂ© d'importantes difficultĂ©s Ă©conomiques pour le pays depuis les annĂ©es 1990. Son unification a cependant permis d'en faire une nation politiquement incontournable au sein de l'Union europĂ©enne.






Chapitre : Aspects culturels et politiques


Article dĂ©taillĂ© : Culture de l'Allemagne.

  - Sous-chapitre : Langues parlĂ©es


     L'allemand est une langue du groupe germanique de mĂŞme que le nĂ©erlandais, l'anglais, l'islandais ou le suĂ©dois . Le groupe germanique appartient Ă  la famille des langues indo-europĂ©ennes. 92 % de la population a l'allemand comme langue maternelle ce qui indique une très grande homogĂ©nĂ©itĂ© linguistique. 8 % de locuteurs parlent une autre langue : le danois, le frison, le sorabe, le polonais, les parlers de deux groupes tsiganes (les Sintis et les Roms allemands) ainsi que le turc, le kurde, et le serbe.




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L'allemand et ses trois groupes de dialectes (nord : bas-allemands, centre : franciques, saxon, sud : bavarois, alĂ©manique) avant les expulsions qui firent suite Ă  la Seconde Guerre mondiale (le nĂ©erlandais et ses diffĂ©rentes formes parlĂ©es aux Pays-Bas, en Belgique et en France, sont associĂ©s Ă  l'allemand du fait de leur proximitĂ© linguistique)



     Il s'agit d'une estimation car il n'existe pas en Allemagne de recensement basĂ© sur les donnĂ©es linguistiques. Les immigrĂ©s ont contribuĂ© Ă  l'Ă©largissement du champ linguistique.


     L'allemand standard, appelĂ© en Allemagne Hochdeutsch, n'est pas la langue vernaculaire de tous les germanophones. En effet, plusieurs millions d’Allemands, parlent dans leur vie quotidienne l'un des dialectes allemands. Ces nombreux dialectes peuvent ĂŞtre rattachĂ©s gĂ©ographiquement Ă  trois groupes, du nord au sud : le bas-allemand (Niederdeutsch), au centre les dialectes saxon et franciques (francique mosellan, francique rhĂ©nan), et au sud le bavarois et l'alĂ©manique souabe (voir la liste complète des dialectes dans l'article dĂ©taillĂ© sur la langue allemande. La diffĂ©renciation nord-sud (bas-allemand / haut-allemand) est apparue Ă  partir du VI siècle. En 1980, on estimait qu'environ 50 % des Allemands utilisaient dans leur vie quotidienne l'un de ces dialectes sans jamais l'Ă©crire.




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L’allemand et ses dialectes après la Seconde Guerre mondiale





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Le Goethe-Institut d'Oslo. Le Goethe-Institut assure la diffusion de la langue allemande dans le monde



     Les lois fĂ©dĂ©rales reconnaissent quatre minoritĂ©s nationales : les Danois, les Frisons, les Sorabes et les Tsiganes. Les quatre communautĂ©s reconnues ont fondĂ© en 2004 un Conseil des minoritĂ©s dotĂ© d’une convention commune pour promouvoir leurs intĂ©rĂŞts devant le gouvernement fĂ©dĂ©ral. Le sorabe, une langue slave, est parlĂ©e par quelque 100 000 locuteurs près des frontières de la Pologne et de la RĂ©publique tchèque dans la petite rĂ©gion de Lusace. Les Sorabes ou Sorbes, qui constituaient une minoritĂ© protĂ©gĂ©e dans la RĂ©publique dĂ©mocratique allemande, forment la minoritĂ© nationale reconnue la plus importante. Ils ont rĂ©ussi Ă  maintenir leur culture et leur langue malgrĂ© les tentatives de germanisation dans le passĂ©. Tous parlent aussi l’allemand, le taux de bilinguisme atteignant près de 100 %.


     Naguère importants, les Allemands polonophones, victimes d'une part de la politique assimilatrice d'une RDA refusant de leur accorder le statut de minoritĂ© nationale et d'autre part d'une dynamique naturelle, ont subi une acculturation presque totale.

  - Sous-chapitre : Religions


     Les guerres de religions ont dĂ©chirĂ© les Allemands aux XVI et XVII siècle au cours de la guerre de Trente Ans. Aujourd'hui, le nord et l'est de l'Allemagne sont majoritairement protestants. La grande majoritĂ© des protestants allemands appartient Ă  l'Église Ă©vangĂ©lique en Allemagne qui rassemble 30,8 % de la population. Des majoritĂ©s catholiques se trouvent avant tout en RhĂ©nanie, au sud du Bade-Wurtemberg et en Bavière oĂą est nĂ© le pape BenoĂ®t XVI. 31,4 % de la population est catholique. L'est de l'Allemagne et Hambourg sont majoritairement sans confession mais la première religion reste le luthĂ©ranisme. Enfin, l’islam est pratiquĂ© par la communautĂ© turque, concentrĂ©e dans la Ruhr et Ă  Berlin.

  - Sous-chapitre : Musique

Article dĂ©taillĂ© : Musique allemande.

     Le pays compte plusieurs orchestres de renommĂ©e internationale, au premier rang desquels l'Orchestre philharmonique de Berlin, la Staatskapelle de Dresde, l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, l'Orchestre symphonique de la Radiodiffusion bavaroise et l'Orchestre philharmonique de Munich.


     L'Allemagne connaĂ®t aussi la pratique de musiques traditionnelles, notamment le Yodel encore connu de nos jours dans les rĂ©gions alpines de Bavière.


     La musique populaire allemande populaire s'appelle le Schlager.


     Le pays a donnĂ© naissance Ă  plusieurs groupes de rock allemand de renommĂ©e internationale, notamment avec Scorpions Ă  partir des annĂ©es 1980, Rammstein dans les annĂ©es 1990 et Scooter (groupe) de 1994 Ă  aujourd'hui, la chanteuse LaFee a partir des annĂ©es 2000 et aujourd'hui le groupe Tokio Hotel. Dans un genre moins contemporain on peut retenir Johann Sebastian Bach (en français Jean-SĂ©bastien Bach) compositeur de l'Ă©poque baroque ou encore Ludwig van Beethoven entre autres.

  - Sous-chapitre : Politique

Article dĂ©taillĂ© : Politique de l'Allemagne.



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L'actuel président de la République fédérale d'Allemagne Horst Köhler


Les constitutions


     Les alliĂ©s occidentaux ont rĂ©introduit une structure fĂ©dĂ©raliste en l'Allemagne en 1949. Le but Ă©tait de prĂ©server l'unitĂ© de la partie occupĂ©e par les occidentaux en empĂŞchant le retour d'une Allemagne trop puissante sur le plan politique. Le fonctionnement du système politique allemand est donc rĂ©gi depuis 1949 par une constitution appelĂ©e Loi fondamentale (Grundgesetz). La cour constitutionnelle qui siège Ă  Karlsruhe veille Ă  son respect. Depuis cette date, l'Allemagne est donc une rĂ©publique fĂ©dĂ©rale, composĂ©e d'abord de 11 (après la fondation du Bade-Wurtemberg en 1952 et l'intĂ©gration de la Sarre en 1957) Länder, puis de 16 depuis 1990. Depuis la rĂ©unification des deux Allemagnes la capitale fĂ©dĂ©rale est Berlin. Les pouvoirs exercĂ©s par la seule FĂ©dĂ©ration concernent les affaires Ă©trangères, la dĂ©fense, la nationalitĂ©, la monnaie, les frontières, le trafic aĂ©rien, les postes et tĂ©lĂ©communications, et une partie du droit fiscal. Le Parlement allemand est composĂ© de deux chambres, le Bundestag, Ă©lu au scrutin mixte pour quatre ans, et le Bundesrat (Conseil fĂ©dĂ©ral) qui comprend 68 reprĂ©sentants des gouvernements des Länder. Chaque Land donne toutes ses voix pour ou contre une loi.


     Mais l’accroissement des pouvoirs du Bundesrat, met ceux-ci en mesure de bloquer l'action du gouvernement fĂ©dĂ©ral. Les compĂ©tences de l'État fĂ©dĂ©ral ont augmentĂ© aux dĂ©pens des Länder. L'imbrication des compĂ©tences rend toute dĂ©cision de plus en plus difficile. En effet, le Bundesrat doit se prononcer sur toutes les lois dont le contenu est applicable dans les Länder. En cinquante ans, la proportion de lois fĂ©dĂ©rales exigeant l'accord du Bundesrat est passĂ©e de 10 % Ă  60 %. En cas de diffĂ©rence de majoritĂ© entre les Länder et le gouvernement fĂ©dĂ©ral, il y a parfois blocage. Cela gĂŞne mĂŞme l'action de l'Allemagne dans les instances europĂ©ennes.


     Les Länder et le gouvernement fĂ©dĂ©ral ont donc rĂ©flĂ©chi ensemble Ă  une rĂ©forme des institutions allemandes qui a Ă©tĂ© votĂ©e en mars 2006. Les prĂ©rogatives lĂ©gislatives du Bundesrat sont diminuĂ©es. Le Bundesrat ne vote que les lois qui ont un impact sur les budgets des rĂ©gions. En contrepartie, l'État fĂ©dĂ©ral abandonne Ă  celles-ci des champs entiers de compĂ©tences dans l'Ă©ducation et la recherche, l'environnement, le rĂ©gime.

  - Sous-chapitre : Länder


     Les Länder se nomment Bundesländer : Bundesland.




     


N°LandCapitaleAire
(km)
Habitants
(millions)
Densité de population
(hab/km)
1Bade-Wurtemberg (Baden-WĂĽrttemberg)Stuttgart35 75110,739300
2Bavière (Bayern)Munich (MĂĽnchen)70 55212,493177
3Berlin8913,4043 806
4Brandebourg (Brandenburg)Potsdam29 4802,54887
5BrĂŞme (Bremen)BrĂŞme (Bremen) 4040,6641 641
6Hambourg (Hamburg) 7551,7542 309
7Hesse (Hessen)Wiesbaden21 1156,075289
8Mecklembourg-PomĂ©ranie-Occidentale (Mecklenburg-Vorpommern)Schwerin23 1821,69474
9Basse-Saxe (Niedersachsen)Hanovre (Hannover)47 6417,983168
10RhĂ©nanie-du-Nord-Westphalie (Nordrhein-Westfalen)DĂĽsseldorf34 08618,029530
11RhĂ©nanie-Palatinat (Rheinland-Pfalz)Mayence (Mainz)19 8534,053204
12Sarre (Saarland)Sarrebruck (SaarbrĂĽcken)2 5681,043409
13Saxe (Sachsen)Dresde (Dresden)18 4174,250232
14Saxe-Anhalt (Sachsen-Anhalt)Magdebourg (Magdeburg)20 4462,442121
15Schleswig-HolsteinKiel15 8002,834179
16Thuringe (ThĂĽringen)Erfurt16 1722,311144
Total357 11482,315231

      Berlin, BrĂŞme, et Hambourg sont des 'villes-Länder' (en allemand Stadtstaat). Pour Hambourg et BrĂŞme, il s'agit d'un hĂ©ritage du passĂ© commercial de ces villes (voir Hanse). Elles sont des Länder Ă  part entière.


     Chaque Land a sa propre constitution (Verfassung). Il est aussi dotĂ© d'un Parlement (Landtag) et d’un gouvernement (Landesregierung) issu de la majoritĂ© du Landtag. Il est souverain en matière de culture (enseignement, théâtre, musique, etc.), d'organisation des services de police, de droit communal. La FĂ©dĂ©ration peut Ă©largir les compĂ©tences des Länder par des prescriptions-cadres : l'enseignement supĂ©rieur, l'amĂ©nagement du territoire, la protection de la nature et la conservation des sites naturels sont passĂ©s de la compĂ©tence de la fĂ©dĂ©ration Ă  celle des Länder. Enfin, les Länder ont la responsabilitĂ© de faire respecter les dĂ©cisions fĂ©dĂ©rales sur leur territoire. Chacun des Länder peut Ă©galement lever des impĂ´ts. De ce fait, 36 % des impĂ´ts directs collectĂ©s reviennent aux Länder, l'État fĂ©dĂ©ral en recevant près de 50 % et les communes se partageant le reste. La loi fondamentale n'a pas dĂ©limitĂ© strictement certains domaines lĂ©gislatifs : Pour le droit civil, le droit pĂ©nal, le droit Ă©conomique, le droit du travail, la politique du logement, la politique Ă©nergĂ©tique, la circulation routière ou encore la gestion des dĂ©chets les Länder peuvent lĂ©gifĂ©rer Ă  condition que l'État fĂ©dĂ©ral l'autorise. Celui-ci ne peut intervenir pour lĂ©gifĂ©rer que pour un besoin uniforme Ă  l'Ă©chelle nationale.


     Une des particularitĂ©s de la dĂ©mocratie allemande est l'institutionnalisation du rĂ´le des partis politiques : reprĂ©senter les citoyens et leur apporter une formation politique.

  - Sous-chapitre : La place de l’Allemagne dans le monde et en Europe

Article dĂ©taillĂ© : Politique Ă©trangère de l'Allemagne.

     De 1945 Ă  la rĂ©unification allemande de 1990, la RFA cultive l’« oubli de puissance Â». Elle devient le modèle de l’État-marchand civil qui renonce Ă  toute ambition militaire et rĂ´le important dans les relations internationales. Elle cherche Ă  faire oublier son passĂ© impĂ©rialiste en s'intĂ©grant au sein du plus grand nombre d’alliances. De ce point de vue l'entrĂ©e de la RFA dans l'OTAN, la fait passer de pays occupĂ© Ă  partenaire stratĂ©gique des États-Unis. La RFA tient d'autant plus Ă  cette alliance que les États-Unis sont ses principaux protecteurs face Ă  l'Union soviĂ©tique. La participation Ă  la CECA en 1951 et Ă  la naissance de la CEE marquent le retour de l'Allemagne dans le jeu europĂ©en. NĂ©anmoins, les actions de la RFA sur la scène internationale Ă©taient de l'ordre d'une « diplomatie du chĂ©quier, Â» la RFA se montrant gĂ©nĂ©reuse sur le plan des solidaritĂ©s internationales. Le traitĂ© de l'ÉlysĂ©e signĂ© en 1963, permet la rĂ©conciliation franco-allemande et une coopĂ©ration profitable pour les deux pays.


     Mais la chute du communisme et la rĂ©unification de l'Allemagne changent le statut de l'Allemagne. L’unification intĂ©resse en plus les quatre vainqueurs de 1945 qui s'Ă©taient partagĂ© quatre secteurs d'occupation. Sans leur accord l’unitĂ© allemande Ă©tait impossible, chacun ayant un droit de veto sur le processus. D’oĂą la signature, Ă  Moscou du traitĂ© « 4 + 2 Â» appelĂ© aussi traitĂ© de Moscou mais son vĂ©ritable nom est « traitĂ© portant règlement dĂ©finitif concernant l’Allemagne Â». Ce TraitĂ© fixe le nouveau statut international de l’Allemagne unie au cĹ“ur de l’Europe en fixant dĂ©finitivement les frontières (art. 1) en plafonnant l’armĂ©e allemande Ă  370 000 hommes. Après 45 ans de tutelle Ă©trangère, l'Allemagne retrouve sa souverainetĂ© pleine et entière. Elle redevient un État comme les autres. Forte de sa puissance Ă©conomique et de sa stabilitĂ©, elle s'efforce d'aider les autres États, principalement ses voisins de l'est, Ă  acquĂ©rir cette stabilitĂ© politique. N'ayant plus de visĂ©e de puissance ou d'hĂ©gĂ©monie, elle promeut les critères environnementaux, les droits de l’homme ou les droits sociaux, elle privilĂ©gie la culture d'influence via les investissements Ă©conomiques dans les PECO dont elle favorise l'intĂ©gration. Elle est devenue un des piliers de l'Europe. Des troupes allemandes sont intervenues dans le cadre des missions de l'OTAN en Bosnie-HerzĂ©govine, au Kosovo et en Afghanistan dans le cadre de la mission de la Force internationale d'assistance Ă  la sĂ©curitĂ© (ISAF) de l'OTAN, a laquelle la Bundeswehr participe depuis janvier 2002. En 2005, environ 7 000 soldats y Ă©taient stationnĂ©s.






Chapitre : Géographie





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Carte de l’Allemagne





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Carte des reliefs et principales grandes villes de l’Allemagne





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La célèbre forêt-noire appelée Schwarzwald





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Lever de soleil sur la montagne Ruppberg près de Zella-Mehlis Forêt de Thuringe appelée Thüringer Wald en allemand


Article dĂ©taillĂ© : GĂ©ographie de l'Allemagne.

     Le Nord est occupĂ© par une plaine aux paysages monotones, le centre par des montagnes anciennes d'altitudes peu Ă©levĂ©es, le sud par un bassin sĂ©dimentaire et par le massif alpin. Ce pays, bordĂ© au Nord-ouest par la mer du Nord et au Nord-est par la mer Baltique, occupe une place centrale dans l'Union europĂ©enne par sa situation, sa puissance dĂ©mographique, industrielle et commerciale. Une grande partie de l'Allemagne occidentale fait partie de l'Europe rhĂ©nane, la rĂ©gion la plus dynamique d'Europe et l'une des plus dynamiques du monde.

  - Sous-chapitre : Territoire


     L'Allemagne a connu des changements territoriaux successifs au XX siècle. La dĂ©faite de 1918 a sonnĂ© le glas de l'Empire allemand. Le traitĂ© de Versailles de 1919 qui règle le sort de l'Allemagne fait passer la superficie de l'Allemagne de 540 848 km Ă  468 776 km. Celle-ci est amputĂ©e de l'Alsace-Lorraine, du Nord de Schleswig et d'Eupen et de Malmedy. De plus, pour permettre Ă  la Pologne d'avoir un accès Ă  la mer, la Prusse-Orientale est sĂ©parĂ©e du reste de l'Allemagne par le corridor de Dantzig.


     Après la dĂ©faite de 1945, l'Allemagne est occupĂ©e par les vainqueurs. Ă€ l'Est, 11 millions d'Allemands sont chassĂ©s ou fuient vers l'Ouest. Environ 110 000 km Ă  l'Est sont rattachĂ©s Ă  la Pologne ou Ă  l'URSS. Une des consĂ©quences de la Guerre froide est la crĂ©ation en 1949 de la RFA Ă  l'Ouest dans les zones d'occupations des occidentaux suivie par celle de la RDA dans la zone occupĂ©e par les soviĂ©tiques Ă  l'Est. Il y a dĂ©sormais deux États allemands : la RFA, une dĂ©mocratie pluraliste et capitaliste et la RDA, une dĂ©mocratie populaire avec un parti unique au pouvoir, le Parti socialiste unifiĂ© d'Allemagne (SED), et une Ă©conomie calquĂ©e sur celle de l'URSS.


     Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin, construit en 1961, tombe. L'annĂ©e suivante la RDA est absorbĂ©e par la RFA. Les Allemands sont de nouveau rĂ©unis dans un seul État, la RFA. Ce nouvel État doit surmonter le coĂ»t de la rĂ©unification allemande, c'est-Ă -dire investir pour rattraper le retard Ă©conomique des Länder de l'Est par rapport Ă  ceux de l'Ouest. Il s'agit de reconnecter les deux territoires coupĂ©s par le rideau de fer durant la Guerre froide : le gouvernement a notamment mis en Ĺ“uvre des chantiers d'infrastructures de transport : le projet « UnitĂ© allemande Â» lancĂ© en 1992, prĂ©voit des travaux jusqu’en 2010 pour un montant total de plusieurs dizaines de milliards d’euros. L'effort est portĂ© en particulier sur les autoroutes Ă  numĂ©ros pairs, d'orientation est-ouest : par exemple, la Bundesautobahn 4 qui va de la RhĂ©nanie-du-Nord-Westphalie Ă  la frontière polonaise en passant par la Thuringe. Les canaux sont modernisĂ©s ou complĂ©tĂ©s, comme le Mittellandkanal. L'intĂ©gration de l'ex-Allemagne de l'Est Ă  l'Union europĂ©enne reste encore inachevĂ©e et les inĂ©galitĂ©s sont toujours prĂ©sentes.

  - Sous-chapitre : Population

Article dĂ©taillĂ© : DĂ©mographie de l'Allemagne.

     L’Allemagne est peuplĂ©e de 82,4 millions d’habitants dont 7,3 millions d’étrangers.


     Avec ses 231 habitants par km², l’Allemagne est un des pays les plus densĂ©ment peuplĂ©s d'Europe (après Monaco, le Vatican, Malte, Saint-Marin, les Pays-Bas, la Belgique et le Royaume-Uni). C'est le pays le plus peuplĂ© de l'Union europĂ©enne. L’Ouest reste toutefois plus peuplĂ© que l’Est. En effet, on rencontre d’importantes concentrations urbaines Ă  l’ouest et au sud du pays :


     90 % de la population vit en ville. Cependant, il n'existe pas de mĂ©tropole Ă©crasant l'espace allemand comme le font Londres et Paris pour leur territoire national. Berlin compte actuellement 3,4 millions d'habitants. Il existe aussi une quinzaine de villes qui atteignent et dĂ©passent 500 000 habitants.


     Le taux de natalitĂ© de l'Allemagne est l’un des plus faibles du monde (8,25 pour mille) et son accroissement naturel est nĂ©gatif depuis les annĂ©es 1980 pour les 11 Länder de l'Ouest. Jusqu'au dĂ©but des annĂ©es 1990, les cinq Länder de l'Est avaient un taux de fĂ©conditĂ© bien plus Ă©levĂ© qu'Ă  l'Ouest, mais la natalitĂ© de l'Est est aujourd'hui aussi faible que celle de l'Ouest. Une des raisons de cette faible fĂ©conditĂ© rĂ©side dans la difficultĂ© pour les femmes de concilier vie familiale et vie professionnelle. L'habitude voulait que les mères restassent Ă  la maison et n'eussent pas recours Ă  une aide extĂ©rieure. Durant longtemps, la RFA a Ă©tĂ© rĂ©ticente Ă  toute politique incitative qui lui rappelait l'Ă©poque nazie ou communiste de la RDA. La coalition CDU-SPD a pris une sĂ©rie de mesures, sous la houlette de la ministre de la famille, des personnes âgĂ©es, des femmes et de la jeunesse, Ursula von der Leyen qui bouleverse la politique familiale. En 2007 un salaire parental a Ă©tĂ© créé. Il vient s'ajouter aux allocations familiales. Le parent qui arrĂŞte son travail pendant un an, touche une allocation reprĂ©sentant 67 % du salaire perdu, avec un plafond de 1 800 euros et un minimum de 300 euros. La ministre a dĂ©cidĂ© la construction de 500 000 places de crèches d'ici Ă  2013 pour les enfants de 1 Ă  3 ans. Aujourd'hui, seuls 5 % Ă  9 % des besoins des Länder de l'Ouest sont couverts. L'amĂ©nagement du temps de travail, indispensable au dĂ©veloppement de toute politique familiale, commence Ă  entrer dans les nĂ©gociations collectives.


     Actuellement, la population allemande n'augmente que grâce Ă  un solde migratoire positif. Mais on peut constater des disparitĂ©s de situation. Le solde migratoire est nĂ©gatif Ă  l'Est. Le taux de chĂ´mage y est très Ă©levĂ©. Les Ossis migrent vers l'Ouest Ă  la recherche de meilleures conditions de vie.


     Pour rĂ©soudre le problème du financement des retraites, les assemblĂ©es allemandes ont choisi d'Ă©lever l'âge lĂ©gal du dĂ©part Ă  la retraite de 65 Ă  67 ans entre 2012 et 2029.


     L’Allemagne accueille plus de 7,3 millions d’étrangers, parmi lesquels les Turcs forment la plus importante minoritĂ© avec deux millions de ressortissants, devant les Italiens, Polonais, les Russes et les Grecs. Cette prĂ©sence turque est parfois cause de frictions, principalement dans les grands centres urbains.


     Il existe en Allemagne des minoritĂ©s linguistiques historiques : les sorabes qui vivent dans les Länder de Saxe et de Brandebourg et les Frisons qui vivent au nord-ouest du Länder de Schleswig-Holstein. Il existe aussi dans cette mĂŞme rĂ©gion une importante minoritĂ© danoise.

  - Sous-chapitre : Économie




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Éolienne en Allemagne



     L’Allemagne est la première puissance Ă©conomique de l'Union europĂ©enne. Elle figure au 4 rang mondial depuis 2008 derrière les États-Unis, le Japon, et la Chine mais devant la France et le Royaume-Uni. Elle possède pour cela de nombreux atouts : un marchĂ© intĂ©rieur important, une population active qualifiĂ©e grâce Ă  l'apprentissage professionnel, et un niveau de vie Ă©levĂ©. Les entreprises et les syndicats allemands fonctionnent en cogestion. Le PIB allemand s'Ă©lève Ă  2 907 milliards de dollars (GDP 2006, Banque Mondiale). Le commerce extĂ©rieur reprĂ©sente un tiers du PNB : avec un volume d’exportations de 734 milliards d’euros (2004). Le principal moteur de ce commerce extĂ©rieur est l’industrie, dont le pourcentage dans le total des exportations se situe Ă  quelque 84 % (2004).


     L'Ă©conomie allemande dispose d'un rĂ©seau de communication de première qualitĂ© : le plus long rĂ©seau autoroutier d'Europe, un rĂ©seau ferrĂ© particulièrement dense et trois axes navigables, le Rhin premier fleuve mondial pour le fret, la liaison Rhin-Main-Danube et le canal du Mittelland.

L’industrie




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Siemens AG centrale Ă  Munich



     L’industrie est un secteur Ă©conomique très important en Allemagne. Environ 33 % de la population active travaillent dans ce secteur. Les principaux secteurs en chiffre d'affaires sont la construction automobile avec 777 000 salariĂ©s en 2004, suivie par l’électrotechnique avec 799 000 salariĂ©s, la construction mĂ©canique avec 868 000 salariĂ©s et l’industrie chimique. Ă€ cĂ´tĂ© des grandes entreprises mondialement connues comme Siemens, ThyssenKrupp AG ou Bayer, les PME/PMI emploient plus de 20 millions de salariĂ©s. Dans la construction mĂ©canique, secteur oĂą la RFA dĂ©tient 19,3 % du marchĂ© mondial, la grande majoritĂ© des entreprises a moins de 200 salariĂ©s. Ces succès sont dus Ă  la rĂ©putation de bonne qualitĂ© des produits allemands en gĂ©nĂ©ral. Les entreprises allemandes dĂ©pendent peu des banques pour leur financement. Grâce Ă  leurs bons rendements, près de 70 % d'entre elles peuvent couvrir elles-mĂŞmes leurs besoins financiers.




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Musée Mercedes Benz à Stuttgart



     La construction automobile fournit 40 % des exportations allemandes. Un salariĂ© sur sept travaille dans ce secteur. Les grands constructeurs Volkswagen, BMW, Daimler AG, Porsche, Opel, filiale allemande de General Motors font de l’Allemagne le troisième producteur d’automobiles mondial. Environ six millions de voitures sortent chaque annĂ©e des chaĂ®nes de montage allemandes et 4,8 millions de voitures de marque allemande sont produites Ă  l’étranger.

Les autres secteurs


     Comme dans toutes les Ă©conomies dĂ©veloppĂ©es, le secteur tertiaire est le premier employeur allemand. Près de 28 millions de personnes y travaillent dont 10 millions dans le commerce, l’hĂ´tellerie, la restauration et les transports. Ce secteur est constituĂ© Ă  plus de 40 % de PME/PMI.


     L’agriculture est Ă©galement très importante, contrairement aux idĂ©es reçues ; en termes de comparaison, l’Allemagne se situe juste derrière la France en termes de production cĂ©rĂ©alière, mais la devance et occupe ainsi le 1 rang europĂ©en en ce qui concerne la production de lait.

Une économie tournée vers l’espace mondial


     L’économie allemande est particulièrement orientĂ©e vers le marchĂ© mondial. Les grands partenaires commerciaux de l’Allemagne sont la France, les États-Unis, l'Italie et la Grande-Bretagne. Mais l’Allemagne qui a retrouvĂ© un rĂ´le de pivot de l’Europe depuis la chute du communisme et la rĂ©unification cherche Ă  dĂ©velopper de nouveaux dĂ©bouchĂ©s. Elle a accru sa prĂ©sence en Europe de l’Est. Depuis le dĂ©but des annĂ©es 1990, une partie de la production allemande a Ă©tĂ© dĂ©localisĂ©e vers ces pays et en 2002, 830 000 personnes travaillaient pour des entreprises allemandes dans les anciens pays communistes en 2001, contre presque aucune avant 1990. L’Allemagne a aussi absorbĂ© des entreprises locales comme Volkswagen qui a rachetĂ© le constructeur tchèque Skoda. Au total, plus de 10 % des exportations allemandes se font vers ces pays, soit autant que vers les États-Unis.


     L’Allemagne a connu pendant dix ans des difficultĂ©s. La concurrence internationale est importante et les entreprises doivent se moderniser rapidement ou dĂ©localiser, sous peine de faillite. L’Ouest du pays est le plus dynamique, tandis qu’à l’Est (ancienne RDA), de nombreuses entreprises ont dĂ» fermer, ce qui a provoquĂ© une forte hausse du chĂ´mage et un exode d'Est vers Ouest. Celui-ci s'Ă©tablit Ă  6,2 % en novembre 2008 selon l'OIT.


     Cependant, en 2006, le PIB a crĂ» de 2,9 %, après plusieurs annĂ©es de stagnation. Les entreprises profitent d'une compĂ©titivitĂ© regagnĂ©e depuis dix ans Ă  force de restructurations et de modĂ©ration salariale. Depuis 2006 la production augmente chaque annĂ©e, les carnets de commande restent remplis.


     Les pays Ă©mergents constituent un dĂ©fi de taille pour l’Allemagne. L’importance des relations Ă©conomiques avec la Chine ou l’Inde ne cesse donc de croĂ®tre. La balance commerciale est fortement dĂ©ficitaire : 32 milliards d’importations chinoises contre 21 milliards d’exportations vers ce pays en 2004. Les Ă©changes avec l’Inde sont plus modestes. L’Allemagne doit relever le dĂ©fi de la compĂ©titivitĂ© face Ă  des pays oĂą le coĂ»t de la main d’œuvre est très faible. L'Allemagne mise peu sur le faible prix de ses produits pour exporter, mais beaucoup plus sur leur qualitĂ© ou leur spĂ©cificitĂ©. On achète les produits allemands non pas parce qu'ils sont bon marchĂ©, mais parce qu'ils sont de bonne qualitĂ©, ou parce qu'on a besoin d'un produit que seuls les allemands fabriquent.






Chapitre : Les régions allemandes



     La rĂ©unification de 1990 a changĂ© l'organisation de l'espace allemand. L'espace rhĂ©nan reste cependant le cĹ“ur de l’Allemagne et l'axe le plus frĂ©quentĂ©, aussi bien sur le plan Ă©conomique que sur le plan dĂ©mographique malgrĂ© la nĂ©cessaire mutation de la Ruhr. Francfort et la conurbation de RĂ©gion Rhin-Main continue de jouer son rĂ´le de capitale financière du pays.




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Bavière



     Depuis le dĂ©but des annĂ©es 1960, les rĂ©gions du sud, le Bade-Wurtemberg et la Bavière sont des espaces attractifs. Ce sont des rĂ©gions aussi bien industrielles (technologies de pointe, complexes militaro-industriels) que touristiques. Le solde migratoire rĂ©gional est fortement positif.


     Depuis la rĂ©unification, le centre et le Nord jouissent d'une position privilĂ©giĂ©e. Ils sont devenus le nouveau centre gĂ©ographique de l'Allemagne. Les ports de Hambourg et de BrĂŞme disposent de l'Hinterland de l'ancienne RDA dont ils Ă©taient privĂ©s jusqu'en 1990. Ces ports permettent au Land de Basse-Saxe d'occuper une place majeure dans l'espace mondialisĂ©.


     Les cinq Länder de l'Est constituent une pĂ©riphĂ©rie en reconstruction. Le passage d'une Ă©conomie socialiste Ă  une Ă©conomie de marchĂ© a entraĂ®nĂ© la fermeture de nombreuses usines vĂ©tustes et peu concurrentielles, le dĂ©veloppement de friches industrielles, des migrations rĂ©gionales vers les Länder de l'Ouest et une forte augmentation du chĂ´mage. Le taux de chĂ´mage Ă©tait, fin 2006, de 16, 4 % alors qu'il est de 10,1% pour l'ensemble de l'Allemagne. Ceci est dĂ» Ă  une faible compĂ©titivitĂ© qui persiste depuis plus de 15 ans, malgrĂ© les investissements consentis par le gouvernement fĂ©dĂ©ral. Cette situation a abouti Ă  un "dĂ©samour" entre les Allemands de l'Ouest "Wessies" et les Allemands de l'Est "Ossies", les uns trouvant qu'ils ont payĂ© trop cher l'union, les autres se sentant oubliĂ©s par les plus nantis et regrettant l'Ă©poque de la RDA. Ce dernier phĂ©nomène a Ă©tĂ© appelĂ© Ostalgie par les journalistes. Cependant, les autoritĂ©s misent sur les nouveaux Ă©largissements de l'Union europĂ©enne Ă  l'Est pour dynamiser l'Ă©conomie des cinq Länder de l'Est.

  - Sous-chapitre : Chiffres divers


     Lignes de tĂ©lĂ©phone : 150,3 millions (environ 2009)
TĂ©lĂ©phones portables : 81 millions (en 2006)
Postes de radio : 70,8 millions (en 2009)
Postes de tĂ©lĂ©vision : 78,4 millions (en 2009)
Utilisateurs d’Internet : 52 millions (en 2008)
Nombre de fournisseurs d’accès Internet : 200 (en 2001)
Routes : 231 000 km (en 2005)
Voies ferrĂ©es : 47 000 km (en 2005)
Voies navigables : 7 500 km
Nombre d’aĂ©roports : 555 (en 2008)






Chapitre : Notes et références


  1. ↑ Statistische Ämter des Bundes und der Länder , chiffres pour novembre 2008. Consulté le 5 aout 2009
  2. ↑ PIB à parité de pouvoir d'achat, d'après le Fonds monétaire international (FMI).
  3. ↑ PIB nominal, d'après le Fonds monétaire international (FMI).
  4. ↑ Selon le découpage de l'Europe par l'ONU. D'autres découpages placent l'Allemagne en Europe centrale.
  5. ↑ L’office fédéral de statistiques: Aire et population, novembre 2007
  6. ↑ L'adjectif allemand alemannisch dĂ©signe aujourd'hui trois branches de l'allemand supĂ©rieur : le souabe, l'alsacien et lesuisse alĂ©manique
  7. ↑ UniversitĂ© de Laval : DonnĂ©es dĂ©molinguistiques sur l'Allemagne
  8. ↑ Georges Castellan, « Drang nach Osten Â», l'expansion germanique en Europe centrale et orientale, clio.fr, [1]
  9. ↑ . Les dialectes ne s'écrivent pas pour la communication mais uniquement pour noter phonétiquement la culture régionale (théâtre, chansons et poèmes)
  10. ↑ Christen in Deutschland 2005
  11. ↑ http://www.ekd.de/download/kimi_2004.pdf
  12. ↑ Daniel Vernet, « Un fĂ©dĂ©ralisme paralysant Â», Le Monde, 15 mars 2005
  13. ↑ Antoine Jacob, « Allemagne : la rĂ©forme du fĂ©dĂ©ralisme renforce les compĂ©tences des Länder Â», Le Monde, 12 mars 2006
  14. ↑ L'office fĂ©dĂ©ral de statistiques : Aire et population, 31 dĂ©cembre 2005
  15. ↑ L'office fédéral de statistiques
  16. ↑ Hans-Peter Schwartz, Die gezähmten Deutschen. Von der Machtbesessenheit zur Machtvergessenheit, Stuttgart, DVA, 1985.
  17. ↑ Philip H. Gordon, « La normalisation de la politique Ă©trangère de l’Allemagne Â», Politique Ă©trangère, 2/1994, pp. 497-516 et Paul Letourneau, « La politique Ă©trangère allemande : style nouveau et fidĂ©litĂ© au multilatĂ©ralisme Â», Revue d’Allemagne, 2/1999, pp. 333-345.
  18. ↑ P. Jardin/A. Kimmel, Les Relations franco-allemandes depuis 1963, La Documentation française (coll. Retour aux textes), Paris, 2001
  19. ↑ Barry Buzan, People, States and Fear, Hemel-Hempstead, Harvester, 1991 ; Ole Waever, « Societal Security : the Concept Â», in Ole Waever, Barry Buzan, Morten Kelstrup, Pierre Lemaitre (dir.), Identity, Migration and the New Agenda in Europe, Londres, Pinter, 1993, pp. 17-40.
  20. ↑ L'Allemagne n'envisage pas un retrait d'Afghanistan, oĂą trois de ses soldats ont Ă©tĂ© tuĂ©s samedi, Le Monde, 20 fĂ©vrier 2005
  21. ↑ L'Allemagne souhaite dĂ©sormais ouvertement redĂ©finir les relations avec les États-Unis, Le Monde, 19 fĂ©vrier 2005
  22. ↑ Claude Mangin, L’Allemagne, Berlin, Paris, 2003, (ISBN 2701132290), p.20
  23. ↑ Daniel Vernet, « La nouvelle famille allemande Â», Le Monde, 2 janvier 2008
  24. ↑ « Les Allemands passent progressivement Ă  la retraite Ă  67 ans Â», dans Le Monde du 30/03/2007, [lire en ligne]
  25. ↑ Sous la direction de J-L Matthieu; Géographie 1, Nathan
  26. ↑ La Chine est la troisième puissance économique mondiale.[2] Le Monde
  27. ↑ Allemagne – Faits et réalités
  28. ↑ Marie de Vergès, Embellie confirmée pour l'économie allemande, mais ce renouveau peut-il durer ~, Le Monde, 29 mai 2008?
  29. ↑ Sous la direction de J-L Matthieu; Géographie 1, Nathan
  30. ↑ [pdf] (en) Unemployment (aggregate level and rate) Dec 2008, 2008, Organisation internationale du travail. Consulté le 22-01-2009
  31. ↑ Alain Faujas et Marie de Vergès, Le ralentissement économique se confirme en Europe, Le Monde, 27 octobre 2007
  32. ↑ Des situations très contrastées chez les Vingt-Sept, Le Monde, 16 mai 2008
  33. ↑ Le Monde du 17.10.06





Chapitre : Codes



     L'Allemagne a pour codes :






Chapitre : Vous pouvez voir également :



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  - Sous-chapitre : Bibliographie

    Liste :
  • Divers articles de l'Encyclopaedia Universalis, DVD, 2007.
  • Serge Berstein et Pierre Milza, Histoire du XX s, , Hatier, 1984.
  • (Allemand) Alexander Demandt, Ăśber die Deutschen. Eine kleine Kulturgeschichte, Propyläen Verlag, Berlin 2007, (ISBN 978-3-549-07294-3)
  • Alfred Grosser, L'Allemagne en Occident, Hachette, Pluriel, 1987.
  • Alfred Grosser, L'Allemagne de notre temps, Livre de Poche, 1978.
  • Jean Heffer, William Serman, Des rĂ©volutions aux impĂ©rialismes, Hachette-Histoire, 1973.
  • Anne-Marie Le Gloannec, Allemagne, peuple et culture, La DĂ©couverte Poche, 2005 (ISBN 978-2-7071-4548-2)
  • Jean-François NoĂ«l, Histoire du peuple allemand des origines Ă  la paix de Westphalie, PUF, 1975.
  • Jacques Le Rider, L'Allemagne au temps du rĂ©alisme, de l'espoir et du dĂ©senchantement, Albin Michel, 2008.
  • Jacques Le Rider, La Mitteleuropa, PUF, Que sais-je ? n° 2846, 1994, deuxième Ă©dition revue, 1996, traductions allemande, espagnole, italienne, croate, japonaise et roumaine.
  • Francis Rapp, Le Saint-Empire romain germanique, d’Othon le Grand Ă  Charles Quint, Point Histoire, Seuil, 2003, (ISBN 2-02-055527-1)
  • Joseph Rovan, Histoire de l'Allemagne des origines Ă  aujourd'hui, Paris, Le Seuil, 1995.

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