Définition Wikipédia de : Acuité visuelle

L'acuité visuelle d'un œil en vision de loin est le pouvoir de celui-ci à discerner un petit objet (ou optotype) situé le plus loin possible : donc de voir à une distance fixe (en général cinq mètres) un optotype sous le plus petit angle possible.

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Chapitre : Les différentes formes d'acuité visuelle
- Sous-chapitre : Le minimum visible
Suite de l'article :Le minimum visible représente la visibilité binaire d'un point ou d'une ligne (vu/non vu). Un trait ou un point de fort contraste, typiquement un trait noir sur un fond blanc peut-être distingué à partir d’un diamètre apparent de 0,5 seconde d’arc.
- Sous-chapitre : Le minimum separabile
C’est la distance minimale entre 2 points distincts de contraste maximum correctement discernés. C’est la notion d’acuité visuelle commune. La minute d’arc (1’) est la référence de normalité. Cette valeur angulaire n'est pas utilisée en France, où l'on a préféré rapporter cette valeur à une fraction de 10. On parle alors de « dixièmes » d'acuité. Quand on a dix dixièmes (10/10°) d'acuité, on considère que la vision est correcte. Ce score correspond à la moyenne de la vision des personnes emmétropes. L’acuité visuelle est égale a l’inverse du diamètre apparent minimum :
AV =
, et s’exprime en dixièmes.où
- a diamètre apparent en mn d’arc
et
a =

- d distance minimum des points discernables
- D distance d’observation
Exemple : si a=1’ d’arc AV = 10/10 ème, si a = 2,5’ AV = 4/10ème.
On peut évidemment avoir une acuité visuelle supérieure à 10/10 (par exemple 18/10 ou même pour certaines personnes plus de 20/10° mais elles sont considérés comme ayant une acuité visuelle d'une performance rare). Toutefois, en général, les tableaux servant à la mesure de l'acuité visuelle, comme l'échelle Monoyer, ne dépassent pas 10/10° alors que la moyenne de nos jours en France se situerait autour des 12/10°. Quand on utilise un système de test à informatisé utilisant un projecteur, les optotypes projetés peuvent être plus petits et permettent de mesurer des acuités de 20/10° et plus.
Les scores d'acuité visuelle mesurés à chaque œil ne s'additionne pas : si l'un des yeux a x/10° et l'autre y/10° la personne n'aura pas une vision binoculaire de (x+y)/10°. Par exemple une personne ayant à son œil droit 4/10° et à son œil gauche 6/10° aura une acuité visuelle de 6/10° (et même parfois 7/10°), mais jamais elle n'arrivera à déchiffrer les optotypes des 10/10° !
- Sous-chapitre : Le minimum legibile
Le minimum legibile est le fait de pouvoir distinguer des optotypes de tailles différentes, qui peuvent être des formes ou des lettres. Les examens d’acuité visuelle sont pratiqués avec de telles planches.
- Sous-chapitre : Le minimum de discrimination spatiale
Cette mesure est effectuée par des tests d’alignement pratiqué par un sujet. Des valeurs d’environ 0,15 minute d’arc sont considérées comme normales. Le test permet de mesurer l’AV d’un sujet derrière un cristallin trouble. Il est aussi appelé hyperacuité.

Chapitre : Variations de l’acuité visuelle
- Sous-chapitre : Topographie de la rétine
- Sous-chapitre : Condition d’éclairement
En condition de vision diurne l’AV est maximum 10/10ème En condition de vision nocturne l’AV chute à 2/10ème
- Sous-chapitre : Age du sujet
L'acuité visuelle moyenne change en fonction de l'âge, elle commence aux alentours de 1/10éme à la naissance pour atteindre son maximum à l'adolescence avec des valeurs parfois supérieures à 15/10éme. Puis elle décline avec l'âge pour atteindre des valeurs proches de 5/10ème après 80 ans.

Chapitre : Les échelles de mesures
- Sous-chapitre : Acuité visuelle angulaire
Optotype anneau Landolt, le E de Raskin et le E de Snellen
- Sous-chapitre : L’échelle Monoyer
Article principal : Échelle Monoyer.
- Sous-chapitre : Échelle Parinaud
Article principal : Échelle Parinaud.
- Sous-chapitre : Échelle Landolt
Article principal : Échelle Landolt.

Chapitre : Examens
Durant un examen ophtalmologique, l'acuité visuelle se mesure de loin, de près ou à une distance intermédiaire selon les besoins et les possibilités. Le pouvoir séparateur de l'œil est la faculté qu'a cet œil de discerner deux points distincts (donc avant de ne plus en voir qu'un seul), et il est directement en rapport avec la qualité des récepteurs visuels de la rétine et plus particulièrement des bâtonnets. C'est un peu comme la qualité de finesse du grain d'une pellicule photographique.
De plus, l'acuité visuelle dépendant du genre d'optotypes projetés (lettres, chiffres, dessins d'objets (échelle Rossano), anneaux ouverts de Landolt, E orientés, etc.) la qualité de reconnaissance pour une même taille d'optotypes réserve parfois des surprises : on reconnaîtra un A mais pas le dessin d'une maison.
Chez l'enfant préverbal (avant l'âge de la parole), on mesure l'acuité visuelle en présentant à l'enfant des mires de plus en plus fines. Le regard de l'enfant est systématiquement attiré par les mires tant qu'elles lui sont visibles.

Chapitre : Notes et références

Chapitre : Annexes
- Sous-chapitre : Articles connexes

Chapitre : Liens externes
- Sous-chapitre : Bibliographie
Catégorie : Vision



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