haut

 

Je l'avais repéré depuis longtemps ce Héron, mais lui aussi !

Ce coup-ci, j'y suis allé à pas feutrés, l'apn en bandoulière près à saisir l'instant et cette fois, ça a enfin payé.

Je vais souvent aux étangs de la forêt de Carnelle, principalement pour les libellules qui se trouvent par centaines, les étangs en plein milieu de la forêt offrent des conditions idéales pour les prises de vues : de l'ombre, une lumière tamisée, des insectes et depuis peu, un héron, que je retrouve toujours posté au même endroit.

Malgré toutes mes précautions pour ne pas l'effrayer, son regard perçant et son ouïe ont eux raison de moi et alors que j'arrivais à peine au lieu-dit, le Héron prend son envol. Majestueux envol !

Après deux tours du lac, il revient se poser sur une branche non loin de son coin habituel me laissant le temps de saisir l'appareil et mitrailler.

Cela faisait un bon moment que j'essayais de prendre un héron cendré : canoë, approche à pas de velours, mais je me suis toujours fait repérer avant de pouvoir en tirer le moindre portrait acceptable.

 

 

L'envol du Héron Cendré aux étangs de la forêt de Carnelle

 

 

 


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Une photo du printemps dernier afin de vous souhaiter à toutes et tous une douce année 2013.

Le halo lumineux proviens du reflet du soleil couchant sur le lac bleu de la forêt de Carnelle. À cette heure tardive, il ne reste plus que les arachnides en grand nombre aux abords de l'étang, les libellules sont déjà posées sur les tiges des roseaux et la lumière commence à manquer cruellement.

Peu importe, tant qu'il y a de la lumière, il y a de l'espoir ; et ce dernier rayon stellaire convient parfaitement pour cette élégante tisseuse du soir !

 

Vous retrouverez la première version en suivant ce lien : Cliquez ici

 

 


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Premières photos de l'été avec ce Gomphe photographié sur les galets d'un affluent de l'Aude : l'Orbieu.

Le printemps, puis l'été très sec en Languedoc-Roussillon ont réduit le débit de la rivière à un peu moins de 300 litres pas seconde au lieu des 900 habituels.

Les poissons n'ont pas l'air de souffrir de cet épisode et la vie continue son cours, dans l'eau comme sur les berges. Renards, fouines, hérons, grenouilles et autres animaux trouvent leurs place de prédateurs et de proies autour de ce filet d'eau parcourant les grèves de galets.

 


Gomphe mâle sur un galet de l'Orbieu

 

Le Gomphe est facilement observable aux heures chaudes de la journée, généralement posé sur les galets réchauffés par le soleil.

On le voit également survoler la surface de l'eau ombragée à la recherche de proies volantes.

 


Gomphe mâle

 

 


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Le lac de Bethmale est situé à 1074m d'altitude dans le département de l'Ariège.

Le premier frisson se produit à la vue de la couleur émeraude de ses eaux, le second à la vue de centaines de poissons dont des truites de belle taille.

Que de teintes, de reflets, de texture et d'animaux dans ce lieu ou tout est calme, beau, majestueux...

Comment ne pas être en paix intérieure devant tant de merveilles ?

Si un jour, vous passez en région Midi-Pyrénées, alors prenez le temps de vous ressourcer en ce lieu !

 

 


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Rencontre de printemps dans les Pyrénées, ce Milan Noir planait à la recherche d'une proie quelconque.

 

 


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La reprise s'amorce tranquillement et ma dernière acquisition venant remplacer le 20d avec lequel je photographiais depuis 2005 est une motivation supplémentaire au beau temps.

Mon nouveau boîtier, un 7d, me comble pour plusieurs raisons : le viseur 100% qui offre un confort de prise de vue, les iso auto qui permettent de ne pas regarder constamment si la vitesse est suffisante et bien sûr, une qualité d'image bien supérieur au 20d dans les hautes sensibilités.

Bref, une sortie à la forêt de Carnelle que j'affectionne particulièrement pour sa proximité et ses 3 étangs m'a permis de ressortir tout le matériel du placard.

L'étang illuminé de mille feux en arrière plan et une grande ouverture m'ont permis d'obtenir ces halos lumineux.

Quelques tentatives afin de centrer le brin de mousse dans l'un d'entre eux et d'obtenir une mise au point convenable et c'était dans la boite !

 

 


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Gendarme Hétéroptère pyrrhocoridae spec juvénile sur une roche volcanique de l'Ile Maurice.

Malgré une faune diversifiée, c'est la seule macro que j'ai réalisé sur l'ile faute de temps.

 

 


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Elle surf, mais elle s'assure !

Les premières tulipes fleurissent et l'araignée juste sortie de l'œuf en profite pour attendre sa proie potentielle sur son promontoire digne d'un tube Hawaïen.

La photo est prise au MPE65mm au rapport 2:1 avec le flash MT24EX, le vent est totalement absent et les premiers rayons de soleil permettent enfin le début de la saison macro tant attendue.

Après une longue période d'inactivité photographique que je ne saurait expliquer, la passion me rattrape et j'espère que ce beau début de printemps sera l'occasion pour moi de ressortir le matos photo plus souvent. Les accus sont rechargés, les objectifs nettoyés et le capteur presque nickel faute de PecPad, il n'y a plus qu'à !

 

 


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Ce gros plan au rapport 5:1 sur un œil de libellule Aeshna cyanea a été possible car la belle était en fin de vie et mon approche avec le MP-E 65mm n'a pas été trop difficile.

Une fois la séance terminée, je ne sais pas ce qu'elle est devenue, mais je ne me fais pas trop d'illusions quant à son issue fatale. Ses ailes étaient bien usées et même son corps portait la trace d'une vie bien tourmentée.

Lors de la prise de vue, j'ai été étonné de voir que les yeux de libellules ont une tendance iridescente, selon l'angle de vue, la couleur change fortement, un peu à la manière de certaines ailes de papillons comme le Morpho bleu par exemple.

Les yeux à facettes de la libellule sont complexes et surprenants d'efficacité.

Composés d'environ 25000 ommatidies par œil, ils permettent aux libellules de capturer leurs proies en vol (moustiques, mouches, demoiselles, papillons...) avec une facilité déconcertante. L'approche se fait en dessous de la proie, une fois celle-ci repérée, la poursuite commence alors avec une grande chance de capture, l'agilité, la rapidité et la vision de ces odonates étant proche de la perfection.

On comprend mieux ainsi la réussite des libellules à traverser les épreuves du temps depuis plus de 300 millions d'années, bien avant les premiers dinosaures, à l'époque du dévonien et du carbonifère.



Crop d'une macrophotographie de l'œil de libellule montrant les ommatidies iridescentes





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La seule photo de paysage acceptable de cet été, c'est pour dire mon manque d'activité ces derniers temps... enfin ce n'est pas toujours évident de faire la part des choses entre passion dévorante et les enfants qui ont bien évidemment d'autres centres d'intérêts.




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Dans un post précédent, je disais que les photographies en contre-jour n'étaient pas dans mon habitude, ce qui devient de plus en plus obsolète depuis la "Demoiselle à contre-jour", mais également "La tisseuse du soir".

C'est en longeant les champs, revenant d'une promenade infructueuse, le matériel photographique déjà bien rangé, que j'aperçois cette Tipule accrochée à son herbe haute.

Le soleil est couché depuis quelques minutes et la lune, à l'inverse, se lève timidement.

Je tente une série (je ressort donc tout le matos, bien plus rapidement qu'il ne fut rangé), l'ouverture du 100mm macro me sauve la mise pour la prise de vue puisque je n'ai ni trépied, ni monopode, mais il n'y a pas la moindre brise et mon appuis sur le talus suffit à obtenir une image nette malgré un temps de pose de 1/40s





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La vie reprend son cours aux étangs de la forêt de Carnelle, les libellules sont de retour, ainsi que grenouilles, agrions et bien d'autres espèces d'insectes et batraciens.

C'est lors d'un pique-nique avec les enfants que j'ai redécouvert cet endroit que je connais bien, y étant allé de temps à autres en VTT avec un ami, il y a une bonne dizaine d'années.

Je fus étonné de la diversité animale présente, mais aussi de l'inconscience des gens à laisser sur le site des tas d'ordures en tout genre...

Cette libellule fauve (libellula fulva) était posée sur une branche affleurant l'eau du lac bleu (c'est son nom, il s'agit d'une ancienne carrière de pierre du 19ème siècle, maintenant remplie d'eau qui prend une couleur bleue-verte à cause du calcaire dissout) et malgré mon approche pas vraiment discrète, celle-ci revenait toujours se poser au même endroit, j'ai donc eu tout le temps pour shooter. Seul défaut de cette séance : la lumière de midi, dure à souhait.

Mais enfin, le coin est repéré et j'y suis retourné samedi matin avec mon ami avec lequel je faisais du VTT afin d'avoir une lumière un peu plus belle, ce sera pour les prochains posts... les photos sont encore dans l'appareil, je pense qu'il y a quelques bonnes prises ; à voir...

Version 2 :


Libellula fulva sur une branche aux étangs de Carnelle





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Le soleil se couche à Piriac-sur-Mer, la mer est basse, les Tournepierres à collier s'en donnent à cœur joie !

Il faut les voir parcourir inlassablement les rochers jonchés de moules entrouvertes qui font le bonheur de ces migrateurs tout juste arrivés de leur long périple depuis l'Afrique : ils sont affamés !


Tournepierre à collier mangeant une moule



Je me demande comment ils peuvent ingurgiter autant de mollusques en si peu de temps, ils sont habiles, précis : rien ne résiste à leurs becs fins et pointus.

Ils sont tellement occupés à se nourrir qu'ils ne me prêtent pas attention, c'est un régal pour moi, je profite de cette chaude lumière du soir pour mitrailler à tout va, mais aussi pour profiter de ce spectacle qui me comble.

J'avais déjà repéré ces oiseaux quelques jours auparavant, mais la dureté de l'éclairage de l'après-midi ne se prêtait pas à des prises de vue, je ne regrette donc pas d'être revenu exprès pour eux et mes enfants non plus puisqu'ils profitent à fond des derniers rayons de soleil en escaladant les rochers ; encore une belle journée, qui se terminera par une dégustation de crêpes aux myrtilles au café du coin, car il n'y a pas que les Tournepierres qui ont faim !





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Je n'ai jamais vu autant d'éclairs en si peu de temps que l'été dernier à Montauban. Il n'y eu pas une goutte de pluie, mais les décharges stroboscopiques de la masse nuageuse et un vent violent nous menaçaient.

L'appareil photo était posé à même le sol pour la prise de vue.






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Cinq mois sans le moindre post, sans la moindre activité sur le net, sans une seule photo prise et pour cause : du travail, du travail et encore du travail (trop de travail en fait, je me suis lancé dans l'aventure de l'auto-entrepreneur dans le domaine du web, belle aventure, mais très prenante en temps).

Enfin, c'est chose révolue (pas l'auto-entrepreneur, mais la surcharge de travail, ouf, je souffle un peu !) et j'espère bien me rattraper prochainement sur ce blog.

Pour commencer, voici la deuxième photo de l'échasse blanche prise dans les marais de l'ile d'Oléron, en vol cette fois-ci (il était temps !).

Il n'a pas été bien difficile de la prendre, elle me tournait autour inlassablement en émettant ses piaillements stridents, ce qui a éveillé ma curiosité.

Il s'agissait en fait d'une parade censée éloigner les curieux de sa nouvelle portée, située à quelques mètres de moi.

Je n'ai aperçu qu'un de ses rejetons, bien plus farouche que la mère. D'une couleur grise / marron, j'ai juste eu le temps de le voir se cacher dans les fourrés situés un peu plus loin.  J'ai tout de même réussi à le prendre en photo, mais la précipitation m'a fait faire n'importe quoi et les réglages étaient vraiment inappropriés à la scène, vous ne verrez donc pas la photo ;-)

Je reviens très prochainement pour vous présenter des photos un peu plus fraîches que celle-ci, c'est promis ;-)




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La macrophotographie est une technique photographique qui ne s'improvise pas et l'amateur n'ayant pas les bases de profondeur de champ liée à l'ouverture du diaphragme aura bien des difficultés à obtenir une photo esthétique.

Le but de cet article est de montrer comment je réalise mes macros en prenant exemple sur une de mes photos, en l'occurrence une photographie de puceron réalisée avec le MPE 65 et un flash MT24EX, matériel qui n'est évidemment pas à la portée de tout le monde, mais qui techniquement, ne diffère pas beaucoup avec un objectif macro standard comme le 100mm par exemple.




Une macro, mais de quel "type" ?

La règle pour moi pour une macro réussie est de mettre le sujet en évidence, qu'il soit lisible au premier coup d'œil. Si le fond est composé de trop d'éléments tels que des herbes, branches ou autres couleurs inesthétiques, il est évident que le sujet sera noyé dans un cadre inapproprié.



Afin d'obtenir un fond homogène, coloré et agréable au regard, deux solutions s'offrent à moi :

- Ouvrir le diaphragme suffisamment pour que la profondeur de champ soit faible et donc parvenir à un bokeh doux et harmonieux. L'inconvénient de cette solution est que le sujet risque de ne pas être suffisamment net et la photo n'aura donc plus d'intérêt.

- Fermer le diaphragme  juste de raison pour un sujet net, mais éloigner au maximum l'arrière plan afin que la profondeur de champ ne l'intègre pas.


Cette technique fonctionne tout le temps et me permet vraiment d'obtenir de beaux arrières plans, par contre, il en est tout autre dès que j'utilise un flash si la lumière vient à manquer. En effet, l'apport de lumière par un flash n'est pas suffisant pour éclairer le fond et celui-ci sera donc largement sous exposé, voir tout noir. Dans ce cas, je joue avec la montée éventuelle des iso pour réduire l'apport du flash ou bien je rapproche le fond du sujet.

Le résultat final dépendra de tous ces éléments et d'un compromis entre chacun d'eux, là est la difficulté !


Choix du sujet

Si le choix du sujet est souvent dicté par mes découvertes fortuites, il m'arrive également de le rechercher de manière consciente.

Par exemple, pour ce puceron, ayant un rosier dans mon jardin qui était attaqué par une myriade de ces "sales petites bêtes", je me suis intéressé à obtenir une photographie qui ne soit pas "juste" un puceron parmi tant d'autres, après tout, j'avais tout le temps devant moi. La question était : quel puceron vais-je photographier ? 

Commence alors une recherche du plus beau puceron, mais aussi et ce n'est pas des moindres, vais-je pouvoir le photographier en ayant un certain confort de prise de vue ? Je veux dire par là : "pourrais-je avoir un bon appui afin de ne pas trop trembler ?" le MPE étant un outil merveilleux, mais très sensible au moindre tremblement. 

Autre recherche intrinsèque à un bokeh de qualité : le fond !

C'est certainement sur ce point que la recherche fut la plus longue. Le rosier est heureusement un choix très approprié pour la macro, les fleurs étant nombreuses, faut-il encore qu'un puceron se trouve entre une de ces roses et mon objectif. Et puis il faut aussi que cette rose ne soit pas trop éloignée du puceron si je veux que mon flash soit assez puissant pour éclairer l'arrière plan tant recherché.

Bref, parmi ces milliers de pucerons et ce millier de roses (non sans blague, il y a vraiment un millier de roses sur ce rosier de 4 mètres de haut!), il y avait bien un sujet qui à réuni toutes les qualités pour se faire tirer le portrait. Ne reste plus qu'à !


Cadrage

La partie vraiment intéressante commence ici, à la prise de vue.

Le cadrage est, comme il a été question dans les commentaires sur la photo de l'échasse blanche, la chose la plus personnelle qui va dépendre de ce que l'on veut faire passer au travers la photographie. Certains cadrages seront dynamiques, d'autres voudront montrer un détail, d'autres encore l'environnement ou bien une action. Tout ceci est subjectif et il n'y a pas pour moi de règle à suivre, çi ce n'est peut-être la règle des tiers qui fonctionnera pour beaucoup de photos, mais qu'il ne faut pas non plus suivre à la règle sous peine de tomber dans une monotonie d'ambiance.

Généralement, il me faut une bonne dizaine de minutes avant d'obtenir un cadrage qui me convienne à peu près. Certaines personnes ont ça dans le sang pour des photos prisent sur le vif, mais il me semble que la composition en macro n'est pas tout à fait la même chose.

Rien que pour avoir le fond homogène dont je vous parlais précédemment, j'essaye une multitude de prises, me déplace autour du sujet, me rapproche, m'éloigne, me baisse, jusqu'à ce que l'ensemble soit cohérent. Tout ceci est possible grâce à l'ère numérique et j'imagine bien que l'approche était entièrement différente il y a quelques années encore.

Pour imager mes propos, voici, dans l'ordre chronologique des photos prises avant de trouver un cadrage qui me satisfasse (le dernier) :

Les photos suivantes n'ont fait l'objet d'aucune retouche hormis la dernière.



 

Gestion de la lumière et du flash

L'utilisation de l'objectif  MPE 65mm requière un apport de lumière dans la grande majorité de son utilisation.


MPE 65mm Canon


Afin d'obtenir cet apport de lumière, j'ai opté pour un flash qui remplit entièrement son rôle : le flash MT-24-EX.


Flash MT-24-EX Canon


Bien qu'onéreux, ce flash à l'avantage d'avoir deux têtes pivotantes qui permettent de gérer la lumière au mieux.

Il est possible d'ajuster l'intensité du flash gauche et droit de manière différente pour obtenir un meilleur contraste sur le sujet.

Ainsi, sur cette première photo réalisée ce jour-ci sur le puceron, la lumière émise par les deux flashs était identique, il en résulte une image certes bien éclairée, mais plate et monotone  :


 


Sur la dernière prise, le flash gauche était relevé et émettait deux fois plus de lumière que le flash droit qui lui, était plutôt en position centrale et ne visait pas le sujet, mais le pétale de rose en arrière plan.

Le résultat est bien plus contrasté :




Mise au point

La mise au point en macrophotographie est peut-être la question la plus déconcertante.

Ayant envie de mettre le sujet en valeur sur un fond homogène, la profondeur de champ sera bien souvent très faible, le tout est donc de réussir à la mettre précisément où l'on veut et ça, c'est la partie qui demandera le plus de calme, entre respiration retenue un bon moment et un appui le plus stable  possible. Cela n'a rien à voir avec le flou de bougé, juste la zone de mise au point !

Si prendre un papillon en proxi photo est relativement simple sur ce point, ce puceron m'a demandé une série considérable de prises de vues afin d'obtenir une zone de netteté qui prenne l'œil et la goutte de miellat, les deux points forts de la photo. 

Pour vous donner une idée du nombre des prises :



Et c'est bien là la solution : mitrailler, tant qu'on peut, en espérant que dans le lot, une photo fasse la différence !


Le choix de la photographie

Parmi toutes ces prises, il ne reste plus qu'à faire ce douloureux choix qui va mettre en avant ce qui sera pour moi, la meilleure, la plus belle, la mieux cadrée, la mieux exposée, la plus nette.

J'aime choisir la photo qui sera retouchée parmi les vignettes, je trouve que la comparaison entre toute la série permet généralement de choisir la photo qui me semble la plus proche de ce que j'ai désiré obtenir. Je dis bien généralement, car lorsque le choix est fait, qu'elle désagréable surprise de se rendre compte que cette photo n'est justement pas la meilleure du tout niveau netteté !

Mais pourquoi j'ai bougé à ce moment-là, non mais c'est pas vrai, elle aurait pu être super cette photo ! Pu.... de bo.... de mer.. !

Sauf que dans toute la série, immense, il y a bien le bonheur.

Ce n'est peut-être pas la photo idéale, de toutes les manières elle n'existe pas, mais au moins, il y en a une de présentable, de convenable, une que j'aime et dont je suis satisfait. Le prochain coup, j'essaierai de mieux faire, ce ne sera sûrement plus un puceron, mais la nature offre tellement que je ne me fais pas de soucis... ce sera encore une belle aventure !


La post-production : la retouche de l'image

La retouche de l'image est pour moi quelque chose d'indispensable.

Le photographe argentique développait son film dans des bains chimiques qui, selon les dosages, donnaient tel ou tel rendu, puis il tirait ses photos sur son agrandisseur et là encore, selon le temps d'impression, selon les bains révélateurs, il pouvait donner à ses images un petit quelque chose dont lui seul avait le secret.

Il en est de même aujourd'hui avec les logiciels de retouche d'image !



Logo Photoshop



Si Photoshop est aujourd'hui la référence en retouche photo, il existe maintenant une multitude de logiciels gratuits ou payants.

Afin de préserver une qualité d'image optimale, je prends toujours mes photographies dans un mode non dégradant tel que le format RAW.

L'avantage de ce format n'est pas seulement vis-à-vis de la qualité de l'image elle-même, mais également et surtout vis-à-vis des possibilités de retouche que celui-ci offre. Le truc tout bête : votre APN est réglé en balance des blancs automatique, mais vous vous rendez compte, une fois chez vous, que cet automatisme n'est pas du tout aboutit. Rien de bien grave si vous avez pris la photo en RAW !

Un des exemple les plus parlant que j'ai en ma possession sera la photo "La tisseuse du soir" qui sans ce format RAW, n'aurait jamais été publiée.

En effet, prenant toujours mes photos en mode automatique pour la balance des blancs (AWB pour Automatic White Balance), le soleil en contre-jour a fait perdre les pédales à cette fonction et je me suis retrouvé avec une photo qui ne ressemblait plus du tout à ce que je voyais dans le viseur.


 
 

A gauche, l'image sortie du capteur, à droite, après retouche au niveau de la balance des blancs.


Voici les étapes de la retouche de mes photographies :

  • J'ouvre le RAW avec Photoshop CS2 et je règle la balance des couleurs (température de l'image). 
  • Je retire toutes les poussières à l'aide du tampon de duplication et éventuellement avec le "spot healing brush tool" (je n'ai pas la traduction)
  • Je règle la balance des couleurs avec un calque afin d'affiner les couleurs de la photo, le but ici est de donner à l'image le plus de ressemblance avec la réalité, mais j'en conviens, tout cela reste et restera toujours subjectif et propre aux émotions de chacun.
  • Je règle les niveaux avec le calque
  • J'enregistre l'image telle quelle en format PSD en vue d'une retouche ultérieure
  • J'actionne mes scripts de cadre en vue d'une publication sur le web
  • J'enregistre sous et pas "enregistrer pour le web" afin de conserver les données exif
  • Basta !


Conclusion

Cet article n'est pas une leçon (il ne manquerait plus que ça !), mais un partage de mon expérience personnelle, un partage de ma façon de faire et de voir les choses.

Tout photographe, amateur ou pro, aura une manière différente de procéder, de A à Z et c'est bien ça qui fait la diversité artistique de ce monde.

J'attends vos retours sur tout cela avec impatience...



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Les marais de l'ile d'Oléron recèlent d'une biodiversité  animale et végétale dont j'ai pu profiter durant une semaine cet été.

Nous avions une location à Saint Georges d'Oléron face à la mer, mais surtout à une centaine de mètres des marais que j'allais parcourir à vélo le sac photo scotché sur mon dos en permanence.

En rentrant d'une balade éprouvante, je l'aperçois, là, posé sur une vieille souche d'arbre. Je m'arrête, sort l'appareil du sac et commence une série de photos en m'approchant de plus en plus, essayant d'être le plus discret possible afin de ne pas déranger l'hôte des lieux. Cette série sera en fait une catastrophe, la lumière étant pitoyable et les cadrages complètement bâclés, l'excitation m'ayant fait faire n'importe quoi ; peu importe, demain sera un autre jour et je compte bien profiter de cet échec pour peaufiner la prise.

Le lendemain donc, j'enfourche mon VTT aux premières lueurs du jour et fonce vers la souche repérée la veille, croisant les doigts pour que l'oiseau soit présent et que la lumière permette une prise meilleure que la veille. Oui c'est bon, il est là, toujours au même endroit, posté sur la souche éclairée par la lumière du jour se levant, pourvu qu'il ne prenne pas peur du premier visiteur de la journée...

Je pose délicatement mon vélo, retire mon sac à dos en douceur et l'ouvre en quatre fois plus de temps que d'habitude retenant presque ma respiration puis sort l'appareil avec l'objectif (100-400) monté depuis le veille. Commence alors une longue approche entre les hautes herbes, je rampe, me faufile et passe enfin le fossé me séparant de l'endroit le plus approprié à la prise de vue. Cette fois-ci, le cadrage est calculé et l'objectif est d'incorporer le marais à la photo, ce que j'avais omis le dernier coup. 

Je réussi mon coup, mon approche s'est déroulée à merveille et tous les éléments sont là pour réussir enfin le shoot.

Clik click, c'est dans la boite !

Quel bonheur de parvenir à réaliser une photo préparée (ce n'est pas du tout mon mode opératoire habituellement, préférant shooter ce qui me tombe sous la main au gré de mes escapades nature), qui plus est avec une espèce que je n'avais jamais rencontré auparavant et que je trouve magnifique !

Merci à Chris pour la confirmation du nom de l'espèce ici présente : le Chevalier Gambette.




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Voici maintenant un bon moment que je n'ai pas posté sur ce blog, étant submergé par le travail (oui oui, ça m'arrive). Je regrette aussi de ne pas avoir eu de temps à consacrer pour commenter les photos sur vos blogs, j'espère que je réussirai à en trouver un peu prochainement afin d'y remédier, même si les 3 prochains mois risquent d'être tout aussi surchargés.

Cette photo a été prise au mois de juillet sur l'Ile d'Oléron à seulement quelques mètres des funambules de l'étang, le lieu abritant une faune remarquable que le soleil couchant mettait si bien en valeur. Une bonne dizaine d'agrions élégants (Ischnura elegans) se tenaient immobiles, à l'équerre sur ces herbes hautes bercées par une brise faible mais constante qui m'a obligé à prendre une énorme série avant d'obtenir une netteté acceptable.




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Dernière photographie avant les vacances, cette tisseuse préparait son lendemain en fabriquant sa toile patiemment.

De nombreux réglages ont été nécessaires pour obtenir ce résultat, la compensation de l'exposition étant énorme, faute de quoi, la photo aurait été largement sur-exposée à tel point que l'on ne distinguerait même pas l'araignée. 

Comme à mon habitude, j'ai pris cette photo en format RAW et heureusement ! En effet, la balance des blancs automatique donnait une température d'image à 4550 (sous photoshop) et l'image était toute orange. En rabaissant cette température à 2300, je suis parvenu à obtenir une image plus froide offrant plus de couleurs et restituant mieux la scène.

Depuis le temps que je rêvais de faire une image comme celle-ci !




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Petite sortie en VTT, sac photo sur le dos, en pleine forme et plein d'entrain, je fonce vers les champs bordant les marais de Stors en haut de Mériel. Le soleil se couche et il me faut me dépêcher afin de ne pas manquer la lumière du crépuscule, belle, mais brève. Il est déjà 21h15, je donne de bons coups de pédales, je sue, m'essouffle, mais reste optimiste, la lumière devenant de plus en plus intéressante.

J'arrive enfin en bordure de forêt, les hautes herbes plongées dans une lumière d'or, c'est splendide, je suis récompensé de mes efforts brefs mais intenses, j'ai vraiment tout donné pour arriver à temps... Ne reste plus qu'à trouver un sujet pour mes prises de vue. Pas d'araignée, une libellule qui s'enfuit en me voyant approcher, une nuée de moucherons dont j'ai gobé une demi-douzaine en arrivant bref, rien de vraiment terrible.

J'ai posé mon vélo depuis une dizaine de minutes quand je tombe sur cette mouche. Généralement, je ne trouve pas ces insectes très photogéniques, de plus, la banalité de ces diptères n'en fait pas un très bon sujet, pour cette fois-ci, je m'en contenterais !

Cette mouche "Diptera Tachinidae Ectophasia Crassipennis" est docile. Je tourne autour, lui fait de l'ombre, me lève, me rassoit, rien n'y fait, elle reste immobile et pose pour moi, j'en fais donc le sujet principal pour cette série photos, heureusement que l'ambiance lumineuse est là, sans quoi, je serais rentré bredouille.





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