Les marais de l'ile d'Oléron recèlent d'une biodiversité animale et végétale dont j'ai pu profiter durant une semaine cet été.
Nous avions une location à Saint Georges d'Oléron face à la mer, mais surtout à une centaine de mètres des marais que j'allais parcourir à vélo le sac photo scotché sur mon dos en permanence.
En rentrant d'une balade éprouvante, je l'aperçois, là, posé sur une vieille souche d'arbre. Je m'arrête, sort l'appareil du sac et commence une série de photos en m'approchant de plus en plus, essayant d'être le plus discret possible afin de ne pas déranger l'hôte des lieux. Cette série sera en fait une catastrophe, la lumière étant pitoyable et les cadrages complètement bâclés, l'excitation m'ayant fait faire n'importe quoi ; peu importe, demain sera un autre jour et je compte bien profiter de cet échec pour peaufiner la prise.
Le lendemain donc, j'enfourche mon VTT aux premières lueurs du jour et fonce vers la souche repérée la veille, croisant les doigts pour que l'oiseau soit présent et que la lumière permette une prise meilleure que la veille. Oui c'est bon, il est là, toujours au même endroit, posté sur la souche éclairée par la lumière du jour se levant, pourvu qu'il ne prenne pas peur du premier visiteur de la journée...
Je pose délicatement mon vélo, retire mon sac à dos en douceur et l'ouvre en quatre fois plus de temps que d'habitude retenant presque ma respiration puis sort l'appareil avec l'objectif (100-400) monté depuis le veille. Commence alors une longue approche entre les hautes herbes, je rampe, me faufile et passe enfin le fossé me séparant de l'endroit le plus approprié à la prise de vue. Cette fois-ci, le cadrage est calculé et l'objectif est d'incorporer le marais à la photo, ce que j'avais omis le dernier coup.
Je réussi mon coup, mon approche s'est déroulée à merveille et tous les éléments sont là pour réussir enfin le shoot.
Clik click, c'est dans la boite !
Quel bonheur de parvenir à réaliser une photo préparée (ce n'est pas du tout mon mode opératoire habituellement, préférant shooter ce qui me tombe sous la main au gré de mes escapades nature), qui plus est avec une espèce que je n'avais jamais rencontré auparavant et que je trouve magnifique !
Merci à Chris pour la confirmation du nom de l'espèce ici présente : le Chevalier Gambette.
- F7.1 - 1/400s - 400mm - 200 iso -