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Définition Wikipédia de : Accident du travail







Introduction :

      Un accident du travail (AT) est un accident qui a lieu sur le lieu de travail ou bien durant une tâche liĂ©e Ă  l'emploi (par exemple dĂ©placement professionnel).







Suite de l'article :

Sa dĂ©finition exacte dĂ©pend cependant des lĂ©gislations des diffĂ©rents pays. Cette notion est parfois difficile Ă  qualifier en raison de l'organisation complexe de certaines tâches, par exemple :


    Liste :
  • dans le cas de travail Ă  domicile, une chute est-elle un accident domestique ou un accident du travail ?
  • dans le cas d'un dĂ©placement professionnel comprenant une nuit, un accident Ă  l'hĂ´tel est-il un accident du travail ? Il s'agit lĂ  effectivement d'un accident du travail car il est dans le cadre d'une mission rĂ©alisĂ©e pour le compte de l'employeur.
  • un accident pour se rendre sur le lieu de travail (accident dit « de trajet Â») est un accident de travail Ă  partir de l'instant oĂą le salariĂ© franchit le seuil de son domicile et ce jusqu'Ă  l'entrĂ©e de son lieu de travail, sous rĂ©serve toutefois d'utiliser un chemin direct (ou habituel comme dĂ©poser les enfants Ă  l'Ă©cole) entre les deux endroits.
  • un malaise sur le lieu de travail liĂ© Ă  une pathologie indĂ©pendant du travail est-il un accident du travail ?

     Selon les chiffres publiĂ©s en 2009 par l’organisation mondiale du travail Ă  l'occasion de son 90e anniversaire, ce sont environ 2,3 millions de personnes qui meurent chaque annĂ©e dans le monde du travail :

-environ 360.000 meurent d'accidents Ă  proprement parler
-environ 1,95 million meurent de maladies professionnelles incurables

     Dans les pays industrialisĂ©s, les travailleurs du bâtiment sont les plus exposĂ©s (risque 3 Ă  4 fois plus Ă©levĂ© de mourir d’un accident du travail)

-Plus de 651.000 décès sont en moyenne déclarés chaque année comme directement induits par des substances dangereuses. Le mauvais enregistrement de ces accidents dans de nombreux pays fait que ce chiffre est fortement sous-évalué selon l’OIT (l'amiante cause encore environ 100.000 morts/an avec une aggravation régulière du nombre de morts.

     
Ces accidents ont un couts socioĂ©conomique Ă©levĂ©, Ă©valuĂ© par l'OIT en 2009 Ă  1.250 milliards de dollars par an (coĂ»ts directs et indirects), soit environ 4% du PIB mondial annuel. L'OIT craint que la crise Ă©conomique n'empire encore la situation.. L'OIE constate aussi que les travailleuses sont proportionnellement plus exposĂ©es en raison de normes SST et de seuils ou limites d’exposition aux toxiques souvent Ă©tablis pour des populations masculines et des tests en laboratoire. Une « JournĂ©e mondiale pour la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail Â» se dĂ©roule chaque annĂ©e, sous l'Ă©gide de l'ONU (OIT) le 28 avril.

- Sommaire de la page -









Chapitre : Prévention



     La prĂ©vention des accidents du travail suit trois grands principes :

    Liste :
  • prendre des mesures de prĂ©vention c'est-Ă -dire au sens strict supprimer le danger ou facteur de risque ;
  • prendre des mesures de protection collective interposer entre le danger et les personnes exposĂ©es un Ă©lĂ©ments les protĂ©geant contre les dommages
  • prendre des mesures de protection individuelle

     Cet ordre d'Ă©nonciation correspond Ă  une logique qui doit ĂŞtre respectĂ©e. La prioritĂ© va Ă  la suppression de la source du danger (la caractĂ©ristique d'un situation susceptible de produire un dommage : la chaleur, la hauteur, la toxicitĂ© etc...). Ă€ dĂ©faut, on mettra en place des protections collectives protĂ©geant l'ensemble des personnes exposĂ©es contre les consĂ©quences de la rĂ©alisation de l'Ă©vènement dangereux, Ă€ dĂ©faut encore on fournira aux travailleurs des protections individuelles (EPI) adaptĂ©es en veillant Ă  leur utilisation effective. Par exemple :

  1. on évitera de travailler en hauteur lorsque ce n'est pas indispensable
  2. Lorsqu'il est impossible de faire autrement on mettra en place des gardes corps, des filets etc... assurant une protection collective
  3. Lorsqu'il est impossible de mettre en place ces protections collectives on fournira aux travailleurs des équipements de protection individuelles, par exemple un harnais muni d'un longe, d'un absorbeur de chocs et en veillant à ce qu'il existe un point d'ancrage suffisamment résistant.

     



     Dns tous les cas les travailleurs doivent ĂŞtre formĂ©s aux risques spĂ©cifiques et aux mesures Ă  prendre en cas d'accident. Ceci implique de connaĂ®tre les risques liĂ©s au travail. Un des points importants est donc l'Ă©valuation des risques (le document unique en France est Ă  ce titre obligatoire). Le retour d'expĂ©rience permet de l'enrichir et de mettre en Ĺ“uvre une dĂ©marche de progrès structurĂ©e, Ă  travers des actions du type :

  1. recenser les accidents ayant eu lieu dans l'entreprise, dans la branche d'activitĂ© (veille) ;
  2. analyser les causes de l'accident (arbre des causes) ;
  3. rĂ©flĂ©chir Ă  des solutions ;
  4. prendre les mesures en conséquence (formation, adaptation de l'outil, des tâches…).

     Pour les tâches Ă  risque, cela passe notamment par la dĂ©finition de procĂ©dures systĂ©matiques Ă  suivre. Cette dĂ©marche permet en effet d'attĂ©nuer les risques d'erreur humaine (oubli, mauvaise apprĂ©ciation de la situation). Cependant, il faut prendre en compte le fait que l'utilisation de procĂ©dures a tendance Ă  diminuer la capacitĂ© d'analyse et d'initiative, et, surtout, ne doit pas occulter la nĂ©cessaire analyse de l'Ă©cart entre le prescrit et le rĂ©el. Le poste de travail devient aujourd'hui un milieu standardisĂ©, banalisĂ©, sĂ©curisĂ©, ou l'acte moteur se dĂ©roule très souvent dans un milieu immobilisĂ©. Le comportement y est très souvent automatisĂ© avec des stĂ©rĂ©otypes moteurs très forts, l'accident y est ,alors, peu frĂ©quent, mais parfois grave. Comme le souligne Michel Gendrier, c'est dans la pĂ©riphĂ©rie du poste de travail que l'accident est le plus frĂ©quent. C'est dans cette direction que la prĂ©vention doivent intervenir.


     Les mesures de protection constituent en gĂ©nĂ©ral une contrainte : contrainte financière, tâche supplĂ©mentaire (aller chercher le matĂ©riel, l'installer, s'Ă©quiper), confort du travail (chaleur sous un casque, dextĂ©ritĂ© avec des gants…). Pour que ces mesures soient respectĂ©es, il faut donc Ă©tudier la manière de travailler, l'ergonomie, adapter la procĂ©dure Ă  ces Ă©quipements, et contraindre l'utilisation (sanction pour l'employeur ne mettant pas Ă  disposition les dispositifs et n'exerçant pas sa surveillance ; sanction pour l'employĂ© refusant de mettre en Ĺ“uvre les Ă©quipements). La jurisprudence française a dans ce cadre commencĂ© Ă  reconnaĂ®tre la faute inexcusable du salariĂ©, qui bien que disposant de tous les moyens de protection adĂ©quats n'a pas respectĂ© les consignes de sĂ©curitĂ©.


     En ce qui concerne la manière de travailler, il convient de :

    Liste :
  • rĂ©flĂ©chir avant d'agir ;
  • prĂ©parer tout le matĂ©riel nĂ©cessaire avant d'effectuer la tâche ;
  • agir en concertation (travail en Ă©quipe) ;
  • surveiller l'environnement ;
  • se prĂ©venir du danger ;
  • penser Ă  un itinĂ©raire ou une zone de repli ou d'Ă©vacuation ;
  • garder le contact entre les membres de l'Ă©quipe, avec les responsables ;
  • respecter les procĂ©dures opĂ©rationnelles ;
  • rendre compte ;
  • rĂ©aliser la mission.

     Selon les directives europĂ©ennes, la prĂ©vention des accidents du travail suit les principes suivants :

    Liste :
  • Éviter le risque.
  • Évaluer les risques qui ne peuvent ĂŞtre Ă©vitĂ©s
  • Combattre le risque Ă  la source.
  • Adapter le travail Ă  l'Homme.
  • Tenir compte de l'Ă©volution de la technique.
  • Remplacer ce qui est dangereux par ce qui l'est moins.
  • Planifier la prĂ©vention.
  • Prendre des mesures de protection collective avant les mesures de protection individuelle.
  • Donner des instructions appropriĂ©es aux travailleurs.

     On voit donc que l'esprit de ces textes vise Ă  inciter d'abord Ă  supprimer ou rĂ©duire l'exposition au danger, ensuite maĂ®triser au mieux les risques rĂ©siduels, et seulement enfin protĂ©ger les travailleurs au moyen de protections individuelles. Exemple :

    Liste :
  • nuisance sonore : chercher Ă  rĂ©duire le niveau sonore Ă©mis avant d'imposer le port de protections auditives ;
  • chute de hauteur : mettre en place une balustrade plutĂ´t qu'une ligne de vie et un harnais ;
  • chute de plain-pied : baliser les zones de dĂ©pĂ´t de matĂ©riel et d'outils afin de laisser les voies de circulation libres, Ă©clairer suffisamment, avoir un revĂŞtement de sol non glissant.

     Dans tous les cas, les instructions appropriĂ©es aux travailleurs restent naturellement nĂ©cessaires.






Chapitre : Accidents du travail en Europe



     L'Europe a affichĂ© un objectif europĂ©en ambitieux : diminuer de 25% avant 2012 le nombre d'accidents du travail et des maladies professionnelles, sans que l'on sache toutefois clairement qui doit mettre en Ĺ“uvre cette politique (États ? branches professionnelles ? ou Europe ?) et sachant qu'une baisse des accidents du travail rĂ©sulte aussi d’une rĂ©duction ou disparition d'emplois dangereux (mines, bâtiment, bĂ»cheronnage... ) sans mise en place de mesures prĂ©ventives. De plus, en 2008, la dĂ©finition des maladies professionnelles n'est pas encore harmonisĂ©e entre les Ă©tats-membres » .






Chapitre : Accidents du travail en France



     L'indemnisation des accidents du du travail sur une base forfaitaire a Ă©tĂ© rendue possible par la Loi du 9 Avril 1898.


     L'article L. 411-1 Code de la SĂ©curitĂ© Sociale dĂ©finit ainsi l'accident du travail : "Est considĂ©rĂ© comme accident du travail, quelle qu’en soit la cause, l’accident survenu par le fait ou Ă  l’occasion du travail Ă  toute personne salariĂ©e ou travaillant, Ă  quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d’entreprise Â»


     Pour qu’un accident soit considĂ©rĂ© comme accident de travail, il faut donc :

    Liste :
  • Un « fait accidentel Â» pouvant ĂŞtre datĂ© avec prĂ©cision et qui soit Ă  l’origine d’une lĂ©sion corporelle ou psychique (la lĂ©sion ou sa rechute doit ĂŞtre soudaine) ;
  • L’existence d’un lien de subordination de la victime Ă  son employeur au moment de l’accident
  • Il n’est pas nĂ©cessaire que le fait Ă  l’origine des lĂ©sions soit strictement liĂ© Ă  un acte de travail du moment que le salariĂ© reste dans les liens de la subordination.

     Cette dĂ©finition repose sur un compromis, la prise en charge d’un risque par la prĂ©somption d’imputabilitĂ© contre la forfaitisation de rĂ©paration du prĂ©judice subi (et donc sa limitation) :


     


    Liste :
  • La prise en charge d’un dommage par la prĂ©somption d’imputabilitĂ© : la responsabilitĂ© de l’employeur est prĂ©sumĂ©e. Le salariĂ© n’a pas Ă  en Ă©tablir la preuve. La prise en charge par la SĂ©curitĂ© Sociale (soins, perte de revenu, Ă©ventuellement prĂ©judice) est automatique (sauf contestation fondĂ©e).
    Liste :
  • La rĂ©paration forfaitaire du prĂ©judice subi : le salariĂ© bĂ©nĂ©fice donc de la prise en charge et d’une rĂ©paration de ses prĂ©judices systĂ©matique sans avoir Ă  Ă©tablir de faute de son employeur, mais cette rĂ©paration est forfaitaire et donc limitĂ©e, sauf invocation de la faute inexcusable de l’employeur qui permet au salariĂ© d’obtenir une plus forte rĂ©paration et Ă  la SĂ©curitĂ© Sociale de se retourner contre l’employeur.

     



     En France, le Code du travail dĂ©crit les principes gĂ©nĂ©raux de prĂ©vention Ă  respecter dans l'entreprise (L230-2). La loi du 31 dĂ©cembre 1991 est elle-mĂŞme la transposition d'une directive europĂ©enne de 1989. Le principe d'Ă©valuation des risques a Ă©tĂ© encore renforcĂ© par le dĂ©cret du 5 novembre 2001, qui impose Ă  chaque employeur de consigner sur un document unique le rĂ©sultat de cette Ă©valuation.


     La prĂ©vention des accidents du travail implique des acteurs internes et externes Ă  l'entreprise. Au premier rang d'entre eux le chef d'entreprise, dĂ©tenteur du pouvoir d'organisation du travail et du pouvoir disciplinaire dans l'entreprise est logiquement responsable de la prĂ©vention. Il doit lorsque ces instances de reprĂ©sentation du personnel existent, informer et consulter le CHSCT ( ComitĂ© d'Hygiène de SĂ©curitĂ© et des Conditions de Travail) et Ă  dĂ©faut les DĂ©lĂ©guĂ©s du Personnel lorsqu'ils existent, sur toutes les questions relatives Ă  la SantĂ© et la SĂ©curitĂ© des travailleurs. D'autres acteurs sont concernĂ©s et notamment :

    Liste :
  • Le mĂ©decin du travail. DĂ©sormais intĂ©grĂ© dans des services de SantĂ© au Travail pluridisciplinaires, le mĂ©decin du travail a un rĂ´le de conseil auprès des employeurs et des employĂ©s. La mĂ©decine du travail se distingue radicalement de la mĂ©decine curative par son action uniquement dĂ©diĂ©e Ă  la prĂ©vention des pathologies liĂ©es au travail : risques liĂ©s aux produits ou procĂ©dĂ©s utilisĂ©s sans oublier la problĂ©matique ergonomique et les troubles psychosociaux ( harcèlement stress… ). Le mĂ©decin du travail dĂ©termine l'aptitude des salariĂ©s et peut prescrire des amĂ©nagements de postes, des mutations des restrictions d'aptitudes, propres Ă  assurer la santĂ© des salariĂ©s. Outre les cĂ©lèbres examens individuels des salariĂ©s, le mĂ©decin du travail doit consacrer un tiers de son temps Ă  des actions en milieu de travail.
  • L'inspection du travail : chargĂ©e entre autres de veiller au respect des règles de santĂ© et de sĂ©curitĂ© du travail, cette autoritĂ© administrative, procède Ă  des inspections des entreprises et Ă©tablissements, effectue des enquĂŞtes en cas d'accident du travail, engage, si nĂ©cessaire des procĂ©dures pĂ©nales, octroie ou refuse des dĂ©rogations etc...
  • Les services prĂ©vention des Caisses rĂ©gionales d'Assurance Maladie, visitent Ă©galement les entreprises afin de les conseiller. Ces services peuvent proposer des aides ou en cas de dĂ©faillance de l'entreprise, engager des procĂ©dures de majoration de taux de cotisations AT.

     Les accidents du travail font l'objet d'un financement diffĂ©rent de celui de la branche maladie des rĂ©gimes de sĂ©curitĂ© sociale. En outre, il existe des branches accidents du travail distinctes entre le rĂ©gime gĂ©nĂ©ral (branche accidents du travail de la sĂ©curitĂ© sociale) et les deux rĂ©gimes agricoles (ATEXA pour les non-salariĂ©s agricoles et AT salariĂ©s pour les salariĂ©s agricoles).


     Si le rĂ©gime maladie est financĂ© par des cotisations des employeurs comme des salariĂ©s, le rĂ©gime Accident du Travail est financĂ©, lui, par des cotisations Ă  la charge des seuls employeurs. Les entreprises cotisent en effet au rĂ©gime des accidents du travail, et cela selon des barèmes Ă©tablis en fonction de deux critères :

    Liste :
  • la taille de l'entreprise (qui influence la capacitĂ© de l'entreprise Ă  mener des actions de prĂ©vention)
  • la nature de son activitĂ© (plus ou moins accidentogène)

     Par exemple, dans le rĂ©gime gĂ©nĂ©ral, les entreprises de moins de 10 salariĂ©s cotisent Ă  la tarification forfaitaire. Les entreprises employant entre 11 et 199 salariĂ©s cotisent Ă  la tarification mixte : une partie est fixe, l'autre est indexĂ©e aux performances de l'entreprise en termes de sĂ©curitĂ©. Les entreprises de plus de 200 personnes cotisent Ă  la tarification individuelle. Pour la calculer, la CRAM se fonde sur les rĂ©sultats des annĂ©es N-2,N-3 et N-4. La cotisation des grandes entreprises est ainsi Ă©tablie sur le montant des soins et des indemnitĂ©s d'arrĂŞt liĂ©s Ă  leurs salariĂ©s (listĂ©s dans le document envoyĂ© chaque annĂ©e, le compte employeur).


     L'hygiène et la sĂ©curitĂ© sont du ressort du chef d'entreprise qui peut Ă©ventuellement le dĂ©lĂ©guer, Ă  condition que la personne dispose de la compĂ©tence des moyens et de l'autoritĂ© nĂ©cessaire. Cela comprend au moins la prĂ©vention de l'incendie (prĂ©sence de moyens d'extinction, formation Ă  leur utilisation et Ă  l'Ă©vacuation) et la formation de sauveteurs-secouristes du travail (SST). Les autres Ă©lĂ©ments sont fonction des risques spĂ©cifiques de l'entreprise. Les services PrĂ©vention des CRAM peuvent effectuer des interventions auprès des entreprises pour orienter les actions Ă  engager, notamment en matière de protection collective.


     En 1999, le taux de frĂ©quence des accidents avec arrĂŞt (nombre d'accidents ayant entraĂ®nĂ© un arrĂŞt de travail par million d'heures travaillĂ©es dans l'entreprise) Ă©tait de 24 en moyenne dans l'ensemble des secteurs Ă©conomiques, dont :

    Liste :
  • 58 dans la construction (bâtiments et travaux publics),
  • 40 dans le transport
  • 12 dans la chimie

     En 2003, pour le rĂ©gime gĂ©nĂ©ral, il y a eu 759 980 accidents du travail dont 48 874 avec incapacitĂ© permanente et 661 dĂ©cès (chiffres : Caisse nationale d'assurance maladie).


     En 2001, les accidents de la route ont reprĂ©sentĂ© 61,2 % des accidents du travail mortels (accidents de parcours compris), avec 836 accidents, selon les donnĂ©es de la Caisse nationale d'assurance maladie .


     Concernant les rĂ©gimes agricoles, il existe deux mĂ©canismes de financement diffĂ©rents des rentes d'accident du travail :

    Liste :
  • Pour les non-salariĂ©s agricoles, les rentes d'accidents du travail (ATEXA) sont financĂ©es par un fonds de rĂ©serve des rentes ATEXA provisionnĂ© chaque annĂ©e.
  • Pour les salariĂ©s agricoles, le rĂ©gime est Ă©quilibrĂ© grâce au versement par le rĂ©gime gĂ©nĂ©ral d'une "compensation AT", calculĂ©e sur la base des masses salariales et des rentes Ă  financer respectivement pour le rĂ©gime gĂ©nĂ©ral et le rĂ©gime des salariĂ©s agricoles.





Chapitre : Aides



     Il existe diffĂ©rentes aides selon de taux d'incapacitĂ© permanente partielle (IPP) de la victime de l'accident du travail.

    Liste :
  • La rente en capital pour une IPP infĂ©rieure Ă  10%. Cette rente est versĂ©e en une seule fois.
  • La rente viagère pour la victime en cas d'IPP supĂ©rieure Ă  10%, pour les ayants droit en cas de dĂ©cès de la victime.





Chapitre : Bibliographie


    Liste :
  • Techniques de gestion de la sĂ©curitĂ© : l'analyse des accidents du travail et l'emploi de la notion de facteurs potentiels d'accidents pour la prĂ©vention des risques professionnels / MERIC (M.) ; MONTEAU (Michel) ; SZEKELY (Jean). Institut national de recherche et de sĂ©curitĂ©, 1976.
  • PrĂ©venir les risques. Agir en organisation responsable. AndrĂ©e Charles, Farid Baddache. Editions AFNOR. 2006. (ISBN 2-1247-5519-6)





Chapitre : Notes et références







Chapitre : Vous pouvez voir également :


  - Sous-chapitre : Articles connexes






Chapitre : Liens externes



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