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Une photo du printemps dernier afin de vous souhaiter à toutes et tous une douce année 2013.

Le halo lumineux proviens du reflet du soleil couchant sur le lac bleu de la forêt de Carnelle. À cette heure tardive, il ne reste plus que les arachnides en grand nombre aux abords de l'étang, les libellules sont déjà posées sur les tiges des roseaux et la lumière commence à manquer cruellement.

Peu importe, tant qu'il y a de la lumière, il y a de l'espoir ; et ce dernier rayon stellaire convient parfaitement pour cette élégante tisseuse du soir !

 

Vous retrouverez la première version en suivant ce lien : Cliquez ici

 

 


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Les Terres des Sept Couleurs de Chamarel à l' Ile Maurice offrent un terrain de jeu idéal pour un photographe, par la beauté singulière de ses dunes aux nuances dansantes au gré de la lumière.

La géologie, l'érosion et la chimie se manifestent ici par une explosion de courbes et de couleurs envoutantes.

Les argiles s'offrent à nos yeux, chatoyantes et veloutées.

 

Photo 2


L'hydrolyse des cendres riches en fer et en aluminium forme
des sesquioxydes de fer (Fe²O³) de couleur anthracite et rouge
et des sesquioxydes d'aluminium (AL²O³)
de couleurs variant du bleu violacé au vert.

 

Photo 3


Le changement de nuances est impressionnant
au passage d'un nuage !

 

Photo 4


Une profondeur de champ réduite ferait
presque penser à un paysage martien.

 

Photo 5


La préservation du site permet une certaine
authenticité du spectacle, comme ce ravinement
laissant apparaitre ces roches volcaniques.

 

Photo 6


Ne verrait-on pas le rover Spirit ou Opportunity
jalonner ces dunes vierges ?

 

Photo 7


Une peau de pêche aux saveurs d'aluminium et de fer,
mais aux courbes parfaites.

 

Infos sur place :

Ce phénomène naturel est le produit profondément décomposé et modelé par le ravinement de basaltes. Le climat chaud et humide a favorisé la décomposition de basalte à l'argile. L'hydrolyse ( attaque chimique des minéraux par l'eau ) étant totale, les éléments solubles tels que l'acide silicique et les cations sont lessivés, il reste sur place une forte concentration de fer et d'aluminium  qui constituent un sol ferralitique.

Les sesquioxydes de fer (Fe²O³) ont une couleur anthracite et rouge, alors que les sesquioxydes d'aluminium (Al²O³) ont des couleurs variant du bleu ou bleu violacé ou bleu vert.

 

 


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Scarabée sur une fleur de sedum spectabile brillant au 100mm macro en lumière naturelle.

 

 


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Je pousse rarement le MP-e 65mm au rapport 5:1, mais alors encore moins sans flash !

C'est chose faite avec cette macro d'une larve de moustique que j'ai réalisé en dehors du cadre sauvage, c'est à dire dans mon salon, avec lumière naturelle et trépied.

La larve, prélevée dans un point d'eau du jardin, était mise dans un petit récipient pour la prise de vue.

 

 


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La vie reprend son cours aux étangs de la forêt de Carnelle, les libellules sont de retour, ainsi que grenouilles, agrions et bien d'autres espèces d'insectes et batraciens.

C'est lors d'un pique-nique avec les enfants que j'ai redécouvert cet endroit que je connais bien, y étant allé de temps à autres en VTT avec un ami, il y a une bonne dizaine d'années.

Je fus étonné de la diversité animale présente, mais aussi de l'inconscience des gens à laisser sur le site des tas d'ordures en tout genre...

Cette libellule fauve (libellula fulva) était posée sur une branche affleurant l'eau du lac bleu (c'est son nom, il s'agit d'une ancienne carrière de pierre du 19ème siècle, maintenant remplie d'eau qui prend une couleur bleue-verte à cause du calcaire dissout) et malgré mon approche pas vraiment discrète, celle-ci revenait toujours se poser au même endroit, j'ai donc eu tout le temps pour shooter. Seul défaut de cette séance : la lumière de midi, dure à souhait.

Mais enfin, le coin est repéré et j'y suis retourné samedi matin avec mon ami avec lequel je faisais du VTT afin d'avoir une lumière un peu plus belle, ce sera pour les prochains posts... les photos sont encore dans l'appareil, je pense qu'il y a quelques bonnes prises ; à voir...

Version 2 :


Libellula fulva sur une branche aux étangs de Carnelle





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Le soleil se couche à Piriac-sur-Mer, la mer est basse, les Tournepierres à collier s'en donnent à cœur joie !

Il faut les voir parcourir inlassablement les rochers jonchés de moules entrouvertes qui font le bonheur de ces migrateurs tout juste arrivés de leur long périple depuis l'Afrique : ils sont affamés !


Tournepierre à collier mangeant une moule



Je me demande comment ils peuvent ingurgiter autant de mollusques en si peu de temps, ils sont habiles, précis : rien ne résiste à leurs becs fins et pointus.

Ils sont tellement occupés à se nourrir qu'ils ne me prêtent pas attention, c'est un régal pour moi, je profite de cette chaude lumière du soir pour mitrailler à tout va, mais aussi pour profiter de ce spectacle qui me comble.

J'avais déjà repéré ces oiseaux quelques jours auparavant, mais la dureté de l'éclairage de l'après-midi ne se prêtait pas à des prises de vue, je ne regrette donc pas d'être revenu exprès pour eux et mes enfants non plus puisqu'ils profitent à fond des derniers rayons de soleil en escaladant les rochers ; encore une belle journée, qui se terminera par une dégustation de crêpes aux myrtilles au café du coin, car il n'y a pas que les Tournepierres qui ont faim !





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Photographie prise dans mon jardin en fin d'après midi avec le MPE 65 mm et le flash MT-24-EX.

La reprise n'est pas si simple que cela, car la gestion de l'ouverture me pose bien des soucis et pour preuve, il aurait peut-être été plus judicieux de fermer un peu plus le diaphragme pour cette prise, j'ai tout de même un regret concernant le manque de profondeur de champ sur les élytres de cette belle coccinelle à point jaunes ( Psyllobora Vigintiduopunctata ).

Il va également falloir que je me confectionne un diffuseur maison pour le flash, puisque malgré les diffuseurs Stofen Omni-Bounce montés sur les deux lampes du MT-24-EX, la lumière reste assez dure. Quelques feuilles de papier calque devraient faire l'affaire, mais il reste encore à imaginer un système pour les maintenir en place.

La saison macro est bel et bien de retour et les occasions de me rattraper ne manqueront certainement pas.





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La macrophotographie est une technique photographique qui ne s'improvise pas et l'amateur n'ayant pas les bases de profondeur de champ liée à l'ouverture du diaphragme aura bien des difficultés à obtenir une photo esthétique.

Le but de cet article est de montrer comment je réalise mes macros en prenant exemple sur une de mes photos, en l'occurrence une photographie de puceron réalisée avec le MPE 65 et un flash MT24EX, matériel qui n'est évidemment pas à la portée de tout le monde, mais qui techniquement, ne diffère pas beaucoup avec un objectif macro standard comme le 100mm par exemple.




Une macro, mais de quel "type" ?

La règle pour moi pour une macro réussie est de mettre le sujet en évidence, qu'il soit lisible au premier coup d'œil. Si le fond est composé de trop d'éléments tels que des herbes, branches ou autres couleurs inesthétiques, il est évident que le sujet sera noyé dans un cadre inapproprié.



Afin d'obtenir un fond homogène, coloré et agréable au regard, deux solutions s'offrent à moi :

- Ouvrir le diaphragme suffisamment pour que la profondeur de champ soit faible et donc parvenir à un bokeh doux et harmonieux. L'inconvénient de cette solution est que le sujet risque de ne pas être suffisamment net et la photo n'aura donc plus d'intérêt.

- Fermer le diaphragme  juste de raison pour un sujet net, mais éloigner au maximum l'arrière plan afin que la profondeur de champ ne l'intègre pas.


Cette technique fonctionne tout le temps et me permet vraiment d'obtenir de beaux arrières plans, par contre, il en est tout autre dès que j'utilise un flash si la lumière vient à manquer. En effet, l'apport de lumière par un flash n'est pas suffisant pour éclairer le fond et celui-ci sera donc largement sous exposé, voir tout noir. Dans ce cas, je joue avec la montée éventuelle des iso pour réduire l'apport du flash ou bien je rapproche le fond du sujet.

Le résultat final dépendra de tous ces éléments et d'un compromis entre chacun d'eux, là est la difficulté !


Choix du sujet

Si le choix du sujet est souvent dicté par mes découvertes fortuites, il m'arrive également de le rechercher de manière consciente.

Par exemple, pour ce puceron, ayant un rosier dans mon jardin qui était attaqué par une myriade de ces "sales petites bêtes", je me suis intéressé à obtenir une photographie qui ne soit pas "juste" un puceron parmi tant d'autres, après tout, j'avais tout le temps devant moi. La question était : quel puceron vais-je photographier ? 

Commence alors une recherche du plus beau puceron, mais aussi et ce n'est pas des moindres, vais-je pouvoir le photographier en ayant un certain confort de prise de vue ? Je veux dire par là : "pourrais-je avoir un bon appui afin de ne pas trop trembler ?" le MPE étant un outil merveilleux, mais très sensible au moindre tremblement. 

Autre recherche intrinsèque à un bokeh de qualité : le fond !

C'est certainement sur ce point que la recherche fut la plus longue. Le rosier est heureusement un choix très approprié pour la macro, les fleurs étant nombreuses, faut-il encore qu'un puceron se trouve entre une de ces roses et mon objectif. Et puis il faut aussi que cette rose ne soit pas trop éloignée du puceron si je veux que mon flash soit assez puissant pour éclairer l'arrière plan tant recherché.

Bref, parmi ces milliers de pucerons et ce millier de roses (non sans blague, il y a vraiment un millier de roses sur ce rosier de 4 mètres de haut!), il y avait bien un sujet qui à réuni toutes les qualités pour se faire tirer le portrait. Ne reste plus qu'à !


Cadrage

La partie vraiment intéressante commence ici, à la prise de vue.

Le cadrage est, comme il a été question dans les commentaires sur la photo de l'échasse blanche, la chose la plus personnelle qui va dépendre de ce que l'on veut faire passer au travers la photographie. Certains cadrages seront dynamiques, d'autres voudront montrer un détail, d'autres encore l'environnement ou bien une action. Tout ceci est subjectif et il n'y a pas pour moi de règle à suivre, çi ce n'est peut-être la règle des tiers qui fonctionnera pour beaucoup de photos, mais qu'il ne faut pas non plus suivre à la règle sous peine de tomber dans une monotonie d'ambiance.

Généralement, il me faut une bonne dizaine de minutes avant d'obtenir un cadrage qui me convienne à peu près. Certaines personnes ont ça dans le sang pour des photos prisent sur le vif, mais il me semble que la composition en macro n'est pas tout à fait la même chose.

Rien que pour avoir le fond homogène dont je vous parlais précédemment, j'essaye une multitude de prises, me déplace autour du sujet, me rapproche, m'éloigne, me baisse, jusqu'à ce que l'ensemble soit cohérent. Tout ceci est possible grâce à l'ère numérique et j'imagine bien que l'approche était entièrement différente il y a quelques années encore.

Pour imager mes propos, voici, dans l'ordre chronologique des photos prises avant de trouver un cadrage qui me satisfasse (le dernier) :

Les photos suivantes n'ont fait l'objet d'aucune retouche hormis la dernière.



 

Gestion de la lumière et du flash

L'utilisation de l'objectif  MPE 65mm requière un apport de lumière dans la grande majorité de son utilisation.


MPE 65mm Canon


Afin d'obtenir cet apport de lumière, j'ai opté pour un flash qui remplit entièrement son rôle : le flash MT-24-EX.


Flash MT-24-EX Canon


Bien qu'onéreux, ce flash à l'avantage d'avoir deux têtes pivotantes qui permettent de gérer la lumière au mieux.

Il est possible d'ajuster l'intensité du flash gauche et droit de manière différente pour obtenir un meilleur contraste sur le sujet.

Ainsi, sur cette première photo réalisée ce jour-ci sur le puceron, la lumière émise par les deux flashs était identique, il en résulte une image certes bien éclairée, mais plate et monotone  :


 


Sur la dernière prise, le flash gauche était relevé et émettait deux fois plus de lumière que le flash droit qui lui, était plutôt en position centrale et ne visait pas le sujet, mais le pétale de rose en arrière plan.

Le résultat est bien plus contrasté :




Mise au point

La mise au point en macrophotographie est peut-être la question la plus déconcertante.

Ayant envie de mettre le sujet en valeur sur un fond homogène, la profondeur de champ sera bien souvent très faible, le tout est donc de réussir à la mettre précisément où l'on veut et ça, c'est la partie qui demandera le plus de calme, entre respiration retenue un bon moment et un appui le plus stable  possible. Cela n'a rien à voir avec le flou de bougé, juste la zone de mise au point !

Si prendre un papillon en proxi photo est relativement simple sur ce point, ce puceron m'a demandé une série considérable de prises de vues afin d'obtenir une zone de netteté qui prenne l'œil et la goutte de miellat, les deux points forts de la photo. 

Pour vous donner une idée du nombre des prises :



Et c'est bien là la solution : mitrailler, tant qu'on peut, en espérant que dans le lot, une photo fasse la différence !


Le choix de la photographie

Parmi toutes ces prises, il ne reste plus qu'à faire ce douloureux choix qui va mettre en avant ce qui sera pour moi, la meilleure, la plus belle, la mieux cadrée, la mieux exposée, la plus nette.

J'aime choisir la photo qui sera retouchée parmi les vignettes, je trouve que la comparaison entre toute la série permet généralement de choisir la photo qui me semble la plus proche de ce que j'ai désiré obtenir. Je dis bien généralement, car lorsque le choix est fait, qu'elle désagréable surprise de se rendre compte que cette photo n'est justement pas la meilleure du tout niveau netteté !

Mais pourquoi j'ai bougé à ce moment-là, non mais c'est pas vrai, elle aurait pu être super cette photo ! Pu.... de bo.... de mer.. !

Sauf que dans toute la série, immense, il y a bien le bonheur.

Ce n'est peut-être pas la photo idéale, de toutes les manières elle n'existe pas, mais au moins, il y en a une de présentable, de convenable, une que j'aime et dont je suis satisfait. Le prochain coup, j'essaierai de mieux faire, ce ne sera sûrement plus un puceron, mais la nature offre tellement que je ne me fais pas de soucis... ce sera encore une belle aventure !


La post-production : la retouche de l'image

La retouche de l'image est pour moi quelque chose d'indispensable.

Le photographe argentique développait son film dans des bains chimiques qui, selon les dosages, donnaient tel ou tel rendu, puis il tirait ses photos sur son agrandisseur et là encore, selon le temps d'impression, selon les bains révélateurs, il pouvait donner à ses images un petit quelque chose dont lui seul avait le secret.

Il en est de même aujourd'hui avec les logiciels de retouche d'image !



Logo Photoshop



Si Photoshop est aujourd'hui la référence en retouche photo, il existe maintenant une multitude de logiciels gratuits ou payants.

Afin de préserver une qualité d'image optimale, je prends toujours mes photographies dans un mode non dégradant tel que le format RAW.

L'avantage de ce format n'est pas seulement vis-à-vis de la qualité de l'image elle-même, mais également et surtout vis-à-vis des possibilités de retouche que celui-ci offre. Le truc tout bête : votre APN est réglé en balance des blancs automatique, mais vous vous rendez compte, une fois chez vous, que cet automatisme n'est pas du tout aboutit. Rien de bien grave si vous avez pris la photo en RAW !

Un des exemple les plus parlant que j'ai en ma possession sera la photo "La tisseuse du soir" qui sans ce format RAW, n'aurait jamais été publiée.

En effet, prenant toujours mes photos en mode automatique pour la balance des blancs (AWB pour Automatic White Balance), le soleil en contre-jour a fait perdre les pédales à cette fonction et je me suis retrouvé avec une photo qui ne ressemblait plus du tout à ce que je voyais dans le viseur.


 
 

A gauche, l'image sortie du capteur, à droite, après retouche au niveau de la balance des blancs.


Voici les étapes de la retouche de mes photographies :

  • J'ouvre le RAW avec Photoshop CS2 et je règle la balance des couleurs (température de l'image). 
  • Je retire toutes les poussières à l'aide du tampon de duplication et éventuellement avec le "spot healing brush tool" (je n'ai pas la traduction)
  • Je règle la balance des couleurs avec un calque afin d'affiner les couleurs de la photo, le but ici est de donner à l'image le plus de ressemblance avec la réalité, mais j'en conviens, tout cela reste et restera toujours subjectif et propre aux émotions de chacun.
  • Je règle les niveaux avec le calque
  • J'enregistre l'image telle quelle en format PSD en vue d'une retouche ultérieure
  • J'actionne mes scripts de cadre en vue d'une publication sur le web
  • J'enregistre sous et pas "enregistrer pour le web" afin de conserver les données exif
  • Basta !


Conclusion

Cet article n'est pas une leçon (il ne manquerait plus que ça !), mais un partage de mon expérience personnelle, un partage de ma façon de faire et de voir les choses.

Tout photographe, amateur ou pro, aura une manière différente de procéder, de A à Z et c'est bien ça qui fait la diversité artistique de ce monde.

J'attends vos retours sur tout cela avec impatience...



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Les marais de l'ile d'Oléron recèlent d'une biodiversité  animale et végétale dont j'ai pu profiter durant une semaine cet été.

Nous avions une location à Saint Georges d'Oléron face à la mer, mais surtout à une centaine de mètres des marais que j'allais parcourir à vélo le sac photo scotché sur mon dos en permanence.

En rentrant d'une balade éprouvante, je l'aperçois, là, posé sur une vieille souche d'arbre. Je m'arrête, sort l'appareil du sac et commence une série de photos en m'approchant de plus en plus, essayant d'être le plus discret possible afin de ne pas déranger l'hôte des lieux. Cette série sera en fait une catastrophe, la lumière étant pitoyable et les cadrages complètement bâclés, l'excitation m'ayant fait faire n'importe quoi ; peu importe, demain sera un autre jour et je compte bien profiter de cet échec pour peaufiner la prise.

Le lendemain donc, j'enfourche mon VTT aux premières lueurs du jour et fonce vers la souche repérée la veille, croisant les doigts pour que l'oiseau soit présent et que la lumière permette une prise meilleure que la veille. Oui c'est bon, il est là, toujours au même endroit, posté sur la souche éclairée par la lumière du jour se levant, pourvu qu'il ne prenne pas peur du premier visiteur de la journée...

Je pose délicatement mon vélo, retire mon sac à dos en douceur et l'ouvre en quatre fois plus de temps que d'habitude retenant presque ma respiration puis sort l'appareil avec l'objectif (100-400) monté depuis le veille. Commence alors une longue approche entre les hautes herbes, je rampe, me faufile et passe enfin le fossé me séparant de l'endroit le plus approprié à la prise de vue. Cette fois-ci, le cadrage est calculé et l'objectif est d'incorporer le marais à la photo, ce que j'avais omis le dernier coup. 

Je réussi mon coup, mon approche s'est déroulée à merveille et tous les éléments sont là pour réussir enfin le shoot.

Clik click, c'est dans la boite !

Quel bonheur de parvenir à réaliser une photo préparée (ce n'est pas du tout mon mode opératoire habituellement, préférant shooter ce qui me tombe sous la main au gré de mes escapades nature), qui plus est avec une espèce que je n'avais jamais rencontré auparavant et que je trouve magnifique !

Merci à Chris pour la confirmation du nom de l'espèce ici présente : le Chevalier Gambette.




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C'est encore au bord de la rivière lors de mes vacances que j'ai fait cette rencontre qui n'est pas du tout habituelle pour moi.

Cette grenouille, que je n'ai pas réussi à identifier avec précision (il me semble que c'est une grenouille rieuse mais mes recherches sur le sujet me laissent perplexe, votre aide est la bienvenue) , était sur le bord de la rivière hors de l'eau et semblait contempler le paysage, ou plutôt les insectes passants près d'elle.

Quel fût mon bonheur de l'apercevoir au moment où j'essayai de prendre un agrion qui s'était posé juste au dessus d'elle. J'ai fait beaucoup de photo ce jour-ci et le faible ensoleillement m'a donné du fil à retordre, la lumière étant relativement plate et insuffisante, une bonne monté de la sensibilité était indispensable et c'est donc à 800 iso que j'ai pris cette photo, non sans conséquences sur le résultat final. 


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Deuxième version de cet agrion élégant, j'ai désiré mettre en valeur la beauté des yeux de celui-ci en optant pour une faible profondeur de champ, pour laquelle il m'aura tout de même fallu monter à 400 iso, la lumière se raréfiant à cette heure tardive.

Malgré une présence sur Terre avérée depuis plus de 280 millions d'années (ce qui prouve bien son adaptabilité à de nombreux milieux), les libellules sont actuellement en régression (mais pas menacées) due à la disparition de la micro-faune.

Meganeuridae indet. Commentry, FR
 

L'apport de plus en plus conséquent d'engrais et autres substances chimiques aux milieux aquatiques en est la cause directe.

La lutte contre le réchauffement climatique est actuellement  le cheval de bataille de nombreux médias (on ne va pas s'en plaindre, il faut bien commencer par quelque chose) mais le problème de la préservation de notre planète ne passe pas que par la réduction des gaz à effet de serre.

La pollution aquatique et terrestre a un impact tout aussi dévastateur pour la biodiversité et je profite de ce post pour pousser un coup de gueule contre les multinationales prônant une utilisation sans demi-mesure d'engrais chimiques et autres pesticides. Je suis écœuré de voir que des engrais naturels comme le purin d'orties soient retirés du commerce pour le plus grand bonheur de ces Monsanto & compagnie, de voir que ces compagnies nous dictent et nous imposent presque d'acheter leur produits puisque leurs pesticides ont rendu les terres infertiles. Tout ça, non pas pour l'humanité comme ils veulent bien nous le faire entendre, mais bien pour enrichir les actionnaires avides de richesse et de pouvoir...

Pour exemple, des terres aux USA ont été semées de cultures OGM résistantes aux pesticides, le but étant d'en utiliser en grande quantité afin de venir à bout des mauvaises herbes. Malheureusement pour eux, une mauvaise herbe a muté en obtenant le gène de résistance à ces pesticides. Dorénavant, ces terres sont quasiment inexploitables car ces mauvaises herbes résistent maintenant à tous les pesticides et se répandent très vite. C'est un peu comme ces bactéries devenues résistantes aux antibiotiques ; à force d'aller contre-nature, celle-ci nous rattrape un jour ou l'autre...


 Carte de la production d'OGM dans le monde          

 

Il a déjà été démontré qu'une agriculture de type jachère, sans engrais, raisonnée et diversifiée était bien plus productive sur le court et long terme qu'une agriculture industrielle avec OGM et pesticides. Il est tellement plus rapide, simple et rémunérateur d'employer d'énormes tracteurs, épandeurs ravageurs de sols et destructeurs de la micro-faune des sols...

Il n'y a pas de solution miracle, en tout cas, ce n'est pas moi qui l'ai ; cependant, de petites actions individuelles, des changements de mentalités et de types de consommation (surtout) peuvent, non pas endiguer le phénomène, mais au moins le contenir.

Voici quelques pistes que vous connaissez certainement, mais qu'il est toujours bon de rappeler :

- Limiter sa consommation de viande (pour ma part, je n'en mange plus le soir, je ne vous dis pas les bons petits plats à base de légumes / féculents que je me tape tous les soirs et les enfant sont ravis également, merci Caroline ;-)

- Limiter ses déplacements en voiture et opter pour les transports en commun (là j'avoue, je pêche un peu)

- Baisser la température à l'intérieur du domicile et préférer se couvrir un peu plus

- Bien isoler sa maison

- Ne pas acheter de produits OGM et préférer des produits bio (plus la demande sera forte et plus la production suivra)

-  Acheter des produits de saison ( parce-que les fraises en hiver sont immondes et en plus, l'empreinte écologique est franchement insupportable)

- Acheter des produits locaux

- Au lieu de remplacer à tout bout de champ, réparez autant que possible

- Si vous habitez en pavillon, achetez un composteur

- En été, oubliez la climatisation, luxe très énergivore

- Installer un récupérateur d'eau de pluie

- Et bien d'autres ... sachant que tout cela ne vous coutera absolument rien et vous fera même faire des économies non négligeables.

A bon entendeur...


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Au bord d'un étang Oléronais, la vie pullule et offre souvent de belles scènes de vie. Outre les agrions élégants et les espèces d'oiseaux par dizaines, ce sont ces araignées funambules qui ont attiré mon attention, le fond étant assez graphique à mes yeux et la lumière du soir contrastant le tout.

Bercées par une douce brise, ces arachnides œuvraient à la réalisation de leurs pièges de soie... douce soirée !




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Petite sortie en VTT, sac photo sur le dos, en pleine forme et plein d'entrain, je fonce vers les champs bordant les marais de Stors en haut de Mériel. Le soleil se couche et il me faut me dépêcher afin de ne pas manquer la lumière du crépuscule, belle, mais brève. Il est déjà 21h15, je donne de bons coups de pédales, je sue, m'essouffle, mais reste optimiste, la lumière devenant de plus en plus intéressante.

J'arrive enfin en bordure de forêt, les hautes herbes plongées dans une lumière d'or, c'est splendide, je suis récompensé de mes efforts brefs mais intenses, j'ai vraiment tout donné pour arriver à temps... Ne reste plus qu'à trouver un sujet pour mes prises de vue. Pas d'araignée, une libellule qui s'enfuit en me voyant approcher, une nuée de moucherons dont j'ai gobé une demi-douzaine en arrivant bref, rien de vraiment terrible.

J'ai posé mon vélo depuis une dizaine de minutes quand je tombe sur cette mouche. Généralement, je ne trouve pas ces insectes très photogéniques, de plus, la banalité de ces diptères n'en fait pas un très bon sujet, pour cette fois-ci, je m'en contenterais !

Cette mouche "Diptera Tachinidae Ectophasia Crassipennis" est docile. Je tourne autour, lui fait de l'ombre, me lève, me rassoit, rien n'y fait, elle reste immobile et pose pour moi, j'en fais donc le sujet principal pour cette série photos, heureusement que l'ambiance lumineuse est là, sans quoi, je serais rentré bredouille.





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Les premières neiges sont tombées, ce qui n'empêche pas les merles de festoyer dans ce cotoneaster lacteus dont ils se délectent des fruits.

Lumière plate je le reconnais mais en cette période un peu morose, il n'est pas évident de faire mieux. J'attends déjà le printemps avec impatience ! 


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Larve de Nezara Viridula prise à un endroit différent de la précédente et avec un autre objectif (MPE 65 pour celle-ci contre le 100mm macro pour l'autre).

Prise avec le MT-24-EX qui était réglé un peu trop fort, donnant des reflets disgracieux sur la carapace de la punaise.

Je suis toujours à la recherche d'un moyen me permettant de diffuser la lumière sans trop d'encombrement, je suis preneur de toutes les suggestions.


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C'est encore au bord du ruisseau que j'ai pris cette photo. Le coin est vraiment bien et il est assez simple d'y obtenir des fonds colorés et une belle lumière tamisée par les branchages des arbres.


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Gestion de la lumière difficile pour cette photo qui est un peu bouchée du coup, je pense qu'il va falloir trouver une solution pour diffuser la lumière du flash MT-24-EX un peu plus.

Pour être franc, une fois n'est pas coutume, j'ai quelque peu triché lors de la prise de vue : j'ai été chercher un puceron sur mon rosier que j'ai ensuite posé sur un pissenlit.

Ca n'a pas vraiment eu l'air de lui plaire et j'ai dû le repositionner à maintes reprises pour obtenir une photographie acceptable.

Après 10 minutes passées ensemble et une bonne série de photos, je lui ai rendu sa liberté malgré l'impuissance de mon rosier à lutter contre cette invasion.


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Cette photo n'est pas récente mais je l'ai redécouverte en triant mon disque dur.

Ce goéland dans son nid m'a donné du fil à retordre et j'ai pris quelques risques lors de la prise de vue puisque j'étais vraiment très près du bord de la falaise normande.

Enfin, je suis tout de même satisfait de cette photo malgré la lumière un peu dure du milieu de l'après midi.


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Toujours dans les fourmis avec le MPE 65 qui est vraiment difficile d'utilisation.

La gestion de la lumière et de la profondeur de champ est vraiment plus compliquée qu'avec le 100mm.

J'espère avoir un peu de temps ces prochains jours pour m'entrainer encore avec cet objectif pour réussir des photos qui me plaisent vraiment.


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Cette photo a été prise à la "Forêt des singes" de Rocamadour lors d'un voyage dans le coin.

Le parc de 24ha qui abrite 130 macaques évoluant en liberté donne la possibilité de les approcher assez facilement.

Ce singe également appelé "Magot" est aujourd'hui menacé, il est protégé par la convention de Washington ( il ne reste à ce jour que 10 000 spécimens sauvages en Algérie et au Maroc ).

D'une taille de 60 cm pour 16 kilos chez l'adulte, cette espèce polygame se nourrit principalement de fruits et légumes et vit en communauté de 15 à 30 individus.

Il est assez reconnaissable parmi les autres espèces de singe par l'absence de queue.

Les conditions lumineuses étaient médiocres ( lumière très dure, il était 14h30 ), mais ce jeune macaque était installé à l'ombre d'un arbre ne laissant passer que quelques rayons de soleil diffus.

C'est la seule photo réussie sur une série d'environ 150.


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